WSIS Forum 2026
Rapport généré par l'IA

New Technological Deal, or or how a Global South Digital strategy for impactful ICT Transformation

10 intervenants
Résumé

Résumé

Cette discussion a porté sur le « New Deal Technologique » du Sénégal, une feuille de route nationale de transformation numérique présentée lors d'un forum international, avec les contributions de représentants gouvernementaux, du secteur privé et de partenaires au développement. Le ministre Samba Diouf a présenté cette initiative comme une transformation sociale plutôt que purement technologique , articulée autour de trois piliers stratégiques : la souveraineté numérique, avec l'ambition du Sénégal de gouverner et d'opérer sa propre infrastructure cloud, cybersécurité et IA ; une Infrastructure Publique Numérique (DPI) de confiance reliant le gouvernement, les citoyens et les entreprises ; et le développement des compétences, visant à permettre aux jeunes de bénéficier de l'IA . Nefatu Blondin a présenté le programme de connectivité universelle, qui comprend le déploiement de kits satellitaires pour connecter gratuitement un million de citoyens sur deux ans , ainsi que 200 salles multimédias, un accès à des smartphones abordables et une formation numérique destinée aux femmes et aux jeunes . La feuille de route DPI, présentée par Mokhtar, a décrit les avancées en matière d'identité numérique, d'interopérabilité basée sur la technologie X-Road et de systèmes de paiement électronique, avec un impact DPI complet visé d'ici 2030 . Sur le volet innovation, la Senegal Digital Factory a été présentée comme un cadre à quatre niveaux couvrant la gouvernance, l'industrialisation numérique, l'infrastructure souveraine et une usine IA et données . Le représentant de Wave a mis en avant le rôle de l'entreprise en tant que première licorne d'Afrique francophone, servant plus de dix millions d'utilisateurs actifs mensuels au Sénégal et démontrant la capacité du secteur privé à favoriser l'inclusion financière numérique . Le programme 4CEN a annoncé avoir formé plus de 100 000 fonctionnaires et 100 000 jeunes, en plus d'investissements dans des Fab Labs et de 5 millions de dollars en financement d'amorçage pour des startups . Les questions du public ont soulevé des préoccupations relatives aux protections en matière de cybersécurité , aux mécanismes de mise en œuvre, aux lacunes de financement et à l'implication du secteur privé . En réponse, il a été précisé que le New Deal englobe 54 projets répartis sur 12 programmes avec un budget décennal d'environ 2 milliards de dollars, dont plus de 700 millions restent à mobiliser, et qu'un organe de gouvernance présidé par le Premier ministre assure le suivi de la cohérence et de l'impact . La discussion s'est conclue par une invitation ouverte aux investisseurs et partenaires internationaux à s'engager dans l'approche structurée et stratégique du Sénégal en matière de développement numérique .

Points clés
  • Points clés

  • Objectif général

  • La discussion était une session de présentation consacrée au New Deal Technologique du Sénégal - une feuille de route nationale de transformation numérique. La session visait à présenter les piliers clés de la stratégie, à mettre en valeur les progrès réalisés par les entités gouvernementales et les partenaires du secteur privé, et à inviter les investisseurs internationaux et les partenaires techniques à collaborer à la mise en œuvre du programme.
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  • Principaux points de discussion

  • Souveraineté numérique et les trois piliers stratégiques du New Deal Technologique
  • La stratégie de transformation numérique du Sénégal repose sur trois piliers fondamentaux : la souveraineté numérique (plaçant le cloud, la cybersécurité et l'IA sous gouvernance et contrôle nationaux) , l'Infrastructure Publique Numérique (DPI) - décrite comme une « infrastructure de confiance » reliant le gouvernement, les citoyens et les entreprises - et le développement des compétences, garantissant aux jeunes l'accès aux technologies d'IA et aux technologies émergentes et la capacité d'en bénéficier . Le budget global du New Deal est estimé à environ 2 milliards de dollars sur dix ans, avec un déficit de financement immédiat de plus de 550 millions de dollars .
  • Connectivité universelle et inclusion numérique
  • Le Fonds pour le Développement du Service Universel de Télécommunication (FDSU) du Sénégal est à la tête des efforts visant à connecter les populations mal desservies, notamment par le déploiement d'une constellation de satellites pour connecter gratuitement 1 million de citoyens sur deux ans . Les initiatives d'inclusion spécifiques comprennent le déploiement de kits dans les écoles, les établissements de santé et les zones reculées telles que la Casamance , l'installation de 200 salles multimédias et le lancement d'un programme de smartphones abordables en partenariat avec le ministère des Finances et le GSMA .
  • Feuille de route de l'Infrastructure Publique Numérique (DPI)
  • Le parcours DPI du Sénégal s'articule autour de trois composantes : un système national d'identité numérique en cours de développement avec les parties prenantes publiques et privées , une plateforme d'interopérabilité (PINs, basée sur la technologie X-Road) dont un MVP a déjà été lancé pour des cas d'usage liés à la protection sociale et aux finances publiques , et une solution de paiement électronique intégrée au portail de services aux citoyens, e-Sénégal . La feuille de route vise une fondation DPI complète d'ici 2027, une interopérabilité à grande échelle et une identité nationale d'ici 2028, et un impact mesurable sur l'économie numérique d'ici 2030 .
  • IA, écosystème d'innovation et Senegal Digital Factory
  • Le Sénégal développe une Digital Factory nationale structurée en quatre niveaux : réseau et gouvernance, industrialisation numérique (incluant des fab labs et des espaces de prototypage), infrastructure souveraine (cloud, centres de données, cybersécurité) et une usine IA et données servant de couche souveraine pour le calcul, les modèles d'IA et le développement des talents . Les réalisations clés comprennent la première Digital Factory en partenariat avec le PNUD dans le cadre de l'initiative Tombouctou et une unité d'assemblage électronique à venir dans le cadre du programme Smart Africa AD4A . Les partenaires sont invités à contribuer par le financement, la capacité de calcul, les crédits cloud et les solutions de cybersécurité .
  • Engagement du secteur privé et mécanismes de mise en œuvre
  • Les acteurs du secteur privé, illustrés par Wave - première licorne francophone d'Afrique - ont démontré comment la réduction des coûts et l'accessibilité des services de monnaie mobile ont favorisé l'inclusion financière numérique pour plus de 10 millions d'utilisateurs actifs mensuels au Sénégal . Les intervenants ont souligné que ni le gouvernement ni le secteur privé ne peuvent seuls réaliser la transformation, et que la co-création est essentielle . Les questions du public ont soulevé des préoccupations concernant les mécanismes de mise en œuvre, les stratégies de financement (notamment les PPP et la mobilisation des capitaux nationaux) et la manière de favoriser un écosystème de startups capable de produire des entreprises compétitives à l'échelle mondiale . Le gouvernement a répondu en mettant en avant une Delivery Unit assurant le suivi de 54 projets répartis sur 12 programmes, gouvernée au niveau du Premier ministre avec des KPI définis pour l'impact, l'emploi et la cohérence stratégique .
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  • Ton général

  • Le ton général de la discussion était optimiste, collaboratif et tourné vers l'avenir. Les intervenants ont constamment exprimé leur fierté face aux progrès et aux ambitions du Sénégal, présentant la transformation numérique comme une mission sociale plutôt qu'un exercice purement technique . Le ton est resté largement constructif et incitatif tout au long de la session, les représentants gouvernementaux et du secteur privé lançant des appels ouverts au partenariat .
  • Une légère inflexion de ton s'est produite lors de la session de questions-réponses avec le public, où les questions ont introduit une note de pragmatisme critique - notamment autour des risques de cybersécurité , de la responsabilité dans la mise en œuvre , des mécanismes de financement et du soutien concret disponible pour les fondateurs . Cela a permis d'ancrer ce ton, par ailleurs plutôt ambitieux, dans une certaine mesure de réalisme. Les remarques de clôture sont revenues à un registre encourageant et accueillant, réaffirmant l'ouverture du Sénégal au dialogue et à l'investissement .
Intervenants
SD
Samba Diouf
115 wpm · 4 min
S1
Speaker 1
138 wpm · 6 min
NB
Nefatu Blondin
116 wpm · 4 min
S2
Speaker 2
128 wpm · 4 min
S4
Speaker 4
152 wpm · 4 min
S3
Speaker 3
145 wpm · 3 min
S5
Speaker 5
182 wpm · 3 min
GR
GIZ representative
99 wpm · 4 min
A
Audience
146 wpm · 4 min
M
Moderator
111 wpm · 5 min

Résumé élargi : Le New Deal Technologique du Sénégal - Session lors d'un forum international

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Présentation générale et cadrage de la session

La session était consacrée à la présentation et à la promotion de la feuille de route nationale de transformation numérique du Sénégal, le New Deal Technologique, avec pour objectif explicite d'attirer des investissements internationaux et des partenariats techniques . Le programme comprenait une présentation vidéo des travaux déjà réalisés, des allocutions ministérielles, ainsi qu'une série de présentations émanant d'organismes gouvernementaux, d'acteurs du secteur privé et de partenaires au développement . Le modérateur a présenté la session comme une occasion de passer de la vision à des résultats concrets, invitant les participants à comprendre ce qui se prépare au Sénégal et comment la collaboration pourrait accélérer la mise en œuvre . La session semble avoir été organisée en lien avec un événement de l'UIT (Union internationale des télécommunications), le ministre Samba Diouf ayant explicitement remercié « l'UIT et tous les organisateurs » dans son allocution d'ouverture.

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Allocution d'ouverture du ministre Samba Diouf : la transformation numérique comme transformation sociale

Le ministre Samba Diouf a donné le ton idéologique de l'ensemble de la session en insistant sur le fait que la transformation recherchée par le Sénégal n'est « pas une transformation technologique numérique - c'est une transformation sociale pour l'ensemble du pays » . Se positionnant dans le cadre du Sud global, il a décrit la transformation numérique comme « une grande opportunité de changer, de se développer et d'autonomiser notre peuple » . Il a articulé trois piliers stratégiques qui sous-tendent le New Deal Technologique. Le premier est la souveraineté numérique : le Sénégal place le cloud, la cybersécurité et l'IA au cœur de sa transformation, avec l'ambition explicite de ne pas être un consommateur passif de technologie, mais bien de « la gouverner, l'exploiter et la protéger par nous-mêmes » . Le deuxième pilier est l'Infrastructure Publique Numérique (DPI), décrite comme une « infrastructure de confiance capable de relier le gouvernement, les citoyens et les entreprises » . Le troisième pilier est celui des compétences et de l'innovation, avec un accent mis sur la capacité des jeunes à bénéficier de l'IA et à l'utiliser pour « détecter et saisir davantage d'opportunités » .

Le ministre Samba Diouf a également signalé un changement d'orientation décisif : la session était explicitement conçue pour passer « du volet stratégique à la mise en œuvre », avec un accent sur l'accélération et sur la concrétisation du New Deal . Il a invité les acteurs du secteur privé et les partenaires à partager la vision du Sénégal et a exprimé sa confiance dans le fait que la session produirait « de grandes conclusions sur ce que nous devons être et ce que nous ferons dans les prochaines étapes » .

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Connectivité universelle et inclusion numérique : le programme FDSU

Nefatu Blondin a présenté les travaux du Fonds pour le Développement du Service Universel de Télécommunication (FDSU), l'organisme chargé de connecter les populations mal desservies dans les zones où les opérateurs ne peuvent pas obtenir un retour sur investissement satisfaisant . Elle a annoncé que le Sénégal, dans le cadre du New Deal Technologique, avait franchi une étape importante en décidant de déployer une constellation de satellites pour connecter un million de citoyens gratuitement, avec des kits satellitaires déployés et une connectivité garantie pendant deux ans .

Les objectifs spécifiques de ce programme de connectivité sont vastes. Ils comprennent l'amélioration de l'éducation grâce au déploiement de kits dans les écoles, les campus et les centres de formation ; l'équipement de toutes les structures et institutions de santé ; ainsi que la mise en œuvre d'un programme dédié en Casamance, décrite comme une zone particulièrement mal desservie où la connectivité numérique peut améliorer directement les conditions de vie . Des déploiements de Wi-Fi communautaire sont également prévus, non seulement dans les zones urbaines, mais aussi dans des endroits reculés, notamment des parcs, des forêts et des îles .

Nefatu Blondin a également décrit le programme PAU, de plus longue date, qui vise à couvrir 413 localités totalement non desservies et 3 258 localités desservies par un seul opérateur d'ici 2029, financé par les opérateurs et l'État sénégalais . Un projet complémentaire, le PAENS, a été ajouté avec un financement de la Banque mondiale pour accélérer le secteur de la connectivité . Une fois la connectivité établie, une série d'initiatives d'inclusion numérique suivra : l'installation de 200 salles multimédia , un programme de smartphones abordables développé en partenariat avec le ministère des Finances et le GSMA , ainsi que des hubs numériques communautaires - des espaces décrits comme réunissant le monde scientifique, les communautés de base et les autorités territoriales - déjà opérationnels à Dangalma, Kaulak et en Casamance . Ces hubs comprennent des activités de renforcement des capacités pour les femmes et les jeunes dans les métiers du numérique, ainsi que des formations en robotique et en codage .

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Infrastructure Publique Numérique : feuille de route et composantes

La présentation sur la DPI, assurée par Mokhtar, a décrit l'approche du Sénégal comme « une approche holistique et intégrée fondée sur des services d'interopérabilité », englobant la technologie, les cadres réglementaires, le matériel et les capacités humaines . La DPI s'articule autour de trois composantes principales. La première est un système d'identité numérique nationale, actuellement en cours de développement en concertation avec les principales parties prenantes publiques et privées . La deuxième est une plateforme d'interopérabilité appelée PINs, basée sur la technologie X-Road, dont un MVP 1.0 a déjà été lancé avec deux cas d'usage : la protection sociale et les finances publiques . La troisième composante est le paiement électronique, utilisant une solution déployée par le ministère des Finances appelée San Trezo, intégrée au portail de services aux citoyens, e-Sénégal . Le portail e-Sénégal est décrit comme une plateforme de services numériques dédiée aux citoyens et aux entreprises, avec une gamme de services déjà disponibles et d'autres versions en cours de développement .

La feuille de route de la DPI fixe des jalons clairs : établir le cadre juridique et réglementaire de la DPI d'ici 2027, atteindre une interopérabilité complète et un déploiement à grande échelle de l'identité nationale d'ici 2028, et produire un impact mesurable sur l'économie numérique d'ici 2030 . Mokhtar a conclu en lançant une invitation aux partenaires techniques et financiers à venir au Sénégal et à « nous soutenir, à construire notre plateforme d'impact numérique durable » .

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IA, innovation et la Senegal Digital Factory

Hassan Watt a présenté la Senegal Digital Factory, décrite comme un cadre national visant à structurer la chaîne de valeur de l'innovation et de l'entrepreneuriat . Le programme est organisé en quatre couches. La première est le réseau et la gouvernance, qui constitue la couche d'orchestration, comprenant les normes d'architecture nationale et les mécanismes de coordination pour aligner les institutions publiques, les acteurs du secteur privé, le monde académique et les partenaires au développement . La deuxième est l'industrialisation numérique, axée sur le dépassement de l'incubation pour créer la capacité de prototyper, produire et commercialiser des solutions, notamment à travers des fab labs, des ateliers, des espaces de prototypage et une chaîne de valeur numérique déployable à l'échelle régionale . La troisième couche est l'infrastructure souveraine, couvrant le cloud et les centres de données, la cybersécurité, la connectivité et les services de confiance numérique, décrits comme le fondement sans lequel « nous ne pouvons pas construire une chaîne de valeur d'écosystème d'innovation » . La quatrième couche est une usine IA et données, servant de couche souveraine nationale sur les données, la puissance de calcul, les modèles d'IA, les normes, les talents et les cas d'usage à fort impact .

Les réalisations clés à ce jour comprennent la création de la première Digital Factory du Sénégal en partenariat avec le PNUD dans le cadre de l'initiative panafricaine Tombouctou, la structuration de la Senegal Data and AI Factory comme initiative stratégique regroupant tous les efforts en matière de données et d'IA, ainsi que le lancement prochain d'une unité d'assemblage électronique en partenariat avec Smart Africa dans le cadre du programme AD4A (Affordable Device for Africa) . Hassan Watt a identifié deux défis principaux pour les partenaires : un déficit de financement pour les startups en phase précoce ayant besoin d'un soutien pour passer du prototype au marché , ainsi que des lacunes en matière d'infrastructure de calcul, de capacité cloud, de cybersécurité et d'accès aux GPU . Il a conclu par une invitation claire : il faut « nous rejoindre non seulement en tant que bailleurs de fonds, mais en tant que partenaires pour construire notre innovation stratégique » .

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Perspectives du secteur privé : capacité de mise en œuvre et inclusion financière

Deux intervenants du secteur privé ont offert des perspectives complémentaires sur le parcours numérique du Sénégal. Le premier, Ibrahim, a illustré la capacité croissante de mise en œuvre du Sénégal à travers l'évolution du guichet unique national pour le commerce. Le premier guichet unique, lancé en 1996, a mis neuf ans à devenir pleinement opérationnel . L'équivalent le plus récent a été mis en œuvre en seulement onze mois . Le résultat tangible a été frappant : le port de Dakar est passé de la 300e place mondiale environ à la première place en Afrique en matière d'indice de performance logistique . Ibrahim a utilisé cet exemple pour formuler une observation pertinente à l'intention des bailleurs de fonds : pour les plateformes techniques, le succès « ne consiste pas à avoir quelque chose qui fonctionne - c'est avoir quelque chose qui est utilisé par la population, de 0 % à 100 % » . Cette distinction entre la livraison technique et l'adoption réelle par la population a constitué l'une des contributions analytiquement les plus percutantes de la session.

Le deuxième intervenant du secteur privé, Malik Gay de Wave, a décrit comment l'entreprise est devenue la première licorne d'Afrique francophone en réduisant drastiquement les coûts des services de monnaie mobile, favorisant une adoption massive et atteignant plus de dix millions d'utilisateurs actifs mensuels au Sénégal . Il a noté que Wave dessert désormais 95 % de la population ID2 au Sénégal, offrant une base pour des services supplémentaires tels que le crédit, le paiement public et l'identité numérique . Malik Gay a décrit Wave comme « une entreprise technologique africaine, construite pour les Africains, avec une grande équipe d'Africains, dont la plupart sont basés au Sénégal » , présentant explicitement le parcours de Wave comme « un exemple concret de ce que nous appelons une transformation sociale » - faisant directement écho au cadrage antérieur du ministre. Il a été franc sur les limites de tout acteur unique, déclarant que « Wave ne peut pas le faire seul, mais le gouvernement non plus ne peut pas le faire seul » , et a appelé à un plan commun bénéficiant « aux 18 millions de Sénégalais » .

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Renforcement des capacités et autonomisation des jeunes : le programme 4CEN

Christian, représentant le programme 4CEN - une initiative universitaire supervisée par Sadie Nangai et partenaire du New Deal Technologique - a décrit un ensemble étendu d'investissements en capital humain . Au cours des quatre dernières années, 4CEN a formé environ 100 000 fonctionnaires aux technologies de base de l'IA et à l'informatique, avec des formations en cours . Il a également formé plus de 100 000 jeunes âgés de 18 à 35 ans à travers environ 30 à 40 certificats de compétences, avec un accompagnement à l'insertion professionnelle . Le programme a investi dans six Fab Labs pour soutenir les startups issues de ses activités de formation , et a constitué un fonds d'amorçage de cinq millions de dollars pour fournir des capitaux de démarrage aux jeunes entrepreneurs .

Christian a souligné que la dimension la plus importante du travail de 4CEN est son attention portée aux plus jeunes, arguant que « nous pourrions avoir toute l'infrastructure, mais si les gens ne sont pas formés, cela ne servira à rien » . Pour encourager les jeunes Sénégalais à s'orienter vers les sciences et la technologie, le programme distribue des ordinateurs aux lycéens inscrits dans des filières scientifiques et propose une plateforme en ligne gratuite spécialement conçue pour soutenir l'apprentissage des mathématiques et de la physique .

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La contribution de la GIZ : cinq conditions pour une transformation numérique réussie

Le représentant de la GIZ, Kader, a articulé cinq conditions clés qui, selon la GIZ, sont essentielles pour qu'une stratégie numérique nationale produise des résultats tangibles . Il s'agit d'une gouvernance forte et coordonnée, comprenant un leadership clair, des rôles institutionnels bien définis et des mécanismes de suivi robustes ; du développement des capacités, en investissant dans les compétences et l'expertise des institutions publiques pour concevoir, mettre en œuvre et évaluer les politiques publiques numériques ; d'une approche axée sur les résultats, avec des indicateurs mesurables, des systèmes de suivi et d'évaluation, et une culture de la performance ; d'une gouvernance inclusive, requérant l'engagement actif de l'ensemble de l'écosystème numérique - gouvernement, secteur privé, startups, monde académique, société civile et partenaires au développement - à travers une large collaboration entre parties prenantes ; et de la durabilité, garantissant que la transformation numérique va de pair avec la durabilité environnementale, l'inclusion sociale et une gouvernance éthique .

Les contributions spécifiques de la GIZ au New Deal Technologique comprennent le renforcement du comité de gouvernance numérique, le développement d'outils de gouvernance et de prise de décision, ainsi que la mise en place d'un cadre de suivi des performances . À travers son programme Green Digital, la GIZ soutient également le Sénégal dans l'intégration d'approches numériques vertes, de l'inclusion numérique, de la gouvernance de l'IA et de la gouvernance des données dans les réformes nationales de politique numérique . Les remarques de clôture du représentant de la GIZ étaient partiellement fragmentées dans la transcription, mais l'orientation générale semblait être que le rôle de la coopération internationale est de favoriser le dialogue entre les parties prenantes et d'aider à construire des partenariats stratégiques qui soutiennent les priorités nationales, plutôt que de se substituer à celles-ci .

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Questions du public : cybersécurité, mise en œuvre, financement et écosystème des startups

Le segment de questions-réponses a introduit une note de pragmatisme et de rigueur. Un stratège en cybersécurité basé aux États-Unis, Galofal, a salué les ambitions du Sénégal tout en exhortant à protéger les investissements « colossaux en utilisant les contrôles, mesures et évaluations appropriés afin de construire une souveraineté numérique qui en vaille la peine et serve également d'exemple pour le reste du monde » .

Le Dr Matasek, responsable des technologies émergentes à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a apporté une validation externe significative, notant qu'après avoir examiné 44 stratégies numériques dans 44 pays africains, il a trouvé celle du Sénégal « parmi les plus complètes » . Cependant, il a directement insisté sur la mise en œuvre, demandant « quels mécanismes vous avez mis en place pour la mise en œuvre ? » et soulignant l'importance d'impliquer le secteur privé et la société civile . Il a également soulevé la question des mécanismes de financement, suggérant un effet de levier à travers des partenariats public-privé, la mobilisation de capitaux domestiques et un environnement réglementaire attractif .

Un troisième membre du public a demandé quels secteurs spécifiques du secteur privé bénéficient actuellement de l'infrastructure numérique mise en place, et quels secteurs devraient connaître une croissance supplémentaire . Enfin, Dudo, un fondateur sénégalais basé en Suède qui développe Octopus - un produit de data scientist IA autonome - a demandé quelles stratégies concrètes existent pour soutenir les fondateurs locaux dans la construction d'entreprises compétitives à l'échelle mondiale, en établissant des comparaisons avec la Silicon Valley et la Silicon Valhalla de Stockholm .

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Réponse du gouvernement : gouvernance, suivi et déficit de financement

Mokhtar a répondu aux questions du public avec les révélations les plus franches et les plus substantielles de la session. Il a confirmé que le New Deal Technologique englobe 54 projets répartis en 12 programmes, suivis par une Delivery Unit au sein du ministère . Un comité de gouvernance présidé par le Premier ministre évalue chaque projet sous l'angle de l'alignement stratégique, de l'impact social et environnemental, et de la création d'emplois avant son acceptation .

Sur le financement, Mokhtar a fait preuve d'une transparence inhabituelle : le budget total du New Deal Technologique est d'environ deux milliards de dollars sur dix ans, mais le besoin immédiat est de « plus de 700 millions, et nous ne disposons que de 150 » - ce qui signifie que sur les plus de 700 millions de dollars immédiatement nécessaires, seuls 150 millions sont actuellement disponibles . Il a été tout aussi direct sur les conditions d'engagement, rejetant explicitement le modèle traditionnel dicté par les bailleurs de fonds : « vous venez avec votre investissement et vous dictez le projet que vous voulez réaliser - cela ne fonctionne plus comme ça » . Au lieu de cela, les investisseurs sont invités à identifier où ils peuvent apporter de la valeur au sein des 54 projets et 12 programmes existants, le cadre de gouvernance garantissant que tous les investissements s'alignent sur la stratégie nationale . Il a conclu par une invitation ouverte : « si vous êtes un investisseur ou si vous connaissez des personnes souhaitant investir dans des projets numériques, qu'elles viennent - nous nous challengeons mutuellement pour trouver la bonne voie » .

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Remarques de clôture et invitation ouverte

Le ministre Samba Diouf a clôturé la session en réitérant l'ouverture du Sénégal au dialogue et au partenariat, exprimant un accueil tourné vers l'avenir : « nous espérons vous voir au Sénégal - nous sommes ouverts, vraiment ouverts à la discussion » . La session s'est conclue avec la reconnaissance que plusieurs questions - notamment les secteurs spécifiques bénéficiant de l'infrastructure numérique, la stratégie concrète de l'écosystème pour les fondateurs locaux, et les mécanismes de financement détaillés - sont restées sans réponse faute de temps, le modérateur indiquant que des discussions complémentaires pourraient se poursuivre de manière bilatérale .

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Évaluation globale

À la clôture de la session, plusieurs tensions sont restées implicites et non pleinement résolues. Un large consensus s'est dégagé entre le gouvernement, le secteur privé, les partenaires au développement et la société civile sur les principes fondamentaux du New Deal Technologique : la transformation numérique comme transformation sociale , la nécessité d'une véritable co-création public-privé , la centralité de l'autonomisation des jeunes et du développement des compétences , et l'urgence de passer de la stratégie à une mise en œuvre mesurable . Les tensions sous-jacentes les plus significatives - entre l'affirmation par le Sénégal de sa maîtrise stratégique et le besoin pratique de financement externe , entre la livraison technique et l'adoption réelle par la population , et entre le cadre stratégique de la Digital Factory et les besoins pratiques des fondateurs locaux - ont été mises en lumière sans être pleinement résolues. Le modèle de gouvernance décrit par Mokhtar, avec une supervision conduite par le Premier ministre et une Delivery Unit assurant le suivi de 54 projets , fournit une base structurelle pour maintenir ce consensus tout au long de la mise en œuvre, mais l'écart entre les plus de 700 millions de dollars nécessaires et les 150 millions actuellement disponibles demeure le défi non résolu le plus pressant auquel fait face le New Deal Technologique.

Moderator
dedicated to the New Deal Technologic and how we can proceed with cooperation, international participation to make it happen. We have a new roadmap named New Deal Technologic that we have today at this session to present you what is coming in Senegal, how can we together go to have some results and some investment. So the program for today is we are going to present a video of New Deal Technologic. After that, the minister will make a brief comment on this. And so we can begin. We'll begin with some slides of our partners and what we've already done and what we have to do next. Thank you. Can you please, Mokhtar, yes. thank you very much this is a video the view of what we already done and so we can give the floor to the minister Mr. Sambarju for a keynote.
Samba Diouf
thank you sorry I was not following you thank you very much thank you for being here and we are very honored today to sit together to discuss about our ambition and a big thankful for the IUT and all the organizers when you see the video the digital transformation we want to build is not like a digital technology transformation is a social transformation for the whole country. And we are flagged as a global south. It's for us a big opportunity to change and also to develop and empower our people. When we map this vision against the border priorities of our digital transformation, three pillars of strategy are being aligned. The first one is the digital sovereignty. Senegal is placing cloud, cyber, AI at the heart of the digital transformation. And we will not be a country who is following the technologies or the consumer. We want to govern it. We want to operate it and we want to protect it by ourselves. the second pillar is the DPI we talked it yesterday and our strategy is to build what we call the trusted infrastructure that can link together the government the citizens and the enterprise together and the third point is about the skill and the innovation we talk a lot about capacity building it's not only about training it's not about knowing the technologies the key fundamentals of this skilling up is to make sure that our young people can benefit from the AI and they can use the AI to detect and get more opportunities so this is the reason why today we have this session with our private sectors our contributors, our partners to share our vision on this new deal technology what new deal technology means what is our priorities what is our objectives we want to shift from the strategic to the implementation so in this time we will talk about acceleration how to set up the new deal and how to make the new deal happen so this is I think during this session you will discover the pitch from our partners and you will also heard from our partners representing the private sector and the digital innovation ecosystems and they will share the Senegal vision so I wish you all the best to have very nice discussion and very fruitful conversation together and we will have great takeaways of what we need to be what we will do in the coming features thank you so much thank
Moderator
thank you very much Mr. Minister Siouf we can move to Ms. Nefatu Blondin to present our universal connectivity project.
Nefatu Blondin
Les slides sont en anglais, comme ça ce sera complet. Donc le FD Sud ou le Fonds pour le Développement du Service Universel de Télécommunication est, comme le nomme son nom, chargé de connecter les zones dites blanches, les zones grises, où les opérateurs en tout cas n 'arrivent pas à avoir un retour sur investissement satisfaisant. Le Sénégal, à travers le New Deal Technologique, a fait un... un grand pas en décidant de déployer une constellation de satellites. to connect 1 million citizens for free. This means deploying satellite kits and ensuring the connection for two years. This will complete the entire strategy that had been put in place from the beginning of the creation of the FD Sud. The specific objectives are to improve education through the deployment of kits in school facilities, campuses and training centers. All health structures, health institutions. There is a specific program to move in Casamance where these are particularly poor areas and digital will improve their living conditions. Obviously, all that is community Wi -Fi that can be used, can be deployed not only in urban areas but also in certain areas. collectivité territoriale mais aussi dans des zones plus éloignées comme les parcs, les forêts et les îles. Le service universel c 'était classiquement un programme appelé PAU qui visait à couvrir d 'ici 2029 413 localités non couvertes du tout et 3258 où un seul opérateur est présent avec un financement essentiellement des opérateurs mais aussi de l 'état du Sénégal. On peut rajouter et il va certainement en parler mon collègue du PAENS toute une partie de projet qui a été rajouté avec un financement de la banque maniale pour un projet appelé PAENS et aujourd 'hui nous avons pour ambition de diversifier nos participations et de soutenir afin d 'accélérer tout le secteur de la connectivité. Once the connectivity is set, the inclusion projects will come. So we can already mention all that is multimedia room equipment, which we talked about earlier, through the installation of 200 multimedia rooms on the short horizon. A smartphone equipment program, because as you know, it is also a brake, with a project between the Delivery Unit, the ambitions of the Delivery Unit, and what we are doing between the Ministry of Finance and the GSMA to be able to have access to smartphones at an affordable price. We are also doing particularly interesting projects. We are also doing particularly interesting projects. We are also doing particularly interesting projects. We are also doing particularly interesting projects. We are also doing particularly interesting projects. regrouping the scientific world, the basic communities, as well as the territorial collectivities. We have already installed three of them today in Dangalma, in Kaulak and in Casamance, and we are preparing others. It also consists of strengthening the capacity of the digital profession, particularly among women and young people, as well as training in robotics and coding among young people. So this is the essence of what the FD Sud provides through this New Deal program. Thank you.
Moderator
Thank you very much. Thank you. So we are running in time, so if you can please have three minutes. Three minutes, it will be okay. So this is Mokhtar who will present our digital GPI. T
Speaker 1
hank you very much and good evening everyone so I'm going to present to you our DPI journey our vision for digital transformation is based in a holistic and integrated approach built around interoperability services and as you can see in this map we have technologies we have also regulatory framework and hardware has the human capacity and besides the technology we need to have a good governance with good human capacities and when I go in our DPI project as you can see here we have three main components at the middle of this map the first one is the digital ID for digital ID the project is under amortization with the key stakeholders hardware has the private sector and the second one is the and also the public sector. And the next component is the interoperability that we call PINs, based in X -Rot technology. For this project, we already launched the MVP 1 .0 based on two use cases. The first one concerns the social protection, and the other one concerns the public financial. And the last component is the e -payment. For the e -payment, we are using the solution deployed by the Ministry in Charge of Finances, that we call San Trezo, and this one is actually used in our citizen portal that we call e -Senegal. And as you can see in the map, at the top of the map, you can see e -Senegal. It is the digital services platform that is dedicated to the citizens and also for the businesses. And all the services that you can see are already available in the portal. And we are working in the next release. And also we have the cost cutting blocks. We are working on that with the support of the private sector. The last slide regarding the DPI is our roadmap. First of all, we are working in the DPI Foundation. At 2027, we would like to establish the and record framework for DPI. From 2028, we will do the interoperability and also the national ID at SCAR. The last The last one is regarding the DPI impact for digital economy and for this one our target is 2030. So, as the technical partner and also the financial partner, we invite you to come in Senegal to support us, build our sustainable and digital impact platform. Thank you very much.
Moderator
Thank you very much. Thank you, Mokhtar. Thank you. Now we have Hassan Watt who will present our journey in AI and digital factory.
Speaker 2
Thank you, Mrs. C. Today, I'm going to present you Senegal Digital Factory. We choose the national framework to structure the value chain in innovation and entrepreneurship. So. Thank you. This program is structured in four layers. First is the network and governance. Here, this is the orchestration layer. We are trying to provide the national architecture standards and coordination mechanism to build, to align also public institutions, private sector actors, also academia and development partners. We have the second layer which is about digital industrialization. So here, this component is about moving beyond incubation. Here, we want to create the capacity to prototype, to produce and commercialize solutions. This includes fab labs, workshops, prototyping spaces and also a digital value chain to deploy across the region. The third layer is about sovereign and infrastructure. Here, innovation needs infrastructure. Here, this means cloud and data centers. Cyber security, connectivity and also digital trust services. Without this foundation, we can build a value chain of ecosystem of innovation. And the first layer is about AI up and detect through the digital AI and data factory. Here, this will serve as a national sovereign layer on data, also on compute AI models, and also standards, talent, and high -impact use cases. Slide. Now let me show you where our journey in this program are going on. The first is the achievement of the Senegal First Digital Factory with partnership with UNDP under the Pan -African initiative called Timbuktu. The second is about the structure of the Senegal Data and AI Factory. This is a strategic initiative that bringing all data and AI initiative in Senegal in coherence through our ambition. And the third one is about the upcoming launch of the electronic assembly unit in partnership with Smart Africa under the program called AD4A, Affordable Device for Africa. Slide. And this brings me to the most important, I think, point of this presentation, where partners can plug into this framework. Here, the first challenge is the financing gap. Like many emerging innovation ecosystems, early -stage capital for startups needs support to move from prototype to market. The second one is, let's say, compute and infrastructure and connectivity. AI needs cloud, also data infrastructure, compute capacity, cybersecurity, and GPU access. Partners can position themselves through cloud and AI credits, through also compute capacity, data security. And this is a very important part of the project. And this is a very important part of the project. And this is a very cybersecurity solution, machine learning platform, and server-enhancing infrastructure. But the clear message to capture here is our invitation today is clear. It's about joining us not only as funders but as partners to build our strategic innovation.
Moderator
thank you thank you Hassan thank you very much we already seen about what is done in the government so we can move through the partners the private sector we can move to Ibrahim and Nouridine Jain please
Speaker 3
thank you very much I will try to make it short thank you Mr. Minister to invite us to the meeting to participate to this I will give just two quick stories. One is in 1996, maybe most of you were not born, but there is one face I can see around. Senegal decided that it was the time to move for implementation of national single window, meaning to interconnect all the stakeholders for trade formalities to happen with more performance. And we achieved that goal, but it took nine years because it was 1996 and it has been fully operational nine years after in 2004, with a lot of stories that I will not tell you. But very, very complicated to put many... The government agency working together for one... goal. But what is interesting is the last story was the same. It's about the port of Dakar environment. The last single window has been implemented in 11 months. So the first in 9 years, the last in 11 months. And the outcome is that the port of Dakar was ranked number 300 and something worldwide and after the implementation of the single window in maybe now 2 years ago, it has been moved from rank 300 something to 200 something and becoming the third port in sub -Saharan Africa. And last year, it has been pushed now first port in term of logistic performance index in Africa thanks to this implementation. It's just to tell you that the capacity is here and we know how to implement. But for the donors, I have just one point. Mostly where we fail is the what is delivery when you deliver a road it is easy to know what is delivery but when it is about technical platform we need to know that it is not about having something that is working it is having something that is used by the population from 0 % to 100 % so this is a story I want to share with you I know that we don't have enough time and I would like to apologize because I have a plane and if you allow me I will leave and my colleague who is the implementer and for the first story Mr. Saho was a part of the team he can give any outcome so thank you very much
Moderator
thank you very much thank you very much now we are moving to Mr. Malik Gay wave
Speaker 4
thank you very much Mr. Minister for having us and thank you I'm going to talk about the What could be the contribution of the private sector? Because you know the NDT really set the direction of the whole country in terms of tech and it's important for companies like us to be sure that we'll be able to contribute the best we can in order to implement it. We have to implement it at scale but also we have to implement it as fast as possible. Today we are glad to be one of the leaders in terms of mobile money in Africa and when we started our journey back in the days we just noted that unfortunately costs related to digital financial services were quite heavy, quite expensive and unfortunately a big range of the population was still excluded for this kind of services. So what we did is to start building for those persons sending money from one point to another, paying their bills, getting their salaries and so on. Now in Senegal we are saving. More than 10 million monthly users. and we did it mostly by cutting costs and we did it drastically it was important to do that because we were in a logic to be sure that this product will be adopted by the population you know the very important point here is to show that there is a concrete contribution of the private sector consisting to accelerate the digital inclusion and this is the perfect example because no pilot day to day use but also at scale because we are saving today millions of people the second point I would like to mention is about innovation because we strongly believe that innovation is just an accelerator when today you reduce cost and then you are able to provide a very simple user experience adoption follows And when you are able to provide a service used by 95 % of the ID2 population in a country like Senegal, you know sure that this product or you have contributed to have a population fully included in the digital economy of the country. Now you have the basis to propose additional services like credit, like public payment, like digital ID and so on. To the question related to our contribution, I would like to reinforce the fact that WAVE and I will say it with some pride is the first unicorn in Francophone Africa. WAVE is an African tech company and WAVE is built for Africans with a big team of Africans and most of them based in Senegal. So we are glad to see a home ground company able today to lead discussions, to lead innovations and not only to deliver. And this is just to reassure you, Mr. Minister, that this is a concrete example of what we call a social transformation as you mentioned it before. We are reiterating our... availability to support the ministry and also the government for that. And once again to the question concerning what could be the contribution of the private sector, I will just say that it's just to be part of the deal. We are the partners and unfortunately, Wave can do it alone by himself, but also the government can do it by itself. It's important today to work together and to define a plan who would be a benefit for 18 millions of Senegalese. Thank you very much.
Moderator
Thank you very much. Thank you. Thank you. Now we are moving for these projects that support the new technology. The first one is for Force End. We have It is not said enough. It's Christian. Yeah. So, Christian, you have the floor.
Speaker 5
That's the problem. When you're the boss, you could do things like that. You know, we have to follow. Well, thank you very much. Again, like she said, I'm working with 4CEN. We're not really a private sector. We're from the university, but it's a program that's geared from the university overseen by Sadie Nangai. And we are partners with the New Deal Technology. I mean, the minister talked about the social aspect of the New Deal Technology and the human aspect, and that's where we come into play. 4CEN has been around for about four years. And so far, what we did is we first of all, we did a training on capacity building for the civil servant in Senegal. We train about 100,000 civil servants that we still continue to train them in basic AI technology and also in computer literacy. but we don't only train the civil servant. In the training, we train the youth of Senegal also. We train over 100,000 young people from age 18 to 35 in Senegal and we train them in about 30 to 40 different certificates of competency and we help them get a job after the training and it's going very well in that. We also have investment in Fab Labs. We're going to build six different Fab Labs that's going to be useful for the startups that are going to come from the training that we do with the young kids. We also have $5 million, which it's a lot but it's not a lot as well, that we're using as a seed money and we give these young people that we train, we help them have startups and we give them seed money to be able to grow their startup. So these are different aspects of the intervention that we're doing and if you're interested, I'm not forgetting again something. That's why I took notes actually. Thank you very much, Christian. Just go and do this. And so I'm doing it. Yeah, the most important part, for me anyway, the most interesting part is what we do for the youngest people. Because we understand that the human aspect is very important. We could have all the infrastructure, but if the people are not trained, then it's not going to be any good. And you've got to go, like, at the early age in order to be able to do that. So what we do is we want to push the young people in Senegal to go more and more into science and technology. In order to do that, we have a program that distributes computers to kids that are in high school and that are in science. We call them the science subjects. That's SD in Senegal. That's what we call them. So we give a computer to every single one of them. But we don't stop there also. We have a platform that's like... like helping them in their classes that they're having. And the platform is specifically geared towards the science course, which is math and physics. And they can go there, and it's totally free, and get some basic trainings on math and physics that help them in their classes. So I see the time, and I'm going to stop right there. Thank you.
Moderator
Thank you very much, Christian. It was nice to have you presenting for the end, like three dinners presenting. So we have also GIZ, who is supporting us with many projects. It is a partner, a technical partner. So we have GIZ. If GIZ, Kader, if you want to take the floor.
GIZ representative
Yeah, thank you. Thank you, Minister, for inviting GIZ, ladies and gentlemen, for perspective development. partner. Even the most ambitious national digital strategy will only deliver tangible results if it's supported by strong implementation mechanisms. In our view, 5K conditions are essential. First, strong and coordinated governance. A successful digital transformation requires clear leadership, well -defined institutional roles, effective interagency coordination, and robust mechanisms for monitoring priorities. This is precisely where the Going Digital project supports the Ministry of Telecommunication and Digital Affairs in operationalizing the New Deal technology. through strengthening the digital governance committee, governing, developing also governance and decision -making tools and establishing a performance monitoring framework. Second, capacity development digital transformation is fundamentally about people. Public institutions need the skills and expertise to design, implement and evaluate digital public policies. That is why we invest in capacity building, technical assistance, peer learning and knowledge exchange to strengthen institutional capabilities for the long term. Third, a result -oriented approach. A national strategy must be supported by measurable indicators, monitoring and evaluating evolution systems. and a gaining culture of performance. Together with the ministry, we are working on strengthening the monitoring and evaluating framework for the new deal technology, streamlining key performance indicators and developing strategic dashboards that support evidence -based decision -making. Fourth, increasing governance. The success of a digital strategy depends on the engagement on the entire digital ecosystem. Government, institutions, the private sector, startups, academia, civil society and development partners. Digital transformation cannot be driven by transformation by one institution alone. It must be co -created. It must be co -created through broad stakeholders' collaborations. Fifth, And finally, sustainability. Today, digital transformation must go hand in hand with environmental sustainability, social inclusion, and ethical governance. Through Green Digital, we support Senegal in integrating green digital approaches, digital inclusion, AI governance, and data governance into national digital policy reforms. So, what is the role of international cooperation in all of this? Our role is not to replace the last one, please, sorry. A national SEP. Not to replace the last one, please. A national SEP. Not to replace the last one, please. A national SEP. Not to replace the last one, please. A national SEP. Not to replace the last one, please. A national SEP. Not to replace the last one, please. Not to replace the last one, please. Not to replace the last one, please. A national SEP. Not to replace the last one, please. A national SEP. foster dialogue among stakeholders and help build strategic partnership and that support national priorities. Thank you very much.
Moderator
Thank you. Thank you very much GIZ. I know you have much more to tell but we are running out of time. We are opening now for 10 minutes I think. Yes, two questions but we are out of time. If someone, five minutes they said five minutes. If someone have questions or contribution or yes we have one here.
Audience
Thanks everyone for the privilege of your time. My name is Galofal and I am based in the US and I salute like all the ambitions that you have to implement like secure digital ecosystem and it's very realistic and myself like I am a cyber security strategist and I have been following what's happening in the global south and I think like all these investments are very colossal in terms of dollar or money and all that I'm advising you is to make sure that these investments are protected by using the correct control, measure and assessment in order to build like a digital sovereignty that is worthwhile and also being like an example for the rest of the world Thank you
Moderator
Thank you very much more than a contribution we are taking Yes we have Mr. Matasek
Audience
Thank you very much chair my name is Dr. Matasek I'm the chief of emerging technology, frontier technology innovation and digital transformation at United Nations Economic Commission for Africa sorry to join late I think it is a good strategy we have seen here focus on the key challenge we are facing across several countries in the continent namely infrastructure I think you cover all issues of infrastructure the second pillar very important it is digital skills and you also have another pillar on accountability where if you want to use this AI for the development for finding job for our new generation it is a way we have to follow and congratulations once again for this wonderful strategy we have developed 44 strategies across 44 African countries 44 African countries 44 African countries 44 African countries and we have and we have And I think it is one we find more complete. Now my question is to look at the implementation. What mechanism you put in place for the implementation? Because the more important now, you have a very good strategy, but the more important now in how you are going to implement by involving the private sector and also the civil society. I think it's very important. And also the issue of collaboration. When you talk about cyber security or digital sovereignty, the issue of collaboration come in. And also the funding. Do you have any mechanism to finance this strategy? Of course, I think you can have leverage on the PPP or to mobilize the domestic capital or to have an attractive regulatory environment. Thank you. I'm going to stop there. Maybe we can
Moderator
We are taking one last. Yes. Yes, yes, yes, yes, it's okay. So, you have just one question. We are running on time.
Audience
Thank you so much. I wanted to follow up on this question of private sector involvement, and I'm wondering if you can tell us a little bit more about which parts of the private sector are now benefiting from the infrastructure you're putting in place, and do you see specific sectors now growing further using these digital tools and using the digital infrastructure that's been invested in? Thanks.
Moderator
Thank you very much. We are taking the last one because he gave you his place. Yes? Yes, you can.
Audience
Hi, my name is Dudo. I'm a solo founder building Octopus. It's an autonomous AI data scientist that basically does a data science job. I'm based in Sweden and also Senegalese, how to call it, expat. I'm just thinking like hoax. Senegal can support founders, you know, building, you know, trying to solve real world problems and wanting to build Unicode. Like, what is the real strategy that actually could help, you know, founders, Senegalese founders, like, build an ecosystem that we can have something like, like in Stockholm, right, you have Silicon Valhalla in San Francisco, you have, I don't know, Silicon Valley. We want the kind of ecosystem that enables founders to build great companies, Unicode, something like that, right? We can do the same. Thank you.
Moderator
Thank you very much. I think Mokhtar will answer some questions, and Hassan, too, about the ecosystem. Yes?
Speaker 1
Yeah, quickly. Okay. To respond to the question for Mr. Sack, because we are out of time, regarding the implementation of all the projects of New Deal, as you know, in the New Deal strategy, we have 50 projects, and to do the monitoring, we have a department in the ministry that we call Derivative Unit that is in charge of the monitoring for all these projects. I think after this session we can continue that because we are talking about money that's why I am yes if we take the the budget for the new deal technology is around 2 billion dollars for the coming 10 years actually we don't need 2 billion dollars but we need more than 700 million where we just have 150 so actually in our government side we are trying to be compliant by we are not acting like before you come with your investment and you dictate the project you want to deliver it's not working it's not working it's not working it's not working anymore like this we build our strategy and if you want to help us or you want to invest the New Deal technology, we have 12 programs in the 12 programs we have 54 projects basically for each project as investor you may have you may find where you can have value and we discuss on this pillar this is one and secondly, we have what we call the governing that means we have governance to monitor the digital project is led by the Prime Minister and this governance will say if this project is aligned with our strategy, yes or no this is one second, this governance will check if this project has impact in our environment this governance will check if this project has some employment etc, etc we have so many parameters, so many KPIs to define thank you and once all this parameter is aligned then we can see this project will be, this investment will be part of what we are doing so we are very clear on this and I want to ensure you that if you are investor or you know some guys who want to invest on digital project he can come, we challenge each other to find the right way
Moderator
Thank you, so Mr. Minister you can close you can close because we are running on time that's the message to deliver
Samba Diouf
Okay thank you all and look forward to seeing you in Senegal and we are open we are really open to discuss we are open maybe we can give one minute to Malik to share your experience with that guy or it's finished and the time is over thank you
Moderator
Thank you very much. Thank you.

Avertissement : Il ne s'agit pas d'un compte rendu officiel de la session. DiploAI génère ces ressources à partir d'enregistrements audiovisuels ; elles sont présentées telles quelles, y compris d'éventuelles erreurs. En raison de contraintes logistiques (audio/vidéo ou transcriptions), les noms peuvent être mal orthographiés. Nous nous efforçons d'être aussi précis que possible.