WSIS Forum 2026
Rapport généré par l'IA

Leaders TalkX 4 - Information Without Barriers: Making Knowledge Accessible

9 intervenants
Résumé

Résumé

Cette session a été organisée afin d'explorer comment les pays peuvent aller au-delà de la simple connectivité pour parvenir à une véritable inclusion numérique pour tous les citoyens, indépendamment de leur langue, de leur situation géographique ou de leurs conditions économiques . Le ministre algérien Sid Ali Zerrouki a souligné que la connectivité seule est insuffisante, faisant valoir que les compétences, la littératie numérique, la confiance et un environnement numérique sûr sont ce qui détermine un accès véritablement significatif . L'Algérie a répondu par une approche intégrée, investissant dans les infrastructures de fibre optique et de 5G, établissant des centres de compétences à l'échelle nationale proposant des formations en IA, cybersécurité et informatique en nuage, et lançant le programme « 7 à 77 » pour toucher toutes les générations . Le représentant de la Libye a également présenté l'accès équitable comme un défi de gouvernance plutôt que purement technologique, soulignant la nécessité d'une infrastructure numérique de confiance, d'une gouvernance des données et d'une IA responsable . La SUTEL du Costa Rica a décrit comment une réglementation efficace, des fonds d'accès universel et des prochains appels d'offres pour le spectre 5G sont utilisés pour étendre la connectivité aux communautés rurales mal desservies, tout en soulignant que l'infrastructure doit être associée au développement des compétences numériques . Le représentant du Sri Lanka a mis en évidence le potentiel transformateur de l'IA pour combler le fossé entre l'accès à l'information et la connaissance véritable, notant que l'IA peut incarner la nuance culturelle, le contexte et plusieurs langues . Il a toutefois averti que sans intervention délibérée, l'IA favoriserait les langues à grande population et les ensembles de données riches, au détriment des communautés à faibles ressources linguistiques . Le Sri Lanka a donc intégré des technologies de neutralisation linguistique au niveau de l'infrastructure publique numérique pour garantir un accès inclusif . Le Gabon et Madagascar ont tous deux reconnu que malgré des progrès significatifs en matière de connectivité, transformer celle-ci en valeur réelle pour les citoyens nécessite de remédier à la faible numérisation des contenus locaux, à l'interopérabilité des applications et aux incitations économiques qui poussent les opérateurs à se concentrer sur les zones urbaines rentables . Un expert turc en réglementation a appelé à des réformes structurelles des fonds de service universel pour soutenir les programmes de littératie numérique et les contenus en langue locale, ainsi qu'à des sandboxes réglementaires permettant aux innovateurs locaux de développer des applications hyper-localisées sans contraintes de conformité excessives . Le représentant de l'ICANN a conclu en soulignant que la reconnaissance par le SMSI+20 de la communauté technique en tant que groupe de parties prenantes distinct crée une opportunité importante de s'assurer que les ambitions politiques sont ancrées dans les réalités techniques, notamment en ce qui concerne l'acceptation universelle des noms de domaine et des adresses électroniques dans toutes les langues et tous les scripts . La session a convergé vers la conclusion que l'inclusion numérique significative d'ici 2030 nécessite une approche holistique et centrée sur l'humain, combinant investissement dans les infrastructures, littératie numérique, contenus locaux, gouvernance de confiance et coordination technique, afin que la connectivité devienne un véritable outil d'autonomisation économique et de dignité humaine pour chaque individu .

Points clés
  • Points clés

  • Objectif général

  • La discussion visait à explorer ce qu'il faut pour aller au-delà de la simple connectivité afin de parvenir à une véritable inclusion numérique et à l'accessibilité de la connaissance pour tous les citoyens, indépendamment de leur langue, de leur situation géographique ou de leurs conditions économiques. Des intervenants de plusieurs pays et organisations ont partagé des stratégies nationales, des approches réglementaires et des perspectives techniques sur la réduction de la fracture numérique d'ici 2030.
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  • Principaux points de discussion

  • La connectivité seule est insuffisante ; les compétences, la confiance et la littératie numérique sont les véritables facteurs d'inclusion. Plusieurs intervenants ont souligné que si l'infrastructure constitue un fondement nécessaire, elle ne garantit pas une participation significative à l'économie numérique. Le ministre algérien a noté que toutes les personnes présentes dans la salle étaient connectées, mais que l'accès demeurait inégal en raison des différences de compétences, de langue et de confiance. Le représentant du Costa Rica a renforcé ce point en déclarant que « l'infrastructure seule ne suffit pas » et que la transformation numérique doit toucher tout le monde grâce à des programmes d'accès universel et au développement des compétences. La perspective réglementaire de la Turquie a également soutenu qu'un citoyen connecté à la 5G mais incapable de lire des contenus dans sa propre langue représente une connectivité sous-utilisée. - L'IA recèle un potentiel transformateur pour combler les lacunes en matière de connaissance, mais risque d'approfondir les fractures si elle est laissée aux seules forces du marché. Le représentant du Sri Lanka a souligné que l'IA peut incarner la nuance culturelle, gérer plusieurs langues et dialectes, et servir de pont entre l'information brute et la connaissance véritable. Il a toutefois averti que sans intervention délibérée, l'IA favoriserait les langues à grande population et les ensembles de données riches, au détriment des langues et communautés à faibles ressources. Il a appelé la communauté internationale à veiller à ce que chaque langue et contexte communautaire soit inclu dans les écosystèmes mondiaux d'IA. - La souveraineté numérique, la gouvernance des données et la cybersécurité sont des piliers essentiels d'une inclusion numérique digne de confiance. Le représentant de la Libye a insisté sur le fait que l'accès équitable à la connaissance est fondamentalement une question de gouvernance plutôt que purement technologique, appelant à une infrastructure numérique de confiance, à une IA éthique et à la protection de la souveraineté numérique. L'Algérie a mis en avant sa stratégie nationale de cybersécurité, faisant valoir qu'un espace numérique incapable de protéger ses utilisateurs ne peut être véritablement inclusif. Le Sri Lanka a également soulevé des préoccupations concernant les capacités souveraines en matière d'IA, avertissant que les nations ne doivent pas se retrouver dans une situation où des données sensibles pourraient être « déconnectées à tout moment ». - Les cadres réglementaires doivent évoluer pour soutenir les contenus locaux, la littératie numérique et la préparation du côté de la demande. Le représentant de la Turquie a appelé à une redéfinition structurelle des fonds de service universel pour soutenir les programmes de littératie numérique, la numérisation des contenus en langue locale et les points d'accès public, en traitant la littératie numérique comme une infrastructure publique essentielle. Il a également plaidé pour des sandboxes réglementaires permettant aux innovateurs locaux et aux ONG de développer des applications hyper-localisées sans procédures de conformité contraignantes. Le régulateur gabonais a également souligné la nécessité d'aller au-delà de la logique d'infrastructure, en investissant dans les contenus, les compétences et l'inclusion, tout en partageant les infrastructures entre opérateurs pour réduire les coûts. - La coordination technique et l'infrastructure internet multilingue sont essentielles pour supprimer les obstacles à la participation. Le représentant de l'ICANN a soutenu que la reconnaissance de la communauté technique en tant que groupe de parties prenantes distinct dans le document final du SMSI+ 20 crée une opportunité importante de relier l'ambition politique à la mise en œuvre technique. Il a mis en évidence l'« acceptation universelle » : garantir que les noms de domaine et les adresses électroniques en scripts non latins fonctionnent correctement sur tous les systèmes - comme un obstacle technique concret à l'inclusion qui ne peut être résolu par de simples déclarations politiques, nécessitant l'action des développeurs de logiciels, des gouvernements et des communautés locales. ---
  • Ton général

  • Le ton général de la discussion était constructif, collaboratif et axé sur les solutions. Les intervenants ont été francs quant aux limites des progrès actuels de leurs pays - reconnaissant par exemple que les objectifs de connectivité avaient été atteints, mais que transformer la connectivité en valeur réelle pour les citoyens demeurait un défi permanent - tout en restant optimistes quant à la voie à suivre. Le ton a été constamment respectueux et professionnel tout au long des échanges, reflétant la nature formelle du forum. Un sentiment partagé d'urgence était notable, en particulier autour de l'échéance de 2030 mentionnée par plusieurs intervenants , ainsi qu'une reconnaissance collective qu'aucune solution unique - qu'il s'agisse d'infrastructure, de réglementation ou d'IA - ne suffirait à elle seule. La discussion est devenue progressivement plus technique au fur et à mesure qu'elle passait des perspectives de politique nationale aux contributions de la communauté réglementaire et technique, mais est restée accessible et ciblée tout au long.
Intervenants
SA
Sid Ali Zerrouki
122 wpm · 4 min
AA
Abdlbaset Albaour
99 wpm · 2 min
CW
Carlos Watson Carazo
114 wpm · 2 min
CK
Célestin Kadjidja
140 wpm · 3 min
RN
Rakotovao Nanja Johanesa Andriamihaja
83 wpm · 3 min
HW
Hans Wijayasuriya
128 wpm · 4 min
OA
Omer Abdullah Karagozoglu
110 wpm · 4 min
KL
Kurtis Lindqvist
147 wpm · 3 min
TH
Tara Harris
137 wpm · 4 min

Résumé élargi : Leaders Talk X Session 470 - L'information sans frontières : rendre la connaissance accessible

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Aperçu et cadrage de la session

La Leaders Talk X Session 470 a réuni des ministres gouvernementaux, des régulateurs nationaux, des représentants du secteur privé et des responsables de la communauté technique afin d'examiner ce qu'il faudra faire pour aller au-delà de la seule connectivité et garantir que chacun puisse véritablement participer à la société de l'information, indépendamment de sa langue, de sa situation géographique ou de ses ressources économiques . Modérée par Tara Harris, la session a recueilli les contributions de l'Algérie, de la Libye, du Sri Lanka, du Costa Rica, du Gabon, de Madagascar, de la Turquie et de l'ICANN, chacun apportant des perspectives nationales et institutionnelles distinctes sur le défi de rendre la connaissance véritablement accessible d'ici 2030 . La discussion a été structurée autour de questions ciblées adressées à chaque participant, avec un format de réponse strict de trois minutes afin d'assurer une couverture étendue . Tara Harris a conclu la session en indiquant qu'un résumé final serait présenté le vendredi à 15 heures.

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La connectivité : condition nécessaire mais insuffisante

Le fondement intellectuel de la session a été posé dès le début par le ministre algérien Sid Ali Zerrouki, qui a ouvert avec un défi rhétorique lancé à l'assistance : demander qui parmi les personnes présentes manquait de connectivité, avant d'observer que si tout le monde était connecté, personne ne bénéficiait du même niveau d'accès ni des mêmes informations . Sa conclusion était directe - les facteurs différenciants sont les compétences, les connaissances, la confiance dans la connectivité, la langue, les ressources, la littératie numérique et la sécurité de l'environnement numérique . Ce cadrage - selon lequel la connectivité ouvre la porte, mais que les compétences, la confiance et le renforcement des capacités permettent aux citoyens de la franchir - est devenu l'ancrage conceptuel de l'ensemble de la session .

La réponse de l'Algérie à ce défi a été délibérément intégrée. Sid Ali Zerrouki a contextualisé l'ampleur de cet effort en soulignant que l'Algérie est le plus grand pays du continent africain, ce qui fait de la couverture nationale en centres de compétences une entreprise particulièrement significative. Le pays a massivement investi dans les infrastructures physiques, notamment la fibre optique jusqu'au domicile et la couverture 5G, tout en reconnaissant simultanément que les infrastructures seules sont insuffisantes . Parallèlement, l'Algérie a mis en place des centres de compétences à l'échelle nationale proposant des formations en intelligence artificielle, en cybersécurité, en informatique en nuage et dans d'autres disciplines numériques connexes . Un programme phare, intitulé « 7 à 77 ans », est conçu pour toucher toutes les générations, en offrant un accès aux ressources et à l'information dans un environnement sûr et de confiance, avec des capacités informatiques et des outils pratiques . Sid Ali Zerrouki a également mis en avant l'adoption par l'Algérie de sa stratégie de cybersécurité RGS en 2025, faisant valoir qu'un espace numérique incapable de protéger ses utilisateurs ne peut être véritablement inclusif et qu'il n'y a aucune valeur à fournir une connectivité si les citoyens ne peuvent pas utiliser l'information en toute sécurité . Sid Ali Zerrouki a également soutenu que chaque pays a un droit égal aux capacités informatiques et à l'accès à l'information, présentant cela comme une question d'équité numérique plutôt que de compétition technologique.

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L'inclusion numérique comme défi de gouvernance

Le représentant de la Libye, Abdlbaset Albaour, a offert une perspective complémentaire mais formulée de manière distincte, affirmant explicitement que garantir un accès équitable à la connaissance ne dépend pas uniquement de la connectivité, mais constitue fondamentalement une question de gouvernance plutôt que technologique . Il a soutenu qu'une inclusion significative dépend de la construction d'un écosystème numérique inclusif, fiable, sécurisé et centré sur le citoyen . Ses priorités essentielles comprenaient : placer les personnes au cœur de la transformation numérique, construire des infrastructures numériques de confiance telles que l'identité numérique et les plateformes d'échange de données, développer des cadres robustes de gouvernance des données, promouvoir une IA responsable et éthique, et protéger la souveraineté numérique en développant des capacités numériques nationales et en sécurisant les infrastructures critiques . Abdlbaset Albaour a également soutenu que l'avenir du gouvernement numérique devrait se mesurer non pas au nombre de technologies déployées, mais aux résultats obtenus pour les citoyens. Ce cadrage centré sur la gouvernance a élargi la portée analytique de la session au-delà des infrastructures et des compétences, pour englober l'architecture institutionnelle et réglementaire nécessaire à une participation numérique digne de confiance.

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L'IA : opportunité et risque structurel

Le représentant du Sri Lanka, Hans Wijayasuriya, a fourni ce qui s'est avéré être la contribution analytiquement la plus riche de la session, en examinant le rôle de l'intelligence artificielle dans le fait de combler ou d'élargir le fossé entre l'accès à l'information et la connaissance véritable . Il a soutenu que les révolutions technologiques successives ont progressivement abattu les barrières à l'information, mais que des obstacles liés à la littératie numérique, à la compréhension et à la diversité linguistique persistent même là où l'accès à Internet existe, empêchant la conversion de l'information en connaissance incarnée . L'IA, a-t-il soutenu, introduit une dimension véritablement nouvelle : la possibilité d'une conversation naturelle, l'intégration des nuances culturelles et du contexte, et la gestion de plusieurs langues et dialectes - ce qui en fait potentiellement un pont révolutionnaire entre connectivité et connaissance .

Cependant, Hans Wijayasuriya a lancé un avertissement clair : si on la laisse aux seules forces du marché, l'IA suivrait et tirerait son contexte des langues les plus parlées, négligerait les langues à faibles ressources et prospérerait sur des ensembles de données riches issus de sociétés homogènes et généralement favorisées . Il a appelé la communauté internationale à veiller à ce que chaque langue, aussi peu dotée en ressources soit-elle, et chaque contexte communautaire soient inclus dans le tissu mondial des écosystèmes d'IA . La réponse du Sri Lanka à ce défi a consisté à placer la neutralité linguistique et les technologies de neutralisation linguistique au niveau des infrastructures numériques publiques - une couche horizontale utilisable par tout service ou toute institution, tant dans le secteur public que privé . Les applications pratiques comprennent la diffusion d'informations gouvernementales en mode conversationnel, des informations agricoles pour les agriculteurs, du tutorat pour les enfants et des informations accessibles aux personnes handicapées . Hans Wijayasuriya a également soulevé le défi de l'établissement de capacités d'IA souveraines, avertissant qu'aucune nation ne serait à l'aise dans une situation où ses données les plus sensibles pourraient être déconnectées à tout moment, et que le développement de modèles d'IA nationaux ne doit pas compromettre la vie privée, l'autonomie politique ou la résilience nationale .

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Cadres réglementaires et accès universel

Le représentant du Costa Rica auprès de la SUTEL - l'organe de régulation des télécommunications du pays - Carlos Watson Carazo, a participé à distance et a abordé la relation entre la réglementation, les programmes d'accès universel et le déploiement des réseaux 5G pour garantir que les opportunités de l'économie numérique et de la connaissance atteignent tout le monde, en particulier les populations rurales et les communautés vulnérables . Il a affirmé que la connectivité est le fondement de l'inclusion numérique et que sans des réseaux de télécommunications solides, les personnes ne peuvent pas pleinement bénéficier de l'apprentissage numérique, des services publics en ligne ou de l'intelligence artificielle . L'approche de la SUTEL combine une réglementation efficace pour encourager l'investissement et soutenir l'innovation, un récent appel d'offres pour le spectre conçu pour étendre la couverture réseau aux zones qui en ont le plus besoin, et un Fonds d'accès universel qui a créé des programmes pour apporter l'accès à Internet aux communautés à connectivité limitée, aux écoles, aux bibliothèques, aux institutions publiques et aux familles . Carlos Watson Carazo a été tout aussi clair sur le fait que les infrastructures seules ne suffisent pas et que la transformation numérique doit atteindre tout le monde grâce à l'amélioration des compétences numériques et à l'accessibilité des nouvelles technologies .

Le régulateur gabonais, Célestin Kadjidja, a offert une perspective illustrant la transition entre la réalisation de la connectivité et le défi plus difficile d'une utilisation véritablement significative. Le Gabon a remporté la bataille de la connectivité à 90 %, mais transformer cette connectivité en valeur d'usage réelle pour les citoyens nécessite de traiter l'interopérabilité des applications, la faible numérisation des archives nationales et la disponibilité limitée de contenus adaptés aux réalités locales . La réponse réglementaire du Gabon s'appuie sur deux leviers principaux : le déploiement de solutions Rural Star et l'extension des réseaux des opérateurs dans le cadre du service universel, ainsi que l'optimisation et le partage des infrastructures passives - tours, fibre et énergie - entre opérateurs . Un troisième levier mis en avant par Célestin Kadjidja était la sensibilisation à l'utilisation rationnelle et productive des systèmes d'information, compte tenu de leur impact considérable sur la consommation énergétique des centres de données. Le Gabon a également été désigné comme pilote de l'initiative de hub numérique africain unique, un effort visant à réduire les coûts et à élargir l'accès transfrontalier tout en renforçant la circulation des connaissances . Célestin Kadjidja a conclu que rendre l'information accessible d'ici 2030 nécessite une action collective déterminée qui va au-delà de la seule logique infrastructurelle, en investissant massivement dans les contenus, les compétences et l'inclusion, et en construisant une gouvernance numérique solide .

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Obstacles structurels dans les contextes ruraux et en développement

Le représentant de Madagascar, Rakotovao Nanja Johanesa Andriamihaja, a offert une évaluation franche des obstacles économiques structurels à une inclusion véritable, en particulier dans les zones rurales . Il a soutenu que les barrières à l'accès à l'information ne sont pas uniquement technologiques et que l'analyse doit aller au-delà des indicateurs standard tels que les statistiques de couverture réseau . Un problème structurel central est que les opérateurs se concentrent sur les pôles urbains économiquement rentables et les zones à forte densité, ce qui ne peut être reproché en tant que réalité commerciale, mais qui crée un isolement pour les zones rurales et enclavées . Un deuxième défi concerne la qualité de l'utilisation de l'information - s'assurer que les personnes utilisent l'information de manière bénéfique pour la société, et pas seulement qu'elles y ont accès . Madagascar a mis en place le système Smart Fledge pour connecter les personnes dans les zones rurales et enclavées comme réponse pratique à ces défis .

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Réformer les cadres réglementaires pour une adoption significative

Le représentant réglementaire de la Turquie, Omer Abdullah Karagozoglu, a offert l'analyse réglementaire la plus complète de la session, soutenant que la discussion avait mis en évidence le point de bascule exact où la réglementation traditionnelle des télécommunications doit se transformer en gouvernance numérique moderne . Il a déclaré que l'époque où l'on se concentrait uniquement sur les indicateurs liés à l'offre - nombre de kilomètres de fibre optique posés ou nombre de satellites lancés - n'était plus suffisante, et que l'infrastructure constituait la base, tandis que l'inclusion effective était l'objectif ultime . Son illustration était précise : un citoyen capable de se connecter à la 5G mais incapable de lire le contenu sur son écran ou de trouver quoi que ce soit de pertinent pour sa vie économique quotidienne dans sa propre langue représente une connectivité sous-utilisée .

Omer Abdullah Karagozoglu a proposé trois mécanismes réglementaires concrets. Premièrement, les Fonds de service universel devraient être structurellement redéfinis au-delà des infrastructures physiques pour soutenir la préparation du côté de la demande - en subventionnant les programmes locaux de littératie numérique, en finançant la numérisation des ressources en langues locales et en soutenant les points d'accès publics où les communautés apprennent à naviguer en toute sécurité dans l'économie numérique, en traitant la littératie numérique comme une infrastructure publique essentielle . Deuxièmement, des sandboxes réglementaires devraient être déployés comme environnements flexibles et contrôlés permettant aux entrepreneurs technologiques locaux, aux ONG et aux créateurs de contenu de développer des applications hyper-localisées - telles que des outils de traduction en langue locale pilotés par l'IA ou des plateformes agricoles à commande vocale - sans être alourdie par des procédures de conformité lourdes conçues pour les grandes entreprises de télécommunications . Troisièmement, un modèle de corégulation et de partenariats multipartites devrait être adopté, intégrant des incitations à l'impact social dans les licences de spectre et les approbations de déploiement de réseaux, le véritable indicateur de succès réglementaire n'étant pas les cartes de couverture géographique mais le taux d'adoption significative . Son argument central était que le déplacement du focus réglementaire d'une supervision purement technique vers une approche écosystémique holistique et centrée sur l'humain est ce qui garantira que l'Internet devient un outil de véritable autonomisation économique et de dignité .

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La communauté technique et l'infrastructure d'un internet multilingue

Le représentant de l'ICANN, Kurtis Lindqvist, a conclu le panel en abordant l'importance de la reconnaissance de la communauté technique en tant que groupe de parties prenantes distinct dans le document final du SMSI+20 . Il a soutenu que cette reconnaissance est importante parce qu'elle reconnaît quelque chose de fondamental : l'Internet ne reste pas ouvert, mondial et interopérable de lui-même, mais dépend d'une coordination technique continue et des communautés qui exploitent, sécurisent et font évoluer les systèmes centraux qui constituent l'Internet . La contribution spécifique de l'ICANN est d'aider à assurer le fonctionnement stable et sécurisé du système d'identifiants uniques de l'internet, et la reconnaissance de la communauté technique offre une voie permettant à cette expertise d'éclairer les discussions politiques sans confondre coordination technique et questions politiques ou réglementaires .

Kurtis Lindqvist a souligné que bon nombre des objectifs de l'agenda SMSI+20 - notamment l'accès, l'inclusion et l'information sans frontières - dépendent non seulement de l'ambition politique mais aussi de la mise en œuvre technique . Il a attiré une attention particulière sur l'acceptation universelle comme exemple concret : garantir que tous les noms de domaine et adresses électroniques valides, y compris ceux utilisant des scripts et des caractères non latins, fonctionnent correctement dans l'ensemble des applications et systèmes compatibles avec l'Internet . La question du point de vue de l'utilisateur est simple - puis-je utiliser une adresse électronique ou un nom de domaine dans ma propre langue et mon propre script, et cela fonctionnera-t-il lorsque j'accède à un service, que je postule en ligne ou que je communique avec d'autres ? - et si la réponse est non, il existe un écart technique qui devient une barrière à la participation . Il a souligné que l'acceptation universelle ne peut être résolue par de simples déclarations politiques, mais nécessite une action coordonnée de la part des développeurs de logiciels, des fournisseurs de services, des gouvernements, des entreprises et des communautés locales, soutenue par la sensibilisation, le renforcement des capacités et l'expertise technique . Kurtis Lindqvist a également affirmé l'importance du FGI en tant que forum ouvert de collaboration multipartite, notant que la contribution continue de l'ICANN au FGI reflète son soutien à ce rôle. Il a en outre noté que le prochain PB26 sera un moment important pour réaffirmer que le développement numérique dépend d'un Internet qui reste stable, sécurisé et globalement interopérable .

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Points de consensus et de divergence

Tout au long de la session, un niveau de consensus remarquablement élevé a émergé sur plusieurs principes fondamentaux. Tous les intervenants ont convenu que la connectivité est nécessaire mais insuffisante pour une véritable inclusion numérique . Il y avait un large accord sur le fait que la littératie numérique, les compétences et le développement du capital humain sont des composantes indispensables d'une inclusion significative . Plusieurs intervenants ont convergé sur l'idée que l'IA présente à la fois des opportunités transformatrices et des risques structurels, en particulier pour les communautés de langues à faibles ressources, et qu'une intervention délibérée de gouvernance est nécessaire . La souveraineté numérique est apparue comme une préoccupation partagée par la Libye, le Sri Lanka et dans les questions de cadrage de la session . La diversité linguistique a été systématiquement identifiée comme un obstacle structurel critique nécessitant une intervention délibérée au niveau des infrastructures .

Des divergences significatives ont également émergé. Abdlbaset Albaour a présenté l'inclusion numérique comme une question fondamentale de gouvernance , tandis que Sid Ali Zerrouki et Carlos Watson Carazo ont mis davantage l'accent sur les instruments techniques et réglementaires . Sur l'IA, Sid Ali Zerrouki a formulé le défi en termes explicitement géopolitiques, décrivant le développement de l'IA comme une course entre deux nations dominantes ; Hans Wijayasuriya l'a présenté comme une défaillance structurelle du marché désavantageant les langues à faibles ressources ; et Omer Abdullah Karagozoglu l'a abordé comme un défi de conception réglementaire nationale - trois théories du changement distinctes avec des implications différentes pour l'action internationale. Sur les Fonds de service universel, Carlos Watson Carazo a décrit leur utilisation principalement pour les infrastructures physiques , Célestin Kadjidja s'est concentré sur les obligations de couverture et le partage d'infrastructures , tandis qu'Omer Abdullah Karagozoglu a proposé une redéfinition plus radicale pour couvrir la préparation du côté de la demande, y compris la littératie numérique . L'insistance de Kurtis Lindqvist à maintenir une frontière claire entre la coordination technique et les questions politiques ou réglementaires a également créé une tension subtile avec le cadrage d'Abdlbaset Albaour selon lequel l'inclusion est fondamentalement une question de gouvernance .

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Conclusions et défis non résolus

La session a convergé vers une conclusion partagée selon laquelle atteindre l'information sans frontières d'ici 2030 nécessite une approche holistique et centrée sur l'humain combinant investissement dans les infrastructures, littératie numérique, développement de contenus locaux, gouvernance de confiance et coordination technique . Aucune intervention unique - qu'il s'agisse de la connectivité, de la réglementation, de l'IA ou des normes techniques - n'est suffisante en elle-même. La réalisation collective la plus significative de la discussion a été l'articulation d'un nouveau paradigme pour mesurer l'inclusion numérique : non pas les cartes de couverture ou les vitesses de connexion, mais le taux d'adoption significative et la capacité de chaque individu à participer à la société de l'information dans sa propre langue et son propre contexte culturel .

Plusieurs défis importants sont restés non résolus. La manière dont la communauté internationale garantira concrètement que chaque langue à faibles ressources est incluse dans les écosystèmes mondiaux d'IA, compte tenu des fortes incitations du marché en sens contraire, a été soulevée mais non résolue . La façon dont les nations en développement peuvent établir des capacités d'IA souveraines sans les infrastructures informatiques substantielles actuellement concentrées dans un petit nombre de pays - une préoccupation que Sid Ali Zerrouki a formulée en termes de droit égal de chaque pays aux capacités informatiques - a été identifiée comme une lacune critique . Le biais structurel des opérateurs en faveur des zones urbaines économiquement rentables, laissant les zones rurales et enclavées isolées, a été reconnu sans qu'une solution globale soit convenue . La réforme pratique des Fonds de service universel dans différents cadres juridiques nationaux pour couvrir la préparation du côté de la demande a été proposée mais non définie de manière opérationnelle . Et l'action multipartite coordonnée nécessaire pour parvenir à l'acceptation universelle parmi les développeurs de logiciels, les fournisseurs de services, les gouvernements et les entreprises a été reconnue comme nécessaire mais pas encore cartographiée de manière opérationnelle . Ces questions non résolues indiquent un agenda substantiel pour la poursuite de la délibération internationale et de l'action coordonnée dans la perspective de 2030.

Tara Harris
everyone. Great to be here. So yes, welcome to the Leaders Talk X session 470. Today we're going to cover a very important topic. Our session is titled Information Without Barriers, Making Knowledge Accessible. Our session today will examine what it will take to move beyond connectivity alone to ensure that everyone can genuinely participate in the information society, regardless of language, geography or economic circumstances. Before we start, a few points to remember. Everyone will get one question and we'd love to answer more, but we're limited to three minutes each, so please be respectful of time. Okay, first we're moving to Algeria. Minister Zarouki, this session is about making knowledge accessible without barriers. Algeria has been working on connectivity, making knowledge accessible, and making it accessible to all. We're working on connectivity, skills and digital empowerment, cybersecurity and AI readiness. From your perspective, how can countries move from simple access to information towards real digital empowerment, inclusion, and opportunity for citizens?
Sid Ali Zerrouki
Thank you. First, I'm glad to be here among all these distinguished panelists, and thank you for the introduction. This question is for us. I mean, first point is not about information only, and no longer a question of connectivity. Let me ask a question here among the audience. Who does not have access to connectivity among you today? Everyone is connected, but no one has the same level or the same information. Why? Because it's based on the skills. You have based on the knowledge, on the trust of this connectivity, or on this information. The language, the resources, digital literacy, safe digital environment will give you the difference or the access if it's complete or not. That's why Algeria's approach is integrated. In Algeria, we're investing heavily on infrastructure, fiber optic to the home, on 5G and rear coverage. Then, it's not enough. We're investing heavily on human capital. The reason why you have, and countrywide, you know, Algeria is the biggest country in the continent. And then the guidance of His Excellency, the President, Abdel Majid Taboun. So, we have initiated skill centers countrywide, giving access to young people or to anyone passing by to learn about AI, cybersecurity, cloud computing, and all what is around digital. And then, on top of that, to have initiated recently a program called 777 from 7 to 77 years old. This program meant to cover all generations, giving them access to resources, giving them access to information, but the right way, in a safe environment, in a trusted environment, to learn skills, to practice on tools, having computing capacity. And this is the environment we are talking about. And then cybersecurity, which is very central. By the way, we have adopted and announced RGS cybersecurity strategy early this year that we are proud of. So a digital space also, if it's not trusted, it cannot be truly inclusive. And if it cannot protect our user, there is no need to give them connectivity, and they cannot use information the right way. So I end up by... That AI, which is supposed to help and reduce barrier, rather than that... put in once. Because today we are lagging behind AI and it's a race between, let's say, frankly, two nations to where we'll be leading on AI. But each and every country here around in this room have the right to have the same capacity of computing, must have access to information, and also let's be frank and take it as a takeaway, connectivity is opening the door, yes, but skills, trust, capacity building allow this citizen to walk through these doors. Thank you.
Tara Harris
Thank you very much. All right, turning to Libya. In an era where data and artificial intelligence are reshaping societies, how can governments ensure equitable access to knowledge and digital public services while safeguarding digital sovereignty, inclusion, and trust?
Abdlbaset Albaour
Thank you for this important question. In my view, ensuring equitable access to knowledge is not only dependent on connectivity, but I think it is a governance issue, not a technological issue. SACS depended on building a digital ecosystem, inclusive, trusted, secure, and centered on the citizen. For that, I want to highlight key priorities. Both people at the center of the digital transformation, also AI. Number two, build trusted digital infrastructure, like digital identity, data exchange. And building secure platforms for digital government service. Also, the data governance. The government must work on the data governance. Number four or number three, promote responsible and ethical AI. That's I think now today we will talk about the barriers for the knowledge and we must talk about the ethical AI and the responsible AI. Number, I think that another point we want to highlight, protect digital sovereignty because the countries should develop national digital capabilities, secure critical infrastructure. And the future of digital government is not much measured by the number of the technologies we deploy, but by the number of the lines. And if we improve, I think this is the answer for your question. Thank you.
Tara Harris
Thank you very much. All right, turning to Sri Lanka. How can we ensure that AI provides a bridge for equalization rather than reinforcing existing divides that are preventing societies from accessing information and knowledge?
Hans Wijayasuriya
Thanks for the question and thank you for having me here. Successive revolutions in technology have bridged this divide in terms of the access to information. Now, you also mentioned knowledge. I think information progressing to knowledge brings in the factor of literacy. And even though the Internet broke through many of the barriers combined with connectivity, barriers that remain include digital literacy, understanding, language restrictions or language diversity. And therefore, in the conversion of information access to the embodiment, the embodiment of knowledge within a human being. those barriers still remain, the divides remain. Now, AI brings in a new dimension. AI brings in the possibility of natural conversation. AI can embody cultural nuance. It can embody context. And, of course, it can manage and embody multiple languages and dialects. So this promise is actually revolutionary, that AI can come in the middle between information, PO information transmitted by our connectivity into knowledge. But if left to market forces alone, AI would follow and draw context from the largest languages, the largest population languages. They will neglect the low -resource languages in the world. They will thrive on rich data sets, and they will infer. So from homogeneous and generally. advantaged societies. So what we need to do as an international community is to make sure that every single language, however low the resource may be, every single data set, community, context is included in the global fabric of AI ecosystems. Now in Sri Lanka, we come from a heritage of 2 ,500 years, multi -ethnic, multilingual, and therefore it poses both an opportunity and a challenge. A rich heritage which can be embodied in AI, but on the other hand, the challenge is how can we establish the sovereign AI capabilities which are required for us to be able to develop our own models while not compromising, and therefore not compromising, privacy, not compromising policy autonomy, and certainly not compromising national resilience because we would not... be happy or no nation would be happy in a situation where their most sensitive data could be unplugged at any point in time. So with this, we have placed language neutrality and language neutralization technologies at the level of digital public infrastructures, meaning at a horizontal layer which can be used by any service, any institution, both in the public and private sector. And one of the first manifestations of this would be government information in conversational mode. Likewise, a farmer could access agriculture information, a child could access a tutor, and a disabled person could access information in whichever way suited to them. And I think if we can expand this capability through digital public infrastructure and the enrichment with AI, we could be looking at AI becoming the true driver of the digital public infrastructure of human development and not a divisive force. Thank you very much.
Tara Harris
Thank you. A very powerful statement. We have a remote participant from Costa Rica. I just want to check that he's online. I'm not too sure. Okay. I'm going to move on. We can come back to Costa Rica a bit later. Gabon. I have a question. Hello. Hi. Are you back? Yes, I'm here. Hi, Costa Rica. All right. My question for you. Artificial intelligence is increasing the demand for high capacity, low latency connectivity. Based on Sutil's experience, how can regulation, universal access programs, and the deployment of 5G networks help ensure that the opportunities of the digital and knowledge economy are accessible to everyone, particularly people who live in rural areas or in vulnerable communities?
Carlos Watson Carazo
Thank you for your question. It is an honor to be here and share Costa Rica's experience and talk about one of the main challenges today, making information and knowledge available to everyone. Artificial intelligence is changing how we learn, work, and access public services. It is a benefit which will reach everyone only if people have access to reliable, affordable, and high -quality connectivity. Connectivity is the foundation of digital inclusion. Without strong telecommunication networks, people cannot fully benefit from digital learning, online public services, or artificial intelligence. At SUTEL, we believe that effective regulations encourage investment, support innovation, and expand connectivity. 5G and future mobile technologies will create new opportunities in healthcare, education, and business. Costa Rica is moving in this direction. SUTEL Resin Spectrum Tender will encourage investment, expand network coverage, and bring better connectivity to the areas that need it most. But infrastructure alone is not enough. Digital transformation must reach everyone. Through the Universal Access Fund , SUTEL has created programs to bring internet access to communities with limited connectivity, schools, libraries, public institutions, and families that need it most. We also need to improve digital skills and make new technologies available to everyone. Artificial intelligence should help develop the digital device, not wire it. Let me finish by reaffirming SUTEL's commitment to building an inclusive digital society where good regulation, investment, and universal access give everyone the opportunity to connect, learn, and participate in the digital economy.
Tara Harris
Thank you very much. Moving to Gabon. In the context of promoting sustainable digital development, what are the main initiatives taken by the regulator?
Célestin Kadjidja
Good afternoon, ladies and gentlemen. Please allow me to speak in French. It is an honor for me to speak here. In SG Forum, equitable access to information and knowledge, which is an essential lever for human dignity, economic opportunity, and sustainable development. Before we get to the actual question, with the 2030 Agenda of the World Digital Pact, connectivity is no longer... I would like to say this in the month when international communication accelerates the alignment of SMS actions with the 2030 Agenda of the Global Digital Pack. 2030 Agenda. The Global Digital Pack. Connectivity is no longer enough. It is now useful, inclusive and secure access to knowledge that is a major challenge. In Gabon, we won the battle for connectivity by 90%. But this is not enough. Transforming connectivity into use value for citizens is another hobby horse today, so it presupposes, in the current context to solve the problem, interoperability of our applications to solve the problem of the poor digitization of national archives. Of Diemolat, the availability and limitation of content adapted to local realities in the face of these cities in Gabon has embarked on a new phase. On the one hand, The interest of public services is being regulated by a unique personal identification number and on the other hand, the continuation of the construction of national good bins which will therefore ensure national connectivity on the main axis of strengthening resilience, thanks to the diversity of connections and position Gabon as a hub. Regional therefore in the face of all SG this is therefore RCEP and therefore the regulatory authority is developing two strategies, in particular our universal services, to correct the connectivity gap, but also to oblige operators to provide coverage and to pool and share their infrastructures. And in addition, moreover us, we, in the regional context, Gabon has been designated as the pilot of the single African -American hub. It is an initiative which therefore contributes to reducing costs and expanding access to all populations without exclusion and to strengthen the flow of knowledge across borders. Ladies and gentlemen, making information accessible by 2030 requires determined collective action, and so we need to go beyond the infrastructure logic alone. Invest massively in content, skills and inclusion, and build a very strong digital governance, to take up your question properly. We are moving forward on two levers, so the leverage point is on the deployment of Rural Star solutions to choose. To choose the extension of operators' networks within the framework of universal service and the second option is the optimization and sharing of passive infrastructure, i .e., towers, fibers and energy between the different operators. Thirdly, a lever for raising awareness that I find very important is the rational and productive use of information systems, because they have a considerable impact on the energy consumption of data centers. Thank you. Thank you very much. Moving to Madagascar.
Tara Harris
In your view, what are main economic and societal obstacles that are currently preventing genuine inclusion, particularly in rural areas?
Rakotovao Nanja Johanesa Andriamihaja
We think to think that. The barriers to access to information, and above all, and only technologue. In fact, for a well -done analysis, one must go beyond standard indicators such as any SG that is network coverage, the statistics of the Japanese, to have relevant analyses. So in my opinion, it is necessary to speak things as they are. Currently, we know that the operators the problems related to operators in relation to this access to information are that operators are focuses on the yellow economically profitable such as urban hubs beyond the high density. We can't blame them for that. They are there to develop too. But this SG sacred factor an isolation from them to the zones rural but also landlocked that's a first plan. Second point, there is also the question related to the use of information that is to say there is a certain category of people that is to say and use the information like everyone else on the same level of information and that the use of information is beneficial and for society. So this part is a problem for the case of Madagascar currently, to raise awareness, so that people can have the information. Usefully, we have set up a system called the Smart Fledge, that That is to say, connecting people in keyboard areas and rural. I think there is not enough time and I thank you very much.
Tara Harris
Thank you. ITU and other international organizations aim for meaningful digital inclusion by 2030. But infrastructure expansion alone is not enough. Many people remain excluded due to limited local content, low digital literacy, and lack of local languages online. What regulatory measures do you think are needed to ensure universal access to information to enable everyone to benefit from the Internet's economic opportunities?
Omer Abdullah Karagozoglu
Thank you, Madam Chair. Good afternoon to all participants. I wish everyone a fruitful and successful session. You have highlighted the exact pivot point where traditional telecommunications regulation must transform into modern digital governance. You're entirely correct. The era of focusing solely on supply -side metrics, such as kilometers of fiber -optic cable laid or the number of low -Earth orbit satellites launched is no longer sufficient. Infrastructure is the baseline. but meaningful inclusion is the ultimate objective. If a citizen is capable of connecting to 5G but cannot read the content on their screen or finds nothing relevant to their daily economic life in their own language, that connectivity remains underutilized. From a regulatory perspective, to ensure that access to information translates into genuine economic opportunity and human dignity before the 2030 deadline, we must implement some concrete regulatory mechanisms. First, we must structurally redefine our financial toolkits. Historically, universal service funds were designed strictly for physical infrastructure, building towers in remote areas, We may expand the definition of these funds to support demand -side readiness. This means updating regulatory frameworks so that the Universal Service Fund capital can be allocated to subsidize local digital literacy programs. Fund the digitization of local language resources and support public access points where communities are taught how to navigate the digital economy safely. We must treat digital literacy as essential public infrastructure. Second, regulation should be an enabler of local content, not a barrier. For this reason, regulatory sandboxes should be deployed. These are flexible, controlled regulatory environments that allow local tech entrepreneurs NGOs, and content creators to develop hyper -localized applications such as AI -driven local language translation tools or voice -activated agricultural platforms without being burdened by heavy, costly compliance procedures built for giant telecom companies. By lowering these barriers to entry for local innovators, we stimulate an online ecosystem that actually reflects the community's daily needs. Finally, we may shift toward a model of co -regulation and multi -stakeholder partnerships when we allocate spectrum or approve large -scale network deployments. We can embed social impact incentives into licensing frameworks. We can say that the true metric of a future successful regulation is no longer just geographic coverage maps. It is the rate of meaningful adoption. By shifting our regulatory focus from purely technical oversight to a holistic, human -centric ecosystem approach, we can ensure that the Internet becomes a tool of true economic empowerment and dignity for every single individual. Thank you.
Tara Harris
Thank you. Thank you. And last but not least, moving to ICANN. The WSIS Plus 20 outcome document recognized technical community as a distinct stakeholder group. What opportunities for ICANN do you see this recognition bringing?
Kurtis Lindqvist
Thank you. I think I'm going to build on some of my colleagues on the panel I said, but I think this recognition is very important because it acknowledges something quite fundamental. The Internet. doesn't stay open and global and interoperable on its own. It depends on ongoing technical coordination and on the communities that operate secure and evolve the core systems that make up the Internet. And for ICANN the opportunity really is to contribute more fully to this next phase of digital cooperation from a role that's specific and well understood. And ICANN doesn't regulate content or platforms or applications. Our mission is to help ensure the stable and secure operation of the Internet's unique identifier system and recognizing or recognition of the technical community provides an avenue for that expertise in policy discussions without confusing technical coordination with political or regulatory issues. And this is important because many of the goals in the WSIS Plus 20 agenda including access, inclusion, information without barriers depends not only on policy ambition, but technical implementation as well. Connectivity is essential, but it's not enough on its own. People also need to find and create and share information in the languages and scripts they use every day, just as we just heard from my colleague here. And that depends partly on whether internet systems work reliably across all these languages, scripts, and borders. And this is what we call universal acceptance. It's a very good example of this. It ensures that all valid domain names and email addresses works correctly across internet -related or enabled applications and systems, including those that use non -Latin scripts and characters. For a user, that question is really simple. Can I use an email address or domain name in my own language and script, and will it work when I access a service, apply online, or communicate with others? And if the answer is no, then there really is a technical gap that becomes a barrier to participation. This is where ICANN and the broader technical community can help connect the ambition with the implementation. And universal acceptance cannot be solved by policy statements alone. It requires actions by software developers, service providers, governments, businesses, and local communities, supported by awareness, capacity building, and technical experts. We believe that this is where the IGF is an important space for that collaboration, and ICANN's continued contribution to the IGF reflects our support for its role as an open forum where these different stakeholders can work together. The upcoming PB26 will be another important moment to reinforce that digital development depends on an internet that remains stable, secure, and globally interoperable. So for ICANN... ...the opportunity to bring the technical community's contributions more fully into digital cooperation, helping ensure that discussions are informed... by how the internet actually works and what is needed to keep it working for everyone. That's really what we see.
Tara Harris
Thank you very much. I'd just like to thank you all very much for your time and your very valuable contributions. A final summary of the session will be provided on Friday at 3 p .m. so you can all get a recap of everything that was covered. Thanks.

Avertissement : Il ne s'agit pas d'un compte rendu officiel de la session. DiploAI génère ces ressources à partir d'enregistrements audiovisuels ; elles sont présentées telles quelles, y compris d'éventuelles erreurs. En raison de contraintes logistiques (audio/vidéo ou transcriptions), les noms peuvent être mal orthographiés. Nous nous efforçons d'être aussi précis que possible.