WSIS Forum 2026
Rapport généré par l'IA

Promoting and enhancing cybersecurity among small and medium-sized enterprises for the sustainable development: trends and best practices

8 intervenants
Résumé

Résumé

Cette table ronde, tenue lors d'un forum international, portait sur la promotion et le renforcement de la cybersécurité au sein des petites et moyennes entreprises (PME) dans une perspective de développement durable, en examinant le paysage des menaces, les bonnes pratiques et la coopération multipartite .

Charles Odii, Directeur général de la SMEDAN au Nigeria, a souligné l'importance économique des PME, notant que le Nigeria compte à lui seul environ 39 millions de PME contribuant à hauteur de 50 % au PIB et employant quelque 16 millions de personnes . Il a insisté sur le fait que la plupart des PME ne disposent pas des ressources financières ni des effectifs nécessaires pour investir dans la cybersécurité, contrairement aux grandes entreprises ou aux organismes gouvernementaux qui bénéficient de budgets et d'équipes dédiés . Le représentant de l'Indonésie, Arik Banihardi du BSSN, a renforcé ce constat en soulignant que plus de 64 millions de PME représentent 99 % de l'ensemble des unités commerciales en Indonésie, contribuant à plus de 60 % du PIB national et absorbant plus de 90 % de la main-d'œuvre .

Yulia Shlychkova de Kaspersky a présenté les principales cybermenaces auxquelles font face les PME, notamment les programmes malveillants déguisés en outils logiciels légitimes, les faux services d'IA - avec des attaques de ce type ayant été multipliées par cinq au cours du premier semestre de l'année - ainsi que les campagnes d'hameçonnage ciblant les identifiants professionnels et les comptes bancaires . Sheila Birgen de la Digital Cooperation Organization (DCO) a ajouté que l'IA, bien qu'offrant aux PME d'importantes opportunités d'accroître leur productivité et de réduire leurs coûts, introduit également de nouveaux risques, et qu'un manque de confiance demeure un obstacle majeur à l'adoption du numérique .

Sur le plan des solutions, les intervenants ont convergé vers une approche à trois piliers englobant la technologie, les processus et les personnes . Le BSSN promeut un cadre en quatre étapes comprenant la sensibilisation, l'auto-évaluation, l'hygiène numérique et le renforcement de la résilience, soutenu par un outil pratique d'auto-évaluation appelé Paman Kami . L'initiative WeElevate de la DCO soutient plus de 10 000 micro et petites entreprises, en renforçant les capacités de manière globale auprès des fondateurs et de leurs équipes .

Les intervenants ont unanimement réfuté l'idée reçue selon laquelle la cybersécurité ne concerne que les grandes entreprises, en soulignant que les PME sont profondément intégrées dans les chaînes d'approvisionnement numériques et que leurs vulnérabilités affectent la résilience économique nationale et la confiance des consommateurs dans leur ensemble . La discussion s'est conclue par un large consensus sur le fait que la sécurisation des PME nécessite un effort collaboratif de la part des gouvernements, des fournisseurs de technologies, des organisations internationales et des PME elles-mêmes, des solutions accessibles, abordables et évolutives étant indispensables à des progrès concrets .

Points clés

Objectif général

La discussion vise à examiner les défis en matière de cybersécurité auxquels font face les petites et moyennes entreprises (PME), à explorer le paysage des menaces dans lequel elles évoluent, et à identifier les bonnes pratiques, les approches politiques et les stratégies de collaboration permettant de renforcer leur cyber-résilience dans le cadre d'un développement économique durable plus large.

---

Principaux points de discussion

- Le rôle économique crucial des PME et leur vulnérabilité aux cybermenaces : Les PME représentent une part disproportionnellement importante des économies nationales - par exemple, le Nigeria compte environ 39 millions de PME contribuant à hauteur de 50 % au PIB et employant 16 millions de personnes , tandis que les 64 millions de PME indonésiennes représentent plus de 60 % du PIB national et 90 % de la main-d'œuvre . Malgré cette importance, les PME constituent des cibles attrayantes pour les cybercriminels précisément parce qu'elles ne disposent pas des effectifs, des budgets et des dispositifs de sécurité robustes des grandes entreprises . Les attaquants considèrent les PME non seulement comme des cibles directes à des fins lucratives, mais aussi comme des points d'entrée vers les grandes entreprises et les écosystèmes nationaux .

- L'évolution du paysage des cybermenaces pour les PME, y compris les risques liés à l'IA : Trois vecteurs d'attaque principaux ont été identifiés comme particulièrement répandus : les programmes malveillants se faisant passer pour des outils logiciels légitimes, les faux services d'IA exploitant l'adoption croissante de l'IA par les PME (avec des attaques de ce type multipliées par cinq au cours du premier semestre de l'année, avec 30 000 attaques détectées) , ainsi que les campagnes d'hameçonnage et d'escroquerie ciblant les identifiants professionnels, les comptes bancaires et les réseaux sociaux . Le commerce sur le dark web d'identifiants de PME a été mis en évidence comme un marché lucratif et en pleine expansion .

- Le rôle de l'IA à la fois comme opportunité et comme risque pour les PME : L'IA a été identifiée comme un potentiel facteur d'égalisation pour les PME, leur permettant d'accroître leur productivité, de réduire leurs coûts opérationnels, de mener des études de marché et d'accélérer leur croissance de manières auparavant réservées aux grandes entreprises . Cependant, la transition vers l'IA - et les outils numériques de manière plus générale - est freinée par un manque de confiance chez les dirigeants de PME . La cybersécurité a été présentée comme fondamentale pour instaurer cette confiance, sans laquelle la transformation numérique, y compris l'adoption de l'IA, ne peut être pérennisée .

- Les approches multipartites et gouvernementales pour renforcer la cyber-résilience des PME : Les intervenants ont souligné qu'aucun acteur seul ne peut traiter la cybersécurité des PME . Le BSSN indonésien a présenté un cadre en quatre étapes - sensibilisation, auto-évaluation, hygiène numérique et renforcement de la résilience - soutenu par un outil pratique d'auto-évaluation appelé Paman Kami . La SMEDAN nigériane a mis en avant l'importance de la réforme des politiques et des partenariats public-privé, notamment des outils de cybersécurité gratuits fournis en collaboration avec Kaspersky . Kaspersky a recommandé une approche équilibrée couvrant la technologie, les processus et les personnes, en notant que des solutions évolutives et abordables existent pour les entreprises de toutes tailles .

- La coopération internationale comme élément essentiel de la cyber-résilience des PME : La Digital Cooperation Organisation (DCO) a souligné que les PME de ses 16 États membres présentent des niveaux variables de maturité numérique, et que les plateformes internationales permettent aux pays et aux entrepreneurs d'apprendre les uns des autres plutôt que d'affronter les défis de manière isolée . L'initiative WeElevate a été citée comme exemple de soutien global - couvrant la sensibilisation, le commerce électronique national et la préparation à l'exportation - qui renforce à la fois les capacités numériques et la confiance en matière de cybersécurité au-delà des frontières . La coopération internationale a été présentée comme essentielle non seulement pour atténuer les menaces, mais aussi pour permettre une participation pleine et équitable à l'économie numérique .

---

Ton général

Le ton général de la discussion est constructif, collaboratif et axé sur les solutions. Dès le début, le modérateur et les intervenants présentent la cybersécurité non pas comme un obstacle insurmontable, mais comme un défi commun nécessitant une action coordonnée . Il existe un sentiment constant d'urgence - notamment lorsqu'il s'agit de l'ampleur des menaces et des enjeux économiques - mais celui-ci est tempéré par un optimisme quant aux outils, partenariats et cadres disponibles. Le ton reste professionnel et mesuré tout au long de la discussion, les intervenants s'appuyant mutuellement sur leurs contributions plutôt que de débattre. Vers la fin, lors du segment de déconstruction des idées reçues et des questions du public, le ton devient légèrement plus accessible et conversationnel , les intervenants cherchant à démystifier la cybersécurité et à la rendre plus accessible aux dirigeants de PME. Aucun glissement notable vers la tension ou le désaccord n'est observé à quelque moment que ce soit de la discussion.

Intervenants

- Dina Matar - Modératrice/Présidente de séance pour la table ronde sur la cybersécurité et les PME.

- Charles Odii - Directeur général et PDG de la Small and Medium Enterprises Development Agency of Nigeria (SMEDAN) ; expertise en développement des PME, politique économique et soutien aux entreprises en Afrique.

- Sheila Birgen - Directrice des marchés portés par l'innovation à la Digital Cooperation Organization (DCO) ; expertise en transformation numérique, soutien aux PME, entreprises dirigées par des femmes et des jeunes, et coopération numérique internationale auprès de 16 États membres en Afrique, en Europe et en Asie.

- Yuliya Shlychkova - Vice-présidente des affaires publiques mondiales chez Kaspersky ; expertise en cybersécurité, renseignement sur les menaces, analyse du paysage des cybermenaces et politique de cybersécurité pour les entreprises de toutes tailles.

- Ariq Bani Hardi (également désigné sous le nom Arik Banihardi dans la liste des intervenants) - Cryptographe senior au BSSN (Badan Siber dan Sandi Negara), l'Agence nationale de cybersécurité d'Indonésie, au sein de la Direction de la cybersécurité et de la cryptographie pour la finance, le commerce et le tourisme ; expertise en cadres nationaux de cybersécurité, cyber-résilience des PME et cryptographie.

- Ife Inwa - Participant du public venu du Nigeria ; a posé une question sur le rôle du renseignement sur les cybermenaces dans la protection des PME.

Intervenants supplémentaires :

- Membre du public - Participant non identifié ayant posé une question sur la manière de combler le fossé entre le risque cybersécuritaire technique et la prise de décision financière, ainsi que sur les solutions de sécurité subventionnées par les gouvernements pour les petites entreprises.

Intervenants
CO
Charles Odii
140 wpm · 5 min
AB
Ariq Bani Hardi
139 wpm · 7 min
SB
Sheila Birgen
127 wpm · 13 min
DM
Dina Matar
97 wpm · 15 min
YS
Yuliya Shlychkova
117 wpm · 9 min
AM
Audience Member
97 wpm · 58 s
AB
Arik Banihardi
146 wpm · 4 min
II
Ife Inwa
137 wpm · 42 s

Résumé élargi : Promouvoir et renforcer la cybersécurité des PME pour un développement durable

#

Aperçu et contexte de la session

Cette table ronde, organisée dans le cadre d'un forum international, portait sur la promotion et le renforcement de la cybersécurité au sein des petites et moyennes entreprises (PME) en tant qu'enjeu de développement durable . Animée par Dina Matar, la session a réuni des décideurs politiques, des experts en cybersécurité et des représentants du secteur privé afin d'examiner le paysage des menaces auxquelles font face les PME, de partager des expériences issues d'initiatives et de partenariats existants, et de définir les meilleures pratiques pour atteindre la cyber-résilience . Le panel était composé de Charles Odii, Directeur général et PDG de la Small and Medium Enterprises Development Agency of Nigeria (SMEDAN) ; Sheila Birgen, Directrice du marché axé sur l'innovation au sein de la Digital Cooperation Organization (DCO) ; Yulia Shlychkova, Vice-présidente des affaires publiques mondiales chez Kaspersky ; et Arik Banihardi, cryptographe senior au BSSN, la Direction de la cybersécurité et de la cryptographie pour les finances, le commerce et le tourisme en Indonésie . La modératrice a structuré la session autour de trois thèmes interconnectés : le paysage des menaces pour les PME, l'approche multipartite de la promotion de la cybersécurité, et les meilleures pratiques pour renforcer la cyber-résilience .

#

L'importance économique des PME et leur vulnérabilité

Un thème fondateur a traversé l'ensemble de la discussion : le rôle économique crucial des PME et le paradoxe selon lequel leur importance même fait de leur vulnérabilité en matière de cybersécurité une question d'intérêt national. Charles Odii a ouvert les débats en soulignant que le Nigeria compte à lui seul environ 39 millions de petites et moyennes entreprises, contribuant à hauteur de 50 % environ au PIB du pays et employant quelque 16 millions de personnes . Il a établi des comparaisons avec d'autres économies émergentes telles que le Vietnam et l'Inde, en soulignant que les PME ne sont pas des acteurs périphériques, mais les moteurs qui font avancer les économies . Odii a notamment observé que de nombreuses PME - allant des structures d'une ou deux personnes aux entreprises employant jusqu'à 200 salariés - ne disposent tout simplement pas des ressources financières ni des effectifs nécessaires pour investir dans la cybersécurité, contrairement aux grandes entreprises et aux organismes gouvernementaux qui maintiennent des budgets et des équipes dédiés à cet effet .

Arik Banihardi a renforcé ce constat depuis une perspective indonésienne, notant que l'Indonésie compte plus de 64 millions d'unités PME représentant environ 99 % de l'ensemble des unités commerciales du pays, contribuant à plus de 60 % du PIB national et absorbant plus de 90 % de la main-d'œuvre nationale . Il a également souligné qu'environ 27 millions de PME indonésiennes ont déjà adopté les technologies numériques, un chiffre qui continue de croître . Sheila Birgen a ajouté une dimension mondiale, observant que les PME - en particulier celles dirigées par des femmes et des jeunes - constituent le principal soutien de la majorité des économies mondiales, mais que leur croissance tend à être plus lente que celle des startups, ce qui rend d'autant plus important un soutien durable . Dina Matar a présenté les PME comme des maillons essentiels des chaînes de valeur et des chaînes d'approvisionnement critiques, soulignant ainsi pourquoi leur posture de sécurité a des implications qui dépassent largement le cadre de l'entreprise individuelle .

#

Le paysage des cybermenaces pour les PME

Yulia Shlychkova a fourni le compte rendu le plus techniquement détaillé du paysage des cybermenaces auxquelles font face les PME, en s'appuyant sur le renseignement mondial sur les menaces de Kaspersky. Elle a remis en question l'idée reçue selon laquelle les petites entreprises constituent des cibles peu attractives pour les attaquants, expliquant que les cybercriminels ne raisonnent pas en termes de taille d'entreprise, mais en termes de facilité de pénétration . Le manque de personnel et de budgets rend les PME des cibles particulièrement accessibles, et Shlychkova a identifié trois vecteurs d'attaque principaux .

Le premier vecteur concerne les programmes malveillants qui se font passer pour des outils logiciels légitimes - tels que des applications de messagerie et des suites de productivité - qui, une fois téléchargés, peuvent voler des données et des identifiants ou chiffrer des fichiers avec des conséquences potentiellement catastrophiques . Le deuxième vecteur, en pleine expansion, implique des attaquants qui se font passer pour des services d'IA légitimes. Shlychkova a révélé qu'au cours du seul premier semestre de l'année, les systèmes de Kaspersky ont détecté 30 000 attaques de ce type ciblant des PME - soit une multiplication par cinq par rapport à la période précédente - les attaquants usurpant spécifiquement l'identité de ChatGPT, Claude et DeepSeek . Le troisième vecteur englobe les campagnes de phishing et d'escroquerie conçues pour inciter les entreprises à divulguer leurs identifiants, leurs comptes de réseaux sociaux d'entreprise, leurs comptes Google Business ou leurs coordonnées bancaires, en exploitant souvent l'intérêt légitime des PME pour l'obtention de financements ou de prêts commerciaux . Shlychkova a également noté que le commerce d'identifiants de PME sur le dark web constitue un marché lucratif et en pleine croissance, ce qui incite davantage aux attaques .

Une observation particulièrement significative de Shlychkova est que les PME sont ciblées non seulement pour un gain financier direct, mais aussi par des groupes avancés de cyber-espionnage cherchant à les utiliser comme relais pour pénétrer de plus grandes entreprises ou des écosystèmes nationaux . Ce changement de perspective - passant de la cybersécurité des PME comme préoccupation au niveau de l'entreprise à une question de cyber-résilience nationale - s'est avéré l'une des contributions intellectuellement les plus importantes de la session, ouvrant la voie aux discussions ultérieures sur le risque systémique et la responsabilité partagée .

#

Le double rôle de l'IA : opportunité et risque

La discussion a accordé une attention considérable à l'intelligence artificielle, qui est apparue à la fois comme une opportunité transformatrice pour les PME et comme une nouvelle surface d'attaque significative. Sheila Birgen a soutenu que l'IA fonctionne comme un facteur d'égalisation pour les PME, leur permettant d'accroître leur productivité, de réduire leurs coûts opérationnels, de mener des études de marché, de prendre de meilleures décisions et d'accélérer leur croissance dans des domaines où les progrès avaient auparavant stagné - des capacités qui n'étaient historiquement accessibles qu'aux grandes entreprises . Grâce à l'initiative WeElevate de la DCO, qui a soutenu plus de 10 000 micro et petites entreprises dans ses États membres en une seule année, Birgen a pu observer de première main comment l'IA commence à transformer les perspectives des petites entreprises .

Cependant, Birgen a introduit une nuance importante : la transition vers les outils numériques, y compris l'IA, n'est pas principalement entravée par des lacunes technologiques, mais par un manque de confiance enraciné dans la méfiance . Elle a soutenu que si les propriétaires de PME ne se sentent pas suffisamment en sécurité pour passer à l'économie numérique ou utiliser des outils numériques, l'IA ne fait pas exception à cette réticence, et que c'est précisément là que la conversation sur la cybersécurité devient cruciale . Sans répondre aux enjeux de confiance, a-t-elle averti, les mêmes discussions sur la transformation numérique se répéteraient dans cinq ou dix ans sans progrès significatif .

Les données de Shlychkova sur les attaques par usurpation d'identité d'IA ont fourni un contrepoint saisissant au cadrage optimiste du potentiel de l'IA, illustrant que les plateformes mêmes promues comme outils de productivité pour les PME sont simultanément utilisées comme armes contre elles . Dina Matar a synthétisé les deux perspectives, reconnaissant que l'IA est utilisée à la fois comme outil de transformation numérique et comme source de préoccupation en matière de cybersécurité . Cette dualité - l'IA comme facteur d'égalisation et l'IA comme vecteur d'attaque - n'a pas été pleinement résolue lors de la session, mais a représenté l'une de ses tensions intellectuellement les plus fécondes.

#

Les conséquences concrètes de la cyberexploitation

Arik Banihardi a fourni un compte rendu détaillé des conséquences concrètes de la cyberexploitation pour les PME, ancrant la discussion dans des réalités opérationnelles tangibles. Il a soutenu que ce qui est en jeu va bien au-delà des systèmes, des applications ou des données, englobant les moyens de subsistance, la continuité des activités, la confiance des clients, la confiance dans les paiements numériques et la résilience économique locale . Il a décrit des scénarios de risque spécifiques : les PME utilisant des systèmes de paiement numérique peuvent être victimes de fraude et de prise de contrôle de compte, affectant directement leurs revenus quotidiens ; celles qui utilisent le commerce électronique ou le commerce social peuvent subir des vols d'identifiants, des schémas de faux administrateurs ou des usurpations d'identité, entraînant une perte de ventes et de confiance des clients ; celles qui utilisent des appareils non gérés peuvent faire face à des perturbations opérationnelles ; et celles qui dépendent de plateformes logistiques ou de services tiers peuvent constater qu'une perturbation dans une partie de la chaîne affecte leur capacité à livrer des produits et des services .

Banihardi a souligné qu'un incident cybernétique pour une PME peut immédiatement se transformer en crise de continuité des activités, étant donné que les petites entreprises manquent généralement des réserves financières, des équipes techniques ou de la capacité de récupération des grandes entreprises . À grande échelle, a-t-il soutenu, les conséquences dépassent les entreprises individuelles : des incidents cybernétiques généralisés touchant les PME peuvent réduire la confiance dans les systèmes de paiement numérique, saper la confiance des consommateurs dans les transactions en ligne et perturber les chaînes d'approvisionnement locales . De manière cruciale, Banihardi a recadré l'ensemble du défi de la cybersécurité comme étant fondamentalement une question de confiance - confiance dans les plateformes numériques, les systèmes de paiement, entre les PME et leurs clients, et dans l'économie numérique dans son ensemble - soutenant que le renforcement de la cybersécurité des PME est indissociable de l'activation d'une transformation numérique durable .

#

Meilleures pratiques et recommandations

Sur la question des solutions, les panélistes ont convergé vers une approche multidimensionnelle qui équilibre technologie, processus et personnes. Shlychkova a décrit cela comme une pyramide dans laquelle les trois éléments doivent être en équilibre . Sur le plan technologique, elle a recommandé aux PME d'utiliser des solutions de protection en cybersécurité adaptées à leur taille et à leurs besoins, notant que des fournisseurs dont Kaspersky proposent des solutions adaptées aux entreprises avec ou sans équipes dédiées à la sécurité informatique, de deux à deux cents personnes . Sur le plan des processus, elle a recommandé de renforcer les systèmes existants en révisant les accès aux systèmes sensibles et aux transactions financières, en s'assurant de l'utilisation de mots de passe robustes et en mettant en œuvre l'authentification à deux facteurs - des mesures qui, selon elle, ne nécessitent que 20 % d'effort mais peuvent apporter 80 % du bénéfice en matière de sécurité . Sur le plan humain, elle a souligné que même une structure d'une seule personne doit prendre la cybersécurité au sérieux et développer une culture de sensibilisation, notant qu'être conscient du problème signifie être à moitié préparé, et que des supports de sensibilisation gratuits et des cours en ligne sont largement disponibles .

Banihardi a présenté le cadre pratique en quatre étapes du BSSN pour les PME : sensibilisation, auto-évaluation, hygiène cybernétique et renforcement de la résilience . L'étape de sensibilisation vise à aider les PME à comprendre que la cybersécurité concerne la protection de la confiance et de la continuité des activités, et non simplement les ordinateurs et les systèmes . L'étape d'auto-évaluation encourage les PME à comprendre leur propre situation en matière de cybersécurité, à identifier les lacunes et à prioriser les améliorations . L'étape d'hygiène cybernétique promeut des pratiques de base et reproductibles - notamment des mots de passe robustes, l'authentification multifacteur, des sauvegardes régulières, la sécurité des appareils, la sensibilisation à l'anti-hameçonnage et le contrôle des accès - qui ne sont pas toujours coûteuses mais sont très efficaces . L'étape de renforcement de la résilience encourage les PME à développer un état d'esprit axé sur la continuité et la reprise d'activité, en se demandant non seulement comment prévenir les incidents, mais aussi comment continuer à fonctionner et à se rétablir en cas de perturbation .

Une incarnation concrète de ce cadre est Paman Kami - un acronyme en Bahasa Indonesia pour « Outil d'auto-évaluation de la sécurité de l'information pour les PME » - que le BSSN a développé pour aider les PME à comprendre leurs pratiques actuelles en matière de sécurité de l'information, à identifier les lacunes et à prioriser les améliorations . Banihardi a souligné que Paman Kami est conçu comme un instrument de renforcement des capacités plutôt que comme une contrainte de conformité, aidant les PME à passer de l'ignorance de leur point de départ à la connaissance de ce qu'elles doivent améliorer en premier . L'outil fonctionne à travers un processus structuré de socialisation, d'auto-évaluation, de vérification, et de suivi et évaluation .

#

Politique gouvernementale et partenariats public-privé

Charles Odii a abordé le rôle de la politique gouvernementale et des partenariats public-privé dans l'incitation à l'adoption de la cybersécurité par les PME. Il a noté que de nombreuses PME n'ont jamais essayé d'outils de cybersécurité auparavant, et que la manière la plus efficace d'encourager l'adoption est de permettre aux entreprises de vivre les bénéfices par elles-mêmes grâce à un accès à prix réduit ou gratuit, leur permettant de constater comment la protection se traduit en sécurité des revenus sur une période de plusieurs mois . Il a décrit une approche à double volet : inciter à la sensibilisation d'une part, et réformer les politiques pour s'assurer que chaque propriétaire de petite entreprise se protège - en particulier ceux qui traitent des données de tiers - d'autre part . Il a également noté que le Nigeria est en train de réviser sa politique nationale en matière de MPME, avec la cybersécurité identifiée comme une composante clé aux côtés des protections de la propriété intellectuelle et des dispositions répondant aux besoins des femmes et des jeunes entrepreneurs .

Un exemple concret de cette approche est le partenariat entre SMEDAN et Kaspersky, grâce auquel des outils de cybersécurité gratuits et des webinaires éducatifs ont été mis à la disposition des PME nigérianes . Odii a utilisé l'analogie de l'eau que l'on chauffe progressivement pour décrire la philosophie sous-jacente à cette approche : plutôt que d'exiger une transition abrupte de zéro à une conformité totale en matière de cybersécurité, l'objectif est d'intégrer progressivement les PME dans l'écosystème de la cybersécurité, de les éduquer et de leur permettre de découvrir par elles-mêmes la valeur de la protection . Ce modèle d'intégration progressive a été présenté comme un compromis pratique entre les préoccupations de coût des PME et le besoin urgent d'améliorer leur posture de sécurité.

#

Coopération multipartite et internationale

Un thème récurrent chez tous les intervenants était qu'aucun acteur seul ne peut résoudre la cybersécurité des PME, et que des solutions efficaces nécessitent une coopération multipartite coordonnée. Banihardi a décrit les rôles des différents acteurs dans l'approche indonésienne : le BSSN fournit des orientations et des cadres de sécurité ; les gouvernements locaux soutiennent la sensibilisation et le renforcement des capacités ; les plateformes numériques et les fournisseurs de services cloud devraient faciliter la sécurité pour les PME ; les institutions financières peuvent contribuer à la prévention de la fraude et aux pratiques de paiement fiables ; et les associations et communautés de PME peuvent transmettre les messages de manière pratique et accessible . Il a également mis en évidence le rôle complémentaire des prestataires de services de cybersécurité tels que Kaspersky, qui proposent des solutions abordables, faciles à utiliser et adaptées aux PME, que le gouvernement seul ne peut pas fournir .

Shlychkova a exprimé le plus directement le principe de responsabilité partagée, affirmant que la cybersécurité n'est pas seulement le problème de la PME individuelle, mais une préoccupation collective pour les entreprises, les gouvernements et les organisations, car les incidents cybernétiques affectent l'économie, la société et l'avenir . Ce cadrage a validé les approches multipartites décrites par les autres panélistes et a fourni un fondement éthique unificateur aux recommandations politiques de la session.

Sheila Birgen a mis en évidence la contribution spécifique des organisations internationales à cet écosystème. Elle a noté que les 16 États membres de la DCO couvrent un large éventail de niveaux de maturité numérique, ce qui signifie que les défis en matière de cybersécurité diffèrent considérablement d'un pays à l'autre et qu'une diversité d'expériences crée des opportunités d'apprentissage mutuel . La coopération internationale, a-t-elle soutenu, permet aux pays et aux entrepreneurs de partager les meilleures pratiques et de tirer parti des leçons des uns et des autres plutôt que de faire face aux défis de manière isolée . Elle a encadré la cyber-résilience dans le contexte de la coopération internationale non pas simplement comme une atténuation des menaces, mais comme un moyen de permettre aux entrepreneurs de participer pleinement et équitablement à l'économie numérique .

Birgen a illustré l'importance d'une participation numérique soutenue par un exemple frappant : un entrepreneur qui commence à attirer des clients via les réseaux sociaux mais perd ensuite tout à cause d'un incident cybernétique n'a guère de raison de continuer à s'engager dans l'économie numérique et peut simplement revenir aux opérations hors ligne . Cette observation a renforcé l'idée que la cybersécurité n'est pas simplement une protection technique, mais un prérequis pour une participation numérique économique inclusive et durable.

L'initiative WeElevate de la DCO a été présentée comme un modèle de soutien international holistique. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le fondateur de l'entreprise, WeElevate renforce les capacités de l'ensemble de l'entité commerciale, y compris l'équipe . Elle progresse à travers un modèle de croissance numérique par phases : sensibilisation, commerce électronique domestique, préparation à l'exportation et vente internationale, avec la cybersécurité intégrée tout au long du processus plutôt que traitée comme une exigence séparée ou préliminaire . Cette approche progressive est conçue pour faciliter l'intégration des PME dans l'économie numérique sans les submerger de complexité, en commençant par des plateformes locales et des passerelles de paiement familières avant d'introduire les exigences supplémentaires de conformité et de logistique des marchés internationaux . Birgen a également noté que parce que WeElevate sert un grand nombre de pays, elle permet aux entreprises de devenir des mentors pairs les unes pour les autres à travers les frontières, créant des réseaux d'expérience partagée et de soutien mutuel .

#

Déconstruire les mythes sur la cybersécurité

La session s'est conclue par un segment de déconstruction des mythes au cours duquel les panélistes ont été invités à identifier une idée reçue en matière de cybersécurité qu'ils souhaiteraient voir disparaître chez les dirigeants de PME. Les réponses ont été révélatrices tant par leur contenu que par le degré de convergence qu'elles ont démontré entre des perspectives institutionnelles très différentes.

Birgen a remis en question le mythe selon lequel la cybersécurité n'est pertinente que pour les grandes entreprises et les gouvernements, le qualifiant de « grand mensonge » et soutenant que les petites entreprises ont un rôle vital à jouer et que leur insécurité peut exposer tous les autres membres de la société . Elle a également remis en question le mythe connexe selon lequel la cybersécurité concerne uniquement la technologie, la recadrant comme une question de confiance, de protection des clients et de participation pleine à l'économie numérique - utilisant l'analogie du verrouillage d'une porte pour illustrer comment la cybersécurité renforce plutôt qu'elle ne contraint la confiance . La contribution de Shlychkova à la déconstruction des mythes s'est centrée sur la responsabilité partagée : elle a soutenu qu'un incident cybernétique affectant une PME n'est pas seulement le problème de cette entreprise, mais une préoccupation collective nécessitant la coopération de toutes les parties prenantes - entreprises, gouvernements et organisations . Banihardi a abordé une idée reçue étroitement liée, renforçant l'idée que les PME sont déjà intégrées dans l'écosystème numérique via les paiements, les places de marché, les réseaux sociaux et les applications cloud, ce qui signifie qu'elles sont déjà exposées au risque cybernétique, qu'elles en soient conscientes ou non . Il convient de noter que Birgen et Banihardi ont tous deux, indépendamment, remis en question l'idée que la cybersécurité est la préoccupation exclusive des grandes entreprises, reflétant la persistance de cette idée reçue dans différents contextes nationaux et institutionnels.

#

Questions du public et questions non résolues

La session de questions-réponses avec le public a mis en lumière deux questions importantes qui n'ont été que partiellement abordées. La première, soulevée par Ife Inwa du Nigeria, concernait le rôle du renseignement sur les cybermenaces pour permettre aux PME de se protéger collectivement, étant donné que plusieurs entreprises sont souvent attaquées en utilisant les mêmes techniques, tactiques et procédures . Shlychkova a confirmé la valeur du renseignement sur les menaces pour les entreprises de taille moyenne, notant qu'il est de plus en plus conditionné sous forme de flux de données lisibles par machine pouvant être intégrés dans des solutions de cybersécurité pour rechercher des indicateurs de compromission spécifiques . Banihardi, cependant, a suggéré que le sujet mérite un forum dédié, car les PME font face à des cyberattaques plus directes et immédiates plutôt qu'aux scénarios sophistiqués de renseignement sur les menaces pertinents pour les grandes organisations . Cette divergence brève mais notable a illustré une différence réelle dans la façon dont les deux intervenants évaluent la pertinence pratique des outils de renseignement sur les menaces pour le segment des PME.

La deuxième question, posée par un membre anonyme du public, a soulevé le défi de combler le fossé entre la perspective technique du risque des professionnels de la cybersécurité et la mentalité financière des gestionnaires d'entreprise qui considèrent la cybersécurité comme une dépense supplémentaire plutôt que comme un investissement protecteur . La réponse d'Odii s'est concentrée sur le modèle d'intégration progressive - offrir des outils gratuits pour permettre aux propriétaires de PME de vivre par eux-mêmes la valeur de la protection avant de s'engager financièrement - comme mécanisme pratique pour faire évoluer cette perception . Cependant, un cadre plus complet pour aligner les perspectives techniques et financières sur l'investissement en cybersécurité n'a pas été pleinement développé au cours de la session, représentant l'une des plusieurs questions qui restent ouvertes pour une exploration ultérieure.

#

Évaluation globale

La discussion a été caractérisée par un degré élevé de consensus entre des intervenants issus de milieux institutionnels très différents - une agence de développement des PME, une organisation de coopération numérique, une entreprise mondiale de cybersécurité, une agence nationale de cybersécurité et une modératrice. Tous les intervenants ont convenu que les PME sont économiquement cruciales mais disproportionnellement vulnérables ; que la cybersécurité transcende les préoccupations techniques informatiques et concerne fondamentalement la confiance, la continuité des activités et la résilience nationale ; qu'une approche multipartite combinant les orientations gouvernementales, les outils du secteur privé, la coopération internationale et le renforcement des capacités est essentielle ; et que des approches pratiques, progressives et abordables de l'adoption de la cybersécurité sont plus efficaces que l'exigence d'une conformité immédiate . Les contributions intellectuellement les plus significatives de la session ont été le recadrage de la cybersécurité des PME comme une question de sécurité nationale, l'identification de la confiance - plutôt que de la technologie seule - comme principal obstacle à l'adoption numérique, et la présentation de données concrètes sur la croissance rapide des attaques par usurpation d'identité d'IA comme nouveau vecteur de menace urgent pour les PME . Ensemble, ces enseignements pointent vers la nécessité de stratégies de cybersécurité qui soient simultanément techniquement robustes, psychologiquement accessibles, économiquement abordables et coordonnées à l'échelle internationale.

Dina Matar
Thank you. Good afternoon. Good afternoon, distinguished guests, colleagues, ladies and gentlemen. Welcome to today's panel discussion. Recording in progress. Our session will focus on promoting and enhancing cybersecurity among small and medium -sized enterprises for their sustainable development. We will be looking at trends and best practices. so small and medium enterprises play a crucial role in facilitating sustainable development in multiple ways from serving daily needs of consumers no okay not sure if we heard you okay okay so I'll do a quick restart so thanks again for joining the session today the topic of our session is promoting and enhancing cyber security among small and medium sized enterprises for sustainable development we'll be looking mostly at trends and best practices today so small and medium enterprises play a crucial role in facilitating sustainable development thank you And they do that in several ways, mainly from serving consumers on a daily basis, but also they play an important link in the value chain, in the critical supply chain. At the same time, such businesses are highly susceptible to cyber attacks, and we see these cyber attacks happening ever more frequently. And SMEs are easy targets, and their security measures are less robust than other corporate enterprises. So with this, promoting cybersecurity and the resilience of SMEs should be considered as a matter of primary importance. And this requires collaborative efforts from public sector, technology vendors, and industry associations as well. So the session today will focus on the cyber security issue. It will focus on awareness building, and we will be trying to outline current trends. And we will try to share experiences from existing initiatives and partnerships, as well as new approaches and joint measures for reaching cyber resilience. So the session today will bring policymakers, cybersecurity, and industry experts to discuss existing cyber threats to SMEs. We will talk about the threat landscape for SMEs. We will talk about the multi -stakeholder approach and cooperation for promoting cybersecurity. And we will also try to delve into best practices of promoting cyber resilience. We are very fortunate today to have an outstanding group of experts. And with me on the panel are Mr. Charles Odi, Director General and CEO of Small and Medium Enterprises Development Agency of Nigeria, that is known as SMEDN. We have Ms. Sheila Bergen. Innovation Driven Market Director of the Digital Cooperation Organization, DCO. We have Ms. Yulia Shishkova, Vice President of Global Public Affairs at Kaspersky. And last but not least, Mr. Arik Banihardi, Senior Cryptographer at BSSN, which is the Directorate of Cybersecurity and Cryptography for Finance and Trade and Tourism in Indonesia. We will start by looking at a general overview about this topic. So I will start with Mr. Odi as Director General and CEO of SMIDAN. And as we try to assess the specifics of cybersecurity for SMEs, it is important to remind ourselves about the role of SMEs in the economy in particular and the role that they play. So in your opinion, what is the importance of SMEs and how do they compare to the corporate and public sectors? and why do they need a special government
Charles Odii
agency responsible for SME support? Thank you. Thank you so much. And again, let me thank Kaposky for this opportunity to be here today. So my name is Charles Odi. I am the Director General of the largest SME development agency on the continent of Africa. We have approximately 40 million small and medium enterprises cutting across different sectors from transport to education to trade. And these small businesses are very critical. The last time we did a census and we counted these small businesses, we have approximately 39 million plus small and medium businesses in Nigeria. And these small and medium businesses, you know, help to contribute approximately 50 % of the GDP for Nigeria. And so they are very important because they employ approximately 16 million people in Nigeria. And if you have economies that are very similar to Nigeria, so if you're an emerging economist like Vietnam, India, you know, and the likes, you can actually see the importance of these small businesses because excluding employing people, they also help to galvanize and move the economy going. And many of the small businesses, you know, from mom and pop shops to laundromats on the corner of the street, many of them usually do not have the capacity to employ many people. Some of them are just one or two people show, and they usually do not have the well -with -all and the financing for cybersecurity. And so if you compare them to large organizations and government organizations, governments, in a sense, have different frameworks and even budgets for cybersecurity. And large organizations also have the same thing. They have the manpower and they have the budget. But usually small businesses who are just one or two people, the largest will be about 200 people, you know, usually don't have that funding. But they're a very critical to the economy because they employ more people and they help to get things forward. And so, you know, helping with this group of people, they need actually a lot of government support and a lot of partnership to get their businesses secure and to get things going. But again, they're very, very critical.
Dina Matar
They're very important to the ecosystem where they play. Thank you very much, Mr. Odi. Indeed, this is what we've seen. SMEs are really playing a crucial role and they struggle when it comes to financing. But there is another topic. I mean, we are in a session about cybersecurity and IT in the IT industry. At the same time, the biggest or the most frequent and popular word used in IT today is AI. So, Ms. Bergin, is it true that, I mean, how do you see artificial
Sheila Birgen
intelligence technologies affecting SMEs in your area in DCO? Thank you so much. I think that's a very useful question. But before I get to the answer, I'd like to introduce you to DCO. We're a digital corporation organization. We represent 16 member states in Africa, in Europe, and in Asia. And our main focus is to be able to support countries in their digital transformation and growth of their digital economy. And if I could talk about the question now and AI and what we've seen. We have an initiative called We Elevate. where we support micro and small businesses across our member states. And most of those businesses are women -led businesses and youth -led businesses, and predominantly all the employee youths in their businesses. We've been able to support more than 10 ,000 of these businesses in just a year. And one of the things we've noticed, I think, is the transformation on AI has also been happening, is AI has a really big opportunity to be able to transform these businesses. It provides an equalizer for the SMEs because in the past it was assumed that only big enterprises would be able to afford technology, but AI is changing that for small businesses. Like my colleague Charles mentioned, most of them don't employ a lot of people. because they cannot afford operationally. It becomes very expensive for them to do that. Secondly, their growth is also not as rapid as, for instance, you would say for startups, while they're the ones who majority support economies of most of the countries globally. And so AI is creating a lot of opportunities for these businesses, for them to be able to increase their productivity, to lower their operating costs, to make better decisions, to do market research. I mean, we can go on and on. But I think one of the biggest opportunities that I think AI is creating for small businesses is to be able to accelerate their growth in areas where it would have stagnated in the past. And I mean, you know, looking at things like scale. If they want to scale to 9%, they need to be able to scale to 10%. And they need information about these new markets. if they want to be able to deploy solutions in these new markets. It's making that slightly easier, not the physical element, but the technology element for the SMEs to do that. But I think the question on AI when we talk about small businesses is not really about technology only, because what we've seen is most of the small businesses do not transition to technology in general, forget AI, because of lack of confidence. And confidence ultimately is driven by trust. And if they don't feel safe enough to transition to the digital economy or use digital tools, then AI is not an exemption to that. And I think that's where the cybersecurity conversation becomes very critical, because it goes beyond whichever technology tool we use, it goes to the capabilities and capacity that the business owners have. to be able to trust the technologies that they are using for the technologies to work for them. So I would say, yes, it's great, and it's doing a lot of things, but if we don't handle the confidence, trust issues, and that heavily relies on
Dina Matar
cyber security and cyber resilience, really, then it will still be the same conversations that we have in five, ten years from now. Thank you very much, Ms. Bergen. Definitely, from your answer and from, again, what we observe, AI is being used both as a tool for digital transformation, but as well it is a source of concern in cyber security. So with this, turning to Ms. Triskova, we see that small and medium -sized enterprises have their own specifics, but what about... ...cyber security
Yuliya Shlychkova
and what does... the cyber threat landscape look like for SMEs? What are the trends that we see? And why are malicious actors increasingly targeting SMEs? So I would, as I'm representing global cybersecurity company, which is protecting businesses of all sizes more than three decades. So my responses will be a little bit more technical. But I would like to start with the question, why small businesses are being attacked? And the majority of SMEs are thinking they are small. So probably we are not interesting for attackers. But it's vice versa. Attackers are not thinking about the size. They are thinking about how easy it is to penetrate your business. And because, as Charles said, like no manpower, not enough budget. So for attackers, it's really easy to get into smaller businesses. And we have the situation when SMBs are a very interesting and attractive target for cyber criminals who are there for money, for quick access to your credentials. But also SMBs are very interesting for advanced cyber espionage groups who are trying to penetrate to get access to SMBs in order for them to be proxied to get into larger enterprise. Or national ecosystem. So resilience of SMBs is actually the question not about protecting them, but also about protecting national cyber resilience. So it's a very serious question and challenge. So recently Kaspersky issued a report about the threat landscape for small and medium businesses in 2036. And you can scan QR code and have a good long read. But I would like to highlight maybe three main vectors of attacks for this specific segment. first of all businesses are looking for the tools trying steps in digital arena so they're looking for messengers they're looking for Microsoft Office tools and applications and we see very high number of malicious programs which masquerade themselves as these legitimate tools and once downloaded they can steal your data they can steal your credentials encrypt your files which can lead to very catastrophic consequences so these types of attacks are very very similar and they are high in number for several years in a row the new vector which we are seeing is AI as many businesses turn to AI to automate their operations to help them with support with market research as Sheila said But attackers are also trying to masquerade themselves as legitimate AI services. So only in the first half of the year, we see the number of attacks masqueraded as AI services increased five times more than comparing to the previous period. So our systems detected 30 ,000 attacks of these sorts targeting SMBs. And they're trying to masquerade themselves as Judge Deputy, Claude, and Dipsyc, so three most popular AI services. And the third vector, which I also would like to mention, is scammers and phishing campaigns, which are trying to lure... businesses to share their credentials, access to their corporate social media accounts, Google business accounts, or banking accounts. And again, what attackers are doing, they are playing on legitimate interest of smaller businesses. For example, they are looking for financing and business loans. So what attackers will do, they will put a landing page which will advertise that we are a global trust bank. We will give you very favorable conditions. Please input your business bank account, business data, and this will be stolen. So therefore, those are just three key, the most popular tricks. But again, in the dark web, a lot of the amount. Of fun. credentials offered for purchase to get into smaller businesses are really high. So this is a very lucrative market and then it's all about money so we really need to increase the bar and increase
Dina Matar
the resilience of small and medium businesses to make the life harder for attackers to penetrate. So I would stop there to let the intervenants also to add. Thank you. Thank you, Ilya. Mr. Hardy, we see from what the other intervenants have shared with us today that SMEs one, they're playing an increasingly important role in the economy and on the other hand they are being
Arik Banihardi
increasingly targeted by cyber criminals. What are in your experience real world consequences of the exploitation of vulnerabilities of SMEs in cyberspace and what is actually at stake? Thank you for the question. Because it is very much aligned with the data and message that I bring to this forum based on guidance and directive from approval and approval from our director in BSSN institution. Let me start from the initial context here. From initial perspective, what is actually at stake is much bigger than a system application or data. When we talk about cybersecurity for SMEs, we are also talking about left -freehood, business continuity, customer trust, digital payment confidence, and local economic resilience. In Indonesia, SMEs are the backbone of the economy. We have more than 64 million SMEs unit representing around 99 % of all business unit. SMEs also contribute more than 60 % to the national GDP and absorb more than 90 % of the national workforce. At the same time, Around 27 million SMEs have already adopted digital technology And now the number continues to grow So when SMEs become more digital, they gain many opportunities They can reach new markets through e -commerce and social commerce They can receive payment faster through the digital payment channel They can use cloud application, mobile devices, logistic platform, and digital supply chain This is very positive for economic inclusion and sustainable development Especially in Indonesia So next slide please So as we know, digitalization brings opportunity But it also brings exposure and risk For example, like Yulia said When SMEs use digital payment, they may face fraud or contact over The impact is not only technical It can disrupt payments and directly affect the daily income of the SMEs When SMEs When SMEs use digital payment, they may face fraud and contact over When SMEs use e -commerce or social commerce, they may face the credential theft, fake admin scheme, or impersonation. The consequence can be loss of sales and loss of customer trust. When they use unmanaged devices with access control and misconfiguration system, it can interrupt the business operations. And when SMEs depend on a logistic platform or third -party services, a disruption in one part of the chain can affect the ability to deliver product and services to the customer. I think Yulia may be able to elaborate more on this point, especially from the perspective of the current cyber threat trend and what Kaspersky observes in the field. This way, we should not see cybersecurity for SMEs only as an IT issue. For many SMEs, a cyber incident can immediately become a business continuity issue. A small business may not have the same financial buffer, technical team, or recovery capacity as a large enterprise. One successful attack can cause financial losses, reputational damage, operational disruption, or even force the business to stop operating temporarily At this scale, this also becomes a broader economic issue If many SMEs are affected, the impact can go beyond individual businesses It can reduce trust in digital payment, reduce consumer confidence in online transaction, and disrupt the local supply chains Therefore, the goal is not to slow down digital transformation in Indonesia for SMEs Digitalization is important and must continue The real goal is to make digital adoption more trustworthy and resilient In a simple way, what is a stack is not only cybersecurity What is a stack is trust Trust in digital platform, trust in payment system, trust between SMEs and
Dina Matar
their customers, trust in the digital economy as a whole So for us, strengthening SMEs cybersecurity is not only about preventing the cybersecurity It is about making sure the SMEs can continue to grow, serve their customers, and contribute to the digital economy in a secure and resilient way Thank you very much, Mr. Hadi. Now that we've gone through the landscape, essentially, about the SMEs and the cyber threats they are facing, maybe it's time to start looking at the solutions. So, Ms. Lischkova, cybersecurity is always about
Yuliya Shlychkova
a multifaceted and comprehensive approach. And, of course, there is no magic pill which would be able to single -handedly make an enterprise totally cyber resilient. But still, if you were asked to provide one recommendation or best practice for SMEs to enhance their cybersecurity, which one would you highlight? I can't provide one. I will provide three because, in the end, it's pyramids, technology, people, and processes. So, this. It has to be in balance. First of all, definitely, we highly recommend to use cybersecurity protection technology. And different vendors, cybersecurity vendors, including ourselves, have solutions which fit the size and needs of smaller businesses, whether with the IT security team or without the IT security team, whether it's two people or 200 people. So the solution can actually be scalable to business size. But you need to protect your endpoints and the network. Then processes. You need to start with hardening and strengthening what you already have to understand who has access to your sensitive systems, to your financing transactions, to review this access, to ensure that password. Third policy is strong. There is two -factor authentication. These simple steps. which actually can like you do 20 % of effort but you will make yourself like 80 % secure and the people like the last but not the least component even if you're only one person one man show, one woman show you need to start taking this seriously and increase your awareness about cyber threats because when you are aware of the problem you are half prepared and again, cyber security industry is issuing a lot of free materials about awareness Kaspersky has a cyber hygiene course available online like
Dina Matar
for example with Smidon we did a free webinar for SMBs in Nigeria to educate them on the threat so lots of things are available online AI is also helping to search for this information so we strongly recommend businesses to start looking into this and educate themselves to build their confidence as jailers Thank you. Thank you very much. So now, of course, in terms of solutions, the best practice is there and can be efficient. But these solutions have to be adopted by businesses. So, Mr. Odi, again, based on your experience and the agency's role in incentivizing SMEs to adopt solutions, I'm sure you mentioned in your earlier section that this comes at a cost for enterprises. So in this regard, what is to a large enterprise. Many of these people have never tried it before, and the best way for them to secure themselves is actually to get into their environment, probably at the discounted rate or at the free rate, so that they can enjoy the perks for a few months and see how they can increase their revenue, protect their revenue, get their revenue, because now they're protected. We're in the process of reviewing the national MSME policy for Nigeria, and in cybersecurity is one of the conversations that we're having in addition to intellectual property and factors that affect women and youth. So it's a double -edged approach. One is to incentivize them to become more aware, and second is now to change policy that makes sure that every small business owner protect themselves, especially if you are getting information and processing data from other people. Absolutely, and very, very important point that you made, Mr. Odi. Mr. Hardy, since SMEs usually serve as links in supply chains their own cyber security is not only their business it has a direct impact on national cyber resilience as a whole so as a national cyber security agency what does BSSN do from its side to
Ariq Bani Hardi
enhance cyber security of SMEs? Thank you again, Tina this is very related to what Yulia said about the golden triangle in people, process and technology as the national cyber security agency of Indonesia BSSN sees SMEs cyber security as a part of the national cyber resilience because SMEs are directly connected to the customer digital platform, financial services and supply chain our approach is to make cyber security more practical more measurable and more accessible for SMEs like this slide thank you we understand the SMEs have a different level of capacity. Some of them are already quite mature digitally, while others are just starting to use digital tools only. So the solution cannot be too complex or too compliance -heavy from the beginning. We try to make cybersecurity easier to understand and easier to implement. The approach that we promote can be described in four stages. The first stage is awareness. SMEs need to understand that cybersecurity is not only about protecting computer or system only. It is about protecting the trust and business continuity. For SMEs, trust is very important. If a customer loses trust in the business because of the fraud, data leakage, or a compromised business impact can be serious. And the second stage is self -assessment. We encourage SMEs to understand their own cybersecurity condition. This is important because business improves faster when they know their own gaps. Self -assessment helps SMEs see where they are today, what risks they are facing, and what improvements should be prioritized first. The third stage is cyber hygiene. For SMEs, basic and repeatable practice can significantly reduce the risk. This includes practical usage of strong passwords, multi -factor authentication, regular backup, device security, anti -phishing awareness, and access control. These practices are not always expensive, but they are very important. The fourth stage and the last one is building the resilience. SMEs need to develop a continuity and recovery mindset. The question is not only how to prevent an incident, but also how to keep operating and recovery when disruption or cyber incident happens. One practical example of business and approach is Paman Kami. Paman Kami in Bahasa Indonesia, which stands for Penilaian Mandiri Keamanan Informasi, untuk UMKM. Paman Kami in Bahasa Indonesia, which stands for Penilaian Mandiri Keamanan Informasi, untuk UMKM. Paman Kami in Bahasa Indonesia, which stands for Penilaian Mandiri Keamanan Informasi, untuk UMKM. Paman Kami in Bahasa Indonesia, which stands for Penilaian Mandiri Keamanan Informasi, untuk UMKM. Paman Kami in Bahasa Indonesia, which stands for Penilaian Mandiri Keamanan Informasi, untuk UMKM. In English, Paman Kami is the information security self -assessment tools for SMEs. Paman Kami is designed to help SMEs understand their current information security practices, identify the gaps, and prioritize the practical area to be improved. The important point is that Paman Kami is designed for capacity building, not as a heavy compliance burden. It helps SMEs move from not knowing where to start to knowing what to improve first. First, through Paman Kami, the process includes socialization and assistance, self -assessment, verification requests, verification and result, then monitoring and evaluation. This makes improvement more structured and measurable. However, we also recognize the government cannot do this alone. Securing SMEs requires multi -stakeholder cooperation. National Cyber Security Agency can provide guidance and security framework like BSSN, release the Paman Kami, real -time ministries, and research. Local government can support outreach and capacity building. Thank you. Digital platforms and cloud providers should make security easier for SMEs Financial institutions can help with fraud prevention and trusted payment practices SMEs, associations, and communities can help deliver the message in a practical and relatable way So BSSN roles is not only to regulate BSSN, also acts as an enabler We translate complex cyber risks into simple and scalable resilience practices that SMEs can actually adopt Another important point I think should also be highlighted is the role of the cybersecurity service provider including Gaspersky They can complement government effort by offering affordable, easy to use, and SMEs -friendly solutions This is important because many SMEs have a limited
Dina Matar
budget and limited technical capacity. In summary, our lesson is make the first step easy, make security improvement measurable, and make resilience continuous for SMEs. So our main message is that SMEs, cyber security should be simple enough to start, practical enough to adapt, and strong enough to support national cyber resilience. BSSN will continue to support SMEs not only through regulation, but also through
Sheila Birgen
guidance, capacity building program, practical tools, and collaboration with the wider ecosystem. Thank you very much, Mr. Hardy. You've highlighted the importance of what authorities in the country can do to support SMEs. Nevertheless, cyber security is a global concern and requires cross -border cooperation. So, Ms. Birgin, in your view, how can international organizations contribute to enhancing SMEs' resilience specifically, if you could share, please, what DCO is already doing or is planning to do in this regard? Thank you very much. Thank you. I think cyber hygiene should be a very central part to what they think about as well when they're transitioning. And for us as this year, we have member states that span across the digital maturity. And so challenges that you'll have in one country for SMEs or for an entrepreneur might look very different from an SME or a founder in a different country. And so that diversity allows us to be able to provide an avenue for countries to learn from each other, for entrepreneurs to share best practice, for countries to be able to leverage lessons from other countries. And that's where international cooperation becomes quite critical because entrepreneurs don't have to struggle on their own. Countries don't have to struggle on their own. You don't need to go through. Challenge is independently. There's that. mutual support of transition or transformation in the digital space across the different countries that then trickles down to the business owners. And so why cyber resilience is important, especially when we talk about international cooperation, is it goes beyond protecting business from cyber threats. It really is about allowing entrepreneurs or giving entrepreneurs an opportunity for them to participate fully in the digital economy. Because if they are getting into the digital space and losing, then there's no incentive for them to continue to do this. They would rather just continue to sell offline. Because if I'm joining this thing you're telling me, there's a lot of opportunities for me as an entrepreneur. I'm getting customers on Instagram. Then suddenly I've lost everything. what's the point and my shop is offline. So I'd rather stay offline. But if we build the capacities of the entrepreneurs themselves for them to know how to protect themselves and leverage these digital tools, then it provides an avenue for them to be able to participate fully in the digital economy. So what are we doing? So with WeElevate, the way we look at the digital transformation of SMEs is in a number of ways. We look at the business journeys for small businesses or individual entrepreneurs in this case. They need to know, so awareness information is critical, but not just for the founders. I think that's sometimes where we lose it out for the business itself. Yes, the founder is the owner of the business. but they don't run the business alone. They have a team that works with them. If you build the capacity of the founder and you don't build capacity of their team, you are adding more work for them to now again start training the team and they don't have that much time. So we look at it holistically as a business entity with the people who are working in the business as well as the founder. Then we look at e -commerce trading or digital social commerce trading in domestic markets. So we do awareness throughout, but we ensure that they trade on local platforms. Why do we do that? Because for most countries, for instance, that have mobile money and payment gateways locally, it becomes easy for them to start accepting payments and things like that. It's an easier way of easing them into the digital economy without scaring them. As opposed to saying, okay, there's this global platform that we want you to start selling. on, and they have to think about logistics, they have to think about compliance. There's just a lot of complexities that then pushes them away. So WeElevate looks at that knowledge, domestic trading or domestic e -commerce, and then after that, we get them export ready, not jump straight into export trading. What do you need to be export ready? Are you compliant enough? Which market would you be able to sell to? What do you need to know about that market when you're trying to export into this market? Then they sell internationally. So we look at end -to -end growth of the business, when they start all the way to when they'll be able to sell. And when I talk about exporting, we start with cross -border, again, proximity to home, understanding the culture, the markets, and then opening up the rest of the markets for them. So it doesn't push them. into drastic shockwave of growth before they are ready for that growth. And so for the trainings, we do that through something called Skills Universe, and we ensure that we look at the needs, the capacity gaps that they have as businesses and recommend the specific courses that would be critical for the founders, for the team. It's not a blanket training that all of them have to go. And so that allows us to be able to help individual entrepreneurs. But because we serve a large number of countries, it also allows these businesses to become peer mentors to other businesses, to get networks across borders, to ask questions to a fellow entrepreneur in another country. The same thing applies. The same thing applies for countries, for governments, if they are talking about policy, for banks that are planning to invest in businesses. How is the business environment in the country that you have? And that's very critical. in international cooperation. If I could just go back to cyber resilience in relation to international cooperation. I think international cooperation
Dina Matar
provides an avenue for mutual understanding of these gaps because all of us somehow go through the same processes. But even more important, it provides an avenue for all of those different voices, despite of their diversity in the digital maturity, to be able to talk to each other. That's why it's important. And it would not make a lot of sense for individual countries to just run through these challenges on their own when you have such a big platform for you to be able to leverage that. Absolutely. Thank you very much for your input here, Ms. Bergen. This is a very complex problem, and we were barely able, I think,
Charles Odii
to scratch the surface of what is needed and what's the best way to proceed. Nevertheless, we've learned a lot. Maybe one final question to all our panelists is, I think we all know that it's not easy to change someone's mind, let alone to fix broad misconceptions. Still, today we can try to become myth busters for the session today. What is one cybersecurity myth that you would want SME leaders to stop believing? Maybe if each one of you could give us a view on this point. Okay, so when...
Sheila Birgen
When we hear about cybersecurity and for our small businesses... When we hear about cybersecurity and for our small businesses... one thing that comes to mind is it's for large enterprises and it's for government entities, it doesn't really affect small businesses and I think that that's a big lie because I think that small businesses actually have a big vital role to play and if they are not secure they can actually expose everyone else in society so I think we should actually correct that or mitigate against that that's actually for everyone, not just large enterprises and governments I think the biggest myth I'd like to demystify is that cyber security is only about technology it's not it's about ensuring that you protect yourself, your customers but you also participate fully in the digital economy and cyber security should not be a hurdle for them to grow or to embark on their digital transformation. It
Yuliya Shlychkova
should be something that builds their confidence. It's like when you lock your door, you feel more secure when you're in the house as opposed to if the door is open. So if you're, as a business owner, if you're able to have that confidence in your business, then it allows you to fully participate in the journey, grow your business, and that starts with you learning but also building that confidence and trust in yourself and
Ariq Bani Hardi
in the team. It's not about technology. Just start with the confidence in learning and then slowly grow from there for you and your team. it's hard to be the third in answering this question because i agree with what charles and chela said but i also i think would demystify opinion that if it's your business it's your problem actually it's all of us a problem and it's shared responsibility uh cyber security companies governments organizations needs to join forces and to help because again it affects economy it affects society it affects future so a cooperation is the key here thank you and this is a important point from uh this is um my message from uh my institution the one meet uh we would like sme leaders to stop believing is uh cyber security is only for large enterprises this is no longer true Today, even the smallest businesses are part of the digital ecosystem They use digital payments, online marketplaces, social media accounts, mobile devices, cloud applications, and logistic platforms This means SMEs are already connected to a digital economy and a digital supply chain If an SME account is taken over, if payments are disrupted, if customer data is leaked, or
Dina Matar
Thank you very much for all your very productive and constructive input. This was a very insightful session, at least for me. I'm not sure if we have questions for our panelists. We would love to hear your opinion. Yes, please.
Ife Inwa
Greetings, everyone. Thank you for this session. I'm Ife Inwa from Nigeria. Thank you very much. I want to ask, you have mentioned how to build a robust and promoting strategy. So I want to ask, what is your opinion on how to build a robust and promoting strategy? What's the role of cyber threat intelligence to enable small -scale medium business in protecting themselves? because cyber threat intelligence enhances communication because one small business can be attacked using the same techniques, tactics, and procedures. So I want you to draw more lines of that. Thank you.
Yuliya Shlychkova
Definitely, maybe not for like two men, two women shop, but for like more medium -sized businesses, threat intelligence should be part of protection strategy because, as you said, right now a lot of threat intelligence, it's also packed in machine learning. I mean, so you can buy feeds like machine -readable data and include this in the way how you, how you protect your organization so that your cybersecurity solution is searching for specific indicators of compromise and it's like constantly enriches. Definitely, this is also what we recommend. so you're right, the
Ariq Bani Hardi
and maybe Eric if you can I think I talked about cyber threat intelligence we need a different forum because SMEs face it more like cyber attack thank you,
Dina Matar
is there any other question? looks like we yes yes yes please
Audience Member
Hello
Dina Matar
Yes we can hear you Please go ahead
Audience Member
I have one question How can we bridge the gap between technical risk And the financial mindset To confuse the stakeholders And how can the government And the conspiracy Reduce subsized Security modules that Fit the budget of smaller Developers securing critical national Infrastructure
Dina Matar
Can you please repeat the first part of your question Because the second was about How to design affordable solutions But the first one was I think more about Closing the gap between Can you repeat this Between Technical cybersecurity engineer And The Financial
Audience Member
Hello?
Dina Matar
Yes, as we can hear you
Audience Member
Between technical risk That cybersecurity engineer And financial mindset Financial manager Because they didn't know They need security I don't know I see the money I will cost it In cybersecurity I think I want to Buy anything to The company They didn't know the importance Of cybersecurity
Charles Odii
So for us In Nigeria, one way Of doing this Is the partnership we have With Kapaski So what Kapaski has done Is given us Some free tools where small businesses can actually come and use them. And after they use them, they can experience them real time, and they can then make the decision themselves probably after a month or two to know if they've been able to protect their revenue or if it's a good product for them to use. So I think actually a question in short is just basically Kaposky having this kind of fantastic relationship with government to basically help to intensify, incentivize people to come into this cybersecurity net, vis -a -vis them just looking at cybersecurity as an additional expense. It's just basically getting, you know how you want to kill a frog in hot water. You don't turn the water hot. You don't go from zero to 100. It's a gradual process. When you get the small businesses in, you start to educate them. They start to see the essence of cybersecurity, and before you know it, almost everybody is secure. That's how it works. thank
Dina Matar
you very much we are mindful of the time thank you for your attention and your questions and we hope to see you soon recording

Avertissement : Il ne s'agit pas d'un compte rendu officiel de la session. DiploAI génère ces ressources à partir d'enregistrements audiovisuels ; elles sont présentées telles quelles, y compris d'éventuelles erreurs. En raison de contraintes logistiques (audio/vidéo ou transcriptions), les noms peuvent être mal orthographiés. Nous nous efforçons d'être aussi précis que possible.