Global Dialogue on AI Governance inaugural meeting

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Questions & Answers

Les discussions tenues lors de ce dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle n'ont abordé aucune disposition ni question susceptible d'interagir avec le principe de neutralité technologique tel qu'il est appliqué dans le cadre réglementaire des télécommunications du Sénégal. Cette thématique spécifique n'a été soulevée dans aucune des sessions tenues, qu'il s'agisse des séances plénières de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme ou la sécurité de l'IA, des segments gouvernementaux, ou encore de la cérémonie d'ouverture et de clôture.

Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas porté sur des dispositions ou des questions spécifiquement liées à l'objectif juridique déclaré du Sénégal visant à garantir l'accès au numérique aux populations mal desservies, notamment dans les zones rurales et parmi les groupes à faibles revenus. Aucune des sessions examinées — qu'il s'agisse de la cérémonie d'ouverture, des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme, la sécurité de l'IA, ou encore de la session sur le comblement des fractures numériques (Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations) — n'a abordé cette question de manière explicite dans le cadre des objectifs législatifs du Sénégal.

Il convient de noter que, bien que certaines sessions aient pu traiter de thèmes connexes tels que l'inclusion numérique, l'accès équitable à l'IA ou le renforcement des capacités dans les pays en développement, aucune discussion documentée ne fait référence aux dispositions juridiques spécifiques du Sénégal relatives à l'accès numérique des populations rurales ou à faibles revenus.

La question des dispositions pertinentes au regard de l'objectif déclaré du New Deal Technologique en matière de souveraineté numérique (cloud souverain, centres de données, cybersécurité, IA) n'a pas été explicitement abordée dans les sessions documentées de cette réunion. L'ensemble des sessions — de la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture, en passant par les segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, les dialogues thématiques sur la gouvernance de l'IA, et les discussions sur le renforcement des capacités et les divides numériques — n'ont pas donné lieu à des échanges enregistrés portant directement sur cette question spécifique.

Aucune citation de participants ni aucune référence directe aux thématiques du cloud souverain, des centres de données nationaux, de la cybersécurité dans le cadre du New Deal Technologique, ou des dispositions de souveraineté numérique liées à l'IA n'ont pu être extraites des comptes rendus disponibles.

Il n'est donc pas possible, sur la base des documents de session fournis, de confirmer l'existence de dispositions finales répondant aux objectifs de souveraineté numérique tels que définis dans le cadre du New Deal Technologique.

Les discussions tenues lors des différentes sessions de ce dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle n'ont pas porté sur des dispositions pertinentes au regard de l'objectif du New Deal Technologique visant à numériser les services publics et l'administration. Aucune des sessions examinées — de la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture, en passant par les segments pléniers de haut niveau, les discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ainsi que les sessions sur le renforcement des capacités et la gouvernance de l'IA — n'a abordé ce sujet spécifique.

La question de l'intégration numérique régionale (Afrique de l'Ouest / Union africaine) et des dispositions comparables à l'aspiration du Sénégal d'établir des « alliances stratégiques avec les pays d'Afrique de l'Ouest » en matière d'infrastructures numériques n'a été abordée dans aucune des sessions documentées du dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle. L'ensemble des résumés disponibles pour toutes les sessions — de la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture, en passant par les segments pléniers de haut niveau, les discussions thématiques et les dialogues sur la gouvernance de l'IA — indiquent uniformément que ce sujet n'a pas été discuté.

Il n'est donc pas possible, sur la base des transcriptions disponibles, de déterminer si le document final contient des dispositions traitant spécifiquement de l'intégration numérique régionale africaine comparables aux aspirations exprimées par le Sénégal, ni de fournir des citations ou références directes à ce sujet.

La question des transferts de technologies a été abordée de manière récurrente tout au long des différentes sessions de la réunion, bien que les recommandations concrètes de mise en œuvre soient restées généralement peu détaillées.

Appels généraux au transfert de technologies

Dès la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général de l'ONU Guterres a évoqué un réseau mondial pour le renforcement des capacités en IA, indiquant que "More than 20 member states have already responded to my invitation and nominated centers to a UN-supported global network for exchange and cooperation on AI capacity building." Il a également annoncé des plans pour "a global fund for AI to build skills, data and affordable computing power everywhere."

Lors du segment plénaire gouvernemental de haut niveau (partie 1), le groupe G77 et la Chine ont explicitement appelé à un "Technology transfer, technical cooperation for access and data digital infrastructure, and strengthened South-South cooperation must also remain integral components of our collective efforts." Le Groupe des Amis pour la coopération internationale sur le renforcement des capacités en IA a appelé à "ensuring that financing the transfer of technology and skills and development are directed to where the need is greatest." Le Botswana a appelé à "strengthen the capacity building to facilitate technological transfer."

Perspectives des pays en développement

Lors de la session sur le comblement des fractures en IA, l'Ambassadeur du Brésil a déclaré que "technology transfer is still important, but under favorable conditions, and developing countries should seek international partners... negotiating on a case-by-case basis so that they can have concrete trade-offs and then a win-win cooperation." Loretta Hieber Girardet a mentionné "the need for sustained capacity strengthening and technology transfer, particularly in developing countries."

Lors de la session sur les opportunités et implications de l'IA, le délégué de la République Démocratique du Congo a déclaré : "This requires transfer of technology, which is obligatory, and the involvement of our youth." Le Professeur Lan Xue a suggéré que "capacity building is really a potential area for international collaboration" et que "the development and deployment of AI requires both physical infrastructure and technical capacity that many developing countries are lacking."

Lors du segment thématique 3 sur la sécurité de l'IA, le représentant de l'Afrique du Sud a déclaré que "les cadres mondiaux de gouvernance de l'IA doivent être inclusifs dans leur conception, équitables dans leur application, et favorables au transfert de technologies et au renforcement des capacités. Sinon, la gouvernance risque de renforcer les inégalités existantes."

Initiatives concrètes et modèles de mise en œuvre

La contribution la plus concrète en matière de mécanismes de transfert de technologies est venue du segment plénaire multi-parties prenantes de haut niveau (partie 2), où Kate Kallot a décrit un modèle opérationnel précis : "every contract that we sign with the government, we make sure that the transfer obligation is built in. And we're not talking about a help desk or customer service. We're actually talking about a team in country which is training data stewards within government, but also engineers on specific pillar of operation so that they can take care of the systems. And we usually do this over the transfer over two to three years. And when a team is ready to own a function completely, hands over the systems entirely." Elle a ajouté que "the goal is for our role to narrow over time and that for us, that sustainability for us is actually a true measure of success."

Lors du segment plénaire gouvernemental de haut niveau (partie 3), la ministre du Pakistan, Shaza Fatima Khawaja, a appelé à "access to open source models, shared compute initiatives, support for data infrastructure" et à "South-South and South-East-West cooperation." La représentante des États-Unis, Katie Strickland, a déclaré que "the Trump administration is passionate about sharing the benefits of American AI with the rest of the world" et a mentionné "the diffusion of the full AI stack across partner countries." La ministre du Royaume-Uni, Seema Malhotra, a mentionné leur programme "AI for Development" soutenant 13 laboratoires d'IA en Afrique et en Asie.

Co-création et souveraineté technologique

Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, la Commissaire Mataboge a exprimé la préoccupation que l'Afrique devrait être "co-creators of AI" et "not just remain a consumer of technologies that are developed elsewhere."

Lors du segment thématique 4 sur les droits de l'homme, Pria Chetty de Research ICT Africa a appelé à "democratizing AI resources and capabilities so that all nations, particularly those in the global majority... shift from being passive consumers of AI systems to becoming co-creators."

Conclusion

En synthèse, la question des transferts de technologies a été un fil conducteur important de la réunion, portée principalement par les pays du Sud et les organisations multilatérales. Si des appels forts ont été formulés en faveur du transfert de technologies, des infrastructures partagées et de la coopération Sud-Sud, les mécanismes concrets de mise en œuvre sont restés peu détaillés dans la plupart des sessions, à l'exception notable du modèle contractuel décrit par Kate Kallot lors du segment plénaire multi-parties prenantes de haut niveau (partie 2).

Les discussions menées tout au long du Forum sur la gouvernance de l'IA ont mis en évidence de manière récurrente et convergente les lacunes criantes en matière de coordination des investissements dans les infrastructures numériques et la répartition géographique profondément inégale de ces infrastructures.

Dès la Cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général des Nations Unies a posé le cadre de manière saisissante : "Last year, private investment in AI infrastructure approached half a trillion dollars. Public investment in AI capacity for developing countries is, by comparison, a rounding error." Il a averti que la puissance de calcul et les talents "are concentrated in a handful of companies and in a handful of countries. Most nations, including many developing countries, have had no say in decisions that will shape their futures."

Cette concentration a été documentée avec précision lors de la session plénière gouvernementale de haut niveau (partie 1). La Libye a souligné que "The African continent represents 1.4 billion people, or 10% of the global population. We have fewer than 2% of global data centres. We have even fewer patents in terms of AI." L'Arabie saoudite a précisé que "90% of the compute today as well as IPs in terms of AI are held in the same way in two countries, only two countries." Le G77 et la Chine ont noté que "AI capabilities, computing infrastructure, data resources, models and technical expertise remain highly concentrated." Le Kenya a rappelé que "Compute power remains concentrated in a few countries." Costa Rica a noté qu'"In 2025, 2.2 billion people remain disconnected throughout the world."

La session sur le comblement des fractures de l'IA a fourni les données économiques les plus précises. Pedro Manuel Moreno d'UNCTAD a déclaré : "The world will spend close to $800 billion on AI infrastructure this year alone... But the geography of this boom is... narrow. Two economies host the majority of AI and semiconductor investments, just 100 companies account for 40% of global corporate research and development... least developed and lower middle-income countries have captured only 10% of strategic sector investments." La Namibie a souligné que "800 billion spending for AI will definitely not go towards developing countries."

Lors de la session plénière gouvernementale (partie 3), la ministre du Rwanda Paula Ingabire a déclaré : "Over half of the world's data centers are concentrated in a handful of wealthy countries." Le ministre de l'Ouganda a souligné qu'"Africa holds less than 1% of the world's AI compute." La ministre de Namibie a appelé à "shared AI infrastructure, including regional AI hubs and maybe even AI capacity fund for developing states." Le ministre du Zimbabwe a appelé à "a global fund for AI to build skills, data, and innovation."

La session plénière multi-parties prenantes (partie 2) a mis en lumière les implications systémiques. Le ministre Tijani a averti : "In spaces where infrastructure is not available, you already limit the application of AI." et que "the gap that we're going to see with artificial intelligence will be bigger than what we were battling with when we were talking about the emergence of Internet."

La session de dialogue des dialogues a apporté des données comparatives importantes. Brad Smith a souligné que "AI diffusion in the global north stands at 27%, while in the global south it is only 15%" et que "if current trends persist by this time next year, AI will be used by more than twice as many people on a per capita basis in the global north as in the global south." Raman Jit Singh Chima a averti que "AI infrastructure conversations are grabbing the attention of policymakers" sans nécessairement répondre aux besoins des communautés locales.

La session sur les opportunités et implications de l'IA a fourni des données régionales précises. Le délégué du Costa Rica a cité : "Latin America and the Caribbean represent 6.6% of global GDP and 8.8% of the world's population yet receive only 9.12% of global AI investment. More than 90% of the region's high-performance computing capacity is concentrated in a single country." La représentante de Finlande a souligné "a high degree of market concentration of AI chips, computer models, which are largely in the hands of the few entities globally." Lacina Koné a averti que "the greatest risk for Africa is not that AI moves too fast, but the greatest risk is really that we remain spectator while others capture the value."

La session sur les initiatives de gouvernance de l'IA a mis en évidence les défis structurels. La commissaire Mataboge a souligné que "our foundational infrastructure challenges, as I mentioned, like energy availability, et cetera, will have an impact on our ability to accelerate our adoption" et a appelé à renforcer "infrastructure and compute capacity particularly through shared regional models." Yasushi Masaki de l'OCDE a noté que "AI adoption is accelerating. But, it remains highly uneven across people, firms, sectors, and regions" et que "Closing that gap requires investment in infrastructures, skills, and access to data."

La présentation du rapport du Panel scientifique indépendant a confirmé cette analyse. Haitao Song a déclaré que "AI infrastructure and frontline models are highly concentrated, and are kept in a couple of economies." Loreto Bravo a noté que "foundation models, compute chiefs, cloud infrastructures and frontier training are highly concentrated. This concentration shapes not only who can build but also who can adopt it, adapt it and capture its economic value."

La discussion thématique sur les droits humains a abordé les dimensions environnementales et sociales de cette concentration. Sasha Luccioni a noté que "while the benefits of AI can technically be global... the impact, the negative impacts that we see are very, very local" en référence aux impacts environnementaux des centres de données sur les communautés marginalisées. Jhalak M. Kakkar a noté "a concentration of data centers and extraction of minerals, predominantly in sites where there's already a lot of inequality in the global south." Rebecca Rektimbo a insisté sur la nécessité d'"as government researchers and international organizations and the private sector invest billions in AI, we must invest intentionally in community infrastructures that make equitable AI possible."

En synthèse, les discussions ont fait émerger un consensus fort sur la nécessité de mécanismes de coordination internationale des investissements en infrastructure numérique, notamment à travers la création d'un fonds mondial pour l'IA — appelé de leurs vœux par le Botswana, le Bangladesh, le Zimbabwe, la Namibie et le Sénégal — ainsi que le développement de hubs régionaux d'infrastructure partagée, pour contrebalancer une concentration géographique des capacités numériques jugée structurellement inéquitable et potentiellement déstabilisatrice pour le développement mondial.

Propositions pour renforcer la souveraineté numérique des pays

Les discussions menées lors du dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle ont fait émerger un large éventail de propositions visant à renforcer la souveraineté numérique des pays, notamment ceux du Sud global. Ces propositions s'articulent autour de plusieurs axes complémentaires.

1. Infrastructure, calcul et données

Lors de la cérémonie d'ouverture, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a proposé un réseau mondial de renforcement des capacités en IA soutenu par l'ONU, un fonds mondial pour l'IA destiné à « build skills, data and affordable computing power everywhere », ainsi que des bases de sécurité communes pour les systèmes d'IA de frontière. Il a averti : « We cannot allow the digital divide to harden into an AI divide, and the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap. »

Dans la session plénière de haut niveau (partie 2), le Ministre Tijani a appelé à « access to shared compute within regions » et à l'investissement dans les prérequis infrastructurels. Kate Kallot a proposé que « critical data has to stay in-country » et que des obligations de transfert de capacités soient intégrées dans les contrats avec les gouvernements.

Lors de la session plénière gouvernementale de haut niveau (partie 3), la ministre du Pakistan a proposé une « national data governance policy » traitant les données comme « a national asset held in trust of our people with federated custody, governed exchange, citizen empowerment. »

Lors de la session sur les fractures de l'IA, l'Ambassadeur du Brésil a proposé une « progressive increase in technological autonomy in a selective and incremental manner » avec une « diversification of partners and suppliers. » L'Algérie a insisté sur la nécessité de « build sovereignty capacity » plutôt que de simplement utiliser des applications IA.

Lors de la session sur les opportunités et implications de l'IA, le représentant de l'Iran a proposé « a regional AI academy, a regional innovation and AI development fund, shared regional computing infrastructure dedicated to science, healthcare, and public good, a regional digital free zone. »

2. Modèles ouverts, langues locales et inclusion culturelle

Lors de la session plénière gouvernementale (partie 1), plusieurs pays ont mis en avant les modèles open source comme levier de souveraineté. La France a souligné l'importance des « open source models to democratize access. » Le Portugal a lancé « Amalia, the first open LLM model built specifically for Portuguese culture. » Le Liban a défini la souveraineté numérique comme « digital and AI sovereignty…as capability and choice, the ability to understand the technologies we adopt, govern the data we generate, secure the systems we depend on. »

Dans la session plénière (partie 2), Kate Kallot a plaidé pour l'open source des outils d'IA afin que les développeurs locaux puissent les utiliser comme base, illustré par l'exemple de ChatBB à la Barbade.

Lors de la session sur les approches inclusives (partie 3), Rashid Khan a proposé des « local models in local languages on data that belongs to the user » comme approche de souveraineté. Le représentant russe a proposé des partenariats pour développer des modèles respectant les « cultural codes » nationaux.

Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, Dr. Baraka a mis en avant Karnak, le modèle open source en langue arabe de l'Égypte, comme exemple permettant d'atteindre simultanément « governance, innovation, linguistic inclusion, and digital sovereignty. »

Dans la session sur les opportunités et implications, le délégué du Sri Lanka a proposé des « AI-powered language equalizers as digital public infrastructures. »

3. Renforcement des capacités et co-création

Lors de la cérémonie de clôture, Rein Tammsaar a souligné que « capacity building must mean co-creation, not consumption » et que « many countries still lack the capacity to test, audit, or oversee these systems. »

Dans la session plénière (partie 3), Ayah Bdeir a proposé de construire une IA d'intérêt public via une collaboration technique internationale ouverte, avec des composants open source provenant de différents pays. La représentante de Diplotech Solutions a appelé à « democratize technical expertise » via un fonds mondial de capacités en IA.

Lors de la session sur les droits humains (jour 2), Pria Chetty a proposé de « democratizing AI resources and capabilities so that all nations, particularly those in the global majority » puissent passer de consommateurs passifs à co-créateurs. Jhalak M. Kakkar a déclaré : « We need to enable the development of national AI ecosystems. We need public interest alternatives to our current technological models. We need to diffuse the power. »

Dans la session sur les fractures de l'IA, Urvashi Aneja a proposé de « support the development of open and local evaluation infrastructure » comme levier de souveraineté. Samba Diouf a appelé à une stratégie régionale commune pour les petits pays.

Lors de la session sur les approches inclusives (partie 2), Rumman Chowdhury a proposé de « creating independent evaluation bodies » et d'« operationalizing standards for evaluation from a regional and domain perspective », afin que les pays passent « from being simply a recipient of the AI models being built in other places to directing the priorities of development. »

4. Cadres de gouvernance internationale et interopérabilité

Lors de la session plénière (partie 3), le ministre du Mali a recommandé « l'adoption d'un cadre international pour la gouvernance de l'IA » respectant « le droit souverain des pays à être équitablement représentés dans leurs données. » Le ministre du Zimbabwe a proposé « a mutual recognition framework for AI ethics standards » et « an interoperability by default pledge. »

Dans la session sur la sécurité et la fiabilité de l'IA (jour 2), Paula Bogantes Zamora a proposé une « interopérabilité minimale viable » comprenant une terminologie partagée, des classifications de risques comparables et des méthodes d'évaluation multilingues. Le représentant du Pakistan a appelé à ce que « les normes de sécurité soient développées par des processus multilatéraux inclusifs sous les Nations Unies où toutes les nations participent en tant qu'égaux. »

Lors de la session plénière (partie 1), le Groupe des Amis a affirmé que « All countries have the equal right to design, develop, deploy and use AI and to choose development paths suited to their national conditions to safeguard technological sovereignty, national security and development interests. »

Dans la session sur les fractures de l'IA, le Pakistan a appelé à « a model of polycentric architecture of co-ownership » avec des « open standards, open data and open models. » L'Ambassadeur de Chine a défendu que « digital sovereignty means that countries have the right to independently choose AI products without being coerced into taking sides. »

5. Souveraineté africaine et régionale

Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, la Commissaire Mataboge a proposé d'« advancing sovereign capability that means that we include local control meaning African control over data, infrastructure and model development » et de « closing the gaps in data and representation particularly in relation to African languages and African contexts. » Ana María Ibáñez a proposé « a combination of national capabilities and regional coordination and cooperation » pour la souveraineté technologique.

Dans la session sur les fractures de l'IA, Vukosi Marivate a lié la souveraineté numérique à l'investissement privé local et à la création d'emplois sur le continent africain.

Lors de la session sur les droits humains, Anna Osterling a appelé à « public digital infrastructure, including cloud services that are accessible, affordable, non-discriminatory, and human rights compliant by design, driven by communities, including media, in the public interest. »

Enfin, lors de la présentation du rapport du panel scientifique, Maria Ressa a documenté que « most of your countries cannot yet test these systems, audit them, or govern them on your own terms », soulignant l'urgence structurelle de ces propositions.

Les discussions tenues lors de ces sessions n'ont pas abordé les questions relatives aux stratégies nationales en matière d'économie numérique et de connectivité visant à étendre la connectivité, l'accès au haut débit et à accroître la contribution du secteur des TIC au PIB. Aucune des sessions examinées — incluant la cérémonie d'ouverture, les segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, les discussions thématiques sur la gouvernance de l'IA, ainsi que la cérémonie de clôture — n'a traité de ces sujets spécifiques.

Les discussions examinées — couvrant l'ensemble des sessions du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, de la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture — n'ont pas abordé de dispositions spécifiques relatives à l'objectif déclaré du cadre d'orientation de la société de l'information, à savoir la construction d'une société de l'information inclusive et respectueuse des droits, fondée sur la liberté, la sécurité et la solidarité.

Aucune des sessions analysées, qu'il s'agisse des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme ou la sécurité de l'IA, des dialogues sur les initiatives de gouvernance de l'IA, ou encore des présentations du Panel scientifique indépendant, n'a explicitement traité de cet objectif tel qu'il est formulé dans le cadre d'orientation de la société de l'information (SMSI).

En conséquence, il n'est pas possible de formuler une synthèse substantielle sur ce point précis à partir des transcriptions disponibles, ni de fournir des citations de participants s'étant exprimés sur cette question spécifique.

Localisation des données, flux de données et transferts transfrontaliers

Ces questions ont été abordées de manière transversale dans plusieurs sessions, sans jamais faire l'objet d'une discussion approfondie et centralisée. Les interventions ont principalement porté sur la souveraineté des données, l'interopérabilité et l'équité dans l'accès aux données plutôt que sur des cadres réglementaires précis de localisation ou de transfert transfrontalier.

Souveraineté et contrôle local des données

La question du contrôle souverain sur les données a été l'angle le plus fréquemment abordé. Dans la session High-level governmental plenary segment - part 1, la Libye a déclaré : "As we have refused that our natural resources be seized, we also refuse that our data be exploited without us being able to benefit from it."

Dans la session High-level governmental plenary segment - part 2, Kate Kallot a fourni un exemple concret de localisation des données avec le cas de la Barbade : "critical data has to stay in-country. In Barbados, we digitized millions of government records... And that intelligent knowledge base lives in the country under Barbados jurisdiction on an infrastructure that the government controls." Elle a encadré cela comme une question de souveraineté : "Countries shouldn't have to pick between capability and control or independence."

Dans la session High-level governmental plenary segment - part 3, le ministre du Mali a souligné que "les pays du Sud doivent avoir un droit souverain de collecter, stocker et analyser leurs données." La ministre du Pakistan a évoqué une politique de gouvernance des données nationale avec "federated custody, governed exchange" traitant les données comme "a national asset held in trust of our people."

Dans la session AI Governance Initiatives and Approaches, le Commissaire Mataboge a mentionné "local control meaning African control over data, infrastructure and model development" comme partie intégrante de la capacité souveraine, et Ana María Ibáñez a évoqué "retaining the capacity to govern the data, the infrastructure, and AI in the public interest."

Flux transfrontaliers et interopérabilité

Dans la session High-level governmental plenary segment - part 3, la ministre de Singapour, Josephine Teo, a mentionné que les pays de l'ASEAN ont établi "a digital economy framework agreement to develop common rules and interoperable standards to support cross-border data flows."

Dans la session AI opportunities and implications, l'Ambassadeur Patriota du Brésil a expliqué les travaux du groupe de travail CSTD sur la gouvernance des données : "We have another one on sharing the benefits of data... And then we have cross-border data flows. How to make it flow." Il a précisé que "interoperability doesn't necessarily mean harmonization of national jurisdictions or laws or regulations. I think we can achieve interoperability without that, in fact, through international cooperation."

Dans cette même session, Nick Ashton Hart a averti que "overly restricted localization regimes, often proposed for data sovereignty outcomes, can fragment the data that model training depends on, reducing dataset diversity."

Justice des données et inégalités géographiques

Dans la session Thematic discussion 4: Human rights, Jhalak M. Kakkar a soulevé des préoccupations concernant la "concentration of data centers and extraction of minerals, predominantly in sites where there's already a lot of inequality in the global south" et le fait que "economic and other value is being accrued in a location that's very, very far away from the communities that are most impacted." Pria Chetty a affirmé que "the governance of AI is inseparable from the governance of data" et que "data justice is crucially informed by a right of access to data in substantive and procedural forms."

Technologies facilitant la conformité transfrontalière

Dans la session AI Governance Initiatives and Approaches, Lu Zhang a brièvement mentionné le calcul fédéré comme technologie permettant "the data owner not to worry about compliance. They don't need to physically transfer or move their data."

Dans la session Thematic discussion 3: Safe, secure and trustworthy AI, Amandeep Singh-Gill a mis en garde contre la fragmentation réglementaire pouvant conduire à "l'exclusion des flux de données mondiaux, du commerce et des investissements" pour les pays à faible capacité, et Qinghua Lu a mentionné la nécessité de méthodes scientifiques pour déterminer "comment la confidentialité commerciale ou la vie privée peut être protégée et comment les preuves peuvent être agrégées et analysées à travers les frontières."

Conclusion

En synthèse, les discussions ont révélé une tension persistante entre la souveraineté nationale sur les données et la nécessité de flux transfrontaliers pour entraîner des modèles d'IA diversifiés et inclusifs. Si plusieurs pays du Sud ont revendiqué un contrôle souverain sur leurs données, des voix ont également mis en garde contre les risques de fragmentation excessive. L'interopérabilité — sans nécessairement harmoniser les législations nationales — a émergé comme piste de compromis, mais aucun cadre concret ou recommandation spécifique n'a été adopté sur ces questions lors de ces sessions.