Global Dialogue on AI Governance inaugural meeting

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Questions & Answers

La question de la hiérarchisation ou de l'ordre de priorité entre les multiples projets de loi en attente dans le secteur numérique (cybersécurité, cybercriminalité, commerce électronique, protection des données) qui se disputent des capacités limitées en matière de rédaction législative et exécutive n'a été abordée dans aucune des sessions examinées.

Aucune des discussions tenues lors de ces sessions — incluant la cérémonie d'ouverture, les segments pléniers de haut niveau sur l'IA, les dialogues thématiques sur la gouvernance de l'IA, ainsi que la cérémonie de clôture — n'a porté sur cette problématique spécifique de gestion des priorités législatives dans le domaine numérique.

La question de la réforme de la signature électronique ou des services de confiance sous l'angle de la « souveraineté numérique » liée aux prestataires locaux ou nationaux n'a été explicitement abordée dans aucune des sessions examinées, qu'il s'agisse des cérémonies d'ouverture et de clôture, des segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, des discussions thématiques sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, ou des sessions portant sur les opportunités et implications de l'IA. L'ensemble des discussions recensées indique que ce sujet spécifique n'a pas fait l'objet de débats lors de ces réunions.

Les discussions tenues lors de ce dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle n'ont pas porté sur la réglementation de l'argent mobile, des prestataires de paiement électronique ou des services financiers numériques non bancaires. Aucune des sessions — de la cérémonie d'ouverture à la cérémonie de clôture, en passant par les segments pléniers de haut niveau, les discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ainsi que les sessions sur les opportunités de l'IA et le comblement des fractures numériques — n'a abordé ces sujets spécifiques liés aux services financiers numériques.

La question des transferts de technologie a été abordée de manière récurrente tout au long des différentes sessions de la réunion, principalement dans le contexte de la réduction de la fracture numérique, du renforcement des capacités et de l'inclusion du Sud global dans la gouvernance de l'IA. Bien que le sujet ait été soulevé dans de nombreuses sessions, les recommandations concrètes pour sa mise en œuvre sont restées générales.

Dans la session Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 1, le G77 et la Chine (représentés par l'Uruguay) ont appelé à "Technology transfer, technical cooperation for access and data digital infrastructure" comme composantes essentielles des efforts collectifs. Le groupe d'amis représenté par la Zambie a appelé à "support efforts to assist developing countries in building data centres, computing facilities and high-speed networks through technical assistance, financial support and capacity building." Le Kenya a plaidé pour "affordable compute, open and representative data sets, safe and accessible models, stronger skills and meaningful participation in standard settings."

Dans la session Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 2, Kate Kallot a fourni l'exemple le plus concret de mise en œuvre, décrivant comment Amini AI intègre des obligations de transfert dans chaque contrat gouvernemental : "every contract that we sign with the government, we make sure that the transfer obligation is built in. And we're not talking about a help desk or customer service. We're actually talking about a team in country which is training data stewards within government, but also engineers on specific pillar of operation so that they can take care of the systems. And we usually do this over the transfer over two to three years." Elle a ajouté que "the goal is for our role to narrow over time and that for us, that sustainability for us is actually a true measure of success."

Dans la session Harnessing the benefits of AI for all through inclusive and interoperable approaches - part 3, le ministre de l'Inde a souligné la nécessité de "fermer les lacunes de capacité flagrantes qui existent aujourd'hui" pour que le Sud global puisse participer à la gouvernance de l'IA. La ministre de l'Indonésie a appelé à des "partenariats technologiques" et à l'accès aux ressources cloud et informatiques, tandis que la ministre du Zimbabwe a soutenu "l'appel du Secrétaire général pour un fonds mondial pour l'IA afin de développer les compétences, les données et l'innovation."

Dans la session Bridging AI divides: capacity-building, access and digital foundations, l'Ambassadeur Eugenio Vargas Garcia du Brésil a déclaré que "technology transfer is still important, but under favorable conditions, and developing countries should seek international partners and talking today, negotiating on a case-by-case basis so that they can have concrete trade-offs and then a win-win cooperation." Loretta Hieber Girardet a également mentionné "the need for sustained capacity strengthening and technology transfer, particularly in developing countries."

Dans la session AI opportunities and implications: social, economic, cultural, linguistic and technical dimensions, le délégué de la République Démocratique du Congo a affirmé que "This requires transfer of technology, which is obligatory, and the involvement of our youth." Lan Xue de l'Université Tsinghua a suggéré que la coopération internationale sur le renforcement des capacités en IA est "a potential area for international collaboration", notant que "the development and deployment of AI requires both physical infrastructure and technical capacity that many developing countries are lacking."

Dans la session Thematic discussion 3: Safe, secure and trustworthy AI, le représentant de l'Afrique du Sud a averti que les cadres mondiaux doivent être "inclusive in their design, equitable in their application, and supportive of technology transfer and capacity building. Otherwise, governance risks reinforcing existing inequalities."

Dans la session Multi-stakeholder plenary meeting: Dialogue of Dialogues, Brad Smith (Microsoft) a mis en évidence que la diffusion de l'IA est de 27% dans le Nord global contre 15% dans le Sud global, avertissant que les tendances actuelles aggraveraient cet écart. Rashid Khan a souligné que "access alone does not create prosperity or jobs — capacity does."

En conclusion, bien que la question des transferts de technologie ait été soulevée dans de nombreuses sessions, les discussions sont restées largement au niveau des appels généraux et des principes. L'exemple le plus concret de mécanisme de mise en œuvre a été fourni par Kate Kallot dans la session sur les approches inclusives (part 2), décrivant un modèle contractuel avec des obligations de transfert progressif sur deux à trois ans. Les autres intervenants ont principalement formulé des appels à des conditions favorables, à des négociations au cas par cas et à des fonds mondiaux, sans proposer de feuille de route détaillée pour la mise en œuvre formelle des transferts de technologie.

Les discussions menées lors du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA ont mis en lumière, de manière récurrente et convergente, les lacunes profondes en matière de coordination des investissements dans les infrastructures numériques et la répartition géographique très inégale de ces infrastructures.

Concentration géographique des infrastructures et des investissements

Lors de la Cérémonie d'ouverture, António Guterres a posé le cadre de manière saisissante : "Last year, private investment in AI infrastructure approached half a trillion dollars. Public investment in AI capacity for developing countries is, by comparison, a rounding error." Il a averti que cette asymétrie risquait de transformer le fossé numérique en fossé en matière d'IA, puis en écart de développement, de sécurité et de souveraineté.

Cette concentration a été chiffrée avec précision lors de la discussion thématique 3 sur la sécurité et la fiabilité de l'IA : Paula Bogantes Zamora a rappelé que "the United States held roughly 75% of the computing power among the 500 largest known AI clusters, with China holding another 15%." Elle a également noté qu'"In 2025, 5G networks covered 70% of the population in Asia Pacific, but only 12% in Africa. In 2024, Africa extracted just 3% of global data center investment."

Lors du segment plénière gouvernemental de haut niveau - partie 1, la Libye a souligné que le continent africain, représentant 1,4 milliard de personnes, dispose de "fewer than 2% of global data centres" et de "even fewer patents in terms of AI", qualifiant cela d'"evidence of inequitable distribution of resources and of possibilities." L'Arabie saoudite a précisé que "90% of the compute today as well as IPs in terms of AI are held in two countries only."

Impact sur les pays en développement

Lors de la session Bridging AI divides, Pedro Manuel Moreno de la CNUCED a mis en perspective l'ampleur du défi : "The world will spend close to $800 billion on AI infrastructure this year alone... But the geography of this boom is... narrow. Two economies host the majority of AI and semiconductor investments, just 100 companies account for 40% of global corporate research and development... least developed and lower middle-income countries have captured only 10% of strategic sector investments."

Lors du segment plénière gouvernemental de haut niveau - partie 2, le ministre Bosun Tijani a averti que "The gap that we're going to see with artificial intelligence will be bigger than what we were battling with when we were talking about the emergence of Internet." Il a également appelé à une "clarity on access to shared compute, for instance, within regions amongst closer countries or beyond."

Lors du segment plénière gouvernemental de haut niveau - partie 3, le ministre du Rwanda a souligné que "plus de la moitié des centres de données mondiaux sont concentrés dans une poignée de pays riches", tandis que le ministre de l'Ouganda a noté qu'"l'Afrique détient moins de 1% de la capacité informatique mondiale en IA." Le ministre du Malawi a évoqué des barrières structurelles telles qu'"un investissement étranger direct persistamment faible et un approvisionnement énergétique fiable, une connectivité inadéquate, des coûts prohibitifs pour les données et les appareils."

Lors de la session sur les opportunités et implications de l'IA, Ronald Saborío (Costa Rica) a souligné que "More than 90% of the region's high-performance computing capacity is concentrated in a single country."

Lacunes en matière de connectivité et d'infrastructure de base

Lors de la plénière multi-parties prenantes de haut niveau, Samba Diouf (Sénégal) a illustré la réalité des pays d'Afrique de l'Ouest : "We need connectivity, we need electrification, we need investment... for our countries like in West Africa we are not facing the same situation around the world if you compare to the US or Asia, for us we are on the connectivity level, we are on the infrastructure level, we are on the devices level."

Lors de la discussion thématique 4 sur les droits humains, Rebecca Rektimbo (APC/LOCNET) a rappelé que "Before communities can contribute data, build local AI solutions, influence policy, or benefit innovation, they need meaningful, affordable, trusted, and locally relevant connectivity."

Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, Ana María Ibáñez de la BID a noté que la pénétration du haut débit fixe en Amérique latine et dans les Caraïbes est "only about half the capacity of that of the OECD countries", et Yasushi Masaki de l'OCDE a souligné que "AI adoption remains highly uneven across people, firms, sectors, and regions" et que "closing that gap requires investment in infrastructures, skills, and access to data."

Propositions et pistes de solutions

Face à ces constats, plusieurs propositions ont émergé. Lors du segment plénière gouvernemental - partie 3, la ministre de la Namibie a appelé à "soutenir les infrastructures partagées d'IA, y compris les hubs régionaux d'IA et peut-être même un fonds de capacité en IA pour les États en développement."

Lors de la session Bridging AI divides, le ministre du Botswana, David Tshere, a appelé à la création d'"a global AI fund for developing countries so that we make a deliberate attempt to get everybody on board." La ministre de la Namibie Emma Theofelus a également noté que les "800 billion spending for AI will definitely not go towards developing countries."

Lors de la session sur les opportunités et implications de l'IA, Deemah Al Yahya (DCO) a soulevé la question de savoir si "does every country need to invest and put capital in a 100 megawatt of data center", plaidant pour une identification des avantages comparatifs de chaque pays dans la chaîne de valeur. L'Égypte a proposé "expanding equitable access to compute infrastructure through international support mechanisms."

Lors de la session sur les initiatives de gouvernance de l'IA, la commissaire Lerato Mataboge de l'Union africaine a préconisé de "strengthen our infrastructure and compute capacity, particularly through shared regional models because as individual countries, 55 countries, it won't be possible for each country to have its own fully fledged solution."

Lors de la plénière gouvernementale - partie 1, le Kazakhstan a annoncé un projet de « data center valley » visant "at least one gigawatt of AI compute infrastructure" et la finalisation d'un corridor de fibre optique transCaspien, tandis que les Émirats arabes unis ont indiqué investir "in AI infrastructure around the world, in Africa and in South America."

Enfin, lors de la plénière multi-parties prenantes, Raman Jit Singh Chima a mis en garde contre le fait que les "AI infrastructure conversations are grabbing the attention of policymakers and are focusing on particular approaches regarding deployment of compute infrastructure without looking at what communities want." La présentation du rapport du Panel scientifique indépendant a également souligné que certaines économies peuvent avoir accès aux outils d'IA tout en "remaining dependent on systems they cannot fully inspect, adapt or govern."

En somme, les discussions ont révélé un consensus large sur le diagnostic — une concentration extrême des infrastructures numériques et des investissements dans l'IA dans un petit nombre de pays — mais les propositions de mécanismes concrets de coordination internationale des investissements restent encore à l'état d'ébauche, oscillant entre fonds mondiaux dédiés, hubs régionaux partagés et mécanismes de soutien international.

Propositions pour la mise en œuvre du Pacte numérique mondial

Tout au long du Dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, le Pacte numérique mondial (PNM) a été invoqué comme cadre fondateur, et plusieurs propositions concrètes ont émergé pour sa mise en œuvre.

Fondements et mandat

Lors de la cérémonie d'ouverture, António Guterres a rappelé que "In 2024, the Pact for the Future and the Global Digital Compact gave us the mandate." Annalena Baerbock a souligné que "from the moment the General Assembly adopted the Pact for the Future and its Global Digital Compact in September 2024, it signals that the potential and peril of AI were too significant, too far-reaching and too consequential to be left to a few."

Mécanismes institutionnels proposés

Lors de la cérémonie d'ouverture, Amandeep Singh-Gill a référencé le processus onusien plus large, notamment "Through the high-level panel on digital cooperation, the Secretary General's roadmap on digital cooperation, the Global Digital Compact, the report of the high-level advisory body on AI, and the work on the modalities for these mechanisms." Des mécanismes concrets ont également été mentionnés : le Groupe scientifique international indépendant sur l'IA, un fonds mondial pour l'IA, un réseau mondial de centres de renforcement des capacités en IA soutenu par l'ONU, et la poursuite du dialogue avec un second cycle à New York.

Lors de la cérémonie de clôture, Guy Ryder a précisé que le dialogue découle de "the three sort of lines of action which actually flow from the global digital compact which give birth to this dialogue", à savoir : faire avancer la discussion sur la gouvernance, approfondir la compréhension scientifique, et renforcer les capacités. Seydina Moussa Ndiaye a décrit un mécanisme pratique "to translate the vision of the global digital compact and the Secretary General's recommendation into a practical mechanism for international cooperation."

Renforcement des capacités et réduction de la fracture numérique

Lors du segment gouvernemental de haut niveau (partie 1), le G77 et la Chine ont appelé à ce que la prochaine phase "focus on implementation", en proposant notamment : le renforcement du renforcement des capacités en IA comme pilier permanent de la coopération internationale ; le développement d'options de financement volontaires innovantes ; et le renforcement de la cohérence au sein du système onusien. Le Groupe des Amis (Zambie) a appelé le dialogue mondial à "give practical effect to the capacity building objectives of the global digital compact, including by developing innovative voluntary financing options for artificial intelligence." Le Botswana a insisté sur la nécessité de "strengthen digital infrastructure and promote technological transfer and enhancing capacity-building initiatives."

Lors du segment gouvernemental de haut niveau (partie 3), la ministre du Rwanda a rappelé que "l'année dernière, nous avons adopté le Pacte numérique mondial avec l'engagement de donner à chacun une voix égale pour façonner l'avenir de l'intelligence artificielle." La ministre de l'Irlande a noté que "le Pacte pour l'avenir et le Pacte numérique mondial ont établi une feuille de route pour la coopération numérique mondiale." Le ministre du Sénégal a rappelé "les engagements pris pour le Pacte numérique mondial et les résolutions permanentes de l'AG, qui appellent à une coopération internationale volontaire et inclusive pour renforcer les capacités en IA."

Lors de la session sur le comblement des fractures en matière d'IA, l'ambassadrice du Bangladesh Nahida Sobhan a déclaré que "for Bangladesh and many developing countries, implementing the aspirations of the Global Digital Compact is a key development imperative."

Droits humains et participation multipartite

Lors de la discussion thématique sur les droits humains, Volker Türk a mentionné que "My office's human rights advisory service that was set up under the Global Digital Compact is also aimed at helping states and others to govern AI in line with human rights responsibilities." Pria Chetty (Research ICT Africa) a référencé "the commitment in paragraph 55 of the Global Digital Compact to inclusive multi-stakeholder participation" comme base pour des propositions incluant l'établissement d'un fondement normatif commun via une IA juste, et la démocratisation des ressources en IA.

Interopérabilité et gouvernance

Lors de la discussion thématique sur la sécurité et la fiabilité de l'IA, le délégué du Pakistan a déclaré : "We support the interoperability and compatibility of governance approaches as agreed in the Global Digital Compact."

Lors de la session sur les opportunités et implications de l'IA, la représentante de la Finlande a rappelé que "the global digital compact calls for tackling concentrations of technological capacity and market power and pursuing more equitable, inclusive in the digital economy."

En synthèse, les principales propositions pour la mise en œuvre du Pacte numérique mondial comprennent : la création de mécanismes institutionnels concrets (panel scientifique, fonds mondial, réseau de centres de capacités), le développement d'options de financement volontaires innovantes, le renforcement des capacités comme pilier permanent de la coopération internationale, la garantie d'une participation multipartite inclusive, la lutte contre les concentrations de pouvoir technologique, et la poursuite d'un dialogue mondial structuré reliant discussion et mise en œuvre effective.

Propositions pour renforcer la souveraineté numérique des pays

La question de la souveraineté numérique a traversé l'ensemble des sessions du dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA, avec une convergence remarquable entre délégués gouvernementaux, experts techniques et représentants de la société civile. Plusieurs axes de propositions se dégagent.

1. Souveraineté comme capacité, non comme isolement

Un consensus s'est formé autour de l'idée que la souveraineté numérique ne signifie pas le repli sur soi. Dans la session Dialogue of Dialogues, Rashid Khan a affirmé que "sovereignty and openness are partners and not really opposites — local models in local languages on data that belongs to the user." Dans la session Thematic discussion 3, le Brésil a déclaré : "Digital sovereignty is not digital isolation. It is the ability of states to participate in the global digital economy while preserving their regulatory autonomy and ensuring that data, infrastructure and AI systems serve the public interest." Le Liban, dans la session High-level governmental plenary - part 1, a décrit la souveraineté comme "developing our digital and AI sovereignty, not as isolation, but as capability and choice, the ability to understand the technologies we adopt, govern the data we generate, secure the systems we depend on, and shape AI in line with our values."

2. Souveraineté des données et gouvernance nationale

Dans la session High-level governmental plenary - part 3, le ministre du Mali a insisté sur le "droit souverain de collecter, stocker et analyser leurs données" pour les pays du Sud. La ministre du Pakistan a présenté une politique nationale qui "traite les données comme un actif national détenu en fiducie pour notre peuple avec une garde fédérée, un échange gouverné, l'autonomisation des citoyens." L'Égypte, dans la session AI opportunities and implications, a appelé à des "sovereign data capabilities." Kate Kallot, dans la session High-level multi-stakeholder plenary - part 2, a souligné que "critical data has to stay in-country."

3. Infrastructure, modèles ouverts et coopération technique

Dans la session Dialogue of Dialogues, Ayah Bdeir a proposé de construire une IA d'intérêt public via une collaboration internationale open source, décrivant un modèle où "the foundation model is from Switzerland, the compute comes from Finland, the data sets are coming from India." Le Portugal, dans la session High-level governmental plenary - part 1, a lancé Amalia, premier modèle LLM open source dédié à la culture portugaise, affirmant que la langue est une forme de souveraineté. Lan Xue, dans la session AI opportunities and implications, a souligné que les modèles open source "supports digital sovereignty, allowing users to keep data locally." Dans la session Bridging AI divides, le Pakistan a appelé à "a polycentric architecture of co-ownership" et a affirmé que "Open standards, open data and open models are the fair strategic equalizer that lets nations leapfrog while preserving their sovereignty."

4. Réduction progressive des dépendances technologiques

Dans la session Bridging AI divides, l'ambassadeur brésilien Vargas Garcia a défini la souveraineté numérique comme "a continuous process of reducing dependencies... a progressive increase in technological autonomy in a selective and incremental manner," suggérant de se concentrer sur les couches critiques de l'infrastructure et la diversification des partenaires. Urvashi Aneja a proposé de construire une "open and local evaluation infrastructure" comme levier pour une dépendance gérée et équitable. Franco Giandana Gigena, dans la session Thematic discussion 4, a noté que "Model development and sharing practices must balance necessary safeguards with meaningful openness so that global majority countries can build their own technical capacity and overcome a historic dependence on externally held expertise."

5. Interopérabilité respectueuse des contextes nationaux

Dans la session High-level governmental plenary - part 3, la ministre de l'Indonésie a souligné que "la gouvernance mondiale de l'IA doit respecter les différents contextes nationaux et niveaux de développement" et que "l'IA digne de confiance nécessite l'interopérabilité, pas l'uniformité." Le Pakistan, dans la session Thematic discussion 3, a averti que "interoperability must be a bridge between systems, not a mechanism through which the rules of a few become binding on the many." Costa Rica a proposé une "minimal viable interoperability" permettant aux pays de séquencer la mise en œuvre selon leurs capacités institutionnelles.

6. Renforcement des capacités locales et écosystèmes régionaux

Dans la session AI Governance Initiatives, la commissaire Mataboge de l'Union africaine a mis l'accent sur "advancing sovereign capability that means that we include local control meaning African control over data, infrastructure and model development." Ana María Ibáñez de la BID a précisé que "for the region, technological sovereignty is not about doing everything alone. It's about coordinating... it's about retaining the capacity to govern the data, the infrastructure, and AI in the public interest through a combination of national capabilities and regional coordination and cooperation." Dans la session Thematic discussion 4, Pria Chetty a proposé que les pays de la majorité mondiale passent "from being passive consumers of AI systems to becoming co-creators of AI that reflect their developmental priorities, democratic values."

7. Inclusion linguistique et adaptation locale

Dr. Hoda Baraka, dans la session AI Governance Initiatives, a cité le modèle open source arabe Karnak comme exemple combinant "governance, innovation, linguistic inclusion, and digital sovereignty" en un seul acte. Mark-Alexandre Doumba, dans la session Dialogue of Dialogues, a noté que "most of AI's opportunity will come from adapting big AI to small AI" à travers l'adaptation locale.

8. Gouvernance multilatérale et droits égaux

Dans la session High-level governmental plenary - part 1, le Groupe des Amis (Zambie) a affirmé que "All countries have the equal right to design, develop, deploy and use AI and to choose development paths suited to their national conditions to safeguard technological sovereignty, national security and development interests." Dans la session Scientific Panel, Haitao Song a alerté sur le fait que "Currently, AI infrastructure and frontline models are highly concentrated, and are kept in a couple of economies. As a result, the majority of countries, especially the global south, fail to participate in standard making." Enfin, dans la session Opening Ceremony, le Secrétaire général Guterres a averti : "We cannot allow the digital divide to harden into an AI divide, and the AI divide to become a development gap, a security gap, and a sovereignty gap," proposant un fonds mondial pour l'IA et un réseau mondial de renforcement des capacités soutenu par l'ONU. La Roumanie, dans la session Dialogue of Dialogues, a appelé à ce que "every country to be co-authors of this age, not their spectators."

Les discussions tenues lors de ces sessions n'ont pas porté sur les questions relatives aux stratégies nationales en matière d'économie numérique et de connectivité visant à étendre la connectivité, l'accès au haut débit et à accroître la contribution du secteur des TIC au PIB. L'ensemble des sessions — incluant la cérémonie d'ouverture, la cérémonie de clôture, les segments pléniers gouvernementaux de haut niveau, les dialogues thématiques sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, ainsi que les discussions sur les opportunités et implications de l'IA — ont été principalement axées sur la gouvernance de l'intelligence artificielle, ses dimensions éthiques, la sécurité, les droits de l'homme, et les approches inclusives et interopérables pour exploiter les bénéfices de l'IA. Aucune de ces sessions n'a abordé spécifiquement les stratégies nationales de connectivité numérique ou le rôle des TIC dans le développement économique national.

Les discussions tenues lors des différentes sessions de ce forum n'ont pas porté spécifiquement sur des dispositions relatives à l'objectif déclaré du cadre d'orientation de la société de l'information, à savoir la construction d'une société de l'information inclusive et respectueuse des droits, fondée sur la liberté, la sécurité et la solidarité. Aucune des sessions examinées — qu'il s'agisse de la cérémonie d'ouverture, des segments pléniers de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme et la sécurité de l'IA, ou encore de la cérémonie de clôture — n'a abordé explicitement cette question dans le cadre des transcriptions analysées.

La question de la localisation des données, des flux de données et des transferts transfrontaliers de données n'a été abordée dans aucune des sessions du dialogue mondial sur la gouvernance de l'intelligence artificielle. Aucune des discussions — qu'il s'agisse des séances plénières de haut niveau, des discussions thématiques sur les droits de l'homme ou l'IA sûre et fiable, des sessions sur le renforcement des capacités, ou des cérémonies d'ouverture et de clôture — n'a porté sur ces sujets spécifiques.