WSIS Forum 2026
Rapport généré par l'IA

When digital systems fail: Understanding the Risk of a Global Digital Pandemic

10 intervenants
Résumé

Résumé

Cet événement parallèle, organisé par l'UIT et le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), a examiné les risques posés par les perturbations numériques à grande échelle et les mesures pouvant être prises pour renforcer la résilience avant que la prochaine crise ne survienne . Une courte vidéo a illustré comment une tempête solaire majeure - comparable à l'événement Carrington de 1859 - pourrait se propager en cascade à travers les réseaux électriques, les centres de données, les systèmes financiers et l'aviation, les scientifiques estimant une probabilité de 2 à 12 % qu'un tel événement se produise par décennie . Constance de Leusse, de Sciences Po, a expliqué que le rapport conjoint a adopté une méthodologie de planification par scénarios pour identifier les interdépendances en cascade, notant qu'une vague de chaleur, par exemple, pourrait finalement perturber les soins de santé, les systèmes financiers et les services d'urgence . Le ministre des Communications du Nigeria, Bosun Tijani, a indiqué qu'une coupure de câble sous-marin avait déjà mis en évidence les vulnérabilités du pays, affectant les services bancaires et gouvernementaux, et a proposé trois mesures concrètes : cartographier les dépendances numériques critiques, mener des tests de résistance intersectoriels et clarifier quelle institution assure la coordination en cas de crise . Le Directeur général des Émirats arabes unis, Majed Sultan Al Mesmar, a décrit comment des investissements à long terme depuis 2010 - incluant 22 câbles sous-marins, plusieurs systèmes satellitaires et des exercices réguliers de résilience nationale - ont permis aux services essentiels de rester opérationnels même lors d'une récente attaque physique contre son infrastructure TIC . L'Ambassadrice australienne Jessica Hunter a mis en évidence les risques de malentendu, d'escalade et de retards de détection lors de crises numériques, et a souligné la valeur des réseaux de confiance tels que les équipes d'intervention d'urgence informatique et les cadres diplomatiques transfrontaliers . Le Secrétaire général adjoint de l'UIT, Tomas Lamanauskas, a insisté sur la nécessité de sensibiliser et de rendre la préparation opérationnelle grâce à des évaluations nationales de cybersécurité, des stratégies et des exercices . Kimberly Brown de la GSMA a souligné l'importance de protocoles de crise préétablis, de dispositions d'itinérance d'urgence et de la collaboration au sein de l'écosystème mobile . Martin Bailey de l'UE a présenté une approche multi-risques combinant des boucliers cybernétiques, des outils de prospective basés sur l'IA et des plateformes open source, en soulignant que la résilience doit être traitée comme un bien public accessible au-delà des frontières de l'UE . La discussion s'est conclue par un large consensus sur la nécessité d'intégrer systématiquement le risque numérique dans les plans de gestion des risques de catastrophe, et sur le caractère essentiel de la coopération internationale continue et du partage des connaissances .

Points clés

Objectif général

La discussion visait à sensibiliser aux risques liés aux défaillances des infrastructures numériques à grande échelle - désignées sous le terme de « pandémie numérique » - et à explorer des mesures concrètes et pratiques que les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé peuvent prendre pour renforcer la résilience avant que de telles perturbations ne surviennent. L'événement était ancré par le lancement d'un rapport conjoint de l'UIT, de l'UNDRR et de Sciences Po examinant des scénarios plausibles de perturbation numérique systémique. ---

Principaux points de discussion

- La nature en cascade et interconnectée des risques numériques : Les intervenants ont souligné que les systèmes numériques ne tombent pas en panne de manière isolée. Une perturbation dans un secteur - comme une vague de chaleur affectant les centres de données - peut rapidement se propager en cascade vers des défaillances dans les soins de santé, les services financiers, les alertes d'urgence et l'administration publique.

La narration vidéo a illustré cela de manière saisissante à travers l'exemple d'une tempête solaire, qui pourrait simultanément neutraliser les réseaux électriques, les systèmes de synchronisation financière et le GPS en l'espace de 18 heures après l'alerte. - L'importance cruciale de la préparation, des exercices et des tests de résistance : Plusieurs panélistes ont insisté sur le fait que la résilience doit être construite bien avant qu'une crise ne survienne, et non pendant celle-ci. Le Directeur général des EAU a décrit comment plus de 30 exercices nationaux de résilience ont permis aux services essentiels - notamment les écoles, les hôpitaux et les systèmes gouvernementaux - de rester opérationnels lors d'une attaque directe contre son infrastructure TIC.

Le ministre nigérian s'est également engagé à mener des tests de résistance intersectoriels et à cartographier les dépendances numériques critiques comme prochaines étapes immédiates. L'Ambassadrice australienne et le Secrétaire général adjoint de l'UIT ont tous deux réaffirmé que l'exercice et le test des systèmes figurent parmi les outils de préparation les plus efficaces disponibles. - La coordination et la gouvernance comme exigences fondamentales : Les panélistes ont systématiquement identifié l'absence de mécanismes de coordination clairs comme une vulnérabilité majeure. Le ministre nigérian a souligné que la planification dans les secteurs de l'énergie, de l'aviation et de la santé fonctionne actuellement en silos, sans protocole clair définissant qui convoque les parties prenantes clés lors d'une crise ou qui contrôle le flux d'informations. Les EAU ont présenté leur Autorité nationale de gestion des crises, des urgences et des catastrophes (NCEMA), créée en 2007, comme un modèle permettant d'unifier le gouvernement et le secteur privé au sein d'un cadre coordonné unique. Le représentant de l'UE a également décrit son plan directeur cybernétique et ses systèmes de détection transfrontalière des menaces comme des outils de gouvernance prédéfinissant les structures de commandement. - La nature transfrontalière des perturbations numériques et le rôle de la cyberdiplomatie : L'Ambassadrice Jessica Hunter a souligné que les perturbations numériques ne respectent pas les frontières nationales, créant des risques de malentendu, d'escalade et de réponse tardive entre différentes juridictions politiques. Elle a décrit comment des réseaux de confiance tels que les équipes d'intervention d'urgence informatique (CERT), l'IWWN et des programmes régionaux comme PACSON aident les nations à partager rapidement des informations et à réduire les risques de mauvaise communication. Le droit international et les normes des Nations Unies ont été cités comme cadres fondamentaux pour un comportement responsable des États lorsque les faits techniques sont contestés. - La nécessité d'intégrer le risque numérique dans la gestion multi-risques des catastrophes : Un thème récurrent était que le risque numérique reste insuffisamment intégré dans les plans nationaux de gestion des risques de catastrophe. Le représentant de l'UE a décrit une « pandémie de l'eau » en juillet 2021 - 400 décès et 40 milliards d'euros de dommages - où la défaillance ne résidait pas dans les prévisions, mais dans l'ensemble de la chaîne de données, de prise de décision et d'action. Le modérateur de l'UNDRR a noté que le risque numérique n'a pas été systématiquement intégré dans les cadres nationaux de gestion des risques de catastrophe, identifiant cela comme une lacune importante nécessitant une attention urgente. La représentante de la GSMA a ajouté que les événements composites et séquentiels - tempêtes succédant à des inondations, tremblements de terre entraînant des déplacements de population - sont déjà une réalité, rendant essentiels la collaboration intersectorielle et les protocoles de crise préétablis. ---

Ton général

Le ton de la discussion était urgent mais constructif. Le segment d'ouverture, incluant la brève coupure des lumières dans la salle et la vidéo sur la tempête solaire, était délibérément dramatique, conçu pour transmettre le sérieux et l'immédiateté de la menace.

Cela a créé un sentiment d'alarme, renforcé par le sondage auprès du public, dans lequel la grande majorité des participants a indiqué ne pas croire que le monde est préparé à une pandémie numérique. Au fil de la discussion en panel, le ton a évolué vers un optimisme pragmatique. Chaque panéliste est passé de la reconnaissance de l'ampleur du risque à la proposition de solutions concrètes fondées sur l'expérience - du récit des EAU sur la survie à une attaque directe contre son infrastructure à l'engagement du ministre nigérian envers des points d'action spécifiques avant même de quitter la salle . L'atmosphère générale était collaborative et axée sur les solutions, les intervenants s'appuyant mutuellement sur leurs propos plutôt que de débattre. À la clôture, le ton était celui d'une résolution partagée, le modérateur et les panélistes s'accordant sur le fait que, si beaucoup reste à faire, les outils, les cadres et les partenariats nécessaires à l'action existent déjà.

Intervenants

- Loretta Hieber-Girardet - Rôle/Titre : Modératrice de l'événement parallèle ; affiliée au Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) - Domaines d'expertise : Réduction des risques de catastrophe, résilience numérique, coopération internationale - Majed Sultan Al Mesmar - Rôle/Titre : Directeur général, Autorité de réglementation des télécommunications et du gouvernement numérique (TDRA), EAU - Domaines d'expertise : Réglementation des TIC, résilience des infrastructures numériques, préparation nationale aux crises, politique des télécommunications - Jessica Hunter - Rôle/Titre : Ambassadrice pour les affaires cybernétiques et les technologies critiques, Australie - Domaines d'expertise : Cyberdiplomatie, comportement responsable des États, résilience des infrastructures numériques, normes cybernétiques internationales, coopération cybernétique régionale (Asie-Pacifique) - Constance de Leusse - Rôle/Titre : Conseillère principale, Hub d'innovation Tech et Affaires mondiales, Sciences Po, Paris - Domaines d'expertise : Planification par scénarios, évaluation des risques numériques, interdépendances systémiques, collaboration internationale en matière de recherche - Tomas Lamanauskas - Rôle/Titre : Secrétaire général adjoint, Union internationale des télécommunications (UIT) - Domaines d'expertise : Résilience numérique, cybersécurité, infrastructure de câbles sous-marins, durabilité des satellites, politique internationale des télécommunications - Bosun Tijani - Rôle/Titre : Ministre des Communications, de l'Innovation et de l'Économie numérique, République fédérale du Nigeria - Domaines d'expertise : Transformation numérique, infrastructure nationale de connectivité, politique d'économie numérique, coordination intersectorielle - Kimberly Brown - Rôle/Titre : Responsable de l'innovation mobile pour l'action humanitaire, GSMA - Domaines d'expertise : Résilience des réseaux mobiles, connectivité humanitaire, systèmes d'alerte précoce, partenariats public-privé dans la réponse aux crises - Martin Bailey - Rôle/Titre : Représentant du Bureau européen de l'IA, Commission européenne - Domaines d'expertise : Politique en matière d'IA, résilience multi-risques, préparation numérique, outils d'IA open source, systèmes de réponse aux urgences, réglementation cybernétique de l'UE - Narration vidéo - Rôle/Titre : Narrateur de la vidéo préenregistrée (aucune personne identifiée) - Domaines d'expertise : N/A Intervenants supplémentaires : - Membre du public - Rôle/Titre : Participant non identifié dans le public - Domaines d'expertise : A posé une question concernant les réseaux de radiodiffusion dans le contexte de la résilience numérique

Intervenants
LH
Loretta Hieber-Girardet
147 wpm · 10 min
VN
Video Narration
123 wpm · 2 min
CD
Constance de Leusse
148 wpm · 2 min
BT
Bosun Tijani
170 wpm · 6 min
MS
Majed Sultan Al Mesmar
92 wpm · 10 min
JH
Jessica Hunter
167 wpm · 5 min
TL
Tomas Lamanauskas
223 wpm · 3 min
KB
Kimberly Brown
153 wpm · 3 min
MB
Martin Bailey
184 wpm · 4 min
AM
Audience Member
136 wpm · 3 s

Résumé élargi : Quand les systèmes numériques défaillent - Comprendre le risque d'une pandémie numérique mondiale

#

Ouverture et cadrage

L'événement parallèle, organisé conjointement par l'Union internationale des télécommunications (UIT), le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) et Sciences Po Paris, s'est ouvert sur une coupure de courant dans la salle de conférence, que la modératrice Loretta Hieber-Girardet a utilisée pour illustrer le thème central de la session. Elle a demandé au public : « Venons-nous de vivre une pandémie mondiale sur les infrastructures numériques ? » Elle a invité les participants à imaginer cette même perturbation se propageant à Genève, en Suisse et dans toute l'Europe, et à réfléchir à ce que cela signifierait si les hôpitaux, les services d'urgence et les systèmes de transport étaient touchés . Ce procédé visait à rendre le risque viscéralement tangible plutôt que purement théorique, et il a introduit la métaphore directrice de la session - la « pandémie numérique » - de manière émotionnellement percutante .

Hieber-Girardet a ensuite exposé les enjeux intellectuels de la discussion, soulignant que les infrastructures numériques sous-tendent tous les aspects de la vie moderne, des systèmes énergétiques et des services financiers aux soins de santé, aux alertes d'urgence, à l'administration publique et à l'action humanitaire . Elle a insisté sur le fait que plus ces systèmes deviennent interconnectés, plus il est crucial de comprendre comment une perturbation dans un secteur peut se propager à de nombreux autres secteurs, sociétés et communautés . La discussion, a-t-elle expliqué, s'appuyait sur un rapport conjoint - When Digital Systems Fail and Three Plausible Scenarios of Systemic Disruption - produit en collaboration entre l'UIT, l'UNDRR et Sciences Po, qui a réuni des experts de haut niveau pour examiner la manière dont les perturbations numériques se propagent en cascade à travers des systèmes interconnectés . La transcription y fait référence sous le nom de « rapport de mai », indiquant qu'il a été publié en mai.

---

#

Le scénario de tempête solaire : une menace crédible et imminente

Avant le débat de groupe, une courte vidéo a été projetée pour illustrer l'ampleur des perturbations numériques potentielles . La vidéo portait sur la menace d'une tempête solaire majeure, s'appuyant sur le précédent historique de l'événement de Carrington de 1859, lors duquel une tempête solaire avait provoqué des étincelles dans les machines télégraphiques et électrocuté leurs opérateurs, certaines continuant à transmettre même après la coupure de courant . La vidéo a noté qu'une tempête d'une magnitude équivalente avait frôlé la Terre en 2012 , et a expliqué que si un tel événement se produisait aujourd'hui, il induirait des courants géomagnétiques dans les réseaux électriques, provoquant la défaillance des transformateurs en cascade, plus rapidement que tout réseau ne pourrait se rétablir . Le remplacement d'un seul transformateur prend entre 12 et 18 mois, et aucune réserve stratégique n'existe .

Les conséquences en cascade s'étendraient bien au-delà du réseau électrique : les centres de données s'éteindraient, les systèmes financiers perdraient les signaux de synchronisation satellitaire qui séquencent chaque transaction, le GPS tomberait en panne, et les aéronefs seraient dans l'incapacité de voler - le tout avec seulement 18 heures de préavis . Les scientifiques estiment la probabilité d'un événement de niveau Carrington à jusqu'à 12 % par décennie, ce qui en fait une possibilité réelle plutôt que lointaine . La vidéo s'est conclue par une observation percutante : « Nous connaissons les risques. Nous connaissons les mécanismes. Ce qui nous manque, c'est une action coordonnée. » Ce cadrage - selon lequel l'obstacle n'est pas la connaissance mais la volonté collective - a donné le ton à l'ensemble du débat qui a suivi.

---

#

Sondage du public et l'ampleur du manque de préparation

À la suite de la vidéo, Hieber-Girardet a conduit un bref sondage auprès du public, demandant combien de participants estimaient que le monde est réellement préparé à une pandémie numérique . Le sondage a suggéré que très peu de participants, voire aucun, estimaient qu'une préparation adéquate existe, tandis que la majorité indiquait le contraire . Ce résultat, combiné à la reconnaissance qu'une perturbation numérique majeure est une possibilité bien réelle aux conséquences bien réelles , a instauré un sentiment d'urgence avant même que le panel ne prenne la parole.

---

#

La planification par scénarios et l'absence de risques isolés

Constance de Leusse, conseillère principale du Tech and Global Affairs Innovation Hub de Sciences Po à Paris, étroitement impliquée dans la production du rapport conjoint, a été invitée à expliquer la méthodologie et les principales conclusions du processus de planification par scénarios . Hieber-Girardet a introduit la discussion en décrivant l'un des scénarios du rapport - débutant par une vague de chaleur intense et aboutissant à une perturbation en cascade des réseaux électriques, des centres de données, des services cloud, des soins de santé, des paiements et des alertes d'urgence - avant d'inviter de Leusse à développer la méthodologie.

De Leusse a décrit comment le groupe d'experts a identifié qu'il n'existe pas de risques isolés dans les systèmes numériques : une vague de chaleur perturbant la connectivité peut se propager en cascade et affecter l'ensemble de la chaîne de la vie moderne, perturbant in fine les soins de santé, les systèmes financiers et tout système dont les populations dépendent au quotidien . Cette prise de conscience a conduit le groupe à adopter une approche holistique et systémique plutôt que de s'appuyer sur des évaluations des risques traditionnelles, qui tendent à traiter les aléas de manière isolée . La méthodologie de planification par scénarios a réuni des experts - lors de réunions virtuelles et en présentiel à Paris - pour travailler collectivement sur ce à quoi pourrait ressembler un avenir perturbé et, plus important encore, sur la manière dont la collaboration pourrait permettre d'identifier des solutions et d'anticiper les effets en cascade . De Leusse a souligné que la planification par scénarios doit être traitée comme un effort continu plutôt qu'un exercice ponctuel, et que le processus collaboratif lui-même a généré des enseignements qu'aucun expert ou institution n'aurait pu atteindre seul .

---

#

Nigeria : de l'expérience vécue à l'action concrète

Le ministre nigérian des Communications, de l'Innovation et de l'Économie numérique, Bosun Tijani, a apporté l'une des contributions les plus sincères et les plus humaines de la session. Il a décrit comment son pays avait déjà subi une mise à l'épreuve réelle de la fragilité numérique lorsqu'une rupture de câble sous-marin avait privé les jeunes Nigérians d'accès aux réseaux sociaux, paralysé le système bancaire et perturbé une partie des services gouvernementaux . Il a reconnu ouvertement que les citoyens l'avaient tenu personnellement responsable de la perturbation, et que cette expérience - plutôt que tout document de politique - lui avait fait prendre conscience de l'importance de la résilience . Il a réfléchi : « Tout ce que nous faisons lorsque nous parlons de transformation des données et que nous faisons migrer davantage l'humanité en ligne, nous devons également assumer la responsabilité de garantir que ces systèmes sont résilients. » Pour contextualiser les raisons pour lesquelles la résilience était devenue personnellement urgente pour lui, Tijani a décrit comment des études avaient montré que le Nigeria avait besoin de 90 000 kilomètres supplémentaires de réseau en fibre optique, qu'il avait levé 2 milliards de dollars à cette fin, et que le déploiement était désormais en cours. Cette expansion de la connectivité numérique rendait la question de la résilience d'autant plus pressante pour lui en tant que ministre augmentant activement la dépendance numérique de son pays.

Tijani a également identifié une défaillance structurelle de gouvernance qu'il a soutenu n'être pas propre au Nigeria : la planification de la résilience dans les domaines de l'énergie, de l'aviation et de la santé est menée de manière indépendante, en silos, son ministère jouant un rôle minime ou nul dans les grands projets numériques des autres secteurs . Il a noté que lorsqu'une crise numérique survient, elle touche simultanément tous les pans de l'économie et de la société, ne laissant aucune place à des prises de décision tardives . Il a admis que les secteurs « continueraient probablement à fonctionner en silos » et qu'« il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet » , présentant la fragmentation comme une réalité inévitable à gérer par des protocoles de contournement.

Sa réponse proposée était triple : premièrement, cartographier les dépendances numériques critiques au sein du Nigeria afin que les interdépendances soient comprises et documentées avant qu'une crise ne survienne ; deuxièmement, mener des tests de résistance intersectoriels simulant des scénarios de panne numérique totale, en commençant par les services financiers ; et troisièmement, clarifier quelle institution au sein de son ministère est responsable de la coordination en cas de crise . Il s'est engagé publiquement à revenir lors d'un prochain événement avec un rapport d'avancement sur ces trois actions .

---

#

Les Émirats arabes unis : une résilience éprouvée sous une attaque réelle

Le Directeur général de la Telecommunications and Digital Government Regulatory Authority des Émirats arabes unis, Majed Sultan Al Mesmar, a fourni la révélation la plus dramatique et la plus significative de la session. Il a révélé qu'au début du mois de mars, les Émirats arabes unis avaient été soumis à une attaque délibérée d'un pays voisin contre leurs infrastructures TIC civiles, ciblant les centres de données, les sites mobiles et les infrastructures satellitaires . Malgré cela, tous les services essentiels - notamment les écoles, les hôpitaux et les systèmes gouvernementaux - sont restés pleinement opérationnels . Il a été catégorique sur le fait que ce résultat n'était pas le fruit du hasard, mais d'une préparation délibérée et de longue haleine : « Ce n'est pas par hasard. Nous nous y sommes préparés il y a longtemps. » Al Mesmar a exposé les principes qui sous-tendent l'architecture de résilience des Émirats arabes unis, développée depuis l'adoption d'une approche nationale en 2010 . Le premier principe est de comprendre les risques avant qu'ils ne deviennent des incidents, notamment les cyberattaques, les catastrophes naturelles, les perturbations des chaînes d'approvisionnement et les risques émergents liés à l'IA, et de les réviser en permanence à mesure que le paysage des menaces évolue . Dès 2010, les Émirats arabes unis ont identifié les câbles sous-marins endommagés comme un risque stratégique et ont travaillé avec les opérateurs pour diversifier la connectivité et éliminer les points de défaillance uniques . Aujourd'hui, les Émirats arabes unis se connectent au monde via 21 à 22 câbles sous-marins entrant par deux emplacements différents, complétés par une couverture mobile de la 2G à la 5G à 99,8 %, deux sociétés satellitaires fournissant respectivement des services à large bande et des services mobiles, et la capacité d'activer tous les services VoIP disponibles en appuyant sur un seul bouton si les cinq réseaux mobiles tombent en panne . Il a décrit cela comme « le résultat d'un investissement à long terme, non pas le fruit du hasard. » Le deuxième principe est que la résilience est une responsabilité partagée nécessitant une coordination entre les gouvernements, les opérateurs, les fournisseurs d'énergie, les institutions financières et les entreprises technologiques . Pour opérationnaliser cela, les Émirats arabes unis ont créé la National Crisis, Emergency, and Disaster Management Authority (NCEMA) en 2007, réunissant le gouvernement et le secteur privé sous un cadre unique pour des décisions coordonnées et un partage rapide de l'information . Al Mesmar a insisté sur le fait que « la résilience dépend d'institutions solides autant que de technologies robustes » , et que les Émirats arabes unis organisent des exercices de simulation sur table annuels au sein du secteur TIC et des exercices de terrain tous les deux ans, en plus des exercices nationaux impliquant d'autres entités . Le troisième principe est que la résilience doit être intégrée dans l'architecture elle-même, avec des charges distribuées, de la redondance et une diversité géographique garantissant la continuité des services lorsqu'un composant tombe en panne . Il a conclu : « La résilience est une question de gouvernance, de partenariat, d'apprentissage continu et d'innovation, pas seulement de technologie. » ---

#

Cyberdiplomatie : gérer les risques au-delà des frontières

L'ambassadrice australienne pour les affaires cybernétiques et les technologies critiques, Jessica Hunter, a abordé la dimension transfrontalière des perturbations numériques, notant que de tels événements ne s'arrêtent pas aux frontières nationales . Elle a ancré ses remarques dans l'expérience nationale vécue, citant la propre confrontation de l'Australie avec une crise météorologique ayant mis hors service le réseau électrique pendant plusieurs jours, ainsi que le cas de la coupure de connectivité de 38 jours de Tonga en 2022 à la suite d'une rupture de câble - une illustration concrète de la rapidité avec laquelle l'isolement numérique peut devenir une urgence humanitaire.

Elle a identifié trois risques spécifiques qui émergent dans le vide informationnel d'une crise. Le premier est l'incompréhension : dans les suites immédiates d'une perturbation, il est souvent difficile de déterminer si la cause est une attaque physique, une cyberattaque ou un événement non intentionnel, et cette ambiguïté crée un potentiel dangereux de mauvaise communication entre différentes juridictions politiques . Le deuxième est l'escalade, tant au sein des agences nationales qu'au-delà des frontières internationales, différents gouvernements pouvant réagir à leur propre compréhension incomplète des événements . Le troisième est le retard - dans la détection, la résolution de problèmes et la réponse - qui aggrave les dommages causés par la perturbation initiale .

Hunter a soutenu que la diplomatie, les relations humaines et les points de contact préétablis sont les outils essentiels pour gérer ces risques . Elle a décrit plusieurs approches pratiques. Au niveau mondial, le droit international s'applique aux crises numériques tout comme aux crises hors ligne, et les normes de l'ONU sur le comportement responsable des États fournissent un cadre pour clarifier les faits techniques lorsqu'ils sont contestés . Les réseaux mondiaux de confiance - notamment les équipes d'intervention en cas d'urgence informatique (CERT), l'International Watch and Warning Network (IWWN) et le répertoire des mécanismes mondiaux en matière de cybersécurité - permettent un partage rapide de l'information et réduisent les risques de mauvaise communication . Au niveau régional, l'Australie travaille avec l'Asia-Pacific CERT et le Pacific Cyber Security Operations Network (PACSON) pour connecter les nations et renforcer les capacités de résilience . Par le biais de son programme pour l'Asie du Sud-Est, l'Australie collabore étroitement avec les membres de l'ASEAN et les partenaires des îles du Pacifique pour tester et exercer des scénarios de crise intersectoriels, fournir des technologies fiables et sécurisées, et mener des travaux de préparation aux crises . Elle a souligné que le partenariat public-privé est essentiel car, si les gouvernements et les régulateurs définissent ce que signifie une bonne pratique, la plupart des systèmes critiques sont détenus et gérés par des partenaires industriels qui doivent être inclus dans les tests de scénarios et la préparation aux crises . Elle a conclu que les tests, les exercices et la préparation représentent le meilleur effort collectif entre gouvernements et infrastructures public-privées pour garantir la disponibilité face à la prochaine perturbation numérique - ajoutant, avec une autocorrection, qu'une telle perturbation n'est pas une question de si, mais de quand .

---

#

UIT : donner l'alerte et rendre la préparation opérationnelle

Le Secrétaire général adjoint de l'UIT, Tomas Lamanauskas, a été interrogé sur la manière dont l'UIT aide les pays à passer d'une réaction aux perturbations numériques à la construction de la résilience avant que les crises ne surviennent . Il a commencé par établir un parallèle avec la COVID-19, notant que de nombreux décideurs politiques rejettent actuellement les scénarios de perturbation numérique catastrophique comme relevant de la science-fiction - tout comme une pandémie était considérée comme improbable quelques années seulement avant qu'elle ne se produise . Il a utilisé la probabilité d'un événement solaire de niveau Carrington pour remettre en question cette complaisance : « C'est une probabilité assez élevée. Et si cela détruit votre réseau électrique et vos réseaux mobiles, pouvez-vous prendre ce risque ? » Lamanauskas a décrit l'approche de l'UIT comme une chaîne structurée d'activités de préparation, calquée sur ses travaux existants en matière de cybersécurité : évaluations nationales, stratégies nationales de cybersécurité, développement des infrastructures et exercices cybernétiques . Il a noté que cette chaîne doit être déclenchée par une véritable compréhension de l'importance de la préparation, et que le rôle de l'UIT comprend la sensibilisation ainsi que l'assistance technique . Il a mis en évidence deux domaines spécifiques de travail international en cours : la résilience des câbles sous-marins, pour laquelle un conseil consultatif international concluait son cycle avec un panel de haut niveau et des recommandations le lendemain ; et la durabilité spatiale, pour laquelle l'UIT travaille à remédier à l'accumulation de débris orbitaux à mesure que les infrastructures satellitaires deviennent de plus en plus critiques . Il a soutenu que la prochaine étape consiste à faire vivre aux gens une véritable expérience de perturbation à grande échelle, afin que la réalité d'une crise numérique devienne viscérale plutôt qu'abstraite .

---

#

GSMA : les réseaux mobiles comme bouées de sauvetage humanitaires

Kimberly Brown, responsable de Mobile for Humanitarian Innovation au sein du GSMA, a mis en évidence le rôle des réseaux mobiles comme bouées de sauvetage lors des crises humanitaires et l'importance de mécanismes préétablis pour maintenir la connectivité . Elle a noté que les questions abordées tout au long du panel ne sont pas seulement techniques, mais fondamentalement liées à la coordination et à la préparation . S'appuyant sur l'expérience du GSMA à l'intersection des opérateurs de réseaux mobiles, des gouvernements, des partenaires humanitaires et des régulateurs , elle a décrit comment les enseignements tirés des pratiques de résilience des opérateurs de réseaux mobiles peuvent être traduits dans des cadres de résilience numérique plus larges .

Brown a souligné que des mécanismes tels que les protocoles de crise préétablis, les plans de continuité des activités, les dispositions relatives à l'accès à l'énergie et aux carburants, le partage d'infrastructures et l'itinérance d'urgence nécessitent une préparation considérable en amont pour être efficaces . Elle a noté que le GSMA avait récemment contribué à un rapport de l'UIT sur l'itinérance d'urgence, et que la mise en œuvre de l'itinérance d'urgence en situation de crise nécessite un travail considérable en amont . Elle a également souligné que les événements composés et séquentiels en cascade - des tempêtes succédant à des inondations, des tremblements de terre entraînant des déplacements de population - sont déjà une réalité vécue pour les acteurs humanitaires et l'écosystème mobile, rendant la collaboration intersectorielle et les protocoles préétablis essentiels pour le rétablissement des réseaux mobiles et de tous les autres services vitaux .

---

#

L'Union européenne : gouvernance multi-aléas et prospective pilotée par l'IA

Martin Bailey, de l'Office européen de l'IA au sein de la Commission européenne, a présenté l'approche multicouche de l'UE en matière de résilience numérique . Sur la cybersécurité, il a décrit une série de mécanismes établis de longue date : le Cyber Shield de l'UE pour la détection transfrontalière des menaces, le Cyber Blueprint de l'UE pour le commandement et le partage d'informations en cas de crise, des exercices cybernétiques à grande échelle menés par l'Agence de cybersécurité de l'UE dans les États membres, et la constitution de stocks de biens numériques ainsi que médicaux . Il a également fait référence à la Stratégie de l'Union pour la préparation de l'UE comme approche tous risques en matière de résilience .

Bailey a ensuite décrit les travaux de l'Office européen de l'IA, qui s'attache à passer d'une surveillance fragmentée par aléa unique à une prospective intégrée, en utilisant des outils d'IA ouverts et fiables . Il a cité la catastrophe des inondations européennes de juillet 2021 - qui a causé 400 morts et 40 milliards de dommages - comme étude de cas d'une défaillance systémique . Il a soutenu que ce qui avait dysfonctionné n'était pas le modèle de prévision, mais l'ensemble de la chaîne : les données, la prise de décision et l'action . Cette observation a renforcé le thème général de la session selon lequel la résilience nécessite non seulement des infrastructures techniques, mais aussi des chaînes institutionnelles fonctionnelles pour agir sur l'information. Bailey a également souligné l'importance d'intégrer de la redondance dans les systèmes, de les maintenir en open source et de s'éloigner des « boîtes noires » propriétaires dont les opérateurs peuvent être inconnus . Il a mentionné des initiatives spécifiques, notamment des projets visant à préparer les villes à tout type de catastrophe - qu'elle soit numérique ou physique - et a noté que l'UE est engagée dans des travaux de modélisation de la reconstruction en Ukraine et dans d'autres zones touchées. Il a décrit l'objectif de l'UE de développer des outils et de les mettre à disposition au-delà des frontières de l'UE par le biais de partenariats de confiance, reconnaissant que les communautés les moins préparées aux perturbations numériques sont souvent celles qui disposent du moins d'outils .

---

#

Convergences, tensions et questions non résolues

Au sein du panel, un degré de consensus remarquablement élevé a émergé sur les principes fondamentaux de la résilience numérique. Tous les intervenants ont convenu que les perturbations numériques se propagent en cascade à travers des secteurs interconnectés ; que la résilience doit être construite avant une crise par des investissements à long terme plutôt qu'improvisée pendant celle-ci ; que les exercices, simulations et tests de résistance sont indispensables ; que la coordination intersectorielle avec des protocoles clairs est essentielle ; et qu'aucune organisation ou pays ne peut gérer seul une crise numérique .

Sous cette apparente convergence, cependant, se cachaient des tensions significatives. Tijani a admis que les secteurs « continueraient probablement à fonctionner en silos » et qu'« il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet » , présentant la fragmentation comme une réalité inévitable à gérer par des protocoles de contournement. Al Mesmar, en revanche, a présenté la NCEMA des Émirats arabes unis comme la preuve qu'une coordination intersectorielle unifiée est structurellement réalisable , laissant entendre que la planification en silos n'est pas inévitable. De même, les remarques d'Al Mesmar ont accordé une importance considérable aux solutions d'infrastructure technique , tandis que Hunter et Bailey ont également mis au premier plan la gouvernance, la diplomatie et les chaînes institutionnelles comme étant tout aussi essentielles . Un membre du public a également soulevé la question de savoir si les réseaux de radiodiffusion - radio et télévision - devraient être plus explicitement intégrés dans les cadres de résilience , un défi qu'Al Mesmar a reconnu sans le résoudre pleinement, notant que les services de radiodiffusion avaient continué pendant l'attaque contre les Émirats arabes unis, avant de pivoter rapidement pour soutenir que « le mobile est en train de tout prendre en charge » .

---

#

Conclusions et perspectives

Hieber-Girardet a clôturé la session en rassemblant les thèmes clés et en identifiant la lacune la plus significative qui subsiste : « Le risque numérique n'a pas été systématiquement intégré dans de nombreux plans de gestion des risques de catastrophes que nous observons au niveau national. Il reste donc beaucoup de travail à accomplir, beaucoup de leçons à tirer. » Cette observation a servi de correctif aux exemples impressionnants de préparation présentés par les Émirats arabes unis, l'Australie et l'UE, rappelant au public que ceux-ci représentent l'exception plutôt que la règle. Elle s'est engagée à continuer à travailler avec l'UIT pour diffuser les recommandations du rapport conjoint et à recueillir et partager les leçons apprises entre les pays .

La session s'est conclue sur un large accord selon lequel les outils, les cadres et les partenariats nécessaires pour agir existent déjà, mais que la traduction de ce consensus en action coordonnée aux niveaux national et international demeure le défi central. Le rapport conjoint de l'UIT, de l'UNDRR et de Sciences Po a été identifié comme un vecteur de sensibilisation des ministres et des décideurs politiques du monde entier , et l'engagement public de Tijani à revenir avec un rapport d'avancement sur les trois points d'action du Nigeria a fourni un mécanisme concret de responsabilisation qui a donné à la discussion un sentiment de dynamique continue au-delà de la session elle-même.

Loretta Hieber-Girardet
Good afternoon everyone and welcome to today's side event on when digital systems fail, understanding the risk of a global digital pandemic. My name is Loretta Heber -Giraudet and I have the pleasure of walking you through today's session. Before we begin. Okay, all right. Have we just experienced a global pandemic on digital infrastructure? Now, imagine if what we're experiencing right now was taking place throughout Geneva, throughout Switzerland, throughout all of Europe. I think we can end the digital pandemic. Look back on the light. And just to give you a taste of what could happen when the lights in the room go out, when the lights in the city go out, and when the lights in the country go out. And imagine if this was in a hospital or in an emergency service or our transport systems were affected by this. This is just a tiny glimpse of the type of cascading digital disruption that we're here to discuss today. what happens when the digital systems that we depend on every single day suddenly fail and what can be done now to make sure this disruption does not become a disaster. So, as we know, digital infrastructure underpins absolutely every aspect of modern life. Our energy systems, our financial services, health care, emergency alerts, public administration, humanitarian action. The more connected these systems become, the more important it is that we understand these interdependencies and understand the disruption in one sector can spill over across many sectors, many societies, and many communities. So, to help us explore this issue from different perspectives, we are joined today by an excellent panel representing government, diplomacy, the regulatory services, international cooperation, and academia. And this discussion... This discussion built on a joint initiative by the ITU, my own organization, the United Nations Office for Disaster Risk Reduction, and Fiance Po in Paris, France, which brought together... senior experts to examine how digital disruptions can cascade across interconnected systems. And that work culminated in the May report, When Digital Systems Fail and Three Plausible Scenarios of Systemic Disruption. So thank you very much for being with us today. Before we turn to the discussion, we're going to start with a very short video just to set the scene.
Video Narration
What if the sun took down the global internet? Sounds far -fetched? It isn't. In 1859, a solar storm struck Earth, known as the Carrington Event. The auroras were so bright that birds began singing in the middle of the night, thinking morning had come. The telegraph machines sparked and shocked their operators. Some kept transmitting. Even after the power was cut. That was 166 years ago. But it almost happened again. In 2012, a storm of the same magnitude narrowly missed us. When a major solar storm hits, it drives geomagnetically induced currents through power grids. If it happens now, transformers sail in a cascade faster than any grid can recover. Replacing a single transformer takes 12 to 18 months, and there is no strategic reserve. Without power, data centers go dark. Financial systems lose the satellite timing signals that sequence every transaction. GPS fails. Aircraft can't fly. And we would have only 18 hours of warning. These vulnerabilities are well documented. Scientists expect another Tarrington -level event within this century, possibly within decades. The probability is... Estimated at 2 to... 12 per decade over a lifetime that's the real possibility not a remote one we know the risks we know the mechanisms what we lack is coordinated action a solar storm won't stop at borders but every country every sector can prepare we don't need the storm to happen first read the new expert report on the risks of our digital world what we are taking for granted and what we can still do
Loretta Hieber-Girardet
great so i think you have a sense of what we're here to talk about today and before we begin the discussion i'd like to do a very short poll with all of you in the room how many of you think we're actually prepared for a digital pandemic please raise your hand okay who thinks we're not prepared for a digital pandemic Is there anyone who's not sure? And yet we've heard it's a very real possibility with very real consequences. So let's begin our discussion. First, though, I'd like to invite Constance Deleuze, who's the Senior Advisor of the Tech and Global Affairs Innovation Hub at Sciences Po in Paris, to set the scene. Constance, who was very much behind the report that we jointly collaborated on. One scenario in this report starts with a severe heat wave, and I think this is something we can all relate to, right? And ends with cascading disruption across power, data centers, cloud services, health care, payments, and emergency alerts. So what does this reveal about the interdependencies in today's digital systems? And what did the scenario process help the expert group see that traditional risk assessments may actually mean?
Constance de Leusse
Ms. well thank you so much thank you lori and good afternoon everyone it's a pleasure to participate to this conversation and it was a true pleasure to work with uh the itu and unddr on this very very important uh report and uh and topic uh in looking into the specific uh issue basically what we managed to identify is that there is no isolated risks uh when there's a heat wave when it um results into uh connection problems or disruptions of our connectivity what we realize is that this is going to impact the entire chain of our lives this can ultimately disrupt health care financial systems any kind of uh system that we depend on on a day -to -day basis so the really important lesson from this process was basically that we needed to have a holistic a systemic approach to this issue and In discussing with our experts here at Sciences Po, what we decided to do was to adopt a scenario planning process and methodology. Why did we do this? The idea was to identify, okay, what could fail? What could happen? How can we best anticipate the cascading effects of such an issue? By bringing experts together, going through different meetings, virtual, in person here in Paris, we all worked together on, okay, what could this future look like? And more importantly, how can we all work together and collaborate to identify solutions and best anticipate these kinds of issues? So basically, that was the approach. We learned that we all had to work together. We all realized that the scenario planning was probably an ongoing effort for us, and we were very happy to collaborate with our partners from the UN and, of course, all of the other experts. So thank you very much for
Loretta Hieber-Girardet
the opportunity, and back to you, Laurie. Thank you very much, Constance. So it's now time to hear from our panelists, and I'm going to invite each panelist to focus on one very practical question, and that is, from your perspective, what can be done now before the next disruption to strengthen resilience? And I would like to please start with Nigeria, and it's my honor to invite His Excellency Boson Tijani, who's the Minister of Communications, Innovation, and Digital Economy from the Federal Republic of Nigeria, to respond to this question. Now, Nigeria is an enormous country. It's a country where digital transformation, connectivity, and inclusion are central to national development. From your perspective, could you please share what is the one practical step that Nigeria is already taking to make sure that the digital infrastructure
Bosun Tijani
is more resilient and more inclusive? Please. Thank you so much, I'm not sure thank you for the invitation I think this is gradually becoming one of my most my favourite topics and I think for me it comes from the fact that I think as leaders when we spend time pushing for development in society I think we also have to be careful to ask difficult questions as to ensuring that we're protecting society from the things that we build and that we push personally one of my main goals as a minister is to wire the entire country of Nigeria the studies have shown that Nigeria needed additional 90 ,000 kilometres of fibre optic network for it to be able to fulfill its interest in terms of connectivity. And I focused on that over the last two years. I've raised $2 billion. We're now in the process of deploying that network. The implication, however, is that I understand that it means that I get the country closer to nearly everything being online. It means more hospitals will be online, more schools will be connected, the security systems will be connected. But I think I got a fantastic opportunity to experience what it means when digital failed. And Thomas became a good friend of mine because of this topic, actually. When two years ago, Nigeria had its first test under my leadership of the Swapsea Cable Court, which meant all the young people in the country that couldn't go on social media were cussing out and saying I'm a useless minister because they couldn't get online in two days or in some hours. And the banking system wasn't working. And we got to a point where, as a country, people now go into bank branches less. So they needed to do most of their banking online. A portion of government services also didn't work. And so for me, it took that experience to realize that resilience is extremely important. That everything we do as we talk about data transformation and as we move humanity more online, we must also take responsibility to ensure that these systems are resilient. But unfortunately, that's not the reality on ground. When we still plan for energy, it's done independently. When we think of aviation, the planning for aviation and resilience in aviation is done differently. They do come to my ministry for spectrum and things like that, but that's about it. Healthcare, for instance, we have a big technology data project in healthcare in Nigeria, which my ministry is not a major part of. I think this is a challenge and is not unique to Nigeria. It's the case for many countries, even in some developed countries. So for me, I think concrete actions that we should be taking. One is coordination. I think at the barest minimum, there needs to be clear protocol on who needs to gather . I think that's the biggest challenge. key stakeholders when we have these challenges? Who's going to make the call? Who do people listen to? I think it's important that we take that into consideration. Information as well. Who is the person that is going to control the information, release information to this organization? Who is taking the decision? Because when you have this crisis, it's going to touch every part of the economy and society. So you don't have the luxury of time to delay in terms of how you take decisions to mitigate it. So I think that's also something that is important. And perhaps it's also to be able to define what would trigger the coordination actions because these entities will still likely walk in silos. There's nothing we can do about it. So while I was preparing for this, I thought this is an opportunity for me as a minister to actually also go back home and do something. So Thomas, I've been thinking about it. And since this report came out, every two weeks, I've gone to Thomas or go to the SGA. and say, have you thought of promoting this report in this manner? Because I think every minister in the world should actually take this report seriously if you're not yet thinking about how you think of resilience and managing distance. So I'm going back home, you know, thinking of three things that I could do. One is that we should map critical digital dependencies. So within our society, where are the dependencies and can we know and map them and have that information? I think that will go a long way. And now we manage this. The second is also, if possible, I'd love to, before I start being a minister, conduct some sort of cross -sector stress test as well to see if we have this total breakdown. Maybe financial services is a great example. What would that mean for financial services in the country and what are the opportunities for us to design a protocol that can help us manage things better? And I think the last one is probably my ministry. Make sure there's clarity. on what institution will also step up to do the coordination. Because when you think of Ministry of Communications and Digital Economy, you have the folks who are the regulator for telecommunications, you have IT development agency, you have your satellite company, you have data protection. There may be times where there's no clarity as to who should be doing what. So I think that's also something easy that I can do and ensure that that clarity is there. So that's my thinking in terms of what we're experiencing, what we're doing, and hopefully most of the time when we come on panels, right, we just come to talk. But I think this panel has inspired me to go back home, and I
Loretta Hieber-Girardet
Thank you very much. And I understand, Your Excellency, that you need to move on to another session. That's absolutely fine. But you have left us with three very important messages. On the next steps to take around mapping the critical interdependencies. of the data dependencies, the need to cross -sectoral stress testing, and also the multi -sector coordination. So we will be very eager to hear next year at the next event how you have done in Nigeria.
Bosun Tijani
I'll come back with a report. Thank you.
Loretta Hieber-Girardet
Thank you so much. Thank you again for joining us. It's my pleasure now to turn to His Excellency Engineer Majed Sultan al -Masmar, who is the Director General, Telecommunications and Digital Government Regulatory Authority of the UAE. Director General, resilience requires action before a crisis happens. So how can investment, innovation, and public -private cooperation strengthen digital resilience before a disruption occurs?
Majed Sultan Al Mesmar
Thank you. Okay. Thank you for giving me the chance to present my part. The UAE has just been... went under attack beginning of March by a neighboring country. They attacked our civilian ICT infrastructure. And I am responsible for the ICT sector as well as the government services. But none of those services, the critical services, went down. It's not by a chance. They have hit our data centers, mobile sites, even some of the satellites' infrastructure has been hit. Yet we managed to have all critical services running up. Schools, hospitals, the government services. It's not by a chance. But we have prepared for this a long time ago. I have prepared a short text. I will just go through it, and I'll be more than happy to answer any questions. I may have to leave. Our booth is downstairs. You can just come at any time. I'll be more than happy to share our experience with you. We believe that resilience is not built during crisis, but it's built long before the crisis happens. Since adopting national approach to digital resilience in 2010, we have learned five key principles. I'll just limit it to three. I have removed two. I thought I was... I was going to be given only three minutes. Well, it's lengthy. First, understand your risk before they become incidents. Resilience starts with identifying risk threatening your digital ecosystem. Cyberattacks, natural disasters, supply chain disruption, or emerging AI -driven risks and reviewing them continuously because the threat landscape evolves every day. As early as 2010, the UAE identified damaged submarine cables as a strategic risk. Working with operators, we diversified connectivity and eliminated single point of failure. That's when I said our networks kept running, although submarine cable was cut. Data center. We're hit. But we had. resilience, we had alternative diversity and that's what really helped us continue running, offering the services. And eliminated single point of failure. Today the UAE connects to the world through multiple cable systems, routes and complementary technologies. We have from 2G to 5G 99 % 99 .8 % coverage. We have 21, 22 submarine cables coming into UAE in two different locations. Some of them from the Arabian side and the others from the Gulf of Oman. So I have the diversity from both sides. Blocking does not affect us. we have two satellite companies one offer broadband services and the other one mobile services that's another diversity and even if those five networks from 2G to 5G are down we still can offer the service for the mobiles through the Wi -Fi with a single button we can just activate every VoIP available in the world and you can talk to anyone the results of long term investment that's the result of long term investment not a chance and because plans on shelf have little value we have tested them through more than 30 national resilience drills with governments and critical infrastructure partners Second, technology. Resilience is a shared responsibility. No organization can manage a digital crisis alone. Governments, operators, energy providers, financial institutions, and technology companies all depend on one another. That's why in the UE we established 2007 NCEMA, National Crisis, Emergency, and Disaster Management Authority, uniting governments and the private sector under one framework for coordinated decisions and rapid information sharing. Resilience depends on strong institutions as much as robust technology. Honestly, every year we have... table drills ICT sector and every two years we have field drill that's in addition to the national drills where other entities join us we do the drills we learn from them and when we put in the situation that aggression we weren't guessing what to do we were only doing what we have been doing during the drills it helped us a lot finally resilience must be designed into the architecture itself critical services should never depend on a single point of failure with distributed loads redundancy and geographical diversity services continue seamlessly when one component fails throughout submarine cables cuts severe flooding, and the recent attacks targeting the UAE, essential digital services remained operational. In conclusion, resilience is about governance, partnership, continuous learning, and innovation, not only technology. If we invest today in preparedness and intelligent digital infrastructure, essential digital services will remain available when our societies need them most. With that, I
Loretta Hieber-Girardet
Thank you very much, and you really have emphasized that threats can come from different places from your digital infrastructure. Not just natural hazards, and the importance of preparedness, and the fact that you built redundancies into your systems from the very beginning, and we're able to withstand this. So thank you very much for sharing that. I understand you also have to leave, but I do invite the audience to visit the UAE stand and to learn more about this. One question from the audience. Yes, please, sir. Go ahead. I'll repeat the question so everybody could hear. Does the UAE use all broadcasting networks, or why not?
Audience Member
Broadcasting. It's also radio and TV broadcasting.
Majed Sultan Al Mesmar
Broadcasting. Okay. We have the broadcasting also never, the services continued and did not stop. But why are you saying we don't believe in broadcasting? Because I didn't mention it? Because I wasn't the purest human. I know. Mobile is taking over everything. I can have all the channels in the mobile. But yet, we still have the network running. And when you say we didn't support, that's another discussion. If we take part of the spectrum and we allocate it for a critical service, that doesn't mean we don't believe in that service. But mobile, our lives just go around mobile now. I mean, well, excuse me. You go to the bathroom, you take off your clothes, but it's still mobile with you. Correct me if I'm wrong. You would forget anything. Sometimes. I know people who forget even their wives and their children. shopping centers, but they will never forget their mobile. Okay.
Loretta Hieber-Girardet
Thank you very much, Engineer Majad Sultan Al -Naswar. Thank you. Very appreciated. Thank you very much. Thank you. My apologies. So we're now going to turn to the question of cyber diplomacy and responsible state behavior. And it's my pleasure to invite Ambassador Jessica Hunter, who's the Ambassador for Cyber Affairs and Critical Tech from Australia, to talk to us about how many digital disruptions we know do not stop at national borders. So how can responsible state behavior and cyber diplomacy help prevent digital disruptions from escalating across
Jessica Hunter
and there is an insatiable appetite for information. And in that context and that crisis moment, because of the incomplete nature of information originally, that is where significant risk comes in. And I raise this so that I can then talk through the practical steps to mitigate some of those risks. But the first risk which we see and we saw in Australia when we had a weather crisis, which took out our electricity grid for several days, we've seen it with our dear friends in Tonga in 2022, who had 38 days without connectivity due to a cable disruption. We see the first thing is a risk of misunderstanding. And that risk is around, is it a physical attack or is it a cyber attack? Or is it just an unintentional activity which has disrupted that connectivity in that network? We see risk of escalation, whether that is in with domestic agencies, but also to the point made by Loretta, this doesn't stop at your border. So the risk from a... miscommunication or escalation perspective across different political borders. and how different governments may respond to their understanding of the incomplete information at that moment. We also see a risk in particular of delay. So that's a risk of delay of detection, which then delays your ability to problem solve, to respond and then be more resilient. So those three risks manifest in an environment with limited information. And that's really where diplomacy comes to the fore and really where the connectivity between humans and relationships and points of contact and exercising and testing our systems really are critical. So this is where I'd be keen to share some of the approaches Australia has taken not only domestically but importantly into our region. And the first is first principles. International law applies in a crisis whether it's digital, online or whether it's offline. And obviously norms set by the United Nations provide some of that clarification around responsible state behaviour, particularly when technical facts, become contested and where there is risk of miscommunication. The second, if I take from first principles, a global approach, there are several trusted networks that already exist globally for us to connect into to share that information and to reduce some of that miscommunication. Some of those trusted networks, like the computer emergency response teams, which many of our nations and member states are a part of, and where we can draw on that warning network. There are also points of contact in the directory of global mechanism on cyber in particular, which are tested and updated on a regular basis. And there's the global warning network, the IWWN, which enables us to share information very quickly in order to produce a practical outcome. But if I take it from those global warning networks down to the region, and particularly in the Asia -Pacific, which is so critical for connectivity, we in Australia with our Pacific partners are taking a range of steps to take those practical and principle -based norms and actually deliver action. So the first is working closely with the Asia -Pacific CERT And then the fifth is working closely with the IWWN And then the sixth is working closely with the IWWN and the PACSON, which is the Pacific Cyber Security Operations Network, which are very practical networks to connect nations to understand and unpack what's required from a resilience perspective if you do suffer a cyber or digital infrastructure disruption. The second is the Australian Government's Southeast Asia Program, where we work very closely with ASEAN members and Pacific Island colleagues and family, and we ultimately test and exercise scenarios, much like many of the other panellists have said, the power of exercising in a crisis ahead of a crisis, and very importantly, that's cross -sectorial, because if there is an impact or disruption in the energy sector, it may also have an impact or disruption flow into the telecommunications sector. We undertake crisis preparedness work and then also provide trusted and secure technologies to a lot of the nations to ensure that they are more resilient and able to recover more quickly. Going back to my earlier point of the risk assessment, risk of time delay for resilience and detection. And then finally into all of that is the public -private partnership. Whilst governments and regulators on this panel have a role to play in determining what good looks like and determining the priority systems of national significance, ultimately a lot of these systems are managed and owned by our industry partners. So bringing them into the scenario testing, bringing them into the crisis preparedness and ensuring they also have their own connectivity and networks in order to resolve some of those matters. So that's taken a very first principles, global, regional approach. But going all the way back, ultimately testing, exercising, preparing is ultimately the best attempt across government and public -private infrastructure, ultimately to ensure that you're prepared for the next digital disruption. Not when, but if. Oh, no,
Loretta Hieber-Girardet
Thank you very much, Ambassador, for that very rich intervention. delineating the risk, but also the solutions for mitigating these risks. Now, we are running short on time, so I'm going to have to ask our panelists to keep their interventions a bit short. But I would like to now ask Thomas Lamanoskis, who's the Deputy Secretary General of ITU, a really critical question. We at UNDRR know that most of the resources investment go in after a disaster strikes, rather than on preventing the disasters. So, how can ITU, or how is ITU, helping countries move from reacting to digital disruptions to building that resilience before these disruptions, these crises occur? Two minutes, please.
Tomas Lamanauskas
Oh, wow. Thanks, Ro. Thanks. We'll try to be resilient in that way as well. So, look, I think this work that we've been doing with you now, you know, Laurie, and thanks for this great partnership and transport by bringing attention to the memberships and raising alarm bell is actually part of that work. Because I think a lot of that, for example, what you showed here, is what people would think is a sci -fi movie. This will never happen. We can wash it and forget it, you know. But probably we thought that same way about COVID, you know, like, you know, just like six, seven years ago, you know, just felt like it's a, you know, sci -fi movie, you know, until it happens, you know. So I think here, again, it's a raising alarm bell, you know, like, look, actually it is, yes, you've seen a sci -fi movie, but it's not unlikely, you know, like what, around 12 % of likelihood for current event to happen in the next decade. It's 12%, it's a pretty big chance, you know. And if it burns down your electricity network and kind of mobile networks, you know, can you take that chance? So I think raising that alarm bell and bringing information is the first step. Second step, of course, is like, you know, helping on the preparedness and kind of making it operational. And I think we have models now. Look on cybersecurity, for example, and Ambassador spoke here, we have, like, the two has, like, what they call product line, you know. So we help countries to do the national assessment, you know. We help countries to do national cybersecurity strategies. Then we help build infrastructure. It's a national. It's a national set. And then we do like a cyber drill to prepare that. And I think similarly what Mr. Tajani and then Engineer Elma Smart mentioned, you know, you need to do this here. So there's this chain. It's just to trigger that chain, you need to understand that that's important. I think that's kind of what we are working. And in some other areas, we already started doing that. You know, for example, submarine cable, okay, it needed some breakages, you know, to actually say, okay, no, no, we need to do something about it. You know, we kind of like, and these some breakages around the world, you know, for some countries it was very political. For some countries it was accidental. But people recognize, okay, this is important infrastructure, we need to do that. You know, tomorrow, by the way, just a bit of advisement, we'll have a last meeting of our international advisory board and submarine cable resilience, finishing that cycle and high -level panel on that as well, presenting recommendations on what needs to be done. On satellites, now we have some satellite sustainability, space sustainability for it, two years in a row, happening this year. How do we manage it? Starting the accumulation of debris as well in the space as we want to use that space. It's small. So bringing that intention, starting to speak about the practices, and then really moving that actionability there. And I think now the question is, and I think what they liked about both, you know, all three interventions about this kind of we need to test systems, you know. I think here, you know, I came after you switched off the lights, I think, already. That's a good way, you know, but I think we need to do that on scale, you know. And so for me, the next stage of this, and that's what affects stop, I think we need to now make sure how we really make people experience that so that this becomes
Loretta Hieber-Girardet
Yeah, absolutely. Thank you very much. And really, the importance of drills and simulations can't be overestimated. I really think it's an important point. It's a very important point for early warning systems and testing them. And I mention this because I now turn to Kimberly Brown, who's the head of Mobile for Humanitarian Innovation at GSMA, the partner for us with the Early Warnings for All initiative. Kimberly, mobile networks are often lifelines during humanitarian crises. Now, what can you tell us? What have you learned or what have we learned? Let's start with you. are there from how mobile networks and humanitarian response can help make connectivity more resilient during crises? Please, just two minutes, because otherwise our friend Martin will have 30 seconds.
Kimberly Brown
Absolutely. I will save time for Martin. And thanks very much, everyone, and to you for having us on this panel. And I think it's easy for me to keep my remarks short because all these distinguished panelists have raised such important points that I wanted to raise as well. We work at the intersection of mobile network operators, governments, humanitarian partners, regulators. As Laurie mentioned, we work a lot on early warning systems with partners on this panel. But as others have said, these issues are technical, but they're about coordination, and they're about preparedness. And I think those can feel like basic concepts, and we've thought about that a lot. But when we looked at the experience... of mobile network operators and their resilience and brought that into our discussion in the critical digital risks work, which was excellent to convene with that group. We really saw the learnings there could be translated into some of the things that we were thinking about that maybe have not yet happened or not happened for some time. So, of course, when we see pre -agreed crisis protocols, business continuity plans, and people were mentioning energy and fuel access arrangements, infrastructure sharing, we've just participated and contributed to an IT report about emergency roaming. And to instigate emergency roaming in an emergency, you need to do a lot of work in advance. But these are really powerful mechanisms that can work to help with resilience and help to be able to keep systems, early warning alerting in place. And when we talk about... compound cascading sequential events. These things are already here. You know, that's something that we talk about in the critical digital risks work, but we see storms follow floods, earthquakes lead to displacement. So we're, as humanitarian actors and also the mobile ecosystem, we're already all, already responding to these compound and sequential events. So it's the collaboration that really helps us to lead to the restoration and restoration of mobile networks, but all the other vital services that are needed. So I think many of my fellow panelists have brought their own perspective, and I think the composition of this panel really just shows all this expertise and how we are working together and how there's even more opportunity for that shared learning. So I'll leave it there. Thank
Loretta Hieber-Girardet
you so much, Kimberly. And now our last panelist is Martin Bailey from the European AI Office from the European Commission. So tell us, what is the EU here doing that's going to ensure that digital resilience is not only regulated, but really effectively implemented in this part of the world, in the European Union countries? Please. keep it short but I really appreciate to hear I'll
Martin Bailey
just check that because a lot has already been said so as I've only got a few seconds I will just list very quickly on cyber we've been doing a lot for a long time, I mean we have the cyber shield which across Europe deals with cross border threat detection we have the EU cyber blueprint who takes command, information sharing, we have these large scale cyber exercises conducted by the EU cyber agency across Europe, we have stockpiling not just of medical but also digital goods, this we've been doing a long while actually, a long long while but lastly we have the preparedness union strategy which is a kind of all hazards approach I'm summing up a lot of like 2000 pages there in 23 seconds bureaucratic rules but then to put a different angle on it then is what we're doing in the AI office and I'm focusing here on all hazards approach and also focusing on the report set, which is also about how we have to shift from kind of fragmented, single hazard kind of monitoring to a real integrated foresight. One of the things we do in the AI office, we build everything on open, trustworthy AI tools. And we look at, well, one thing we're trying to kind of get rid of and address is closing the gaps. You see, there's very uneven distribution about this awareness, the resilience, the preparedness. And, I mean, these pandemics can take all sorts of forms. There's always a digital backbone to them. But we had our own kind of pandemic, the water pandemic in July 2021. We had 400 deaths, 40 billion of damages. It was a huge, huge thing. And what went wrong there was it wasn't just, it wasn't like the model or the foresight. It wasn't the forecasting that went wrong. It was the whole chain. It was the data. It was the decision -making. It was the action. and so to look at it on another angle you can look at it in pure digital, you can look at it in what we have we do build in our systems redundancy, we do keep them open source, we do want to move away from the black boxes because you never know who's operating the switches and there's more of these black boxes emerging but we really have this kind of disaster relief sort of cycle, so we have projects where like four cities we get cities ready for any kind of disaster that might strike, be it digital, be it floods be it avalanches that wiped out Val d 'Isere in 1970 that killed about 40 people, so you can perhaps build the cities differently as well you don't build a school at the bottom of a mountain that will have an avalanche so that kind of preparedness then we have the weather forecasting elements that we build in our destination earth, we work with Copernicus, all sorts of satellite systems, then we have our emergency response multi -hazard platform ... working together in my unit with various others in the commission for DG ECHO which is the humanitarian emergency response and that really is this multi -hazard real time, very very much on the ground and also with built in redundancies and also kind of on premise so it's not necessarily just connected online and there you're literally talking to the firemen, to the emergency dispatchers who know exactly how these things are emerging so we have to really amass and use we will use a lot of technology as well but we'll try and embed it as well and then of course once we've a very important part is the reconstruction as well working on a lot of reconstruction models not only in waterborne areas working for Ukraine, we're working for other areas as well but also like post destruction so you've got the drought and then guess what comes next is the flood and the flood will be exacerbated because of the drought so this does form a complete cycle so that's just giving kind of one area of how we are approaching the multi hazardness but also with this underpinning philosophy and we agree that with a report that says that to treat resilience as a public good we do and we kind of make the we develop the tools and we make the tools available not just in the EU but our aim is outside the EU and we will cooperate internationally as far as we can through partnerships, through trusted partnerships because these, it's always the case that those communities that are unfortunately the least prepared or the least able to deal with them don't have the tools at their disposal and that's what we try to do in the commission. I hope
Loretta Hieber-Girardet
I've done that in time. Thank you and I wish we had more time because there's really a wealth of information there so I don't have time to wrap up. I do want to say the last point that you made I thought was very important this multi -hazard approach we do promote obviously at UNDR multi -hazard approach but digital risk has not been systematically integrated into a lot of the disaster risk management plans that we see at a country level so there is a lot of work to be done, a lot of lessons to be learned and I know that we will continue working with ITU to make the recommendations in the report known, but there's a lot of great experiences that we need to capture and share with other countries, so we will continue to do that. I'd like to thank all of our panelists. I'd like to thank the audience, and yeah, it's been a great event.

Avertissement : Il ne s'agit pas d'un compte rendu officiel de la session. DiploAI génère ces ressources à partir d'enregistrements audiovisuels ; elles sont présentées telles quelles, y compris d'éventuelles erreurs. En raison de contraintes logistiques (audio/vidéo ou transcriptions), les noms peuvent être mal orthographiés. Nous nous efforçons d'être aussi précis que possible.