WSIS Forum 2026
Rapport généré par l'IA

WSIS ActionLine C6 Enabling Environment

8 intervenants
Résumé

Résumé

Cette session, tenue dans le cadre de la Ligne d'action C6 du SMSI sur l'environnement favorable, a porté sur la manière dont l'analyse comparative peut soutenir une meilleure gouvernance numérique, avec une attention particulière au Digital Readiness Framework de l'UIT en tant qu'outil pratique pour les régulateurs et les décideurs politiques du monde entier . Les remarques d'ouverture ont souligné que le Digital Readiness Framework intègre deux axes de réforme, les fondamentaux sectoriels des TIC et les fondements numériques intersectoriels, en un référentiel unifié évaluant la préparation nationale en matière de droit, de politique et de gouvernance numériques . Le cadre s'appuie sur le modèle des cinq générations de régulation de l'UIT, la Génération 5 représentant une régulation numérique agile et collaborative . Mme Youlia Lozanova a précisé que le cadre couvre 194 pays à travers 117 indicateurs et est conçu non pas pour classer les pays, mais pour les aider à identifier leurs points forts, leurs lacunes et leurs priorités de réforme . Des intervenants de Géorgie, de Namibie, de Jordanie et du Brésil ont partagé leurs expériences pratiques. Le régulateur géorgien utilise l'analyse comparative dans les domaines de l'analyse de marché, de la politique du spectre et de l'évaluation organisationnelle . La Namibie a souligné que l'analyse comparative sert de « boussole, non de prescription », en combinant des référentiels internationaux avec une évaluation nationale des lacunes réglementaires pour refléter les circonstances nationales particulières . La Jordanie a mis en avant l'importance d'examiner à la fois les marchés avancés et les pays pairs, en faisant évoluer les politiques au fil du temps plutôt qu'en cherchant la perfection dès le départ . L'ANATEL du Brésil a identifié huit piliers dans lesquels l'analyse comparative soutient la transformation numérique, notamment l'établissement de références, l'identification des priorités de réforme et la mobilisation des investissements . Les participants ont également soulevé l'importance d'adapter l'analyse comparative aux besoins spécifiques des petits États insulaires en développement et des pays en développement . Les associations régionales ont été identifiées comme des vecteurs essentiels pour traduire les données issues de l'analyse comparative en actions collaboratives, réduire les doublons et accélérer la mise en œuvre de cadres communs . La session s'est conclue par un large consensus selon lequel l'analyse comparative est la plus utile non pas comme une fin en soi, mais comme catalyseur du dialogue, de l'apprentissage institutionnel et de la réforme concrète - la mesure ultime du succès étant de savoir si les politiques numériques améliorent véritablement la vie des citoyens et répondent aux besoins de développement national .

Points clés

Objectif général

La session, tenue dans le cadre de la Ligne d'action C6 du SMSI (Environnement habilitant), visait à explorer comment l'analyse comparative des politiques - en particulier le Digital Readiness Framework de l'UIT - peut soutenir une élaboration de politiques numériques fondée sur des données probantes, la réforme réglementaire et la coopération internationale. Des praticiens de Géorgie, du Brésil, de Jordanie, de Namibie et de Colombie ont partagé leurs expériences pratiques de l'application d'outils d'analyse comparative pour améliorer la gouvernance numérique et les résultats en matière de connectivité. ---

Principaux points de discussion

- Le rôle et la valeur de l'analyse comparative en tant qu'outil de politique fondé sur des données probantes. Plusieurs intervenants ont souligné que l'analyse comparative transforme les décisions réglementaires, les faisant passer d'une approche fondée sur des hypothèses à une approche fondée sur des données probantes. Elle aide à déterminer la position d'un pays, à identifier les lacunes existantes et à définir les réformes à prioriser.

L'ANATEL du Brésil s'est décrite comme un « grand utilisateur de l'analyse comparative », citant huit piliers à travers lesquels l'analyse comparative soutient la transformation numérique, notamment l'établissement de références, l'identification des priorités de réforme et le suivi des progrès au fil du temps. - Le Digital Readiness Framework de l'UIT en tant qu'instrument pratique d'analyse comparative. Le cadre a été présenté comme une fusion du Tableau de bord de la réglementation des TIC et du Référentiel G5, structuré autour de neuf référentiels thématiques couvrant le droit, la politique et la gouvernance numériques dans 194 pays.

Il est ancré dans le modèle des générations de régulation de l'UIT, la Génération 5 représentant une régulation numérique agile et collaborative.

Les intervenants ont insisté sur le fait que le cadre ne vise pas à établir des classements, mais à permettre une réflexion constructive et l'élaboration de feuilles de route de réforme concrètes. - Adapter l'analyse comparative aux contextes nationaux et régionaux plutôt que de l'appliquer de manière prescriptive. Un thème récurrent a été que l'analyse comparative doit servir de boussole, non de prescription. La Namibie a mis en évidence que sa vaste géographie rend inappropriés les objectifs de couverture géographique, nécessitant de se concentrer sur la couverture de la population à la place. La Jordanie a décrit une approche en deux étapes : examiner d'abord les marchés les plus développés, puis se concentrer sur les pays aux circonstances similaires. Le représentant du public du Cap-Vert a soulevé le défi spécifique de s'assurer que l'analyse comparative reflète les réalités des petits États insulaires en développement et favorise l'inclusion numérique plutôt que de simplement mesurer les résultats par rapport aux normes des marchés avancés. - La coopération régionale et les associations de régulateurs en tant que vecteurs d'analyse comparative collaborative. Plusieurs intervenants ont mis en évidence la manière dont les organes régionaux amplifient la valeur de l'analyse comparative en favorisant l'apprentissage partagé, en réduisant les doublons et en accélérant la mise en œuvre des réformes. Le Brésil a noté le rôle de la communauté des pays lusophones dans l'échange d'informations réglementaires et la conduite de programmes de renforcement des capacités, notamment une initiative sur l'égalité des genres dans le leadership. La Namibie a souligné que les associations régionales peuvent consolider les réponses aux défis communs tels que la gouvernance de la cybersécurité ou l'identité numérique, rendant la réforme plus rapide et plus rentable. Le Digital Regulation Network (DRN) de l'UIT a été identifié comme un mécanisme clé pour connecter les associations régionales à l'échelle mondiale. - Équilibrer les normes internationales d'analyse comparative avec l'appropriation nationale et les priorités de développement. Un point essentiel soulevé, notamment par la Namibie et le représentant du public du Cap-Vert, était que la mesure ultime du succès n'est pas un score élevé dans les référentiels, mais de savoir si les politiques numériques améliorent véritablement la vie des citoyens, renforcent les entreprises et soutiennent les objectifs de développement national. Mme Emilia Nghikembua a averti que la recherche de classements plutôt que la réponse aux besoins de développement réels risque de compromettre la véritable finalité de l'analyse comparative. M. Javier Gutierrez a renforcé ce point en soutenant que le gouvernement numérique devrait être mesuré par la capacité réelle des citoyens à accéder aux services numériques, à les comprendre, à leur faire confiance et à les utiliser, et non simplement par le nombre de services disponibles en ligne. ---

Ton général

Les intervants ont crée un dialogue constructif et optimiste. Ils ont collaboré d'emblée, la modératrice et les panélistes exprimant une appréciation mutuelle et un engagement commun envers des résultats pratiques.

Le ton est resté constamment positif tout au long de la session, sans tension ni désaccord significatif. Une légère évolution vers une plus grande urgence et nuance a été observée dans la seconde moitié de la session, notamment lorsque la représentante du Cap-Vert a soulevé le défi de la contextualisation de l'analyse comparative pour les nations plus petites et moins développées , et lorsque la directrice générale de la Namibie a formulé une mise en garde sur les risques de privilégier les classements au détriment de l'impact réel sur le développement. Ces contributions ont apporté de la profondeur sans perturber l'esprit fondamentalement coopératif de la session. Les remarques de clôture ont renforcé le message central de la session : la collaboration et le dialogue sont les résultats les plus précieux des exercices d'analyse comparative.

Intervenants

- Mme Carmen Prado-Wagner - Rôle/Titre : Modératrice de la session ; membre du personnel de la Division de l'environnement réglementaire et de marché, BDT UIT - Domaines d'expertise : Politique numérique, réglementation des TIC, environnement réglementaire - Mme Emilia Nghikembua - Rôle/Titre : Directrice générale, Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN) - Domaines d'expertise : Réglementation des TIC, transformation numérique, service universel, collaboration intersectorielle, coopération réglementaire régionale - Mme Ekaterine Imedadze - Rôle/Titre : Commissaire, Commission nationale des communications de Géorgie (COMCOM) ; Représentante du Réseau des régulateurs des communications électroniques du Partenariat oriental (EAPREC) - Domaines d'expertise : Réglementation des TIC, politique du spectre, analyse de marché, analyse comparative réglementaire, réseaux réglementaires régionaux - Mme Sophie Maddams - Rôle/Titre : Chef du Département du Hub de connaissances numériques, BDT UIT (prononçant des remarques au nom du Dr. Cosmas Zavazava, Directeur du BDT) - Domaines d'expertise : Préparation numérique, réglementation des TIC, fracture numérique, analyse comparative des politiques - M. Javier Gutierrez - Rôle/Titre : Commissaire, Comisión de Regulación de Comunicaciones (CRC), Colombie - Domaines d'expertise : Gouvernement numérique, connectivité significative, inclusion territoriale, services publics numériques - Mme Youlia Lozanova - Rôle/Titre : Membre du personnel de l'UIT (présentatrice sur le Cadre de préparation numérique) - Domaines d'expertise : Analyse comparative des politiques, cadres de préparation numérique, cadres réglementaires des TIC, générations de régulation - Mme Andrea Grippa - Rôle/Titre : Cheffe du Bureau des affaires internationales, Agence nationale des télécommunications du Brésil (ANATEL) - Domaines d'expertise : Transformation numérique, coopération réglementaire internationale, analyse comparative, égalité des genres dans les TIC, coopération des pays lusophones (ARCTEL) - Mme Lara EL Khateeb - Rôle/Titre : Directrice générale et Présidente, Commission de régulation des télécommunications de Jordanie (TRC) - Domaines d'expertise : Réglementation des télécommunications, politique numérique, 5G, coopération réglementaire régionale, élaboration de politiques fondée sur des données probantes --- Intervenants supplémentaires : - Leonel Santos - Rôle/Titre : Président du Conseil d'administration, Régulateur économique multisectoriel, Cap-Vert - Domaines d'expertise : Analyse comparative réglementaire, petits États insulaires en développement (PEID), inclusion numérique, égalité des genres dans la régulation - Membre du public (représentant du Mozambique/ARCTEL) - Rôle/Titre : Représentant du Mozambique ; affilié à l'ARCTEL (association des pays lusophones) et aux associations régionales d'Afrique australe ; mentionné comme président d'un organe non précisé - Domaines d'expertise : Coopération réglementaire régionale, analyse comparative, réglementation des pays lusophones - Andrea Munoz - Rôle/Titre : Représentante, CRC (Comisión de Regulación de Comunicaciones), Colombie - Domaines d'expertise : Régulation numérique, plateformes mondiales, asymétrie réglementaire - Esma - Rôle/Titre : Représentante, Autorité de régulation d'Algérie - Domaines d'expertise : Analyse comparative des politiques, mesure de l'impact des politiques numériques

Intervenants
ME
Ms. Ekaterine Imedadze
124 wpm · 7 min
ME
Ms. Emilia Nghikembua
158 wpm · 7 min
MS
Ms. Sophie Maddams
124 wpm · 5 min
MJ
Mr. Javier Gutierrez
82 wpm · 2 min
MY
Ms. Youlia Lozanova
122 wpm · 9 min
MA
Ms. Andrea Grippa
128 wpm · 3 min
A
Audience
99 wpm · 5 min
ML
Ms. Lara EL Khateeb
184 wpm · 5 min

Résumé élargi : Session de la Ligne d'action C6 du SMSI - L'analyse comparative au service de meilleures politiques numériques

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Aperçu et contexte de la session

Cette séance a été convoquée dans le cadre de la Ligne d'action C6 du SMSI sur l'environnement, avec pour objectif d'explorer comment l'analyse comparative peut soutenir une gouvernance numérique fondée sur des données probantes, la réforme réglementaire et la coopération internationale . Modérée par Mme Carmen Prado-Wagner de la Division de l'environnement réglementaire et du marché au Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l'UIT, la session a réuni des régulateurs et des décideurs politiques de Géorgie, du Brésil, de Jordanie, de Namibie et de Colombie, ainsi que des représentants de l'UIT et des participants du public provenant du Cap-Vert, d'Algérie et de Colombie . La modératrice a souligné d'emblée que la session ne disposait que de 45 minutes pour les échanges, soulignant la nécessité de discussions ciblées et respectueuses du temps imparti .

Mme Carmen Prado-Wagner a ouvert la session en situant celle-ci dans le cadre de la Ligne d'action C6, rappelant aux participants que la transformation numérique dépend non seulement des infrastructures, de la connectivité et de la technologie, mais aussi de la solidité et de la qualité des cadres politiques, juridiques, réglementaires et de gouvernance . Ce cadrage a permis de guider les discussions qui ont suivi, positionnant l'évaluation comme un outil permettant de renforcer les domaines précités.

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Remarques introductives : Le Digital Readiness Framework de l'UIT

Mme Sofie Maddens, Cheffe du Département du Hub de connaissances numériques a introduit la séance au nom du Directeur du Bureau de développement des télécommunications de l'UIT . Mme Sofie Maddens a centré la séance sur l'évolution continue des régulateurs des TIC en bâtisseurs d'écosystèmes numériques, décrivant le mandat fondamental de l'UIT comme celui de combler la fracture numérique et de veiller à ce que la technologie profite à tous, partout . Elle a noté que ce mandat est pleinement aligné sur l'objectif C6 de construction d'un environnement habilitant, et que la prochaine phase de C6 implique la promotion des technologies innovantes et du développement technologique .

Au cœur des remarques de Mme Sofie Maddens se trouvait le Digital Readiness Framework de l'UIT, qu'elle a décrit comme un outil pratique d'analyse des politiques conçu pour soutenir la prise de décision fondée sur des données probantes . Elle a expliqué que le cadre intègre deux axes principaux de réforme, à savoir les éléments essentiels axés sur les TIC sectorielles et les fondements numériques intersectoriels, en un seul référentiel unifié, offrant une structure consolidée pour évaluer la préparation nationale selon trois dimensions critiques : le droit numérique et des TIC, la politique numérique et la gouvernance numérique . Le cadre est stratégiquement conçu sur la base du modèle des Générations de régulation établi par l'UIT, qui décrit comment les cadres réglementaires évoluent d'une définition fondamentale des règles vers des approches plus adaptatives, collaboratives et favorables à l'innovation . Tandis que les Générations 1 à 4 suivent la maturité des marchés des télécommunications, la Génération 5 englobe l'évolution plus large des marchés numériques nationaux et est décrite comme l'étalon-or de la régulation numérique, articulée autour de la collaboration entre secteurs, entre frontières et entre parties prenantes .

Mme Sofie Maddens a été explicite sur le fait que l'analyse comparative ne doit pas être considéré comme une fin en soi, mais plutôt comme la base de l'apprentissage institutionnel, de la coopération régionale et de la planification des réformes . Elle a appelé les décideurs politiques, les régulateurs et les acteurs industriels à traduire les données d'analyse en actions politiques concrètes, les exhortant à utiliser le cadre de préparation pour élaborer des plans directeurs nationaux personnalisés qui reflètent les objectifs nationaux spécifiques et la capacité de mise en œuvre . Elle a décrit le cadre comme un outil qui indique aux pays ce qu'ils doivent changer, qui doit prendre les rênes, comment séquencer les réformes et comment suivre les progrès .

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Présentation : Le Digital Readiness Framework en pratique

Mme Youlia Lozanova a fourni une présentation technique plus détaillée du Digital Readiness Framework, ancrant ses remarques dans la perspective pratique des régulateurs et des décideurs politiques confrontés à des défis complexes . Elle a défini l'analyse comparative comme un processus systémique et standardisé de comparaison des politiques, des cadres réglementaires et des pratiques gouvernementales entre organisations, pays et régions, afin d'identifier les bonnes pratiques et les opportunités d'amélioration . Elle a pris soin de distinguer l'analyse comparative et l'imitation, soulignant qu'il s'agit d'une analyse systémique qui aide les praticiens à comprendre pourquoi certains modèles fonctionnent, à les adapter à tout contexte et à utiliser les données probantes pour prendre de meilleures décisions . Pour les régulateurs et les décideurs politiques, a-t-elle soutenu, lanalyse comparative fournit la clarté nécessaire pour résoudre les problèmes et progresser vers une gouvernance fondée sur les données, transparente et éclairée par les données probantes .

Le Digital Readiness Framework a été présenté comme distinct des autres outils d'analyse comparative car il n'est pas autonome, mais intégré au modèle des Générations de régulation, qui sous-tend les travaux de développement de l'UIT en matière de politique et de réglementation . Mme Youlia Lozanova a décrit le cadre comme la fusion de deux référentiels UIT précédemment établis : le Suivi de la réglementation des TIC et le Référentiel G5. Cette fusion offre l'avantage d'une visibilité à 360 degrés sur toutes les questions les plus importantes que les pays doivent traiter pour bâtir des économies numériques florissantes et des sociétés numériques inclusives . Le cadre est structuré autour de neuf référentiels thématiques et d'un référentiel global de préparation, couvrant un ensemble d'instruments spécifiques au secteur des TIC et de pratiques de gouvernance transversales . La préparation des pays est évaluée selon le droit, la politique et la gouvernance numériques, répartis en quatre seuils : faible, intermédiaire, élevé et très élevé . Notamment, Mme Youlia Lozanova a souligné que les données du cadre sont disponibles sur une plateforme publique couvrant 194 pays, les rendant accessibles aux régulateurs et aux décideurs politiques du monde entier .

Mme Youlia Lozanova a insisté sur le fait que les cadres de l'UIT ne se concentrent pas sur les scores et les classements, décrivant une telle approche comme contraire à l'esprit même de l'analyse comparative, qui est de permettre l'amélioration et la réflexion constructive sur les priorités . Elle a reconnu que de nombreux pays pourraient ne pas se reconnaître dans le niveau auquel ils se trouvent assignés, notant que les niveaux représentent une comparaison standardisée avec d'autres pays et ne reflètent pas l'ambition d'un pays ni les efforts investis dans un domaine donné . Le cadre couvre 117 cibles et indicateurs, et elle a souligné que toutes les lacunes identifiées ne sont pas nécessairement des éléments qu'un pays doit traiter ; la priorisation fondée sur la pertinence, la faisabilité et la dynamique politique est essentielle à l'élaboration de feuilles de route exploitables . L'objectif ultime, a-t-elle conclu, est de comparer la préparation entre les analyses comparatives en fonction des résultats qu'un pays souhaite atteindre - qu'il s'agisse de connectivité universelle, d'innovation ou d'investissement - et d'être précis quant aux priorités plutôt que de tenter de tout traiter à la fois .

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Table ronde : Comment les analyses comparatives mènent à de meilleures décisions politiques ?

Cette première question a donné lieu à des réponses concrètes de la part des quatre panélistes, chacun offrant des perspectives nationales distinctes tout en convergeant vers une appréciation commune de la valeur des analyses comparatives.

Mme Ekaterine Imedadze, Commissaire à la Commission nationale des communications de Géorgie (COMCOM) et représentante du Réseau des régulateurs des communications électroniques du Partenariat oriental (EAPREC), a affirmé que l'analyse comparative est un exercice précieux qui indique aux régulateurs non seulement où ils se situent, mais aussi où ils doivent se diriger . Elle a décrit comment COMCOM utilise les analyses comparatives dans chaque décision qu'elle prend, de l'analyse de marché de base à l'évaluation de la concurrence, en passant par la conception des remèdes réglementaires et la politique du spectre . Elle a donné l'exemple concret de la comparaison des parts de marché : si un acteur détient plus de 40 % de part de marché, COMCOM compare cela avec d'autres marchés pour évaluer si le marché géorgien est ouvert et concurrentiel . Elle a noté que les cadres de remèdes réglementaires sont comparables à l'échelle internationale, et que la Géorgie utilise le cadre de l'UE, rendant ses remèdes lisibles pour les acteurs internationaux entrant sur le marché . Au-delà des analyses comparatives de marché et de spectre, elle a souligné l'importance des analyses comparatives organisationnelles - évaluer l'indépendance d'un organe de régulation, la qualité de l'engagement des parties prenantes et l'étendue des parties prenantes impliquées dans la politique numérique - comme essentiels pour comprendre la position institutionnelle d'un régulateur .

Mme Emilia Nghikembua, Directrice générale de l'Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN), résumé sont point de vue en avançant que les analyses comparatives ne sont pas des prescriptions mais des boussoles . Elle a décrit l'approche de CRAN comme combinant les résultats des analyses comparatives internationales et régionales avec une évaluation des lacunes réglementaires nationales, en se demandant comment la Namibie se positionne compte tenu de sa configuration nationale unique . Elle a été catégorique sur le fait que la combinaison de ces deux éléments produit des décisions fondées sur les besoins uniques du marché, plutôt que de simplement suivre les analyses comparatives à la lettre . Elle a décrit la collaboration intersectorielle comme partie intégrante de l'approche namibienne, notant que CRAN et la banque centrale ont dû se réunir pour aligner les objectifs du fonds de service universel avec les objectifs des solutions de paiement numérique, garantissant que tous les investissements servent l'agenda global de transformation numérique nationale .

Mme Lara EL Khateeb, PDG et Présidente de la Commission de régulation des télécommunications de Jordanie (TRC), a décrit les analyses comparatives comme des pierres angulaires de la planification des politiques, essentielles chaque fois que la Jordanie lance de nouveaux services ou politiques . Elle a souligné l'importance d'une élaboration des politiques fondée sur des données probantes plutôt que sur des hypothèses, tout en reconnaissant la nécessité de tenir compte de la nature du pays, de ses services existants et de son cadre juridique . L'approche jordanienne consiste à examiner non seulement la manière dont la majorité des autres pays ont fait quelque chose, mais spécifiquement les marchés similaires à la Jordanie en termes de géographie, d'inclusion financière et de contexte politique . Elle a décrit l'examen des itérations des politiques dans d'autres pays pour comprendre pourquoi elles ont été amendées au fil du temps, permettant à la Jordanie d'éviter les erreurs passées et de saisir de nouvelles opportunités . Elle a également noté le rôle de la Jordanie en tant que leader régional - établie en 1995 comme premier régulateur de la région - et sa responsabilité d'aider les pays voisins, y compris ceux sortant de conflits, à développer des environnements réglementaires appropriés . La Jordanie participe aux groupes d'étude de l'UIT, à la GSMA, et maintient des accords bilatéraux et des mémorandums d'entente avec d'autres régulateurs pour permettre l'apprentissage entre pairs .

Mme Andrea Grippa, Cheffe des affaires internationales à l'Agence nationale des télécommunications du Brésil (ANATEL), a décrit ANATEL comme un utilisateur intensif de l'analyse comparative, soutenant qu'elle fournit des faits mesurables et des informations exploitables pour la transformation numérique . Elle a identifié huit piliers à travers lesquels l'analyse comparative soutient la transformation numérique, en particulier pour les pays en développement et les pays les moins avancés : établir une base de référence claire ; identifier les priorités de réforme ; apprendre des pairs et des bonnes pratiques ; promouvoir une élaboration des politiques fondée sur des données probantes ; renforcer la responsabilité et la transparence ; soutenir la coordination au sein du gouvernement ; suivre les progrès dans le temps ; et mobiliser l'investissement et la coopération internationale .

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Contribution de la Colombie : Un gouvernement numérique centré sur les citoyens

M. Javier Gutierrez, Commissaire de la Commission de régulation des communications de Colombie (CRC), a offert une contribution qui a élargi la discussion au-delà des cadres réglementaires pour englober les résultats au niveau des citoyens. Il a soutenu que le gouvernement numérique ne devrait pas être mesuré uniquement par le nombre de services publics disponibles en ligne, mais par la capacité réelle des citoyens à accéder à ces services, à les comprendre, à leur faire confiance et à les utiliser efficacement . Il a identifié deux conditions comme essentielles pour des services publics numériques significatifs : une connectivité significative et l'inclusion territoriale, reconnaissant que le gouvernement numérique dépend d'un écosystème capable d'innover au-delà des grands centres urbains . Il a conclu qu'un gouvernement numérique centré sur les citoyens nécessite bien plus qu'une plateforme, englobant une connectivité significative, l'accessibilité financière, l'accessibilité, les compétences numériques, la confiance, la concurrence, l'investissement et la coordination entre le gouvernement, les régulateurs, l'industrie et la société civile . Cette contribution a implicitement remis en question la suffisance de l'analyse comparative pour établir des cadres, suggérant que les indicateurs de préparation doivent en fin de compte être validés par rapport à l'expérience vécue des citoyens.

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Intervention du public : Le défi des petits États insulaires en développement

Un intervenant du public, Président du Conseil d'administration du Régulateur économique multisectoriel du Cap-Vert a affirmé la valeur de l'analyse comparative réglementaire comme outil pour guider les réformes et identifier les meilleures pratiques, mais a soutenu que sa valeur réelle réside dans sa capacité à reconnaître les différents contextes de développement et à soutenir des politiques adaptées aux besoins de chaque pays . Il a soulevé le défi spécifique auquel font face les petits États insulaires en développement tels que le Cap-Vert, qui ont besoin d'un environnement réglementaire qui encourage l'innovation et la compétitivité tout en tenant compte de circonstances spécifiques, en promouvant l'inclusion numérique et en contribuant à réduire les inégalités sociales, géographiques et de genre . Ses propos ont réorienté le reste de la discussion .

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Réponses du panel : Contextualisation, coopération régionale et appropriation nationale

L'intervention du Cap-Vert a suscité un riche échange sur la manière dont l'analyse comparative peut être adaptée à des contextes nationaux et régionaux divers. Mme Lara EL Khateeb a décrit une approche en deux étapes : examiner d'abord comment les pays les plus développés ont mis en œuvre des politiques pour établir un panorama, puis se concentrer sur les pays similaires en termes de géographie, d'inclusion financière et de contexte politique . Elle a reconnu qu'aucun deux pays ne sont exactement identiques, et que même en examinant un pays insulaire comparable, les circonstances peuvent différer significativement en termes de finances, de contexte politique ou d'avancement technologique . Elle a déconseillé de viser une politique parfaite dès le premier jour, recommandant plutôt que les pays commencent modestement et construisent de manière incrémentale, en utilisant des politiques suffisamment bonnes comme éléments constitutifs . Elle a également encouragé les pays avancés dans des domaines spécifiques à proposer proactivement leur temps et leur expertise pour aider les pays voisins dans des circonstances similaires .

Mme Ekaterine Imedadze a fait écho à cette approche, décrivant comment la Géorgie se compare d'abord pays les plus développés, puis examine ses voisins régionaux pour comprendre où elle se situe dans le contexte mondial et le contexte local . Elle a offert un exemple particulièrement instructif tiré du Digital Regulation Network (DRN) : lorsque la plateforme GEMS a été développée, les pays du Partenariat oriental ont eu la possibilité d'ajouter des spécificités régionales - telles que l'utilisation de la connectivité par satellite pour le service universel - garantissant que les référentiels reflètent les réalités des pays plus petits plutôt que seulement celles des économies les plus avancées . Elle a encouragé la participation à des plateformes telles que TRM et la Connectivity Planning Platform (CPP) comme mécanismes permettant aux pays plus petits de contribuer leurs perspectives et d'élargir les spécificités reflétées dans les outils mondiaux .

Mme Carmen Prado-Wagner a précisé pour le public que le DRN est le Réseau de régulation numérique, guidé par des associations réglementaires régionales, et que GEMS signifie Global Economic Model and Study, un outil en cours de développement au sein de sa division pour aider les pays à évaluer les décisions d'investissement . Elle a décrit la collaboration entre l'UIT et les associations réglementaires régionales comme un processus bidirectionnel de diffusion à la fois des produits de l'UIT et des produits des associations régionales, permettant un échange mondial .

Mme Andrea Grippa a mis en avant l'association des pays lusophones comme un modèle pratique de coopération régionale en matière d'analyse comparative, notant que le Brésil, le Cap-Vert et le Mozambique partagent des informations réglementaires dans ce cadre . Elle a décrit le centre de formation actif de l'association qui fournit un renforcement des capacités dans les pays membres, et a annoncé qu'un programme de leadership en matière d'égalité de genre pour les pays lusophones était actuellement en cours - un modèle qu'elle a suggéré de partager avec d'autres associations régionales .

Mme Emilia Nghikembua a développé le rôle des associations régionales dans l'amplification de la valeur de l'analyse comparative, expliquant que lorsque les référentiels révèlent des défis communs - tels qu'une adoption limitée des services numériques dans les communautés rurales, ou des lacunes partagées dans la gouvernance de la cybersécurité ou l'identité numérique - les associations régionales peuvent développer des cadres consolidés, des lignes directrices et des programmes de renforcement des capacités qui réduisent les doublons et accélèrent la mise en œuvre . Plutôt que chaque pays développe indépendamment son propre cadre de gouvernance de la cybersécurité, une approche régionale consolidée est plus rapide et plus rentable . Elle est revenue à son thème central dans sa contribution finale, soutenant que la question qu'un pays ou une association régionale doit se poser est de savoir si les politiques numériques améliorent la vie des citoyens, renforcent les entreprises et soutiennent les objectifs de développement national . Elle a explicitement mis en garde contre le fait que l'analyse comparative ne doit pas être le seul moteur de la réforme, car les pays risquent de chercher à être bien classés plutôt que répondre à des besoins de développement réels . Elle a avancé que le succès d'un pays ne se mesure pas à son classement dans les référentiels, mais à la mise en place de réformes qui répondent à ses besoins de développement et dont il est capable de s'approprier .

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Autres contributions du public et questions non résolues

Dans les dernières minutes de la session, un représentant du Mozambique a remercié le BDT d'avoir accepté l'association des pays lusophones au sein du DRN et a mis en évidence le rôle des associations régionales d'Afrique australe en tant que vecteurs de partage des expériences réglementaires et d'analyse comparative au niveau régional . Cette contribution a renforcé le thème plus large de la session sur la collaboration régionale comme multiplicateur de l'impact de l'analyse comparative.

Deux autres questions du public ont ensuite été soulevées, toutes deux ne pouvant être pleinement traitées en raison des contraintes de temps. Une première intervenante colombienne colombienne a demandé comment les régulateurs peuvent être rapprochés de la régulation numérique compte tenu de l'asymétrie avec les plateformes mondiales, notant que cela nécessite une collaboration et potentiellement un rôle renforcé de l'UIT . La modératrice a reconnu le DRN comme le mécanisme principal pour combler cette lacune . Mme Esma de l'Autorité de régulation algérienne a demandé comment l'impact réel des politiques fondées sur les données des analyse comparatives peut être mesuré . La modératrice a indiqué que Mme Youlia Lozanova serait mise en contact avec la représentante algérienne pour répondre directement à cette question .

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Conclusions et thèmes clés

Mme Carmen Prado-Wagner a alors clôturé la séance en avançant que la collaboration et le dialogue sont les résultats les plus précieux des exercices d'analyse comparative. L'analyse comparative peut fournir une base de données probantes pour l'élaboration des politiques, soutenir la priorisation réglementaire et renforcer l'alignement et la collaboration, mais elle est est surtout précieuse lorsqu'elle donne lieu à un dialogue, un apprentissage et des actions concrètes .

Plusieurs thèmes transversaux ont émergé tout au long de la discussion. Premièrement, il y avait un accord unanime que l'analyse comparative transforme la prise de décision réglementaire d'une approche guidée par des hypothèses à une approche fondée sur des données probantes, tous les panélistes affirmant sa valeur comme outil fondamental pour la gouvernance numérique . Deuxièmement, il y avait un consensus tout aussi fort que les référentiels doivent être adaptés aux réalités nationales et régionales plutôt qu'appliqués uniformément, l'exemple de la Jordanie illustrant la nécessité pratique de la contextualisation . Troisièmement, la session a produit un consensus notable et quelque peu inattendu, tant de la part des développeurs du cadre de l'UIT que des régulateurs nationaux : l'analyse comparative ne devrait pas encourager une recherche de classement et la structure par niveaux n'est pas destinée à créer une hiérarchie mais à permettre une auto-réflexion constructive . Quatrièmement, les associations régionales ont été systématiquement identifiées comme des vecteurs essentiels pour traduire les données d'analyse comparative en action collaborative, réduire les doublons et garantir que les voix des pays plus petits et en développement soient reflétées dans les outils mondiaux . Enfin, des intervenants ont introduit une dimension centrée sur les citoyens et orientée vers l'équité, qui a mis au défi le panel de considérer si l'analyse comparative est suffisante pour saisir les réalités vécues de la transformation numérique .

Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you. Good morning. Good morning, distinguished intervenants, distinguished colleagues, distinguished participants, ladies and gentlemen. It's okay? You can hear me? Thank you. It is my great pleasure to welcome you to this WC Action Line C6 session on benchmarking for better digital policies. My name is Carmen Prado Wagner. I work at the Regulatory and Market Environment Division at the BDT ITU. And I'm very pleased and honored to moderate this discussion. So now we are meeting under the Action Line C6, which is Enabling Environment, which reminds us that digital transformation does not depend only on infrastructure, connectivity, and technology. It also depends on the strength and quality of our policy, legal, regulatory, and governance frameworks, what will guide our digital development. So we have a very rich panel. Thank you for accepting to be here. But we only have 45 minutes for discussion. So I will try to make... to keep the discussion focused and also to pay attention to the timing. So before starting, allow me to welcome all our intervenants and you, of course, as participants, and also our online participants. So going to open our session, I have the honor to give the floor to my colleague, Mrs. Sophie Maddams. She is the chief of the Digital Knowledge Hub Department. She will be giving the opening remarks on behalf of Mr. Cosmas Zavazava, director of the BDT Telecommunication Development Bureau. Sophie, the floor is yours.
Ms. Sophie Maddams
Thank you very much, Carmen, and I'm really pleased to see so many friends and colleagues here in the room today. So I'm honored and pleased to deliver these remarks on behalf of the director of the ITU Telecommunications. Communication Development Bureau, Dr. Cosma Slokis and Sabasaba. Unfortunately, he has other parallel pressing official engagements and thus is not able to join this session. Excellencies, distinguished colleagues, ladies and gentlemen, it's a privilege, and excuse my little cough, it's a privilege to address you on the continuing evolution of ICT regulators to become digital ecosystem builders. At ITU's Development Bureau, our core mandate remains steadfast. We are here to bridge the digital divide and ensure that technology benefits everyone, everywhere. This mandate is fully aligned with our goal as coordinator of the WSIS Action Line C6 on building an enabling environment. And as we agreed at our meeting last year, the next phase for C6 involves promoting innovative technology and technology development. We are here to bridge the digital divide and ensure that technology benefits everyone, everywhere. In this regard, we are proud to highlight the ITU Digital Readiness Framework. This framework is a practical policy benchmarking tool designed to support evidence -based decision -making. It helps countries assess where they stand, identify strengths and reform priorities, and compare progress with their peers. What makes this tool exceptional is that it integrates two main tracks of reform. The sectoral ICT -focused essentials and the cross -sectoral digital foundations, this into one unified benchmark. It provides a consolidated practical structure to assess national readiness across three critical dimensions, ICT and digital law, digital policy, and, of course, digital governance. National, regional, and global readiness assessments based in the framework help us to clarify a few of the most important aspects of digital readiness. This is exactly what is in place. what is missing, and what must be prioritized. The Digital Readiness Framework is strategically designed upon ITU's established Generations of Regulation model. As many of you know, this model describes how regulatory frameworks evolve from foundational rule -setting toward more adaptive, collaborative, and innovation -enabling approaches. While Generations 1 to 4 track the maturity of our telecom markets, Generation 5 encompasses the broader evolution of national digital markets. Gen 5 is our gold standard for digital regulation. It is framed around a vital premise, collaboration across sectors, collaboration across borders, and engagement across the board. The Readiness Framework integrates tools like the ICT Regulatory Tracker and the G5 Benchmark. helping us to assess the maturity of our legal frameworks and track our progress towards this collaborative Gen 5 ecosystem. Ladies and gentlemen, let's be sure benchmarking is not an end in itself. Rather, it must serve as the basis for institutional learning, regional cooperation, and reform planning. Our call to action for all policymakers, regulators, and industry stakeholders is to translate this evidence into concrete policy action. We urge you to use the readiness framework to develop customized national blueprints that reflect your specific national objectives and your implementation capacity. It tells you what you should change, who should lead, as well as how to sequence reforms and how to implement them. It tells you how to track progress by bridging the gap between assessment and action. we can craft agile, future -proof frameworks and ensure digital markets deliver better outcomes. I wish you all a highly engaging and productive session. Thank you for your attention.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Sorry. Thank you very much. I now have the pleasure to invite my colleague, Youlia, Youlia Lozanova. I didn't see you. She will present us about the Benchmarking for Better Governance Spotlight on the Digital Readiness Framework. Welcome, Youlia. The floor is yours.
Ms. Youlia Lozanova
Thank you very much, Carmen, and good morning to all. Thank you very much for being with us this morning. And discussing a topic which is of very practical relevance to hopefully all of you, whether you're policy makers or regulators. when regulators and policy makers face complex challenges one of the most powerful questions that you can ask yourselves is who has been successful so far at what I haven't been successful yet who's doing this well what have they done concretely and what can I learn from them this is what policy benchmarking helps with and today I'll briefly speak about what it is the digital readiness framework of ITU which is a policy benchmarking tool one that you can use and how you as regulators and policy makers can use it for self -diagnostic benchmarking is the systemic standardized process of comparing policies regulatory frameworks government practices across organizations countries regions to identify good practices and opportunities for improvement. It's not about copying what others have done. It's about systemic analysis, which can then help us understand why certain models work, adapt them to any context, and use evidence to make better decisions. And for all of you regulators and politicians, what this benchmarking does is help you get the clarity you need to solve the problems of the day and move forward towards data -driven, transparent, and evidence -informed governance. And I'll quickly demonstrate how qualitative policy benchmarking can be used as a practical tool to understand a regulatory posture and how it can be used to improve the quality of policy. compare it against other countries and regions, and improve policy design, implementation, and outcomes. All right. There are many policy benchmarking tools out there, many techniques, frameworks, and I really invite you to get acquainted with as many of those as possible to understand which one would be the most helpful in your circumstance. What ITU's policy benchmarking framework is different compared to other frameworks is that it's not a standalone framework. It's actually integrated in what Sophie already introduced, the model of generations of regulation, which is the underlying model for ITU's development work in the area of policy and regulation. So that's a model that integrates the evolution of policy regulatory governance frameworks from the telecom to ICT to digital governance. with the objective in this day and time being achieving Generation 5, which is agile, collaborative digital regulation. The framework that we have contributed in that space is the Digital Readiness Framework. And for those of you who might have been familiar with our previous well -established benchmarks for telecom regulation and for digital governance, the ICT Regulatory Tracker and the G5 Benchmark, the Digital Readiness Framework is the fusion of the two. And the advantage of having a single framework is that you have a 360 -degree visibility on all the most important issues that you're dealing with. Each and every country needs to address to build those thriving digital economies and those inclusive digital societies. And what the benchmark does is precisely what I explained at the beginning. It helps policymakers and regulators identify strengths, gaps, and prioritize reforms. very concretely the digital readiness framework is structured around nine thematic benchmarks and one overall readiness benchmark and you can see that across the nine thematic benchmarks you will have a mix of instruments and governance governance practices from both the ict sector strictly speaking narrowly speaking and other instruments which are more cross -cutting and enabling many other sectors as well and that's simply a reflection of the fact that it's very difficult today to separate the two and we all that we need all of them in order to build the solid foundations for digital transformation and what the framework allows to do at the very high level you at a very high level is to determine every country's level of national readiness across digital law, policy, and governance. And we simply divide those readiness thresholds into low, intermediate, high, and very high. Now, we do not, on IT frameworks in general, focus on scoring and ranks. This is actually something we cannot do. And that's actually against the whole spirit of benchmarking, which is to enable improvement and a constructive reflection on what priorities should be defined and how to best address them. Now, let me do this. all right so concretely what you can do based on the data set that it provides on a public platform for 194 countries is that you can go through it either very high level or more in that diagnostic self -diagnostic based on the data set we provide first of all locating yourself in the readiness tier that you are now i have to say that many of you may not recognize yourselves in the tier that you would find yourself and that's normal because the tiers do not represent your ambition they do not represent the effort that has been invested in that area they simply represent a standardized framework and a comparison with other with other countries and without the region so they're objective they're not necessary having the full qualitative context of what you're living in your everyday practice. And now, as you go further, you can look at your readiness across each and every benchmark and then your readiness across or achievement of each and every target and indicator in the framework. And there are 117 of those. And I just want to specify that not every gap on the framework is necessarily something that you need to do. When you work through the gaps and identify them, then it becomes a question of prioritization and really checking what is that is most relevant in your context at this point of time and what is most relevant in your context at this point of time. And what are the things which are feasible, for which you have political momentum, the things that you can use to make sure that you're doing the right thing. immediately engage with and this is how you can create those actionable roadmaps comparing with them. My last slide is the previous one actually. I'll just leave those for the presentation. So the ultimate objective in the roadmapping is to compare your readiness across different benchmarks and the overall readiness towards the outcomes that you desire to achieve with your regulatory action, with your policy making, whether that's universal and meaningful connectivity, innovation or investment, and really focus on priorities. So not try to do it ll, but really be very deliberate and very specific about priorities. Thank you very much indeed, and I hope that the panel will give us some practical insights into how that has been useful to them. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you very much,Youlia. Your Really, your presentation provides us an excellent basis for our panel discussions. So please now let me introduce in the presentation that will be posted on the WISI session. This will be available on the website, okay, with all the details. So let me move to the agenda. So let now turn to our distinguished panelists. Welcome and thank you for being here. I will briefly introduce them so that we save the time. Please note that their CVs is on the WISI's Action Line C6 website agenda. So first we have Mrs. Ekaterine Imedadze. She is Commissioner at the Georgian National Communication Commission, CONCOM of Georgia, and representative of the Eastern Partnership Electronic Communication. Regulators Network, IAPEREC Regulatory Association. We have also Mrs. Andrea Grippa. She is the head of International Affairs Office at the National Agency of Telecommunications of Brazil, ANATEL. Then we have Mrs. Lara EL Khateeb. Good morning. She is the CEO and Chair of the Telecommunications Regulatory Commission of Jordan, TRC. We have Mrs. Emilia Nghikembua. She is the Chief Executive Officer of the Communication Regulatory Authority of Namibia, CRAM. So let's now tart the discussion. And I will start. Let's start the dialogue with the first question. My first question is. how can benchmarking evidence support better policy decisions? So let's start with Eka. Eka, please. Can you give us your insights?
Ms. Ekaterine Imedadze
Sure. Thank you. Thank you very much, dear Carmen, dear colleagues, excellencies. It's a pleasure to attend the session dedicated to enabling the environment. This is actually the motto phrase for all the regulators. We are the enablers. And we will be speaking about the benchmarking and how it helps us, our lives, our everyday decision making. And I think everyone here would agree that benchmarking is a very much valuable exercise. But it tells us not only where we stand, but this is the great tool to understand where we need to move on. So this is why we are comparing ourselves. Thank you. all the data. And it transforms our regulatory decisions. It helps to transform our regulatory decisions into the assumptions and evidence -based assumptions. So at Comcom, at Georgia National Agency, we use benchmarking in every decision we would make. And I will give you the idea, like very basic market analysis. We need benchmarking to understand where we stand and what are the market data and how we can compare, for example, market shares of our main players with other countries. For example, specifically if we see that one of the market players has more than 40 % market share, we are trying to compare if there are other markets. Because Telcom is a very comparable business. Digital is very comparable and very global business. So it's very important to understand for your competitive environment to let other players understand whether Georgia is an open market and competitive market or not. We definitely need those benchmarks. So assessing competition, designing regulatory remedies. We also know that regulatory remedies frameworks are very much also international and comparable. In case of Georgia, we use EU framework and those remedies are quite comparable from one country to another country. Otherwise, any player, telco or digital player coming into your market cannot understand what remedies you are using for improving competitiveness. For those remedies are, for example. tariff caps or some VACC benchmarks. Also, planning the spectrum policy. This is another area where we use a lot of benchmarking because spectrum is also discussed by the organization as ITU decisions are taken about how the spectrum looking forward should be used. So we use a lot of the spectrum benchmarks to compare. But also going back to the value of the year and how the benchmarks introduced and discussed today are pretty much valuable for us. Besides making sure that your market is competitive and comparable with all the competition benchmarks, price benchmarks, frequency benchmarks, it's very important also to have your organizational benchmarks. So, for example, if you have a benchmark and you can go to the benchmark, And then you can go to the benchmark. So, if you have a benchmark, and you're looking at a benchmark, understood and read. And also for the recognition, it's very important to understand, for example, how independent your organization is, how the stakeholder interchange works in your country, and whether in understanding the digital policy, what are the stakeholders included in enabling the digital policy. So for this reason, I think that regulatory benchmarks, like policy benchmarks, are very important, like introduced now by Youlia. And maybe in the next, not to take too much time, I think I will have an opportunity to speak in the next round, I will share about EAPRX experience. Yeah, that would be great. About assessing how we sed to have this kind of, of benchmarks to compare different regulators in our network. and then to understand where our region stands compared to other regulatory players.
Ms. Carmen Prado-Wagner
I hope we are going to have the time to have another question for that. So, Emilia, let us know about CRAN.
Ms. Emilia Nghikembua
Yes, thank you. Thank you very much and good morning. I think for us, we consider benchmarking as critical to the work that we do, but we always like to say that benchmarking for us is not a prescription, it's rather a compass. And how we have incorporated into our work is by firstly always looking at what do the international benchmarks do, say what do the regional benchmarks say, and once we have the benchmark or the outcome of the benchmark, then we do what we call a regulatory gap assessment where we say yes, the benchmark, the outcome of the benchmark is our baseline, but how do we fare as far as our unique setup as a country is concerned? And when we combine the two, then it gives us feedback that actually allows us to make decisions that are based on the unique needs of our market, as opposed to just following word by word, letter by letter, what is prescribed in the benchmark. And doing the regulatory or the market gap analysis is important because it allows you to learn from best practice as far as benchmark is concerned, but when you make decisions, they are actually speaking to the unique requirements of your market and of your country, because it doesn't help that we strictly follow the benchmarks and then we get on top of the charts, but when we look at the happenings on the ground within the market and within a country, country. We are very far from the digital needs of our country and of our people. I'll give you an example. Namibia is quite vast, but we are densely populated. And sometimes when you follow, it says there must be population coverage or there must be geographic coverage, and this is how you're supposed to go about it. But it could be that the unique needs of Namibia as a country is actually that we focus only on population coverage because we will never reach geographic coverage because of the unique nature of our country. And that is how we then use the benchmark to inform the policy as well as the infrastructure and the investment decisions that we make. The other important thing is we do a lot of cross -sector. collaboration as far as decision making is concerned. For instance, we have now been deploying our universal service fund. We are focusing on taking connectivity to those that do not have connectivity. But the central bank is, for instance, rolling out what they call a digital payment solution system. And the two of us actually had to come together and say, okay, what are the targets for instant payment? What are the targets for USF? How do this align to the needs of the digital transformation agenda of the country? And how do we make sure that all these decisions and all the investments that we are making into USF and into the instant payment solutions are then aligned to the ultimate goal? So for us, it's really about collaboration. It's about alignment. Yes, we benchmark, but at the end of the day, the unique circumstances of the market and the unique needs of the country is what we use to make the ultimate decision as far as investment and deployment of infrastructure is concerned.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you, thank you so much Emilia let's now hear about Jordan, Lara.
Ms. Lara EL Khateeb
Good morning. Thank you for having me on this panel. I think, as my colleagues have just mentioned, benchmarking is actually a cornerstone of when you want to plan a policy. So whenever we want to launch something new or we're looking at new services or new policies, the first thing that we say is, how have others done it? The main thing is that we want to have policies that are evidence-based rather than built on assumptions. Of course, we have to build it in taking into consideration the nature of the country that we operate in and the nature of the services that we already have, the nature of the policies within the legal framework that we already have in Jordan. But benchmarking, of course, is a cornerstone, as I mentioned. And when we look at benchmarking, we are not only looking at a vast, let's say, the majority of how the other countries have done it. We mostly look at markets that are similar to our market. We look at countries who have been... who have had these policies implemented for several years to see where they have succeeded, where they have failed. We look at the iterations of these policies to see why they were amended over the years so that we try to avoid the mistakes that have happened and take new opportunities. And also, as Jordan, when we lead in a specific policy, we make sure that we help other countries also to have similar policies in their markets, especially in the region, because, as you know, we have many countries coming out of wars in our region where they don't have a proper regulatory environment. So we make sure that we help these countries to have the policies that they need implemented. So we are also playing this role as well in the region. Commission was established in 1995, so it was the first in the region. So we were leading in many of the policies, and then we fell a little bit behind due to funding issues. So now we look at the European market and how they are driving the policies, especially when it comes to advanced services such as 5G, which we have introduced fairly recently in 2023. So benchmarking for us is something pivotal. We also make sure that we are a part of the study groups in organizations similar to the ITU or the GSMA, where we can have peer -to -peer discussions that are more tailored to our country and our needs, so that you can actually discuss the failures and the successes and where we can benefit from other countries. We also make sure to have bilateral agreements and MOUs with other regulators, where we can also learn from each other. So we have those experiences. So, this is in a nutshell how we do it. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Excellent. Thank you. Thank you, Lara. Andrea, please, can you let us know about Brazil?
Ms. Andrea Grippa
Thank you very much, Carmen. It's a pleasure to share this table with these powerful and beautiful ladies. So, I would begin by – I'll try to be brief, but I would begin by saying that Anatel, the Brazilian regulator, is a benchmarking heavy user because we believe it can support better policy decisions by turning digital transformation from a discussion driven by assumptions into one guided by measurable facts, comparative analysis, and actionable insights. I would like to highlight eight pillars where benchmarking can clearly be useful in the implementation of a digital transformation. So, let's start with benchmarking. So, benchmarking is a tool that can be used to develop a digital transformation reality. So, benchmarking is a tool that can be used to develop a digital transformation reality. So, benchmarking is a tool that can be used to develop a digital transformation reality. especially for developing and underdeveloped countries. One, by establishing a clear baseline. Two, by identifying reform priorities. Three, by learning from peers and good practices. Four, by promoting evidence -based policymaking. Five, by strengthening, sorry. Six, by strengthening accountability and transparency. Six, by supporting coordination across government. Seven, by tracking progress over time. And eight, by mobilizing investment and international cooperation. So I'll stop here to try to give us some more time for further discussions and questions. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you very much, Andrea. So far, we heard that benchmarking can provide an evidence base for policymaking, support regulatory prioritization, and strengthen alignment and collaboration. Above all, benchmarking is most valuable when it becomes a catalyst for dialogue, learning, and concrete action. So with that, I would like now to open the floor for questions and comments for participants joining us here and also online. But before that, I would like to give the floor to Mr. Javier Gutierrez, Commissioner of the Comisión de Regulación de Comunicaciones CRC Colombia. Javier, the floor is yours.
Mr. Javier Gutierrez
Thank you, Carmen. Thank you. From Colombia's perspective, digital government should not be measured only by the number of public services online. It should be measured by the real ability of citizens to address, understand them, trust them, and use them in an effective manner. For a common regulator such as Communication OCRC of Colombia, this means helping to create two conditions that make digital public service meaningful in people's lives. The first condition is meaningful connectivity. Colombia has made important progress. By the end of 2025, Fiverr already represents more. than 55 % of fixed internet accesses. The second condition is territorial inclusion. Digital government depends on an ecosystem that can innovate, build large urban centers. In short, people -centered digital government requires much more than a platform. It requires meaningful connectivity, affordability, accessibility, digital skill, trust, competition, investment, relative content and coordination among government, regulators, industry, communication, and civil society.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you very much, Javier. Great. So, any questions? From the floor? Yes, please. Please introduce yourself so that the audience know you.
Audience
Good morning. My name is Leonel Santos. I am chair of the board of director, multisectoral economic from Cape Verde. Thank you. It's an honor to me to be here in this session. I believe that regulatory benchmarking is valuable tool for guiding reforms and identifying best practice. However, it is real value in its ability to recognize different development context and support policies adapted to needs of each country. And this regulatory benchmarking should serve not only to compare performance, but also to support policies tailored to reality of each country, including small islands development states. For a small island development state such as Cabo Verde, this challenge is particularly relevant. We need a regulatory environment that encourages innovation and competitiveness while taking into account our specific circumstances, promoting digital inclusion and helping to reduce the surpluses. Social, geographic and gender inequalities. Allow me to conclude with a reflection that I believe is central to this discussion. How can we ensure that international regulatory benchmarking reflects the realities of small island development states while also incorporating digital inclusion, gender equalities, objectives, so that regulation becomes a true instrument of inclusion and resilience and sustainable development rather than merely a comparison against the standard of more advanced markets? Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
This is great. Thank you very much for your question, because this is in relation with my second question, which is about the international cooperation and how regional regulatory associations can work together to use the digital inclusion benchmarking. the benchmarking evidence and how this can convene to a better dialogue. So please, Lara, the floor is yours.
Ms. Lara EL Khateeb
I think this is a very important question and coming from a third world country, it's very relevant to us as well. So when we start benchmarking exercises, first we look at the most developed countries, how they have done it, just to set a scene, for example, let's say. And then we start looking at countries that are very similar to the market that we have in terms of geography, in terms of financial inclusion, in terms of political scene. So you have to do the benchmarking twice. First you have to look at how the most developed countries have done it and then you drill in a little bit further and look at how countries that are similar to your country have done it. And once you have this benchmarking study, there is of course you have to tailor it to your own needs because there are no two countries that are exactly the same so maybe you look at another island country but it's a little bit different because circumstances are are very different especially when it comes to finances when it comes to political scenes or technological advances so what we do is here we start looking at the gap what is it that we can do to enhance what we have today and sometimes you should not try and start strive for something perfect rather start somewhere small and you can enhance this as you go along so you don't have the perfect policy on day one you have a policy that is good enough we have to admit that sometimes this is what we have to do and then you start building on this and once you have a good building block it becomes easier for you to build on this as you go along so i think that is the the main thing and i would also encourage any country when you see that you are advanced in a specific field let's say in the telecom sector It's also good to look at the countries around you that need your support, even if they don't come to you. You can just volunteer your time, volunteer your expertise, and help other countries who have similar circumstances. And I think this is also key. Wherever you excel, where you can help other countries also to become better. Thank
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you, Lara. Eka, do you want to say something?
Ms. Ekaterine Imedadze
Yes, thank you very much. I fully support Lara's comment that we also did the same way. So we first took the most developed countries, but also then looked into our region and read the benchmarks of our neighbors and understand where we stand now compared to most developed and our real context. And then we'll try to identify using the most advanced tool of assessing ourselves like benchmarks, but also the most advanced tool of assessing ourselves like benchmarks. That's translating into our regional and local. environment. But also I wanted to add from the network's perspective how the DRN gives us great perspective from the experience we had, for example, with GEMS. When the GEMS platform started, we were participant countries, digital regulation network participant countries, which was recently extended to the bigger number of participants. We've been given opportunity to add, because it was built as a machine for the very general assessment of the economic benchmarks or investment benchmarks. But we've been given opportunity to add the specificities of our region or small countries or specificities, for example, like whether someone wants to use a satellite for universal connectivity or other types of networks. And we've been able to do that. So we've been given opportunity to voice over that we need this specificity to calculate the same number, same benchmarks as the most developed countries are calculating. So I think and I encourage a lot using the platforms like TRM. Same with the CPP. My colleague was just giving me the information that Georgia was actively participating in CPP, in connectivity planning platform. So we've been able to give our perspective and somehow expand maybe the specificities that will help small country like ours and developing countries to have in benchmarks our specifics included, which is common amongst different countries. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you so much, Eka. And just to clarify, and thank you very much for bringing it to the floor, is the DRN is the Digital Regulatory... ...regulation network, and this is guided with the regional regulatory associations. So we work together with the regional regulatory associations to disseminate... our products but also to disseminate the products from the regional regulatory associations to have a global exchange and the GEMS as Eka mentioned is the global economic model and study that we are developing in my division and this will help countries to have an assessment for investment decision but I'm not going to take time on that but we are happy to say that this collaboration is very good because we work together with the regulatory associations, with the regulators to develop our tools thank you, I'm sorry for this propaganda advertising but sorry for that Andrea,
Ms. Andrea Grippa
Thank you and thank you Cape Verde for the question and I'm very happy to let you know that Brazil, Cape Verde and we have also Mozambique here we share information and we are very with you our information and we are very common association, which is the Portuguese -speaking countries association, and within the framework of our association, we have a very good example of benchmarking useful tools within our association. We are always exchanging, for example, regulatory information, and also we have a formation center, which is very by providing capacity building within our countries. So I am more than happy to inform also that we are right now running a gender equality leadership program for Portuguese -speaking countries. So this is a good example, I believe, that can be shared with other associations. So I'm very, very proud and happy to inform that. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you Andrea Emilia you have something to tell us
Ms. Emilia Nghikembua
Yes thank you very much I think Africa also has a number of regional associations and the true benefit that regional associations bring to benchmarking is the collaboration element and both the DRN and G5 are very very heavy on collaboration and what it does is if for instance a regional association comes together and the benchmark highlights for instance that there is an uptake of digital services especially in rural communities then it means that the work of the regional association is then to discuss at regional level barriers that are leading to this limited uptake it can be issues around affordability access to devices, maybe digital literacy or infrastructure constraints and if the benchmark for instance were to reach out to the regional association it would reveal that let's say in the Southern African region that countries are facing similar challenges in digital identity or cybersecurity, then it's also an opportunity for the work of the regional association to be focused on developing frameworks, guidelines, or capacity -building programs that are aimed at dealing with those challenges that have been identified. And this is important because then it reduces duplication. It also accelerates the implementation of those particular programs across the region. Instead of each country now trying to come up with their own frameworks on cybersecurity governance or digital identity, if consolidated at regional level, then it becomes quicker, and there's also a lot of cost -saving that is involved. I think ultimately what is important is for regional associations and even independent countries to be able to do this. to understand that the purpose of benchmarking is for countries to actually understand where they are and then use that opportunity to learn from others. But benchmarking must not be the sole driver of reform because then as a country you end up pursuing ranks rather than addressing the actual developmental needs. And at the end of the day, I think the first question that a country needs to ask or even a regional association needs to ask is the true measure of success. Is it whether digital policies improve citizens' lives? Do they strengthen businesses and do they support the national development goals of that country or of that region? And if you're able to answer that through the work that you are doing as a benchmark, then you would have done the right thing because your benchmark would have served as a guide, but at the same time you would have ensured that whatever reforms you put in place are tailored to the unique context as well as the needs and priorities of your country. And ultimately the question really needs to be how do you strike the right balance between international benchmarking and country ownership because your true measure of success will not be the level at which you have benchmarked well, but it will be the level at which you have implemented reforms that speak to the developmental needs of your country and that you are able to take ownership of as a country. Thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Great. This is excellent. So our time is over now. I have a lady asking me to finish.
Audience
10 seconds please no no it's just to thank you all for this conversation I think 45 minutes is not enough to share all the experience that we have but Andrea highlighted the Architel we are the association Portuguese speaking country association that is now part of the RN I want to just highlight and thank the BDT for accepting Architel in this network where we can share our views our experience as Portuguese speaking country I'm also with Emilia at Kaza level in Zimbabwe also here Southern African countries associations where we benchmark and we have subcommittees where we point all the matters that is important for regulation even at the level where Mozambique now is preceding the chair of the I think we will find some space to discuss and share our experience and learn from other associations in this regard.
Ms. Carmen Prado-Wagner
think this is the main message from this session is collaboration dialogue and 10 seconds if it is enough.
Audience
Thank you very much I am Andrea Munoz from the CRC, the Colombia regulator and I just was a question even for the ITU is how can we bring regulators closer to digital regulations given the asymmetry with global platforms. That is our question. Thank you very much. Thank you very much. the IT role there maybe is like in a spectrum, like the same but I think we need collaboration in that and.
Ms. Carmen Prado-Wagner
I think the DRN is the main yeah, to fill this gap so we are working on that thank you, thank you for your question 10 seconds please.
Audience
Thank you, good morning I'm Esma from Regulatory Authority of Algeria so I have a short question how to measure the real impact of policies based on benchmarking data I think thank you.
Ms. Carmen Prado-Wagner
Thank you so much we don't have time because we are all the colleagues from the next session on the door but my colleague Julia she's working on this benchmarking tool so I will put her in contact with you thank you so much thank you dear panelists it was great your insights were wonderful so thank you so much and thank you also for the online participation reporting stopped thank you very much thank you

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