Global Dialogue on AI Governance inaugural meeting
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Les discussions tenues lors du Global Dialogue on Artificial Intelligence Governance et des sessions associées n'ont pas abordé de stratégies visant à positionner une institution nationale ou infranationale comme pôle régional ou continental pour la recherche, la formation ou les infrastructures en matière d'IA. Ce sujet n'a été soulevé dans aucune des sessions examinées, qu'il s'agisse des cérémonies d'ouverture et de clôture, des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits humains ou la sécurité de l'IA, ni des sessions portant sur le renforcement des capacités ou les approches de gouvernance de l'IA.
La question de la viabilité de la dette ou des programmes d'assainissement budgétaire en tant que contrainte ou condition préalable aux investissements dans les infrastructures numériques n'a été abordée dans aucune des sessions du dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle examinées, notamment la cérémonie d'ouverture, les segments pléniers de haut niveau, les discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ainsi que la cérémonie de clôture. Aucun intervenant n'a évoqué ces aspects financiers ou macroéconomiques dans le cadre des débats sur l'accès aux infrastructures numériques ou le comblement des fractures numériques.
Les discussions tenues lors de ce forum n'ont pas abordé la question de l'évaluation des compétences numériques de la main-d'œuvre ni celle des programmes standardisés de certification des compétences numériques destinés aux jeunes, aux femmes ou aux groupes marginalisés. Aucune des sessions — qu'il s'agisse de la cérémonie d'ouverture, des segments pléniers de haut niveau sur l'IA, des dialogues thématiques sur les droits humains et la sécurité de l'IA, de la session sur le comblement des fractures numériques, ou encore de la cérémonie de clôture — n'a traité ce sujet spécifique.
Dans l'ensemble des sessions de la réunion, la question du traitement des flux de données par les communautés économiques régionales (au niveau des blocs), distinct des régimes internationaux plus larges de transfert vers des « pays tiers », n'a été qu'effleurée et n'a jamais fait l'objet d'une discussion approfondie ou explicite.
La session la plus pertinente à cet égard est la High-level governmental plenary segment: Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 3, où quelques références aux cadres régionaux ont été mentionnées. Singapour a indiqué que "among the 11 states of ASEAN, we have established a digital economy framework agreement to develop common rules and interoperable standards to support cross-border data flows" (Josephine Teo). Le Rwanda a évoqué la Déclaration africaine sur l'IA adoptée par 49 pays africains travaillant à "harmonize regulations" (Paula Ingabire). Le Tchad a mentionné les efforts visant à "create regional governance, to harmonize data and cybersecurity" en Afrique centrale (Haliki Choua Mahamat).
Cependant, ces mentions restent générales et ne traitent pas spécifiquement de la distinction entre les régimes de flux de données au niveau des blocs régionaux économiques et les régimes internationaux plus larges de transfert vers des « pays tiers ». Les autres sessions — notamment AI Governance Initiatives and Approaches, Thematic discussion 3, Thematic discussion 4, Bridging AI divides, AI opportunities and implications, ainsi que les cérémonies d'ouverture et de clôture — n'ont pas abordé ce sujet spécifique, les discussions sur les données se limitant à des considérations générales de souveraineté, de protection des données et de gouvernance transfrontalière de l'IA.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas porté sur les mécanismes de subvention de la connectivité dans les zones rurales ou mal desservies, qu'il s'agisse d'enchères inversées ou de subventions d'investissement (CAPEX) destinées aux opérateurs de télécommunications privés. Ce sujet spécifique n'a été abordé dans aucune des sessions plénières, des dialogues thématiques ou des cérémonies d'ouverture et de clôture recensées.
La question des transferts de technologie a été abordée de manière récurrente tout au long des différentes sessions de la réunion, bien que rarement avec des mécanismes de mise en œuvre très concrets. Voici une synthèse des discussions par session :
Appels généraux et principes fondamentaux
Dès la cérémonie d'ouverture, les bases ont été posées : António Guterres a averti que "We cannot allow the digital divide to harden into an AI divide, and the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap", proposant un fonds mondial pour l'IA afin de développer les compétences, les données et la puissance de calcul accessible partout.
Segment gouvernemental de haut niveau – Partie 1
Lors du segment gouvernemental de haut niveau (partie 1), les appels au transfert de technologie ont été les plus explicites sur le plan politique. Le G77 et la Chine ont déclaré que "Technology transfer, technical cooperation for access and data digital infrastructure, and strengthened South-South cooperation must also remain integral components of our collective efforts." Le Groupe d'amis pour la coopération internationale sur le renforcement des capacités en IA a appelé à "encourage all parties to make positive contributions to digital infrastructure connectivity in developing countries and support efforts to assist developing countries in building data centres, computing facilities and high-speed networks through technical assistance, financial support and capacity building." Le Kenya a appelé à des "affordable compute, open and representative data sets, safe and accessible models, stronger skills and meaningful participation in standard settings."
Segment gouvernemental de haut niveau – Partie 2
La session la plus concrète en matière de mécanismes de transfert a été le segment gouvernemental de haut niveau (partie 2), où Kate Kallot d'Amini AI a décrit un modèle opérationnel précis : "Capacity actually has to transfer. And every contract that we sign with the government, we make sure that the transfer obligation is built in... we're actually talking about a team in country which is training data stewards within government, but also engineers on specific pillar of operation so that they can take care of the systems. And we usually do this over the transfer over two to three years. And when a team is ready to own a function completely, hands over the systems entirely."
Segment gouvernemental de haut niveau – Partie 3
Lors du segment gouvernemental de haut niveau (partie 3), plusieurs pays ont exprimé leurs attentes. Le Pakistan a appelé à un "access to open source models, shared compute initiatives, support for data infrastructure" et à une coopération Sud-Sud. Les États-Unis ont évoqué des "shared efforts to advance the diffusion of the full AI stack across partner countries" comme occasion de diplomatie bilatérale. Le Royaume-Uni a mentionné son programme AI for Development aidant à construire des outils d'IA dans plus de 40 langues africaines.
Combler les fractures de l'IA : renforcement des capacités, accès et fondations numériques
Dans la session Bridging AI divides, Loretta Hieber Girardet a souligné "the need for sustained capacity strengthening and technology transfer, particularly in developing countries." Eugenio Vargas Garcia (Brésil) a précisé que "technology transfer is still important, but under favorable conditions, and developing countries should seek international partners... negotiating on a case-by-case basis so that they can have concrete trade-offs and then a win-win cooperation." Le Pakistan a appelé à la "co-ownership" pour que les économies émergentes soient des co-architectes plutôt que de simples bénéficiaires.
Dimensions sociales, économiques, culturelles, linguistiques et techniques de l'IA
Lors de la session AI opportunities and implications, le représentant de la République démocratique du Congo a affirmé que "cela nécessite un transfert de technologie, qui est obligatoire, et l'implication de notre jeunesse." Le Costa Rica a souligné que les pays doivent "passer de l'adoption à l'autonomie", ce qui implique de développer des solutions locales et de participer aux normes internationales. Lan Xue de l'Université Tsinghua a mentionné la nécessité de "coopérer sur le renforcement des capacités en IA."
Gouvernance de l'IA : expériences, leçons et complémentarités
Dans la session AI Governance Initiatives and Approaches, la Commissaire Mataboge a évoqué la nécessité pour l'Afrique de devenir "co-créatrice de l'IA", affirmant que "la question centrale est vraiment de savoir comment l'Afrique émergera en tant qu'architecte des systèmes d'IA elle-même, et ne restera pas simplement un consommateur de technologies développées ailleurs." L'initiative AI Share de l'Égypte avec le PNUD pour partager des cas d'usage avec les pays voisins a également été mentionnée.
Droits de l'homme et IA
Lors de la discussion thématique sur les droits de l'homme, Research ICT Africa's Pria Chetty a appelé à "democratize AI resources and capabilities so that all nations, particularly those in the global majority... shift from being passive consumers of AI systems to becoming co-creators of AI." Tech Global Institute's Shumaila Hussaini Shahani a appelé à une "publicly financed, regionally hosted capacity to evaluate AI systems before they are deployed."
IA sûre, sécurisée et digne de confiance
Dans la discussion thématique sur l'IA sûre et sécurisée, l'Afrique du Sud a déclaré que "les cadres de gouvernance mondiale doivent être inclusifs dans leur conception, équitables dans leur application, et favorables au transfert de technologie et au renforcement des capacités. Sinon, la gouvernance risque de renforcer les inégalités existantes." Le Bangladesh a appelé à des "bacs à sable réglementaires pour permettre aux startups et aux innovateurs des pays en développement de construire une IA digne de confiance."
Dialogue des dialogues et cérémonie de clôture
Lors du Dialogue des dialogues, Brad Smith (Microsoft) a abordé indirectement le sujet en évoquant la nécessité d'"expand the ability of AI models to work equally well in many languages rather than a few". Le Vice-ministre russe a exprimé la disponibilité de son pays à partager son expérience : "Russia has a full technical chain to create advanced models... we are ready to share our experience with other countries to respect their cultural codes and cultural specificities." Ayah Bdeir (Current AI) a proposé une collaboration technique internationale via des composants open source, notant que "All over the world, there are thousands and thousands of builders, of governments, of nonprofits, of companies that are creating building blocks for an open source AI stack... The problem is that they are not stitched together and they are not interoperable."
Conclusion générale
En synthèse, le transfert de technologie a été un thème transversal présent dans presque toutes les sessions substantielles de la réunion. Les discussions ont convergé autour de plusieurs axes : la nécessité de passer d'une logique de consommation à une logique de co-création pour les pays du Sud, l'importance de conditions favorables pour les transferts (notamment via des contrats incluant des obligations de transfert, comme illustré par le modèle Amini AI), et des appels à la coopération multilatérale via des mécanismes comme le Groupe d'amis pour la coopération internationale. Cependant, à l'exception du modèle contractuel décrit par Kate Kallot, la grande majorité des propositions sont restées au niveau des principes généraux, sans mécanismes de mise en œuvre précis et formellement adoptés.
Les discussions menées tout au long de la conférence ont fait de la répartition géographique inégale des infrastructures numériques et des lacunes en matière de coordination des investissements un thème central et récurrent, abordé dans presque toutes les sessions.
Dès la cérémonie d'ouverture, António Guterres a posé le cadre en soulignant que "The computing power, the data and the talent behind the most advanced systems. They are concentrated in a handful of companies and in a handful of countries. Most nations, including many developing countries, have had no say in decisions that will shape their futures." Il a également mis en contraste les investissements privés et publics : "Last year, private investment in AI infrastructure approached half a trillion dollars. Public investment in AI capacity for developing countries is, by comparison, a rounding error."
Lors de la session plénière gouvernementale de haut niveau (partie 1), les chiffres présentés ont été particulièrement frappants. La Libye a souligné que "The African continent represents 1.4 billion people... We have fewer than 2% of global data centres. We have even fewer patents in terms of AI." L'Arabie saoudite a précisé que "90% of the compute today as well as IPs in terms of AI are held in the same way in two countries, only two countries." Le Costa Rica a noté que "Latin America and the Caribbean bring together more than 660 million people, but have captured just 1% of global investment in AI." Le Groupe des Amis a appelé les parties à "make positive contributions to digital infrastructure connectivity in developing countries and support efforts to assist developing countries in building data centres, computing facilities and high-speed networks."
La session plénière gouvernementale (partie 1) a également vu le ministre Tijani avertir que "The gap that we're going to see with artificial intelligence will be bigger than what we were battling with when we were talking about the emergence of Internet. This is going to be bigger because you have those who have access to AI and have used it more diligently and those who don't have access just because the infrastructure is not there."
Lors de la session plénière multi-parties prenantes (partie 2), Pedro Manuel Moreno (CNUCED) a fourni des données détaillées : "The world will spend close to $800 billion on AI infrastructure this year alone... But the geography of this boom is narrow. Two economies host the majority of AI and semiconductor investments, just 100 companies account for 40% of global corporate research and development... least developed and lower middle-income countries have captured only 10% of strategic sector investments, half the share they capture in other industries." Il a également souligné les conditions nécessaires à l'implantation d'infrastructures : "A data center needs reliable power, water for cooling, high bandwidth connectivity, technical skills, and predictable data governance, all at once in the same place. Miss one of those, and the investment goes elsewhere."
Dans la session plénière gouvernementale (partie 3), plusieurs pays africains ont apporté des témoignages concrets. Le Rwanda a noté que "over half of the world's data centers are concentrated in a handful of wealthy countries" (Paula Ingabire). L'Ouganda a déclaré que "Africa holds less than 1% of the world's AI compute" (Alioni Yorke Odria). Le Mali a cité "insufficiency of our infrastructures and skills" incluant le manque d'électricité fiable et de connexion Internet rapide. Le Mozambique a averti que "if access to AI remains concentrated among a few countries and a handful of corporations, we risk creating a technological divide" (Américo Muchanga).
La session Bridging AI divides a mis en lumière des données régionales précises. Le Costa Rica a cité que "L'Amérique latine et les Caraïbes représentent 6,6% du PIB mondial et 8,8% de la population mondiale, mais ne reçoivent que 1,9% des investissements mondiaux en IA. Plus de 90% de la capacité de calcul haute performance de la région est concentrée dans un seul pays." La Finlande a souligné "un degré élevé de concentration du marché des puces IA et des modèles informatiques, qui sont largement entre les mains de quelques entités mondiales".
Le rapport du Panel scientifique indépendant a également abordé cette question. Haitao Song a noté que "Currently, AI infrastructure and frontline models are highly concentrated, and are kept in a couple of economies. As a result, the majority of countries, especially the global south, fail to participate in standard making." Loreto Bravo a ajouté que "Foundation models, compute chiefs, cloud infrastructures and frontier training are highly concentrated. This concentration shapes not only who can build but also who can adopt it, adapt it and capture its economic value."
La session sur les initiatives de gouvernance de l'IA a également abordé les inégalités régionales, notamment par Ana María Ibáñez qui a souligné que "La pénétration du haut débit fixe n'est qu'environ la moitié de celle des pays de l'OCDE, seulement sept des 26 pays membres emprunteurs obtiennent un score supérieur à 50% dans l'indice de préparation, d'adoption et de gouvernance de l'IA."
La discussion thématique sur les droits humains a apporté une perspective complémentaire. Sasha Luccioni a mis en évidence la dimension locale des impacts des centres de données : "while the benefits of AI can technically be global... the impact, the negative impacts that we see are very, very local." Rebecca Rektimbo (APC) a proposé un changement de paradigme : "Communities are not the last mile of connectivity, or they're not the last mile of AI. They're actually the first mile."
Enfin, lors de la cérémonie de clôture, Brad Smith a rappelé l'écart persistant : "AI diffusion in the global north stands at 27%, while in the global south it is only 15%." Samba Diouf (Sénégal) a témoigné des défis concrets : "We need connectivity. We need electrification. We need investment... for our countries like in West Africa we are not facing the same situation around the world... we are on the connectivity level we are on the infrastructure level we are on the devices level." Raman Jit Singh Chima a quant à lui souligné que "AI infrastructure conversations are grabbing the attention of policymakers and are focusing on particular approaches regarding deployment of compute infrastructure without looking at what communities want."
En synthèse, l'ensemble des sessions a convergé vers un constat partagé : la concentration des infrastructures numériques et des investissements en IA dans quelques économies avancées constitue l'un des défis les plus urgents de la gouvernance mondiale de l'IA, nécessitant des mécanismes de coordination internationale, des financements publics accrus et une approche centrée sur les besoins des communautés locales.
Les discussions sur la mise en œuvre du Pacte numérique mondial ont traversé plusieurs sessions du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA, avec des références variées et des propositions concrètes formulées principalement lors des segments gouvernementaux de haut niveau.
Mandat et cadre général
Lors de la Cérémonie d'ouverture, le Pacte numérique mondial a été présenté comme le fondement même de ce dialogue. António Guterres a déclaré : "In 2024, the Pact for the Future and the Global Digital Compact gave us the mandate." Annalena Baerbock a souligné que "from the moment the General Assembly adopted the Pact for the Future and its Global Digital Compact in September 2024, it signals that the potential and peril of AI were too significant, too far-reaching and too consequential to be left to a few."
Propositions concrètes de mise en œuvre
C'est lors du Segment plénier gouvernemental de haut niveau (partie 1) que les propositions les plus structurées ont été avancées. Le G77 et la Chine ont appelé à "giving practical effect to the capacity building objectives of the global digital compact, including by developing innovative voluntary financing options for artificial intelligence." Le G77 a proposé quatre axes prioritaires : renforcer le renforcement des capacités en IA comme pilier permanent, opérationnaliser des financements volontaires innovants, faire du dialogue mondial une plateforme reliant discussion et mise en œuvre, et renforcer la cohérence au sein du système onusien. Le Botswana a qualifié ce dialogue d'"important step in the implementation of the Global Digital Compact adopted in 2024, through which countries collectively committed to intensifying efforts to bridge the digital divide and strengthen digital infrastructure and promote technological transfer and enhancing capacity-building initiatives."
Lors du Segment plénier gouvernemental de haut niveau (partie 3), plusieurs propositions spécifiques ont été formulées, notamment : un fonds mondial pour l'IA, un réseau de renforcement des capacités, des plateformes de coordination des donateurs et des mécanismes de contributions en nature. L'Irlande a appelé à "a balanced, inclusive, risk-based approach to AI governance" dans le cadre du Pacte. Le Sénégal a rappelé "the commitments that have been made for the Global Digital Pact and the standing resolutions of the GA" en appelant à une coopération internationale volontaire et inclusive pour renforcer les capacités en IA.
Traduction en mécanismes pratiques
Lors de la Cérémonie de clôture, Guy Ryder a précisé les lignes d'action découlant du Pacte : "we need to advance on the three sort of lines of action which actually flow from the global digital compact which give birth to this dialogue. We need to advance on the governance discussion... We'll continue to advance our understanding of the science and do our work on capacity building." Seydina Moussa Ndiaye a évoqué la nécessité de "translate the vision of the global digital compact and the Secretary General's recommendation into a practical mechanism for international cooperation."
Droits humains et participation multipartite
Lors de la Discussion thématique 4 sur les droits humains, Volker Türk a mentionné que "My office's human rights advisory service that was set up under the Global Digital Compact is also aimed at helping states and others to govern AI in line with human rights responsibilities." Research ICT Africa a référencé "the commitment in paragraph 55 of the Global Digital Compact to inclusive multi-stakeholder participation."
Réduction des fractures numériques
Lors de la session sur les dimensions sociales, économiques et culturelles de l'IA, la Finlande a rappelé que "le Pacte numérique mondial appelle à lutter contre les concentrations de capacité technologique et de pouvoir de marché et à poursuivre une économie numérique plus équitable et inclusive". Lors de la session sur le comblement des fractures en matière d'IA, le Bangladesh a affirmé que "for Bangladesh and many developing countries, implementing the aspirations of the Global Digital Compact is a key development imperative."
En synthèse, les propositions de mise en œuvre du Pacte numérique mondial ont convergé autour de quatre axes principaux : le renforcement des capacités en IA comme pilier permanent, des mécanismes de financement innovants et volontaires, la création de plateformes de coordination multilatérales (fonds mondial, réseaux de capacités, coordination des donateurs), et le renforcement de la cohérence au sein du système des Nations Unies pour traduire les engagements en actions concrètes.
Propositions pour renforcer la souveraineté numérique des pays
Tout au long des sessions du dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA, de nombreuses propositions concrètes ont été formulées pour renforcer la souveraineté numérique des pays, articulées autour de plusieurs axes complémentaires.
1. Contrôle local des données, de l'infrastructure et des modèles
Un consensus fort s'est dégagé autour de la nécessité pour les pays de contrôler leurs propres données et infrastructures. Lors de la session High-level multi-stakeholder plenary segment – part 2, Kate Kallot a illustré cette approche avec l'exemple de la Barbade : "critical data has to stay in-country", ajoutant que "Countries shouldn't have to pick between capability and control or independence."
Dans la session AI Governance Initiatives and Approaches, la Commissaire Mataboge a évoqué "l'avancement de la capacité souveraine, ce qui signifie que nous incluons le contrôle local, c'est-à-dire le contrôle africain sur les données, l'infrastructure et le développement des modèles."
Le Mali, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 3, a insisté sur le fait que "south countries, countries of the global south, must have a sovereign right to collect, store, and analyze their data", qualifiant cela de "a matter of the dignity and the sovereignty of each nation."
2. Modèles ouverts et open source comme vecteurs de souveraineté
Plusieurs intervenants ont proposé l'open source comme levier stratégique. Lors de la session AI opportunities and implications, Lan Xue a proposé de "protéger l'écosystème mondial ouvert de l'IA" et souligné que "les modèles open source soutiennent la souveraineté numérique, permettant aux utilisateurs de conserver les données localement."
Dans la session Multi-stakeholder plenary – Dialogue of Dialogues, Ayah Bdeir a proposé de construire une IA d'intérêt public "through international technical collaboration with open-source components so countries can have 'sovereign' AI."
Pakistan, lors de la session Bridging AI divides, a affirmé que "open standards, open data and open models are the fair strategic equalizer that lets nations leapfrog while preserving their sovereignty."
La Namibie, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 3, a appelé à des "responsible open source AI models that empower innovation without compromising safety."
3. Autonomie progressive et réduction des dépendances technologiques
Lors de la session Bridging AI divides, l'Ambassadeur brésilien Vargas Garcia a proposé un cadre de "digital sovereignty as a continuous process of reducing dependencies… a progressive increase in technological autonomy in a selective and incremental manner," incluant la diversification des partenaires et le développement d'alternatives nationales dans des niches technologiques compétitives.
Dans la session Thematic discussion 3, le délégué brésilien a précisé que "la souveraineté numérique n'est pas l'isolement numérique. C'est la capacité des États à participer à l'économie numérique mondiale tout en préservant leur autonomie réglementaire et en garantissant que les données, les infrastructures et les systèmes d'IA servent l'intérêt public."
4. Coopération internationale et architectures multipolaires
Ana María Ibáñez, lors de la session AI Governance Initiatives and Approaches, a précisé que "pour la région, la souveraineté technologique ne consiste pas à tout faire seul. Il s'agit de coordonner… de conserver la capacité à gouverner les données, l'infrastructure et l'IA dans l'intérêt public."
Pakistan, lors de la session Bridging AI divides, a appelé à "a polycentric architecture of co-ownership."
La Russie, lors de la session Dialogue of Dialogues, a affirmé disposer de "a full technical chain to create advanced models without needing to use any foreign components" et s'est déclarée "ready to work as partners to elaborate projects with all countries."
La Chine, lors de la session Bridging AI divides, a souligné que "digital sovereignty means that countries have the right to independently choose AI products without being coerced into taking sides."
Le Kirghizistan, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 1, a proposé "SNAP, Small Nations AI Powerhouses, an open global alliance where small nations pull data, infrastructure, and expertise" pour permettre aux petites nations de s'affirmer dans le développement de l'IA.
5. Politiques nationales de gouvernance des données
Le Pakistan, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 3, a décrit sa politique nationale de gouvernance des données traitant "data as a national asset held in trust of our people with federated custody, governed exchange, citizen empowerment and risk-reared controls."
Le Zimbabwe a intégré la "digital sovereignty" dans sa Stratégie nationale d'IA, tandis que l'Indonésie a défendu l'idée que "global AI governance must respect different national contexts and levels of development."
6. Capacités d'évaluation et de gouvernance indépendantes
Lors de la session High-level multi-stakeholder plenary segment – part 2, Rumman Chowdhury a proposé de créer des organes d'évaluation indépendants et de lier les évaluations aux marchés publics pour permettre aux pays de passer "from being simply a recipient of the AI models being built in other places to directing the priorities of development."
Le Tech Global Institute, lors de la session Thematic discussion 4, a proposé une "publicly financed, regionally hosted capacity to evaluate AI systems" pour éviter d'externaliser la supervision.
Costa Rica, lors de la session Thematic discussion 3, a proposé une "interopérabilité minimale viable" avant 2027, permettant aux pays de séquencer la mise en œuvre selon leur capacité institutionnelle.
7. Modèles linguistiques locaux et inclusion culturelle
Le Portugal, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 1, a mentionné le lancement d'"Amalia, the first open LLM model built specifically for Portuguese culture."
L'Égypte, lors de la session AI Governance Initiatives and Approaches, a présenté le modèle Karnak comme exemple montrant que "la gouvernance, l'innovation, l'inclusion linguistique et la souveraineté numérique peuvent être un seul acte."
Rashid Khan, lors de la session Dialogue of Dialogues, a affirmé que "sovereignty and openness are partners and not really opposites. Local models in local languages on data that belongs to the user, working with frontier models."
8. Cadres juridiques et chartes internationales
L'Autriche, lors de la session Dialogue of Dialogues, a mentionné une "European Charter on Digital Sovereignty."
Le Liban, lors de la session High-level governmental plenary segment – part 1, a défini la souveraineté numérique comme "not as isolation, but as capability and choice, the ability to understand the technologies we adopt, govern the data we generate, secure the systems we depend on, and shape AI in line with our values."
Raman Jit Singh Chima, lors de la session Dialogue of Dialogues, a appelé à "a universal recognition around leaving no space for data collection and AI development without consent."
Enfin, António Guterres, lors de la Opening Ceremony, a averti du risque de voir "the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap," soulignant l'urgence de ces propositions pour garantir une IA véritablement inclusive et souveraine pour tous les pays.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas porté sur les questions relatives aux stratégies nationales en matière d'économie numérique et de connectivité visant à étendre la connectivité, l'accès au haut débit et à accroître la contribution du secteur des TIC au PIB. Aucune des sessions — y compris la cérémonie d'ouverture, les segments pléniers de haut niveau sur la gouvernance de l'IA, les discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ainsi que la cérémonie de clôture — n'a abordé ces thèmes spécifiques.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas porté sur des dispositions relatives à l'objectif déclaré du cadre d'orientation de la société de l'information, à savoir la construction d'une société de l'information inclusive et respectueuse des droits, organisée autour de la liberté, de la sécurité et de la solidarité. Aucune des sessions examinées — qu'il s'agisse de la cérémonie d'ouverture, des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ou encore de la cérémonie de clôture — n'a abordé explicitement cette question dans le cadre des transcriptions analysées.
La question de la localisation des données, des flux de données et des transferts transfrontaliers de données n'a été abordée dans aucune des sessions du Global Dialogue on Artificial Intelligence Governance. Aucune des discussions — qu'il s'agisse des séances plénières gouvernementales de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme ou l'IA sûre et fiable, des sessions sur le renforcement des capacités, ou des cérémonies d'ouverture et de clôture — n'a traité de ce sujet spécifique.