Global Dialogue on AI Governance inaugural meeting
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Les discussions tenues lors de ce forum n'ont pas porté sur l'inclusion financière, les paiements numériques ou les cadres de vérification d'identité électronique en lien avec la stratégie de numérisation du secteur financier de la Mauritanie. Aucune des sessions examinées — incluant les cérémonies d'ouverture et de clôture, les segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, les discussions thématiques sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, ainsi que les sessions sur les opportunités et les implications de l'IA — n'a abordé ces sujets spécifiques.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas porté sur la connectivité transfrontalière, le partage des infrastructures ou la coopération régionale en matière d'infrastructures numériques en lien avec le positionnement de la Mauritanie dans le domaine des télécommunications. Ce sujet n'a été abordé dans aucune des sessions examinées, qu'il s'agisse des séances plénières de haut niveau, des discussions thématiques sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, ou des cérémonies d'ouverture et de clôture.
Les discussions tenues lors de ces réunions n'ont pas spécifiquement porté sur des stratégies visant à aider les pays voisins enclavés ou confrontés à des contraintes de connectivité à accéder aux câbles sous-marins et à la bande passante internationale.
Bien que plusieurs sessions aient abordé les défis de connectivité de manière générale, aucune stratégie concrète concernant l'accès aux câbles sous-marins pour les pays enclavés n'a été proposée. Quelques mentions pertinentes ont été faites de manière incidente :
Lors de la session Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations, l'Ambassadeur du Népal a souligné les défis spécifiques de son pays en tant que nation enclavée : "For Nepal, this dialogue is especially important as a landlocked mountainous country and a graduating LDC. We continue to face real challenges in connectivity, infrastructure, affordability, digital literacy and access to reliable data and computing resources." Cependant, aucune stratégie spécifique d'accès aux câbles sous-marins n'a été proposée. Lors de la session High-level governmental plenary segment: Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 1, le Portugal a mentionné sa "proximity to submarine cables" comme avantage géostratégique, sans toutefois aborder de stratégies pour aider les pays voisins enclavés à y accéder. Lors de la session High-level governmental plenary segment: Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 3, le Malawi a évoqué "Inadequate connectivity, prohibitive cost for data and devices" et la Namibie a averti que "Without inclusive digital foundations, AI risks becoming a tool for the few", sans proposer de solutions spécifiques liées aux câbles sous-marins.En conclusion, la question des stratégies d'accès aux câbles sous-marins et à la bande passante internationale pour les pays enclavés est restée en dehors du champ des discussions lors de l'ensemble des sessions de ces réunions.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de cette réunion n'ont pas abordé spécifiquement les stratégies d'inclusion numérique et financière ciblant les populations déplacées de force ou les réfugiés. Aucune des sessions examinées — qu'il s'agisse des cérémonies d'ouverture et de clôture, des segments pléniers de haut niveau sur l'IA, des dialogues thématiques sur les droits de l'homme, la sécurité de l'IA, ou encore des discussions sur le comblement des fractures numériques — n'a traité de cette question de manière explicite.
Bien que certaines sessions aient abordé des thèmes connexes tels que l'inclusion numérique, l'accès équitable à l'IA et les droits de l'homme dans le contexte de l'intelligence artificielle, la situation particulière des populations réfugiées ou déplacées de force n'a pas été mentionnée comme un point de discussion distinct dans les transcriptions analysées.
Les discussions sur les cadres juridiques et réglementaires spécifiques aux start-ups technologiques, les incitations fiscales ou les législations de type « startup act » ont été très limitées lors de ces réunions. La grande majorité des sessions n'ont pas abordé ces sujets de manière directe ou approfondie.
Les mentions les plus pertinentes proviennent de deux sessions :
Dans la session Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations, El Salvador a présenté l'exemple le plus concret d'un cadre normatif dédié aux technologies. Le Vice-Président Felix Ulloa a décrit un écosystème législatif structuré, indiquant : "we established the National AI Agency there is a whole normative ecosystem in El Salvador based on our constitution and a normative corpus which consists of four laws the AI and Technology Promotion Act which established the National Artificial Intelligence Agency the Data Protection Act the Cyber Security Act and the Act Promoting Robotics Technologies." Il a également noté que "Google have decided to set up a hub in El Salvador, in this area, in recognition of that." Toutefois, aucune incitation fiscale spécifique ni législation de type « startup act » n'ont été détaillées. Dans la session High-level governmental plenary segment: Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 1, El Salvador a également mentionné son "Artificial Intelligence and Technology Promotion Act" comme "one of the first of its kind in Latin America" qui "seeks to balance the promotion of innovation with responsible risk management," sans toutefois entrer dans les détails des incitations fiscales.Des mentions marginales ont également été relevées dans d'autres sessions : dans la session High-level governmental plenary segment - part 3, l'UE a évoqué l'expansion de la capacité Eurocompute en "offering this to scientists and startups", et le Zimbabwe a mentionné "rolling out dedicated startup funds and innovation initiatives", sans détailler de cadres réglementaires spécifiques. Dans la session AI opportunities and implications, l'Iran a proposé "un fonds régional d'innovation et de développement de l'IA pour financer les start-ups", sans discussion approfondie sur les cadres juridiques ou fiscaux. Enfin, dans la session Thematic discussion 3, Amandeep Singh-Gill a souligné les défis réglementaires pour les PME, notant que la fragmentation réglementaire "creates compliance burdens, especially for SMEs, researchers, and developers from low-income countries who may lack the resources to navigate multiple regimes", sans propositions concrètes de type « startup act ».
En conclusion, les cadres juridiques et réglementaires spécifiques aux start-ups, les incitations fiscales et les législations de type « startup act » n'ont pas constitué un thème central de ces discussions, avec pour seule exception notable l'exemple d'El Salvador et son écosystème normatif dédié à l'IA et aux technologies.
Les discussions tenues lors de ces sessions n'ont pas porté sur les stratégies visant à mettre en place des institutions de cybersécurité et du numérique en partant de zéro — telles que la création d'un premier CSIRT national, d'une première agence dédiée à la cybersécurité ou d'une première autorité de certification électronique. Ce sujet n'a été abordé dans aucune des sessions examinées.
La question des transferts de technologies a été abordée de manière récurrente tout au long des différentes sessions de la réunion, bien que souvent de façon indirecte et sans mécanismes de mise en œuvre très détaillés.
Appels généraux au transfert de technologies
Dès la cérémonie d'ouverture, le secrétaire général António Guterres a posé le cadre en soulignant la concentration des capacités en IA : "The computing power, the data and the talent behind the most advanced systems. They are concentrated in a handful of companies and in a handful of countries. Most nations, including many developing countries, have had no say in decisions that will shape their futures." Il a également proposé un fonds mondial pour l'IA afin de développer les compétences, les données et la puissance de calcul partout dans le monde.
Lors du segment plénaire gouvernemental de haut niveau (partie 1), le groupe G77 et la Chine (représenté par l'Uruguay) ont explicitement appelé à ce que "Technology transfer, technical cooperation for access and data digital infrastructure, and strengthened South-South cooperation must also remain integral components of our collective efforts." Le Groupe des amis pour la coopération internationale sur le renforcement des capacités en IA (représenté par la Zambie) a encouragé toutes les parties à "make positive contributions to digital infrastructure connectivity in developing countries and support efforts to assist developing countries in building data centres, computing facilities and high-speed networks through technical assistance, financial support and capacity building."
Recommandations concrètes
La session la plus concrète sur ce sujet a été le segment plénaire multi-parties prenantes de haut niveau (partie 2), où Kate Kallot a fourni un exemple pratique de transfert de technologie mis en œuvre à la Barbade : "every contract that we sign with the government, we make sure that the transfer obligation is built in. And we're not talking about a help desk or customer service. We're actually talking about a team in country which is training data stewards within government, but also engineers on specific pillar of operation so that they can take care of the systems. And we usually do this over the transfer over two to three years." Elle a ajouté que "The goal is for our role to narrow over time and that for us, that sustainability for us is actually a true measure of success."
Lors de la session Bridging AI divides, l'ambassadeur brésilien Eugenio Vargas Garcia a précisé les conditions nécessaires : "technology transfer is still important, but under favorable conditions, and developing countries should seek international partners and talking today, negotiating on a case-by-case basis so that they can have concrete trade-offs and then a win-win cooperation." Loretta Hieber Girardet a également souligné "the need for sustained capacity strengthening and technology transfer, particularly in developing countries."
Perspectives des pays en développement
Lors du segment plénaire gouvernemental de haut niveau (partie 3), plusieurs pays ont formulé des recommandations spécifiques : l'Indonésie a appelé à "practical cooperation, capacity building, technology partnership, access to cloud and computing resources", tandis que le Pakistan a demandé "access to open source models, shared compute initiatives, support for data infrastructure". Les États-Unis ont mentionné que "shared efforts to advance the diffusion of the full AI stack across partner countries will become an occasion for bilateral diplomacy, international development, and global economic dynamism."
Lors de la discussion thématique sur les droits de l'homme (jour 2), Pria Chetty de Research ICT Africa a appelé à "democratize AI resources and capabilities so that all nations, particularly those in the global majority, and specifically small and medium enterprises, shift from being passive consumers of AI systems to becoming co-creators of AI that reflect their developmental priorities, democratic values."
Lors de la session sur les dimensions sociales, économiques et culturelles de l'IA, le représentant de la République Démocratique du Congo a explicitement mentionné que "cela nécessite un transfert de technologie, qui est obligatoire, et l'implication de notre jeunesse", tandis que Lacina Koné de Smart Africa a averti que "si nous importons uniquement des solutions d'IA développées ailleurs, alors la majeure partie de la propriété intellectuelle et de l'innovation et des emplois seront créés ailleurs."
Initiatives concrètes mentionnées
Lors de la discussion thématique sur l'IA sûre et fiable (jour 2), la ministre britannique Seema Malhotra a évoqué le programme AI for Development du Royaume-Uni : "We're looking to build AI tools in more than 40 African languages. We're supporting 13 AI labs and we're helping countries develop locally led AI ecosystems." Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, le réseau mondial de centres de renforcement des capacités en IA (représenté par Seydina Moussa Ndiaye) a proposé de connecter les centres d'excellence existants : "It is connecting existing centers of excellence into a collaborative network where countries can exchange expertise, share knowledge, develop talent, strengthen national AI ecosystems."
Conclusion
En résumé, si la question des transferts de technologies a été abordée dans de nombreuses sessions, les recommandations concrètes pour sa mise en œuvre sont restées limitées. L'exemple le plus détaillé reste celui de Kate Kallot sur les obligations contractuelles de transfert sur deux à trois ans. Les autres interventions ont surtout formulé des appels généraux à la coopération, au renforcement des capacités et à l'accès aux infrastructures, sans proposer de mécanismes institutionnels précis pour garantir un transfert effectif de technologies vers les pays en développement.
Les discussions menées lors du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle ont largement porté sur les lacunes en matière de coordination des investissements dans les infrastructures numériques et sur la répartition géographique inégale de ces infrastructures, constituant l'un des fils conducteurs majeurs de l'ensemble des sessions.
Lors de la Cérémonie d'ouverture, António Guterres a posé le cadre de manière saisissante : "Last year, private investment in AI infrastructure approached half a trillion dollars. Public investment in AI capacity for developing countries is, by comparison, a rounding error." Il a averti que "We cannot allow the digital divide to harden into an AI divide, and the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap."
Ces chiffres ont été précisés lors de la session Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations, où Pedro Manuel Moreno de la CNUCED a fourni des données détaillées : "The world will spend close to $800 billion on AI infrastructure this year alone. Cumulative spending will approach $8 trillion by the end of the decade." Il a souligné que "just 100 companies account for 40% of global corporate research and development. And of course, least developed and lower middle-income countries have captured only 10% of strategic sector investments, half the share they capture in other industries." La ministre namibienne Emma Theofelus a repris ces chiffres en soulignant que ces 800 milliards "will definitely not go towards developing countries."
La concentration géographique extrême des infrastructures a été documentée lors du Segment plénaire gouvernemental de haut niveau - partie 1. La Libye a déclaré : "The African continent represents 1.4 billion people... We have fewer than 2% of global data centres. We have even fewer patents in terms of AI. These are not simple statistics. These numbers have a direct impact on the lives of African citizens." L'Arabie saoudite a noté que "90% of the compute today as well as IPs in terms of AI are held in the same way in two countries, only two countries." Le groupe G77 et la Chine ont souligné que "AI capabilities, computing infrastructure, data resources, models and technical expertise remain highly concentrated."
Lors du Segment plénaire gouvernemental de haut niveau - partie 3, le Rwanda a relevé que "over half of the world's data centers are concentrated in a handful of wealthy countries." L'Ouganda a précisé qu'il "holds less than 1% of the world's AI compute." La Namibie a appelé à "support shared AI infrastructure, including regional AI hubs and maybe even AI capacity fund for developing states."
La session Thematic discussion 3: Safe, secure and trustworthy AI a apporté des données complémentaires. Paula Bogantes Zamora a souligné que "In 2025, 5G networks covered 70% of the population in Asia Pacific, but only 12% in Africa. In 2024, Africa extracted just 3% of global data center investment." Melahat Bilge Demirkoz a ajouté que "developing nations face the steepest cost of this fragmentation as frontier models are based and compute is concentrated in just two countries around the world."
Lors de la session Segment plénaire multi-parties prenantes de haut niveau - partie 2, le ministre Tijani a mis en garde contre l'ampleur du défi : "The gap that we're going to see with artificial intelligence will be bigger than what we were battling with when we were talking about the emergence of Internet." Il a également appelé à "clarity on access to shared compute, for instance, within regions amongst closer countries or beyond."
La session Multi-stakeholder plenary meeting: Dialogue of Dialogues a mis en lumière les dimensions concrètes du problème. Brad Smith a noté que "AI diffusion in the global north stands at 27%, while in the global south it is only 15%." et que "We still need to complete the electrification of the world. We have even more distance to travel to complete the Internet connectivity of the world." Raman Jit Singh Chima a alerté sur le fait que les "AI infrastructure conversations are grabbing the attention of policymakers and are focusing on particular approaches regarding deployment of compute infrastructure without looking at what communities want."
La session AI Governance Initiatives and Approaches a abordé les solutions financières. Ana María Ibáñez a noté que la pénétration du haut débit fixe en Amérique latine et dans les Caraïbes "is only about half the capacity of that of the OECD countries." et a préconisé que "With blended finance, we can help countries share their risk, extend investment horizons... and reinvest sector resources into connectivity and digital infrastructure."
La session Thematic discussion 4: Respecting, protecting and promoting human rights a mis en évidence les dimensions sociales de cette concentration. Sasha Luccioni a observé que "the benefits of AI can technically be global... But the impact, the negative impacts that we see are very, very local." Jhalak M. Kakkar a mentionné "a concentration of data centers and extraction of minerals, predominantly in sites where there's already a lot of inequality in the global south." Rebecca Rektimbo de l'APC a insisté sur la nécessité d'une "meaningful, affordable, trusted, and locally relevant connectivity."
Enfin, lors de la session AI opportunities and implications: social, economic, cultural, linguistic and technical dimensions, Ronald Saborío du Costa Rica a illustré les déséquilibres régionaux : "Plus de 90% de la capacité informatique haute performance de la région est concentrée dans un seul pays", tandis que la Finlande a noté "une forte concentration de marché des puces IA et des modèles informatiques, qui sont largement entre les mains de quelques entités mondiales."
En synthèse, l'ensemble des sessions a convergé vers un constat partagé : la concentration des infrastructures numériques et de l'IA dans quelques pays développés constitue un défi structurel majeur, nécessitant des mécanismes de coordination internationale renforcés, des financements mixtes innovants, des hubs régionaux partagés et des fonds dédiés au renforcement des capacités des pays en développement.
Propositions formulées pour la mise en œuvre du « Pacte numérique mondial »
Le Pacte numérique mondial (Global Digital Compact - GDC) a servi de cadre de référence central tout au long du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle. Plusieurs sessions ont abordé des propositions concrètes ou des appels à sa mise en œuvre, bien que le niveau de détail ait varié considérablement d'une session à l'autre.
Cadre général et mandat
Lors de la Cérémonie d'ouverture, le GDC a été présenté comme le fondement même du dialogue. António Guterres a rappelé que "In 2024, the Pact for the Future and the Global Digital Compact gave us the mandate." Annalena Baerbock a souligné que "from the moment the General Assembly adopted the Pact for the Future and its Global Digital Compact in September 2024, it signals that the potential and peril of AI were too significant, too far-reaching and too consequential to be left to a few."
Propositions concrètes pour la mise en œuvre
C'est lors du segment plénière gouvernemental de haut niveau (partie 1) que les propositions les plus concrètes ont été formulées. Le Groupe des 77 et la Chine ont noté que "building on the first landmark General Assembly resolution on artificial intelligence adopted in 2024, followed by the Global Digital Compact, Member States have shown that they can deliver." Le Groupe des Amis a appelé le dialogue mondial à "give practical effect to the capacity building objectives of the global digital compact, including by developing innovative voluntary financing options for artificial intelligence." Le Lesotho a appelé à "implementing the commitments already undertaken, strengthening interoperability between governance frameworks and promoting capacity building." Le Kenya a déclaré que le dialogue mondial "should serve as a culmination of national, regional, and international conversation on AI" en s'appuyant sur les cadres existants, dont le GDC.
Réduction de la fracture numérique et renforcement des capacités
Lors de la session sur le comblement des fractures en matière d'IA, le Bangladesh a affirmé que "For Bangladesh and many developing countries, implementing the aspirations of the Global Digital Compact is a key development imperative." L'Irlande a rappelé que "The Pact for the Future affirms that bridging digital divides is essential in achieving SDGs." Le Botswana a appelé à "bridging the digital divide within the nations and strengthen the capacity building to facilitate technological transfer."
Droits humains et participation multipartite
Lors de la discussion thématique sur les droits humains, Volker Türk a mentionné que "My office's human rights advisory service that was set up under the Global Digital Compact is also aimed at helping states and others to govern AI in line with human rights responsibilities." Pria Chetty a invoqué "the commitment in paragraph 55 of the Global Digital Compact to inclusive multi-stakeholder participation" comme base pour ses propositions sur une gouvernance juste de l'IA.
Interopérabilité des cadres de gouvernance
Lors de la discussion thématique sur la sécurité de l'IA, le Pakistan a soutenu "the interoperability and compatibility of governance approaches as agreed in the Global Digital Compact." L'Irlande, lors du segment plénière gouvernemental de haut niveau (partie 3), a noté que "the pact for the future and the global digital compact set out a roadmap for global digital cooperation." Bahreïn a mentionné que son initiative de traité mondial sur l'IA soutiendrait "the principles reflected in the UN Global Digital Compact."
Mécanisme de coopération internationale et voie à suivre
Lors de la séance plénière multipartite de haut niveau de clôture, Guy Ryder a explicitement lié le dialogue au GDC : "it seems to me from the conversation you know that if we are successful in what we are trying to do advance on the three sort of lines of action which actually flow from the global digital compact uh which give birth to this dialogue. We need to advance on the governance discussion." Seydina Moussa Ndiaye a précisé avoir travaillé à "translate the vision of the global digital compact And the Secretary General's recommendation into a practical Mechanism for international cooperation."
Synthèse
En résumé, les propositions formulées pour la mise en œuvre du Pacte numérique mondial ont porté principalement sur : (1) le développement d'options de financement volontaires innovantes pour le renforcement des capacités en matière d'IA ; (2) la promotion de l'interopérabilité entre les cadres de gouvernance nationaux et régionaux ; (3) la réduction de la fracture numérique et le transfert de technologies vers les pays en développement ; (4) la mise en place de mécanismes pratiques de coopération internationale ; et (5) la garantie d'une participation multipartite inclusive dans la gouvernance de l'IA. Le dialogue mondial lui-même a été présenté comme un instrument central de mise en œuvre du GDC, traduisant sa vision en actions concrètes.
Propositions pour renforcer la souveraineté numérique des pays
La souveraineté numérique a été l'un des thèmes transversaux les plus discutés tout au long des sessions du dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA. Plusieurs propositions concrètes et cadres conceptuels ont émergé de ces échanges.
1. Définir la souveraineté numérique comme autonomie progressive, non comme isolement
Un consensus s'est dégagé pour distinguer souveraineté et isolationnisme. Dans la session Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations, l'Ambassadeur brésilien Eugenio Vargas Garcia a précisé : "when we talk about digital sovereignty, it's not to be regarded as isolationism, that we're closing our borders or seeking to produce everything locally. But it's rather a continuous process of reducing dependencies... it's a progressive increase in technological autonomy in a selective and incremental manner." De même, dans la session Thematic discussion 3: Safe, secure and trustworthy AI, le délégué du Brésil a réaffirmé : "Digital sovereignty is not digital isolation. It is the ability of states to participate in the global digital economy while preserving their regulatory autonomy and ensuring that data, infrastructure and AI systems serve the public interest."
2. Gouvernance des données comme pilier de la souveraineté
Plusieurs pays ont proposé des approches nationales de gouvernance des données. Dans la session High-level governmental plenary segment: Harnessing the benefits of AI for all - part 3, le Pakistan a présenté sa politique nationale de gouvernance des données qui "treats data as a national asset held in trust of our people with federated custody, governed exchange, citizen empowerment and risk-reared controls with meaningful human oversight." Le Mali a insisté sur le fait que "les pays du sud doivent avoir un droit souverain de collecter, stocker et analyser leurs données."
3. Développement de modèles d'IA locaux et open source
Le développement de modèles locaux a été présenté comme une voie concrète vers la souveraineté. Dans la session AI Governance Initiatives and Approaches, le Dr. Baraka a mis en avant l'exemple égyptien : "Karnak is Egypt's open source Arabic language model... shows that governance, innovation, linguistic inclusion, and digital sovereignty can be a single act." Dans la session High-level governmental plenary segment - part 1, le Portugal a mentionné le lancement d'"Amalia, the first open LLM model built specifically for Portuguese culture." Dans la session Multi-stakeholder plenary: Dialogue of Dialogues, Rashid Khan a souligné que "sovereignty and openness are partners and not really opposites local models in local languages on data that belongs to the user."
4. Contrôle local de l'infrastructure
Dans la session High-level multi-stakeholder plenary segment - part 2, Kate Kallot a proposé un modèle concret basé sur l'exemple de la Barbade, où "critical data has to stay in-country and that intelligent knowledge base lives in the country under Barbados jurisdiction on an infrastructure that the government controls." Elle a conclu : "Countries shouldn't have to pick between capability and control or independence."
5. Évaluation indépendante et organismes nationaux de contrôle
Dans la même session, Rumman Chowdhury a proposé une approche institutionnelle : "True AI sovereignty is a combination of good governance and domain expertise" et a appelé à "creating independent evaluation bodies and linking these evaluations to procurement" afin que les pays passent d'une posture de simples récepteurs à celle d'acteurs qui dirigent les priorités de développement. Dans la session Thematic discussion 4: Human rights, Shumaila Hussaini Shahani a proposé une "publicly financed, regionally hosted capacity to evaluate AI systems before they are deployed."
6. Standards ouverts et architecture polycentrique
Dans la session Bridging AI divides, la ministre pakistanaise Shaza Fatima Khawaja a appelé à "a model of polycentric architecture of co-ownership" et a affirmé que "Open standards, open data and open models are the fair strategic equalizer that lets nations leapfrog while preserving their sovereignty." Dans la session Thematic discussion 3, le Pakistan a également insisté sur le fait que "Common standards should be built through open collaborative standards bodies."
7. Adaptation locale de l'IA et modèles de petite taille
Dans la session Dialogue of Dialogues, Mark-Alexandre Doumba a proposé une vision pragmatique : "most of AI's opportunity will come from adapting big AI to small AI... the frontier isn't getting bigger model It's about local adaptation." Dans la session AI opportunities and implications, le représentant du Sri Lanka a plaidé pour "l'IA souveraine - la capacité des pays à déployer l'IA de manière à refléter leurs propres priorités nationales, cultures et langues sans avoir à compromettre l'indépendance, les données sensibles ou la résilience nationale."
8. Cadres régionaux et multilatéraux
Dans la session Dialogue of Dialogues, Alexander Pröll d'Autriche a cité l'exemple européen : "our European Charter on Digital Sovereignty proves that 27 countries can agree on shared digital rules very fast." Dans la session AI Governance Initiatives, Ana María Ibáñez a précisé que "for the region, technological sovereignty is not about doing everything alone... it's about retaining the capacity to govern the data, the infrastructure, and AI in the public interest." Dans la session High-level governmental plenary - part 1, le Groupe d'amis a affirmé que "All countries have the equal right to design, develop, deploy and use AI and to choose development paths suited to their national conditions to safeguard technological sovereignty, national security and development interests."
9. Capacités africaines et du Sud global
Dans la session AI Governance Initiatives, la Commissaire Mataboge a insisté sur "advancing sovereign capability that means that we include local control meaning African control over data, infrastructure and model development." Dans la session Bridging AI divides, le ministre algérien Sid Ali Zerrouki a rappelé que "for developing countries the challenge is not to use AI application the challenge or the real challenge is how to build sovereignty capacity."
10. Appel à un fonds mondial et à des réseaux de renforcement des capacités
Dans la Cérémonie d'ouverture, António Guterres a averti contre "We cannot allow the digital divide to harden into an AI divide, and the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap" et a proposé un réseau mondial de renforcement des capacités en IA soutenu par l'ONU ainsi qu'un fonds mondial pour l'IA afin de construire des compétences, des données et une puissance de calcul abordable partout dans le monde.
En synthèse, les propositions convergent autour de plusieurs axes : gouvernance souveraine des données, développement de modèles locaux et open source, contrôle national de l'infrastructure, organismes d'évaluation indépendants, standards ouverts et architectures polycentriques, ainsi que des cadres régionaux et multilatéraux inclusifs — le tout dans une logique de souveraineté comme capacité d'agir, et non comme repli sur soi.
Les discussions tenues lors de ces sessions n'ont pas abordé les questions relatives aux stratégies nationales en matière d'économie numérique et de connectivité visant à étendre la connectivité, l'accès au haut débit et à accroître la contribution du secteur des TIC au PIB. Aucune des sessions examinées — incluant la cérémonie d'ouverture, les segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, les discussions thématiques sur la gouvernance de l'IA, ainsi que la cérémonie de clôture — n'a traité de ces sujets spécifiques.
Les discussions tenues lors des différentes sessions de ce dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle n'ont pas abordé de dispositions spécifiques relatives à l'objectif déclaré du cadre d'orientation de la société de l'information, à savoir la construction d'une société de l'information inclusive et respectueuse des droits, organisée autour de la liberté, de la sécurité et de la solidarité. Aucune des sessions examinées — qu'il s'agisse de la cérémonie d'ouverture, des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme ou la sécurité de l'IA, des sessions sur le renforcement des capacités, ou encore de la cérémonie de clôture — n'a explicitement traité de cette question dans le cadre de référence de la société de l'information tel que défini par les sommets mondiaux sur la société de l'information (SMSI).
La question de la localisation des données, des flux de données et des transferts transfrontaliers de données n'a été abordée dans aucune des sessions du programme de cette réunion. Aucune des discussions — qu'il s'agisse des cérémonies d'ouverture et de clôture, des segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ou des sessions sur la gouvernance de l'IA et le renforcement des capacités — n'a traité de ce sujet spécifique.