Atelier 1: Des infrastructures durables au-delà des évolutions technologiques

5 intervenants
Résumé

La discussion a porté sur la durabilité et la résilience des infrastructures de l’Internet, en articulant les dimensions techniques, de gouvernance et de souveraineté. Laurent Ferrali a rappelé que les standards de l’Internet ont été développés surtout dans le cadre ouvert de l’IETF, tandis que l’ICANN repose sur un modèle de gouvernance multipartite conçu pour accompagner l’évolution technologique . Il a aussi expliqué que le DNS relie les adresses IP aux noms de domaine et que l’IETF produit les standards techniques nécessaires au développement de l’Internet .

Plusieurs exemples montrent l’articulation entre technique et gouvernance. Sur le multilinguisme, Laurent Ferrali a indiqué que des travaux ont été menés à la fois à l’IETF et à l’ICANN, notamment pour intégrer les noms de domaine internationalisés dans les politiques générales et les nouveaux gTLD . En cybersécurité, il a cité DNSSEC et d’autres RFC comme illustrations d’une réponse conjointe entre standards techniques et politiques élaborées par la communauté . Il a insisté sur le fait que la gouvernance de l’ICANN est liée à une réalité technique spécifique et ne constitue pas un modèle universel à transposer mécaniquement ailleurs .

Un point central du débat concernait la participation inégale aux instances de gouvernance. Laurent Ferrali a souligné que certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne, sont insuffisamment représentées à l’ICANN et à l’IETF, ce qui empêche leurs priorités locales d’être correctement prises en compte . Il a affirmé que ces modèles restent ouverts et interopérables, mais qu’ils doivent être activement défendus et investis par les communautés concernées, faute de quoi d’autres modèles plus fermés peuvent s’imposer .

Andres Figoli a ensuite déplacé l’attention vers les câbles sous-marins, qu’il a présenté comme une infrastructure mondiale essentielle, tout en décrivant leur vulnérabilité, le manque d’investissement dans les navires de maintenance et le coût très élevé des réparations . Il a expliqué avoir contribué à durcir les sanctions contre les pêcheurs coupant des câbles en Uruguay et en Colombie, avec un effet dissuasif clair . Il a aussi mentionné une initiative de l’UIT ayant produit 40 recommandations et un rapport de 200 pages pour renforcer la résilience, même si leur mise en œuvre dépend largement des gouvernements nationaux .

La discussion a également abordé l’impact environnemental et économique des infrastructures. Laurent Ferrali a noté que l’empreinte carbone du DNS peut être réduite en localisant davantage les requêtes, et a cité des travaux de l’ICANN en Afrique pour limiter les requêtes inutiles et garder davantage de trafic sur le territoire . En parallèle, Andres Figoli et l'intervenant 3 ont souligné la montée en puissance des GAFAM et des hyperscalers dans la propriété ou l’usage des infrastructures, ce qui fragilise le modèle économique des opérateurs télécoms traditionnels et soulève des questions de souveraineté et d’investissement futur .

En conclusion, les intervenants convergent vers l’idée que la résilience de l’Internet dépend à la fois d’infrastructures critiques robustes, de politiques publiques adaptées et d’une participation des communautés au modèle multipartite. Laurent Ferrali a finalement insisté sur le fait que l’Internet de demain doit être co-construit par des acteurs multiples plutôt que laissé aux seules plateformes privées .

Points clés
  • Le débat souligne la complémentarité entre standards techniques ouverts et gouvernance multipartite pour faire évoluer l’Internet. L'intervenant 1 explique que les standards de l’Internet ont été développés surtout dans le cadre de l’IETF, dans une logique ouverte, tandis que l’ICANN fournit un modèle de gouvernance multipartite capable d’accompagner les évolutions technologiques. Il insiste sur le fait que l’Internet avance avec “deux jambes” : une jambe technique et une jambe gouvernance.
  • Des exemples concrets montrent comment l’écosystème IETF/ICANN s’adapte à de nouveaux enjeux comme le multilinguisme, la cybersécurité et les abus en ligne. Le DNS est présenté comme l’infrastructure qui relie adresses IP et noms de domaine, et l’IETF comme l’espace où les ingénieurs développent les standards. L'intervenant 1 cite ensuite le travail sur les noms de domaine internationalisés (IDN), le DNSSEC pour la cybersécurité, ainsi que l’adaptation des politiques face au phishing, aux scams et autres abus. - La résilience et la durabilité des infrastructures dépendent fortement de la participation effective de toutes les régions du monde aux instances de gouvernance. L'intervenant 1 souligne que l’ICANN ne décide pas seule : les sujets avancent si les communautés les portent. Il note un déficit de participation de certaines régions, notamment d’Afrique subsaharienne, ce qui empêche certaines priorités locales d’être traitées. Il rappelle aussi que les modèles ouverts et interopérables doivent être activement défendus face à d’autres logiques plus fermées de type plateforme. - Les câbles sous-marins apparaissent comme une infrastructure critique majeure, confrontée à des vulnérabilités physiques, juridiques et économiques. L'intervenant 2 rappelle que l’essentiel du trafic mondial passe par ces infrastructures, évoque les coupures causées par des pêcheurs, le besoin de sanctions dissuasives, et le travail mené à l’UIT avec des dizaines de recommandations pour renforcer la résilience. Il met aussi en avant le manque d’investissement, le vieillissement et l’insuffisance des navires de maintenance, ainsi que les coûts très élevés des réparations.
  • Une forte préoccupation émerge autour de la concentration du contrôle des infrastructures et de la valeur chez les GAFAM/hyperscalers, avec des implications pour la souveraineté et la soutenabilité du modèle. L'intervenant 2 affirme que les hyperscalers contrôlent désormais une part dominante de certaines infrastructures sous-marines. L'intervenant 3 prolonge cette idée en expliquant que la valeur économique du numérique se concentre chez les GAFAM, ce qui réduit la capacité d’investissement des opérateurs télécoms nationaux et menace la connectivité durable. L'intervenant 1 ajoute qu’il faut développer des alternatives locales via le DNS, les ccTLD et la production de contenus hors plateformes, faute de quoi les pays deviennent dépendants d’écosystèmes fermés.
  • But global de la discussion :*
  • La discussion vise à réfléchir à la manière de maintenir, renforcer et rendre durables les infrastructures de l’Internet, tant sur le plan technique que sur celui de la gouvernance. Elle cherche à articuler plusieurs dimensions : standards ouverts, gouvernance multipartite, résilience des infrastructures critiques comme le DNS et les câbles sous-marins, souveraineté des États, inclusion des régions sous-représentées, et adaptation aux enjeux contemporains comme l’environnement, l’IA et la concentration du pouvoir chez les grandes plateformes.
  • Ton général de la discussion :*
  • La tonalité est globalement sérieuse, experte et pédagogique. Au début, elle est surtout explicative, avec des clarifications sur le DNS, l’IETF et l’ICANN pour le public. Ensuite, elle devient plus stratégique et préoccupée, notamment quand sont abordés les risques de cybersécurité, la sous-représentation de certaines régions, la vulnérabilité des câbles sous-marins et la montée en puissance des GAFAM. Il y a aussi un moment plus spéculatif et métaphorique avec l’intervention de l'intervenant 4 sur la survie du savoir en cas de catastrophe. Enfin, la discussion se conclut sur une note volontariste et mobilisatrice, insistant sur la co-construction de “l’Internet de demain” par des communautés d’acteurs plutôt que par les seules plateformes privées.
Intervenants
S1
Speaker 1
192 wpm · 18 min
M
Moderator
164 wpm · 7 min
S2
Speaker 2
140 wpm · 14 min
S3
Speaker 3
173 wpm · 2 min
S4
Speaker 4
182 wpm · 4 min

La séance porte sur la durabilité des infrastructures numériques et sur la manière dont leur solidité peut être maintenue dans un contexte de transformations rapides, notamment liées à l’intelligence artificielle . Dès le début, le modérateur demande un effort explicite de vulgarisation pour le public, en demandant que soient expliqués simplement des sigles comme DNS ou IETF .

Laurent Ferrali ouvre l’échange en rappelant que les standards de l’Internet ont été élaborés principalement dans le cadre de l’IETF, selon une logique ouverte et non propriétaire . Il distingue ce rôle de standardisation technique de celui de l’ICANN, qu’il présente comme un cadre de gouvernance multipartite ou multi-acteurs accompagnant l’évolution technologique . Il résume ensuite cette articulation par l’image d’un Internet qui avance sur « deux jambes », l’une technique et l’autre de gouvernance . Il ajoute toutefois que cette gouvernance n’est pas un modèle universel transposable tel quel, car elle est liée à une architecture technique et à un écosystème particuliers .

À la demande du modérateur, Laurent Ferrali précise plusieurs notions de base. Il décrit le DNS comme une sorte d’annuaire reliant les adresses IP aux noms de domaine, dans une infrastructure passée d’un simple fichier texte à un système distribué avec serveurs racines et résolveurs, notamment opérés par les fournisseurs d’accès . Il présente aussi l’IETF comme l’espace où les ingénieurs élaborent les standards techniques nécessaires au fonctionnement et au développement de l’Internet .

Laurent Ferrali illustre ensuite la complémentarité entre couches techniques et gouvernance par trois exemples. Sur le multilinguisme, il explique que les travaux techniques sur les noms de domaine internationalisés ont ensuite été pris en compte dans les politiques de l’ICANN, y compris lors de l’ouverture des nouveaux gTLD, sans créer une politique entièrement séparée pour les IDN . Sur la cybersécurité, il cite le DNSSEC, les RFC produites à l’IETF et les politiques élaborées ensuite par l'ICANN . Enfin, il évoque l’adaptation de l’Internet à la montée des abus, comme les scams et le phishing, qui a conduit à de nouvelles politiques . Il précise que, depuis le début, le DNS n’a pas été remis en cause comme structure capable de soutenir le développement de l’Internet .

Le modérateur relie alors cet échange au thème de la session, en recentrant la discussion sur l’évolution de la gouvernance technique et des infrastructures dans une perspective de durabilité . Il ouvre ainsi la voie à une discussion plus large, portant à la fois sur l’architecture logique de l’Internet et sur ses dimensions matérielles, géopolitiques et environnementales .

L'intervenant 4 introduit ensuite une réflexion plus spéculative en s’interrogeant sur la survie du savoir, des valeurs et des contenus culturels en cas de catastrophe majeure . Il distingue la survie des infrastructures territoriales de celle des connaissances elles-mêmes, et demande en substance comment rendre durables non seulement les réseaux, mais aussi ce qu’ils transportent .

Laurent Ferrali répond en rappelant d’abord les limites du mandat de l’ICANN : l’organisation ne travaille pas sur de tels scénarios catastrophes, mais son modèle, avec l’IETF et la communauté technique, a permis d’accompagner l’évolution de l’Internet à travers des décisions collectives . Il insiste surtout sur une distinction qu’il répète à plusieurs reprises dans la séance : les politiques ne viennent pas du staff de l’ICANN, mais de la communauté mondiale ; si un sujet doit avancer, il doit être porté par cette communauté . Il souligne à ce propos une faiblesse du système : une partie du monde participe encore trop peu aux travaux de l’ICANN et de l’IETF . Il mentionne les efforts fournis pour faciliter cette participation, y compris par des bourses, mais estime que cela ne suffit pas . Il cite en particulier la sous-représentation de certaines régions, notamment d’Afrique subsaharienne, et en tire une formule nette : quand nous ne sommes pas présents, nos intérêts ne sont pas représentés .

Dans le prolongement de ce point, Laurent Ferrali affirme que les modèles ouverts, interopérables et fondés sur des standards publics ne sont pas garantis pour toujours . Ils doivent être défendus, car d’autres logiques progressent, en particulier celles de plateformes plus fermées qui ne reposent pas sur le même principe d’interopérabilité . Il appelle donc à investir réellement ces espaces de gouvernance et de normalisation, y compris l’IETF, faute de quoi d’autres acteurs façonneront les règles de l’Internet .

Le modérateur fait ensuite basculer la discussion vers l’UIT et les infrastructures physiques, en particulier les câbles sous-marins . Andres Figoli rappelle qu’ils comptent parmi les infrastructures les plus importantes au monde et indique qu’environ 90 % du trafic mondial passe par eux . Il insiste sur l’existence de points de vulnérabilité ou d’étranglement, ainsi que sur les difficultés propres à des zones isolées ou peu attractives pour les entreprises, souvent situées dans le Sud global .

Pour illustrer ces enjeux, Andres Figoli évoque son expérience personnelle en Uruguay et en Colombie, où il dit avoir contribué à faire modifier la législation afin d’augmenter fortement les sanctions contre les pêcheurs responsables de coupures de câbles . Selon lui, le passage d’amendes très faibles à des sanctions beaucoup plus élevées a mis fin à ces incidents . Il explique qu’il a toutefois été difficile de convaincre les autorités qu’il ne s’agissait pas seulement d’un conflit entre entreprises privées, mais d’un enjeu de souveraineté nationale .

Andres Figoli présente ensuite le forum spécialisé mis en place à l’UIT sur la résilience des câbles sous-marins, réunissant des profils variés : représentants étatiques, autorités concernées, entreprises de maintenance, propriétaires de navires, industriels comme Alcatel, ainsi que des acteurs chinois et américains . Il explique qu’un sommet récent a débouché sur 40 recommandations et sur un rapport d’environ 200 pages devant être approuvé la semaine suivante . Il précise cependant que, si certaines recommandations s’adressent à l’UIT ou à d’autres organisations, la plupart relèvent en pratique de décisions et de mises en œuvre nationales .

Le modérateur résume cette séquence en soulignant le rôle de l’UIT dans la robustesse des infrastructures et le fait que les câbles doivent être considérés comme des infrastructures critiques relevant aussi de la souveraineté nationale . Il déplace ensuite la discussion vers la durabilité environnementale, en demandant comment rendre ces infrastructures à la fois résilientes et plus soutenables .

Dans sa réponse, Andres Figoli insiste surtout sur les contraintes matérielles de la maintenance. Il évoque le manque de navires spécialisés, leur vieillissement et leur mobilisation croissante pour d’autres usages, comme les câbles électriques ou les plateformes pétrolières . Selon lui, le problème central n’est pas d’allonger abstraitement la durée de vie des câbles, mais de réduire les coûts de maintenance et de réparation . Il donne des ordres de grandeur élevés, en soulignant notamment le poids du carburant et des longs trajets nécessaires pour amener un navire sur zone .

Interrogé à son tour sur la durabilité, Laurent Ferrali répond par un exemple plus technique lié au DNS. Il estime que l’empreinte carbone du DNS est inférieure à celle de grands centres de données, même si certaines architectures restent plus gourmandes que d’autres . Il cite des travaux et des présentations menés par l’ICANN dans plusieurs pays africains montrant qu’un volume important de requêtes DNS sort inutilement du territoire ou n’aboutit pas, ce qui crée à la fois une inefficacité et une consommation supplémentaire . Il mentionne aussi l’installation de deux structures importantes en Afrique afin de localiser davantage les requêtes DNS, de conserver plus de trafic sur place et de réduire ces inefficacités . Il présente cela comme un exemple de travail technique pouvant réduire indirectement l’empreinte carbone .

Laurent Ferrali relie ensuite cette question à la coopération entre acteurs. Il explique qu’en Afrique, la résilience peut aussi passer par des coopérations sur le DNS entre opérateurs et gestionnaires de ccTLD, y compris par des mécanismes de sauvegarde mutuelle . Il rappelle de nouveau qu’en tant que membre du staff de l’ICANN, il n’a pas pour rôle de prescrire des solutions, mais de produire des données, des recherches et des pistes que la communauté peut ensuite transformer en décisions .

La discussion se déplace ensuite vers l’économie politique des infrastructures. Andres Figoli affirme que les hyperscalers ou GAFAM occupent désormais une place dominante dans les câbles sous-marins, soit comme propriétaires directs, soit comme utilisateurs majeurs des capacités, même lorsque les propriétaires formels restent des opérateurs télécoms . Il estime que cette évolution change profondément l’équilibre historique du secteur et pose une question de contrôle effectif des infrastructures et des flux de données .

L'intervenant 3 prolonge cette analyse en soulignant que la concentration de la valeur économique chez les GAFAM réduit la capacité des opérateurs télécoms à investir dans les infrastructures nationales de connectivité . Selon lui, les opérateurs ne peuvent investir qu’à hauteur de ce qu’ils gagnent, et si leur part de valeur diminue, leur capacité à maintenir et développer les réseaux diminue aussi . Il appelle donc à repenser le business model global afin de soutenir les investissements dans la connectivité nationale et de préserver une forme de souveraineté .

Andres Figoli nuance néanmoins cette critique. Il reconnaît la montée en puissance des hyperscalers, mais soutient qu’ils financent aussi des routes ou des zones que les opérateurs télécoms n’auraient pas prises en charge seuls . Il cite l’exemple de Sainte-Hélène, où un investissement lié à une route transocéanique a créé des opportunités qu’aucun opérateur classique n’aurait probablement portées . Il défend ainsi une coexistence entre anciens et nouveaux acteurs, à condition de préserver la concurrence et d’éviter les abus .

Laurent Ferrali intervient alors pour déplacer le débat de la propriété des infrastructures vers celui des usages et de l’autonomie numérique. Il reconnaît les inquiétudes suscitées par le rôle croissant des GAFAM, y compris dans les satellites . Mais il soutient aussi que les pays auraient pu limiter une partie de cette dépendance en développant davantage l’Internet ouvert, notamment à travers le DNS, les noms de domaine nationaux et les ccTLD . Il prend l’exemple du .ci en Côte d’Ivoire, qu’il relie explicitement à l’ancrage juridique local : c’est la juridiction nationale et le droit national qui s’y appliquent . Il oppose alors l’Internet ouvert à des plateformes fermées qui finissent par ressembler à des intranets privés . Il appelle à former les usagers pour qu’ils soient aussi producteurs de contenus sur leurs propres noms de domaine, et pas seulement consommateurs de services hébergés sur des plateformes .

La discussion revient ensuite aux coupures de câbles et à leurs effets régionaux. Andres Figoli évoque le cas de la Côte d’Ivoire, où plusieurs câbles ont été endommagés, en rappelant que certains risques géographiques sont connus de longue date . Il souligne que les grands acteurs et opérateurs OTT peuvent financer des routes de contournement coûteuses parce qu’ils disposent de moyens financiers supérieurs à ceux des télécoms traditionnels . Le modérateur évoque ensuite, de mémoire, la coupure ayant touché la Côte d’Ivoire et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, en citant notamment ACE et SAT3, pour montrer qu’un incident local peut avoir des effets régionaux majeurs . Il pose alors une question plus politique : face à la présence d’acteurs privés dans la mer, l’espace et les réseaux, les États ne devraient-ils pas aussi porter leurs propres alternatives, par exemple satellitaires, afin de disposer d’un véritable choix stratégique ?

Laurent Ferrali répond en insistant sur la responsabilité des États à garantir un minimum de continuité et de résilience sur leur territoire . Il explique qu’une coupure totale d’Internet peut aussi interrompre des services internes essentiels . Il ajoute qu’au-delà des câbles et satellites, des acteurs étrangers ont déjà installé des équipements comme des CDN directement dans les réseaux d’opérateurs locaux . Pour les îles et les zones enclavées, il recommande donc d’avoir du cache dans le réseau afin de pouvoir fonctionner en mode dégradé, au moins pour les services de l’État . Il insiste sur la nécessité, pour un État, de pouvoir continuer à informer sa population et à assurer un minimum de continuité administrative même en cas de rupture de connectivité internationale . Selon lui, cela suppose des accords de résilience avec les opérateurs et des investissements dans des structures locales limitant la dépendance à l’international .

Andres Figoli complète ce point en plaidant pour une approche fondée sur des données objectives et sur une distinction claire entre sécurité et résilience . Il critique par exemple l’idée de dépenser des millions dans des drones pour surveiller les pêcheurs, alors que des systèmes plus simples comme l’AIS ou le VMS permettent déjà de suivre efficacement les navires . Il met ainsi en garde contre des réponses technologiques coûteuses mais mal ciblées . Il mentionne aussi un nouveau grand câble mondial développé pour Meta contournant certains points d’étranglement comme la mer Rouge, comme exemple de diversification des routes .

Dans un passage institutionnel plus bref, Laurent Ferralirappelle aussi que l’ICANN ne « gère » pas directement des espaces comme .com, .org ou .net . Il explique que les discussions à l’ICANN servent à élaborer des politiques applicables à ces domaines, que le board les valide, et que le staff a pour fonction de soutenir la communauté et de mettre en œuvre les politiques adoptées . Ce point prolonge sa distinction répétée entre travail du staff et décisions de la communauté .

Vers la fin de l’échange, l'intervenant 4 revient sur les noms de domaine en opposant un ancien modèle de bibliothèque et de catalogue à un modèle dominé aujourd’hui par les moteurs de recherche et les index . Il estime qu’une partie de cette fonction de « table des matières » subsiste encore dans les noms de domaine, par exemple avec des suffixes comme .biz ou .edu .

Laurent Ferrali répond en reconnaissant que les noms de domaine portent des significations géographiques, culturelles ou linguistiques fortes, comme .paris ou .alsace . Il explique que l’ouverture de nouveaux gTLD et le développement des IDN visaient justement à réduire la domination anglophone initiale de l’Internet, marquée notamment par des catégories historiquement américaines comme .edu . Il ajoute qu’il ne suffit pas de créer ces possibilités sur le plan technique : encore faut-il que les logiciels, formulaires et services les prennent effectivement en charge, par exemple pour les adresses électroniques . Il présente ainsi les nouveaux gTLD et les IDN comme des outils de pluralisme linguistique et territorial . Il rappelle toutefois fermement que l’ICANN ne traite pas du contenu lui-même et ne peut pas étendre son mandat à l’organisation du savoir au sens large .

Le modérateur conclut en soulignant le besoin de vulgarisation autour de notions souvent confondues, comme Internet, le Web, les noms de domaine ou les moteurs de recherche . Cette remarque prolonge sa demande initiale d’explication des sigles et montre que la compréhension de ces objets reste une condition de participation au débat .

Dans ses derniers mots, Andres Figoli estime que l’année en cours sera importante pour l’amélioration de la résilience des câbles sous-marins, grâce à des critères et objectifs plus explicites . Laurent Ferrali formule pour sa part une conclusion plus générale : il affirme qu’il existe encore une possibilité de construire collectivement « l’Internet de demain » à travers des modèles multi-acteurs . Il regrette une posture trop passive et consumériste des usagers, alors que l’Internet s’est d’abord construit comme un espace de co-construction . Il relie cet enjeu à la réduction de la fracture numérique, au multilinguisme, à l’accès à la culture et à d’autres biens communs qui, selon lui, ne seront pas assurés spontanément par le seul secteur privé . Il conclut que, sans engagement conjoint des gouvernements, des communautés techniques, des utilisateurs et des entreprises, l’espace numérique risque d’être façonné principalement par les plateformes .

Au total, la discussion met en avant plusieurs constats récurrents : la complémentarité entre standards techniques ouverts et gouvernance multi-acteurs ; le caractère critique et vulnérable des câbles sous-marins ; les tensions créées par la concentration croissante de la valeur et du pouvoir d’infrastructure chez les hyperscalers ; et l’importance d’une participation effective de toutes les régions du monde aux espaces où se décident politiques et standards . Le débat suggère qu’aucun levier unique ne suffira : les intervenants évoquent à la fois l’action communautaire dans les enceintes techniques, les responsabilités des États, les investissements matériels, les capacités locales de résilience et la nécessité de défendre un Internet ouvert face à des modèles de plateformes plus fermés .

Speaker 1
Les standards ont été développés principalement dans le cadre de l 'IETF. Ce sont des standards qui sont ouverts. Il n 'y a pas de standard propriétaire, très majoritairement, c 'est très ouvert. Deuxième chose, c 'est ce qui permet justement à l 'IETF de prendre des standards pour régler les problèmes qui se présentaient pour le développement de l 'Internet. Du côté ICANN, c 'est un modèle de gouvernance qui a été mis en place. Ce modèle de gouvernance multipartiprenante permet aussi d 'accompagner l 'évolution technologique. Je prendrais plusieurs exemples. En matière de multinanguisme, on vient de parler de ça, il y a eu un travail qui a été fait au niveau de l 'IETF avec un nouveau programme de RFC de l 'IETF pour permettre le développement des noms de manatages à réaliser. Et du côté de l 'ICANN, ça a été mentionné aussi par... J
Moderator
vais juste couper Laurent. DNS... ... Internet Engineering Task Force. etc. Est -ce que vous pouvez dire pour l 'ENU, c 'est quoi le DNS, c 'est quoi l 'ADF etc. Parce que je ne connais pas tout le public qui est à Le
Speaker 1
DNS c 'est Domain and System c 'est ce qui permet de faire la connexion entre adresse IP et nom de domaine c 'est les annuaires en fait, au début c 'est un fichier texte il y a très peu de sites à connecter, et puis au fil de la mesure c 'est une infrastructure qui s 'est développée avec des serveurs racines, puis des serveurs résolveurs auprès des opérateurs, etc. L 'IETF c 'est une structure de standardisation où les personnes les ingénieurs se rendent et développent des nouveaux standards qui permettent de soutenir le développement de l 'Internet Très rapidement sur les IDN, comme je vous l 'ai dit il y a eu un travail technique qui a été fait au niveau de l 'IETF et au niveau de l 'ICANN aussi au niveau de l 'ICANN ça s 'est traduit on l 'a maintenant aujourd 'hui ça saupoudre un peu toutes les politiques qui sont développées au sein de l 'ICANN, par exemple là il y a l 'ouverture au nouveau GTLD les IDN sont pris en compte dans les nouveaux GTLD par l 'ICANN, dans toutes les politiques de l 'ICANN quasiment, il n 'y a pas une politique spéciale IDN pour les domaines internationalisés, mais c 'est une politique générale qui s 'applique partout. En matière de cybersécurité aussi, on a eu des problèmes de cybersécurité qui sont arrivés avec le développement d 'Internet, des évolutions technologiques, et c 'est pareil là -dessus, DNSEC, il y a eu des RFC qui ont été mis en place, des standards qui ont été mis en place au sein du ETF, et au niveau de l 'ICANN aussi, développement de politique dans ce domaine -là, par la communauté. Donc à chaque fois, il y a deux jambes, côté technique, côté gouvernance. Et la gouvernance, elle est calquée sur comment fonctionne l 'Internet. C 'est pour ça que nous, on n 'est pas enclin à dire qu 'il faut utiliser la gouvernance de l 'ICANN pour nos structures. Ça n 'a aucun sens, parce que nous, en fait, la gouvernance, elle est liée à une réalité technique, et à un écosystème. Un autre point, qui est plus récent maintenant, avec le développement de l 'Internet, on a beaucoup de tabus, de scams, de phishing, etc. Et là -dessus, c 'est pareil, on a dû s 'adapter et développer des politiques. pour s 'adapter. Donc l 'ICANN, et depuis le début, il n 'y a pas de remise en cause du DNS comme une structure qui ne serait pas capable de pouvoir soutenir le développement de l 'Internet. Voilà. C 'était un peu long, désolé.
Moderator
Tres bien. Non, non, c 'était très, très, très bien, très clair. À la fin, vous parliez du test pro -comment. C 'est extrêmement important aussi pour l 'évolution et de la gouvernance technique et la gouvernance et des aspects techniques et d 'infrastructures. Donc, je rappelle la thématique des infrastructures durables au -delà des évolutions technologiques, au -delà des évolutions que l 'on connaît aujourd 'hui avec notamment l 'intelligence artificielle, comment faire pour maintenir, consolider et même renforcer des infrastructures durables et l 'ICANN joue un rôle extrêmement important dessus. Donc, la parole est ouverte. Bien sûr, s 'il y a des questions ou des contributions en ce sens, vous pouvez prendre la parole directement.
Speaker 4
Oui, comme tout à l 'heure, bon, je m 'appelle Boris Engelson, je suis journaliste indépendant, je suis quelqu 'un de très immature qui n 'arrive à exprimer sa pensée que sous forme de métaphore, parce que je n 'arrive pas à l 'exprimer de manière scientifiquement sérieuse. Il y a malgré tout, alors je vais vous livrer ma métaphore, vous verrez si oui ou non elle est en lien avec l 'intitulé. Admettons que l 'Europe succombe prochainement, sous divers coups, militaires ou non, que l 'Europe disparaisse. Est -ce que ça veut dire que l 'esprit du savoir, l 'esprit de l 'encyclopédie, d 'ailleurs qui était en partie francophone, ça a été parmi ses grandes oeuvres ? n 'aurait plus de place au monde. Il y a eu une époque quand la Suisse, qui avait une ou deux universités dont elle était très fière à une époque, était occupée, elle exportait ses universités où elle voulait faire aux Etats -Unis. On disait Genève n 'est plus dans Genève, mais on va faire une Genève -Vuisse aux Etats -Unis. Donc cette question de la survie du savoir, d 'un savoir encyclopédique, humaniste, et la survie des infrastructures nationales, de nations qui peuvent très bien succomber, c 'est une sorte de question distincte. Alors je ne sais pas laquelle doit être considérée comme technologique et laquelle infrastructure durable, mais alors est -ce que en prenant au sérieux, parce qu 'il faut toujours, surtout actuellement, envisager tous les scénarios, même des scénarios du pire, si l 'Europe n 'existait plus ou si la francophonie n 'existait plus physiquement, est -ce qu 'il y a des moyens ? de jeter des bouteilles à la mer avec tout l 'esprit des lumières dedans ou des fioles de potions magiques qui donnent le savoir instantané, universel à ceux qui l 'absorbent et sous quelle forme ? Donc est -ce que le savoir, tous les valeurs auxquelles nous tenons et qui actuellement quand même circulent beaucoup sous forme d 'informations et de patrimoine sur internet, est -ce qu 'il y a moyen de le rendre durable, de le faire survivre aux pires catastrophes et de faire que même si nous perdons le pouvoir temporel, eh bien il perdura. Il perdura et nous pourrons tous migrer quelque part en Chine ou en Afrique et retrouver ce patrimoine à faire fructifier. Je ne sais pas si ma métaphore est audible. et si elle est en lien avec le sujet
Speaker 1
Alors on ne prévoit pas ce genre de choses à l 'ICANN on essaie d 'être plus positif moi je travaille pour le staff de l 'ICANN donc mon rôle c 'est de ne pas développer des politiques par contre je vais expliquer c 'est un modèle à l 'ICANN qui a permis avec l 'IODF, avec toute la communauté technique de soutenir les développements d 'internet et décider vers où ça devait aller plus ou moins le multilinguisme il a été développé dans le DNS parce que l 'ICANN, parce que la communauté l 'a décidé et ça c 'est un élément que je vous en reparle à la fin c 'est des centrales, il faut que des gens poussent pour que quelque chose existe c 'est pas moi qui vais décider demain de mettre en place des modèles de résilience de l 'infrastructure les contenus ça je vais pas vraiment parler de l 'infrastructure et ça c 'est quelque chose qui doit être décidé par la communauté mondiales, tout le monde se met d 'accord pour dire, voilà, il faut protéger les infrastructures, il faut les rendre résilientes. Et c 'est le problème qu 'on rencontre à l 'ICANN, c 'est qu 'une partie du monde ne participe pas assez. Donc déjà, il y a des parties du monde qui n 'existent peu ou assez peu au niveau de l 'ICANN. Notre rôle en tant que staff, c 'est de faire en sorte que ces gens -là viennent à l 'ICANN, que leur participation soit facilitée. Parce qu 'autrement, effectivement, on ne va représenter qu 'une partie du monde. Et des façons de voir les choses, des problématiques locales ne seront pas adressées parce que les personnes qui ont un intérêt ne sont pas représentées. C 'est un système qui est très particulier, qui semble très positif dans le sens où tout le monde peut venir, tout le monde peut discuter et avancer. Et ça veut dire que quand vous n 'êtes pas là, vos intérêts ne sont pas représentés. et ça pour les pays d 'Afrique subsaharienne il y a des sujets, il y a les sujets de la résilience de la fonction des NS, ça c 'est un sujet mais s 'ils ne sont pas là pour le présenter c 'est pas la France ou c 'est pas le Danemark qui veut le présenter donc il y a un effort ça ne va pas arriver tout seul dans les modèles type ICANN il y a des choses qui peuvent être faites si les personnes qui ont un intérêt interviennent dans le cadre du mandat de l 'ICANN pour porter des idées, faire en sorte que des politiques sont développées et il y a le pendant technique avec l 'UTF, et c 'est pareil il n 'y a pas assez de gens qui vont à l 'UTF, il y a des pays africains alors il y a des bourses qui sont mises en place, etc mais à l 'heure actuelle, le monde n 'est pas représenté de manière égale dans toutes les organisations internationales malgré les efforts qui sont faits par ces organisations pour avoir une participation plus large et ça c 'est parce qu 'il faut aussi qu 'il est pris en compte du côté des leaders de l 'importance de participer à ces modèles -là c 'était ce qui était présenté par Pierre Boigny tout à l 'heure de l 'AFNIC c 'est que ces modèles là existent et ce sont des modèles qui sont lits ou ouverts interopérables mais c 'est pas garanti ça si demain personne protège ça c 'est pas garanti il y a des modèles concurrents qui sont des modèles plateforme pas concurrents mais qui sont pas du tout dans cette logique là c 'est pas interopérable, c 'est pas open standard donc ce sont des choses qu 'il faut c 'est des choses qu 'il faut défendre il y a des structures pour le faire mais il faut occuper ces structures être impliqué dans ces structures là pour le faire, ça sera pas automatique c 'est pas des gens du stade de l 'ICANN qui vont décider de même de développer des politiques.
Moderator
ès bien alors donc on en était beaucoup sur la partie gouvernance notamment le modèle multi partie prenante de l 'ICANN ainsi que ses instances on va passer un peu à l 'UID qui aussi est sur le plan l 'infrastructure physique en tant que tel alors tout ce qui est la boucle dernier kilomètre, etc. Je vais vous poser la question en anglais puisque je pense qu 'ils se sont mis à l 'aise en anglais. En reste, in the context of ongoing technical development and growing importance of robust digital infrastructure, I would like to ask what are actual views and perspectives on digital resilience and future projects in this field? Me
Speaker 2
rci beaucoup pour l 'invitation. Je vais aussi donner une chance en français et au niveau intermédiaire. Je vais vous préparer une déclaration, mais si vous préférez, je vais parler en anglais -français avec mon collègue. Je vais être intéressé à faire une déclaration plus spontanée. Quatre semaines sont les plus importantes infrastructures dans le monde. 90 % de les graphiques mondiales, comme on le sait, c 'est Il y a aussi une série de problèmes concernant ce qui se passe dans les autres endroits, ce que nous appelons des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, des points de choc, when all the failures in the several layers of the telecommunication services everything fails. What we discovered with that was that certain island isolated places underserved places, global south as you want to call it, there is no company. Even though some countries focus on their strategic resilient plans that are sometimes only pour la galerie. I can tell you I I worked with a legal advisor Mathieu Chouinic in Capsule for a while, in a communication enterprise. I have installed many systems here in the Mediterranean, also in the Atlantic. I have managed to change the laws in two countries. In Uruguay, my home country in Colombia as well. We increased the penalties against fishermen who cut game. Zero, or one thousand dollars to half a million dollars. And all the incidents of summering cables stopped. That was a good measure. It was a good deterrent measure. Un message de prévention, si vous voulez appeler cette mesure. Mais it was difficult to obtain that. It was difficult to convince les autorités que ce n 'était pas un conflit entre entreprises privées, entre l 'entreprise de pêcheurs et l 'entreprise de récolteur. Nous avons écouté dans l 'autre panel, c 'était une matière de souveraineté nationale, même si les entreprises sont privées. Dans ce cas, tous les problèmes ont été résolus. Mais dans d 'autres endroits, le problème continue. Je vais juste vous le dire. Par exemple, aux États -Unis, les pénalités sont... Ils n 'ont pas été updatées depuis les années 1920. In other places, it's the same. So, we have, in ITU, developed what we call a special forum, which is called International Advisory Volume Summer in Care for Sales. It's a very long name. Avec un grand expert en matière capçomale, un pays qui est représentant de l 'autorité nationale, représentant de l 'autorité de maintenance, aussi, le propriétaire des bateaux qui fait la maintenance des capçomales, et Alcatel, qui est en France, même les Chinois, les Américains, et dans le dernier sommet que nous avons fait à Porto et autres, à Uge, à Nigeria, nous avons approuvé 40 recommandations pour améliorer la résilience. Et en la prochaine semaine, les 10 de juillet, nous allons approuver un rapport de 200 pages qui explique nos recommandations. En fait, quel est le projet avec cela ? La moitié de ces recommandations sont pour l 'ITU, les autres sont pour les organisations internationales et maritimes. Mais la majorité de ces recommandations a dû être impliquée par les gouvernements nationaux. Et j 'ai expliqué que c 'est très difficile. Quand nous voulons atteindre un niveau national, nous voulons atteindre une coordination sans imposer des recommandations. Nos ecommandations sont plus des suggestions. Mais nous avons vu dans le Baltique et dans d 'autres endroits qu 'il y a eu des incidents qui ont été difficiles à poursuivre. Par exemple, l 'arrestation d 'un président de la CISSE, c 'est très difficile. Nous ne l 'avons pas fait. Nous n 'avons pas fait de mesures. donc avec ce initiative, nous essayons de l 'utiliser M
Moderator
erci Très bien, merci beaucoup donc je pense que vous avez tous compris les revenus sur l 'action notamment de l 'UIT en lien avec la robustesse des infrastructures le travail qui a été fait à travers nos collègues et des experts qui rapportent 200 pages et une quarantaine de recommandations l 'action de l 'UIT sur l 'ensemble du pays en dehors même des intérêts privés puisque la question des infrastructures est aussi une question de souveraineté nationale pour faire de sorte que les états puissent protéger ces questions là donc ce sont des infrastructures critiques ce qu 'on appelle les infrastructures critiques pour l 'arrivée de la connexion ensuite pour que la boucle locale puisse intervenir. Alors moi la question que j 'allais poser, notamment en lien avec les politiques publiques, c 'est que vous avez parlé de robustesse mais également on parle de durabilité de ces infrastructures on est dans un contexte, vous avez parlé un peu du côté géopolitique international, oui, même des sabotages peuvent exister entre États par rapport à ces infrastructures qui ont un certain nombre d 'enjeux de maintenance, etc. Mais quid de ce que coûtent à l 'environnement ces infrastructures et quelles sont pour vous les différentes pistes, à la fois dans la gouvernance et sur le plan technique, qui devraient permettre de les rendre plus robustes par rapport à ces évolutions technologiques, mais également respectueuses de l 'environnement ? Quelques questions, Pierre -Alain ?
Speaker 2
Mon modèle est un jeu de challenge en tenant les manques des bateaux pour les maintenances de cap sur marge. L 'avérage de l 'élargisse de ces bateaux st pendant une minute. Ils sont presque pour retirer. Il manque des bateaux aussi. Most of these vessels are right now used for power cables maintenance or for oil platforms or for oil surveys. but not for telecom purposes. There is a lack of investment in this field. So, instead of saying well, we should improve the durability of summary cables that all reach 30 years, it's how to reduce the cost of this. Le coût des maintenances qui est environ 2 millions de dollars si ils sont à l 'Afrique ou à l 'Europe. La facture pour les gazolines, c 'est seulement des bateaux. Pour envoyer les bateaux qui sont les portes basses à Curaçao, qui sont toutes la ligne équatorienne. Envoyer un bateau de cette ligne à l 'est -ouest, c 'est 2 millions de dollars de gaz et de combustible. Même à l 'Europe, la réparation est même que la moitié du prix. Seulement 5 .500 500 000 dollars 500 000 dollars c 'est très bien le chiffre avoir un câble dans le sud -est c 'est plus honnête ici oui c 'est b
Moderator
plus pour le sud -est compris oui je vais me retourner vers vers Laurent puisque on était sur la couche basse on va remonter un peu sur tout ce qui est réseau et tout ce qui touche en fait aux activités maintenant on va être un peu plus sur DNS etc pour vous comment rendre l 'écosystème encore plus souple et durable justement parce que quand on parle de durabilité c 'est un écosystème qui est ouvert à tous les acteurs comment il peut évoluer positivement en ce sens et intégrer d 'ailleurs davantage toutes ces contraintes là qui peuvent exister j 'ai posé une question qui va ensuite vous faire ouvert à tous tous tous durabilité des infrastructures versus évolution technologique là on parle de l 'IA que pensez -vous être les grandes pistes par rapport à ces enjeux là
Speaker 1
merci sur l 'IA pas le traité tel quel par contre nous ce qui existe de plus en plus maintenant qui n 'était pas vraiment assuré pendant longtemps c 'était l 'empreinte carbone parce qu 'il y a l 'empreinte carbone alors elle est faible parce que c 'est pas sur des gros data centers quoique parfois mais le traitement des requêtes DNS il peut y avoir des modèles où elles sont un peu plus moins gourmandes en énergie quand on arrive à localiser les requêtes DNS en Afrique que ça sort pas éviter d 'avoir des requêtes DNS en cascade là dessus il y a des travaux qui sont faits par l 'ICAN dans différents pays africains où on voit en fait qu 'il y a beaucoup trop de requêtes DNS qui ne servent à rien qui n 'aboutissent pas pour différentes raisons donc là -dessus nous on a déjà des collègues qui travaillent pour la partie de l 'engagement de l 'ICANN qui commence à faire des scènes dans différents pays notamment j 'ai un collègue qui va montrer l 'étude qu 'il a faite pour l 'Afrique du Sud où tous les ISB, les FAI sont dans une gestion peu développement durable des requêtes DNS l 'ICANN ce qu 'elle a fait dans ce cadre là c 'est qu 'elle a installé deux structures importantes en Afrique qui ont permis de localiser des requêtes DNS qui ne sortaient plus du territoire l 'économie qui était faite là -dessus mais ça l 'empreinte écologique du DNS c 'est pour l 'instant ce que je trouve assez limité au niveau de l 'ICANN parce que c 'est global il faut que tout le monde soit d 'accord vous voyez le problème qu 'il y a déjà sur les COP alors imaginez si on doit arriver à discuter ça au niveau de l 'ICANN par contre les opérateurs, il y avait l 'Afrique ils s 'engagent vraiment sur l 'empreinte carbone de leurs activités très fortement sur la durabilité encore une fois il faut porter des sujets quand ceux sont menacés, il faut être capable ou pas assez fort, il faut être capable de pouvoir poser les sujets sur la table et que la communauté en discute. Premièrement. Deuxièmement, la résilience, la capacité à soutenir les évolutions technologiques parce qu 'il y a une coopération entre les acteurs. Donc ça, par exemple, en Afrique, ça peut passer par des coopérations sur le TNS entre des opérateurs de ces STLD. On peut justement faire le backup des uns des autres. Il y a des tas de modèles de coopération qui existent, qui sont possibles mais qui sont aux mains de la communauté. Ce n 'est pas à moi de m 'exprimer. Je peux donner les informations qu 'on a nous en termes de recherche sur la consommation, sur parfois la mauvaise gestion, la gestion qui n 'est pas optimum des requêtes TNS. Après, ce n 'est pas à moi de proposer des solutions parce que ce n 'est pas mon niveau. Mais voilà, j 'ai des pistes qui existent au sein de l 'ICANN. Mais encore une fois, si on veut qu 'elle soit visible, il faut qu 'elle soit présentée. par des personnes de la communauté, parce qu 'à la fin, c 'est elles qui décident. On est sur des modèles où c 'est la communauté qui décide, parce que c 'est la communauté qui accompagne la croissance de l 'Internet.
Moderator
Très bien.
Speaker 2
Je vais passer, je vais faire mon collègue, le journaliste, à la demande, qui a une question très intéressante. Surtout en matière de Cap -Sumam, 90 % des propriétaires de Cap -Sumam, aujourd 'hui, sont les hyperscalers. Ou des GAFA. Les 419. Les propriétaires de l 'infrastructure et de certaines routes. La route de l 'Atlantique Nord, qui est la plus fameuse, la plus cherchée pour les investisseurs, pour investir dans ces routes, où il y a beaucoup de trafic. 90 % de la banque dans ces endroits est utilisée par les GAFA. Les GAFA peuvent aussi utiliser les third parties like France Telecom, Telefonega as lessors or fournisseurs de bandwidth pour leur pour their capacity. Apparently the Telecom companies are the real owners but the real users are the auditors, the gaffers. So that leads to a question how do we manage the data? Is it really the one who is the content, the media owner who is really managing these infrastructures or is as we like is new the Telecom companies? Not anymore. We are in a receiver role and I was a lawyer in a Telecom company for 23 years. This has completely changed in the last 5 years. So that leads to your reflection that is completely accurate. It goes deeper because right now the infrastructure has changed in France as well. a
Moderator
avez -vous des questions ou des questions en tant que francophonie oui
Speaker 3
ui juste une contribution à la suite de ce qui vient d 'être dit par l 'ESPER de l 'UIT effectivement on constate ces dernières années un changement de la propriété des infrastructures de connectivité vers les GAFA et cela peut avoir une conséquence sur la durabilité on sait que au niveau national dans les pays c 'est les opérateurs telco qui bâtissent l 'infrastructure de connectivité la connectivité nationale qui est essentielle justement je veux dire à l 'accès aux nouvelles technologies alors si on a ce recul je veux dire des opérateurs telco de ce segment de connectivité c 'est essentiellement lié aussi à la problématique de l 'investissement de l 'investissement de l 'investissement de l 'investissement de l 'investissement On investit à hauteur de ce qu 'on gagne. Nous savons qu 'aujourd 'hui, au niveau du numérique, les GAFAM aujourd 'hui concentrent toute la valeur qui est créée. Et que les opérateurs tel qu 'on ont de moins en moins de valeur, donc ils ont de moins en moins de capacité à investir dans l 'infrastructure de connaissibilité qui est nécessaire à tout ça. Donc la problématique est plus créée. Si on regarde le plus de la souveraineté, qu 'est -ce qui va se passer dans 5 ans, dans 10 ans ? Parce que lorsqu 'on ne sera pas capable de réinjecter dans ces infrastructures de connaissibilité au niveau national, qu 'est -ce qui va se passer ? Est -ce qu 'il ne faut pas penser le nouveau modèle économique ? On va soutenir tout ça. La question c 'est de la durabilité dans un certain sens. Est -ce qu 'il ne faut pas repenser ce business model étant donné que toute la valeur est tirée vers le haut, vers ces GAFAM et en fait tous les acteurs traditionnels de la connectivité aujourd'hui sont à la richesse de nouvelles ressources pour supporter les investissements. Il y a aussi là une problématique faute sur la question de la durabilité à adresser de manière franche, sinon on risque de ne pas pouvoir assurer cette connectivité universelle qui est voulue par manque de moyens.
Speaker 2
C'est vrai, les GAFAM ne savent pas les événements, ne savent pas les événements. L'île de Saint-Hélène, il n'y a pas de capteur marron jusqu'à trois années parce que le gouvernement a décidé d'utiliser l'île de Saint-Hélène pour traverser l'océan et utiliser cette île comme un point médium. Il y a l'opportunité de cette île attraper les hauteurs des GAFAM. Autrefois, il n'y a pas un télécom. Il y a une compagnie télécom qui va investir en Saint-Hélène. C'est un système de deux systèmes qui devraient coexister maintenant. L'issue réelle, d'un point de vue antitrust, c'est que la compétition n'est pas détruite pour l'un ou pour l'autre. Je connais les abus de compagnies de télécommunications dans les années 30, 80, et 19 aussi, et les abus pour toutes. Je vais éviter aussi les abus pour les nouvelles acteurs. Il y a coexister sur la solidité des marchés.
Speaker 1
Je vais vous dire sur cette partie-là, sur le rôle de plus en plus important des GAFAM en Afrique, ce n'est pas que sur les câbles sous-marins, maintenant là aussi sur le satellite, ils apparaissent aussi. je comprends les inquiétudes qu 'il peut y avoir mais d 'un autre côté je ne vois pas beaucoup d 'efforts pour utiliser l 'internet tel qu 'il existe depuis le début je m 'explique, avec la tête mobile qui s 'est développée en Afrique principalement la visibilité des noms de domaine n 'était pas évidente parce que les gens utilisaient des applications ou autre je ne dis pas qu 'il faut utiliser l 'un ou l 'autre mais je pense que si on avait évité d 'être entre les mains des GAFAM on aurait déjà commencé par utiliser l 'internet tel qu 'il est développer le DNS dans les pays l 'utilisation des codes pays, des CCD je ne sais pas de quel pays vous êtes la Côte d 'Ivoire il y a le CI qui fonctionne très bien en Côte d 'Ivoire et ça il faut l 'utiliser parce que c 'est le point CI pour simplifier sur la carte de la date mondiale c 'est la Côte d 'Ivoire c 'est l 'oreille qui s 'applique l 'ICAD on n 'intervient pas là -dessus c 'est votre juridiction, c 'est mon règne qui s 'applique la CAF peut être utile pour les pleurs de coopération entre les différents pays mais ça il faut le développer ça il faut construire là -dessus, autrement vous vous connectez à un intranet les gars femmes leur rôle c 'est de gagner de l 'argent, c 'est d 'enjeu prise et eux ils font, ils ont des intranets c 'est pas un intranet, c 'est fermé, c 'est pas les mêmes règles c 'est pas TCPI, eux vous êtes sur Facebook vous êtes sur les serveurs de Facebook vous êtes sur quelqu 'un en fait et ça en fait il faut être il faut éduquer je pense les utilisateurs pour pas être fait à vue des consommateurs il faut que ce soit des producteurs de contenu et qu 'ils produisent du contenu sur des noms de domaine et pas sur des plateformes autrement on s 'en sort pas et on renforce des acteurs qui sont pas par définition ils sont pas méchants au mot, ils sont pas bons au mot mais ils font du business et donc ça en fait il faut que je pense, il faut que les pays soient capables de jouer sur les deux je dis pas que les plateformes c 'est pas bon il faut être capable d 'avoir une alternative autrement vous êtes fichus si vous n 'avez pas d 'alternative si vous avez la connectivité c 'est eux si sur le Côte d 'Ivoire vous n 'avez pas d 'alternative là vous ne pouvez pas parler de souveraineté parce que eux ça ne leur donne pas la souveraineté c 'est pas leur sujet e
Speaker 2
t on se souvient à Côte d 'Ivoire en mars 2023 plusieurs capteurs sont détruits pour les civets Landslide et les Congo River c 'est un risque qui n 'est pas un risque de formation ou d 'avocat c 'est un risque qui est connu pour tout mais les entreprises de télécommunication n 'ont adopté autre route circondante à les Congo River les seuls qui ont adopté cette route sont les OTT qui ont investi plus de 20 millions de dollars parce qu 'ils ont plus d 'argent quelque chose que les entreprises télécom ne peuvent pas faire maintenant c 'est sûr donc ce qui s 'est passé là maintenant, tout le monde veut acheter des services dans le monde c 'est la compétition si vous avez plusieurs erreurs vous n 'allez jamais acheter dans ces pays qui sont dénigrés c 'est une compétition asymétrique nous faisons nous appelons l 'économie des cas les bénéficiaires de l 'économie des cas quand tu appelles un gaffin je vais donner un budget je vais donner un budget pour un an ne t 'en fais pas c 'est 1000 kilomètres je suis une petite compagnie de télécom si je fais le même appel à l 'économie des cas il me va dire oui pour 100 kilomètres en 4 ans il va être il va être réveillé Et ça ne marche pas pour moi, pour vous, pour vous. Mais les OTT ont cet avantage. Ils ont la première priorité, ils ont de meilleurs prix. C 'est comme ça qu 'il fonctionne. Effectivement, oui.
Moderator
Vous avez fait référence à la crise qui a eu lieu en Côte d 'Ivoire. Je pense que c 'était en 2024. Il y avait des 5 chaos sous -marins qui permettaient de l 'allier. Il y avait ACE, je pense, SAT3, etc. Et ça pose la question des infrastructures critiques. Et aujourd 'hui, il en a parlé, bien que plus de 90%, même plus, d 'Internet arrive. Et en Afrique, c 'est plus grave parce que très souvent, vous avez une coupure sur Dakar, vous avez plusieurs pays qui sont concernés. La coupure, je pense, de Côte d 'Ivoire, il y avait 5 pays ou 6 de la sous -région qui ont eu des soucis d 'Internet. Pourquoi ? Parce que ça coûte. plus cher puisqu 'on est éloigné dans certains pays du global sens. La question que j 'allais poser, c 'est que aujourd 'hui, dès que la femme et même d 'autres acteurs, des acteurs que je ne vais pas citer, investissent l 'espace, le ciel, la mer et le sous -marin, quelles sont pour vous les perspectives, puisque là, quand même, ça constitue une alternative si un pays vient saboter des câbles sous -marins et que tu as Internet, tu as le satellite, est -ce que ce sont des alternatives qui doivent être portées par les États, toujours pas des acteurs puissants comme ça, privés ? Quelles alternatives voyez -vous pour des infrastructures beaucoup plus durables qui devraient permettre aux États d 'avoir le choix pour avoir accès à Internet ? C 'est son point.
Speaker 1
Un État, il doit garantir un minimum de sécurité sur son territoire. Une coupure totale de l 'Internet pourrait poser des problèmes aussi de coupure de services internes sur le territoire. Il y a des choses, parce que vous parliez de la place auprès des GAFA ou d 'autres, au niveau des câbles sous -marins, au niveau des satellites, mais même au niveau des CDN, il y a des acteurs étrangers qui ont réussi à placer dans les réseaux des opérateurs locaux, c 'est quand même des gens à domicile, ils ont réussi à avoir des offres plus intéressantes que celles des opérateurs locaux. Parce que les îles, les endroits enclavés, etc., ce qu 'on donne comme bonne pratique, c 'est d 'avoir du cash au niveau du réseau pour pouvoir fonctionner en basse -clos au moins sur les services de l 'État. L 'État doit être capable de pouvoir informer la population. S 'il n 'y a plus d 'Internet, s 'il n 'y a plus de connectivité internationale, et qu 'on n 'a plus accès à des services de l 'État, plus d 'informations... ça lie fortement à la capacité de l 'État à rester au pouvoir à l 'administration en place, à rester au pouvoir et ça peut amener à des émeutes à tout ce qui est en région donc là -dessus il y a des efforts qui doivent être faits ils ne doivent pas dépendre des opérateurs étrangers qui eux n 'ont pas intérêt c 'est pas dans leur intérêt financier de composer sur nos services et ça l 'État là -dessus doit être capable d 'avoir des accords avec les opérateurs pour pouvoir garantir un niveau de résilience au niveau local et ce sont des choses qui ont été dites depuis des années dans les îles, je pense au Caraïbe par exemple, il y a beaucoup de pays francophones quelques îles francophones on leur a dit qu 'il faut investir dans des structures qui permettent d 'avoir du cash au niveau du territoire pour pouvoir assurer un minimum et pas dépendre tout le temps de la connexion état -seule
Speaker 2
très bien je pense que le gouvernement sont très concentrés aujourd 'hui à améliorer la résilience avec chiffres objectifs avec statistiques Nobody believes that, for example, you need a drone to cut the statistics about fishermen who cut cables. Drones are not used. They are not for that. You can detect a fisherman who cuts a cable in one second using ASVMS. You don't need that. Spend millions of dollars on drones. So there is a debate there between security and resilience. And security, they are just selling products. For what? For something else, but it's not for somebody else. And also, there is a development of a major cable right now that is going around the planet. For META, it's incredible. So it was one of the major investments. It's avoiding the major choke points. Red Sea, Marouche and others that are famous. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... mais parce que on appelle aussi ça parfois
Speaker 1
Développe des politiques il y a le conseil d 'administration qui valide ses politiques il y a le staff qui est là pour soutenir la communauté pour qu 'elle puisse faire son travail de développement politique et qui est là pour aussi mettre en oeuvre les politiques développées par la communauté validées par le board dans ce cadre là, l 'ICANN ne gère pas .com, .org, .net les discussions qui ont lieu au sein de l 'ICANN permettent de développer des politiques qui s 'appliquent à ces à ces normes comment on
Speaker 4
ait irruption ces nouveaux noms de domaine parce que j 'essaie quand même de de dire ce que j 'essaie de dire l 'univers traditionnel du savoir était géré selon des modèles d 'une bibliothèque où il y avait un catalogage une indexation avec essentiellement auteurs, titres, parfois sujets, en particulier pour les librairies à libre accès, où il y a chimie, où il y a poésie, on sait qu 'au moins dans quel domaine, il y a parfois des malentendus. Il paraît qu 'une fois on avait classé les fleurs du mal de Baudelaire sous botanique, mais on va en dehors de ces petites plaisances. Et puis, l 'éruption de l 'Internet et des moteurs, ce qui s 'appelle un peu mon moteur de recherche, a complètement aboli, tel que moi je l 'ai vécu, les outils traditionnels ou les catégories traditionnelles ogiques de gestion des informations pour tout remplacer par un index. Alors on met des mots. C 'est un gigantesque livre où il n 'y a que des index et pas de table des matières. Mais au fond, il y avait une table des matières, ou en tout cas un système calculatif, un catalogage qui sommeillait dans les noms de domaines. Parce qu 'effectivement... si on dit point BIS ou point EDU c 'est pertinent ou non mais j 'apparle à tout le monde dans toute la planète et au moins on sait que sous BIS on risque plus d 'avoir des entreprises que le MIT et vice versa donc il y a dans ces noms de domaine quelque chose qui n 'est peut -être pas du domaine de l 'infrastructure mais qui est quand même en tout cas du domaine de la structure sa structure
Speaker 1
j 'ai laissé clarifier ce point ça ce sont des choses on a ouvert il y a de nouveaux noms de domaine qui sont apparus je ne parle pas des codes de lettres qui sont des pays mais dans les codes qui font plus que de lettres .com, .org à ceux -là c 'est ajouter des nouveaux noms de domaine et ils ont des significations alors nous on ne parle pas de contenu mais eux -mêmes ont des significations très fortes vous avez le point Paris, le point Alsace les gens qui sont des gens qui sont des gens qui savent que là -dedans ils vont trouver de l 'information lié à un emploi géographique particulier. Et l 'ICANN, ce qui a poussé une partie de la communauté à ouvrir cette racine de l 'Internet, c 'est pour quelque chose qui nous touche ici, c 'était justement l 'aspect multilinguisme. Parce que les premiers domaines d 'Internet, on parle du point édu, le point édu, c 'est pas libre. Le point édu, c 'est américain. Le point mille, le point édu, ça c 'est donc, il a été réservé par les américains pour leur business à eux. Alors après, il va se trouver ouvert, mais ce sont des choses, la planète est très américaine dès le départ. Les nouveaux domaines, c 'était l 'idée, c 'était justement d 'arriver à pouvoir permettre à des francophones, des espagnophones, des musophones, de créer de nouveaux domaines d 'Internet qui ne soient pas la marque d 'une domination des américains sur l 'Internet. Et ça, on a essayé de le porter, on a développé les IDN, c 'était mentionné tout à l 'heure par l 'UNESCO, on essaie de faire en sorte qu 'en plus ils fonctionnent. qu 'il soit accepté par les gens qui développent des logiciels, parce que c 'est bien d 'avoir une solution technique pour créer un nouveau nom de domaine avec un caractère accentué ou un script particulier, mais si ce n 'est pas pris en charge par les éditeurs de logiciels, ça veut dire que votre email que vous aurez créé sous ce domaine -là ne sera pas reconnu par les formulaires. Donc, les nouveaux noms de domaines, en fait, c 'était ça. C 'était l 'idée qui poussait, qui a poussé notamment le lendemain dernier CEO, celui d 'aujourd 'hui, mais celui qui était là avant, c 'était qu 'il faut que la planète soit moins anglophone. Il faut que ce soit une opportunité pour créer des domaines.
Speaker 4
Donc, on est un peu dans le sujet, quand même. Oui, on est dans le sujet. Mais est -ce qu 'on ne pourrait pas, une fois, avoir un séminaire ou une conférence sur ces questions qui traînent dans le monde de l 'Internet et de la communication depuis 30 ans et qu 'on n 'a jamais totalement clarifié ? Je crois qu 'il y a beaucoup de gens, même dans les professionnels. M
Speaker 1
ais nous, on ne peut pas parler... On ne peut pas parler de contenu. Alors, je sais que le nom est... en forme de contenu. Mais voilà, on ne peut pas parler de contenu. C 'est pour ça que, par exemple, je l 'ai posé sur des marques.
Moderator
Je vais en faire une pour jouer au poids de la police. Effectivement, si on doit le faire du soir, d 'arbre à net, Internet, Web, jusqu 'à aujourd 'hui. Donc, il y a beaucoup de choses à dire, effectivement, et donc, dans le travail de vulgarisation. Je remercie tout le monde, en tout cas, pour votre présence, parce qu 'on est arrivé à la fin de ce temps, sauf s 'il y a des derniers mots, pour 30 secondes, de nos experts, sur ces questions, en tout cas, importantes, à la fois de l 'infrastructure physique, mais également sur la partie gouvernance, multipartie prenante, etc. Donc, si vous avez 30 secondes chacun, et puis on va aller à la fin de cette session, extrêmement intéressante, sur les infrastructures du Lab, et les solutions techniques. M
Speaker 2
erci pour l 'invitation. Je pense que cette année va être clé pour l 'amélioration de la résilience des capteurs marins, avec critiques et objectifs. C 'est tout.
Speaker 1
Merci. très rapidement, je vais revenir sur quelque chose que j 'ai un peu cité aujourd 'hui on a encore l 'opportunité de construire l 'internet de demain, de le co -construire avec des modèles multi -acteurs il faut que tout le monde en profite tout le monde le fasse parce qu 'on est habitué à un rôle un peu consommateur de l 'internet c 'est pas du tout ce qui était prévu dès le départ le départ c 'était une communauté c 'est la gouvernance multi -acteur, c 'est ça alors c 'est la lutte contre la fracture numérique mais c 'est aussi le développement de mutinéalisme c 'est l 'accès à la culture c 'est un tas de choses qui existent et ça en fait ce sont des choses qui c 'est pas le secteur privé qui va le faire lui -même ça c 'est des communautés d 'acteurs avec le secteur privé, avec le gouvernement les utilisateurs qui doivent façonner l 'internet de demain, autrement on dépendra que des plateformes E
Moderator
ffectivement, ce qu 'on retient, c 'est que l 'Internet doit le devenir ce qu 'il était. Après, il
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1

Cette affirmation est cohérente avec la base, qui souligne l’importance des « normes ouvertes » et de l’interopérabilité dans le développement de l’Internet, ainsi que son caractère collaboratif [S20]. La base rappelle aussi que l’IETF s’occupe des protocoles Internet [S16].

2

La distinction générale est corroborée par la base : l’IETF est décrit comme l’instance qui s’occupe des protocoles [S16], tandis que l’écosystème de gouvernance de l’Internet est présenté comme impliquant institutions techniques, institutions de gouvernance, société civile, industrie et communauté des utilisateurs [S20].

3

La base confirme cette description pédagogique du DNS : les résolveurs récursifs reçoivent les requêtes, souvent via le fournisseur d’accès, puis interrogent le système de serveurs racines et les serveurs de TLD avant d’obtenir la réponse [S37]. Elle précise aussi que les serveurs de cache disposent d’une liste préconfigurée d’adresses de serveurs racines [S38].

4

La base ajoute un élément important : le DNS ne se limite pas à quelques serveurs visibles dans un schéma, mais repose en réalité sur des millions de serveurs distribués à l’échelle mondiale ; il n’existe pas un unique résolveur ou un unique serveur faisant autorité [S37].

5

La base va dans le même sens en indiquant que l’IETF « s’occupe des protocoles » [S16], ce qui confirme son rôle central dans l’élaboration des mécanismes techniques de l’Internet.

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La base apporte du contexte en décrivant l’Internet comme un « réseau de réseaux » interopérant librement, ayant produit une infrastructure collaborative où institutions techniques, gouvernance, société civile, industrie et utilisateurs sont tous engagés [S20]. Cela renforce l’idée d’une articulation entre technique et gouvernance.

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La base apporte un cadrage utile : elle souligne que la transformation numérique devient transversale dans les organisations internationales et qu’une politique numérique holistique est nécessaire face à la nature multidimensionnelle des enjeux numériques [S14]. Elle rappelle aussi que, pour l’IA, des normes ouvertes et l’interopérabilité sont jugées essentielles [S20].

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The internet domain name system explained for non-experts — In other words what happens once we have stripped off all parts of a domain name and still do not know where to go for an answer? For this case there is a special set ...

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